PREMIÈRE RÉGION DES CIRCONVOLUTIONS DU TROISIÈME ORDRE
Les replis circonvolutionnaires qui réunissent , à la face interne et à la zone cérébello-temporale du cerveau , la circonvola-
CIRCOlIVOLIJTKniS DU TROISIEME ORDRE. 209
lion de loorlet à la ligne ciroonvolutionnaire de la grande circonférence, ont une disposition facile à comprendre. L ensemble de la face interne de rbémisphëre et de la zone cérébellotemporale représente un croissant. Sa concavité ou petit bord est parcourue dans toute son étendue par la circonvolution de roorlet; sa convexité ou son grand bord est partout constituée par la première circonvolution de notre deuxième ordre. Ces deux circonvolutions empiètent, chacune de leur côté, sur l'aire du cnÛBsant, qu'elles délimitent, et remplissent à elles seules la majeure partie de sa surface. Elles ne la remplissent pas tout à &it, cependant ; ce sont les replis du troisième ordre étendus de Tune i Tantre de ces lignes qui sont employés à combler les lacunes restées dans leur intervalle. D'après cela , les circonvolutions du troisième ordre forment , à la face interne de l'hémisphère , ce que nous appelons des lignes d'anastomose , entre la grande région de la drconvoluUon de l'ourlet et la grande circonvolution du second ordre. Elles rayonnent toutes de la convexité de la circonvolution de Tourlet à la concavité de la grande circonférence. Plus minces , plus simples , plus blanches du côté de la circonvolution de l'ourlet; plus épaisses, plus composées, plus grises du côté de la grande circonférence , elles se rapprochent ainsi, par leurs deux extrémités, des caractères propres aux deux . anses drconvolutionnaires qu'elles mettent en communication. Le nombre des circonvolutions du troisième ordre de la face interne du cerveau est variable ; il ne peut être moindre de cinq, s'élève souvent à huit ; jamais je ne Tai vu dépasser neuf. Parmi les cinq lignes constantes , nous en signalerons d'abord deux qui naissent, l'une au-dessus, l'autre au-dessous du bord postérieur du corps calleux, et de ces points d'origine se portent obliquement en haut et en arrière dans la grande circonférence (voy. pi. 8, fig. 1, EE\. Ces deux lignes, à peu près parallèles l'une à l'autre, presque perpendiculaires à la circonvolution de la grande circonférence, obliques en sens inverse dans leur extrémité fixée à la circonvolution de l'ourlet , découpent , à la face interne de l'héînisphère, un groupe quadrilatère presque carré , limité en ar* T. L 1^
)ld eiRCôBrvoLirrioHS du troisiemc om»mi.
rière par la scissure postérieure , en avant par la scissure anté* rieure de cette face interne du cerveau.
Au-devant de la scissure antérieure, se dessine un groupe de circonvolutions qui a la Ggure d'un croissant. Ce groupe, le ptai considérable de la face interne de Thémisphère , répond àsm toute son étendue au coips calleux, dont il cerne le contour (tm/. pi. 8, fig. 1 ]. Son grand bord est formé par la moitié BîMnem de la grande circonférence; son petit bord, par la moitié oomi* pondante de la circonvolution de lourlet. La moitié antérienrede la circonvolution de lourlet, et la mmtié antérieure de la grandi circonvolution du deuxième ordre , forment ainsi une paitie vm* sidérable du groupe antérieur ou en croissant de la iace înten» du cerveau. Les lignes de troisième ordre qui passent de laiaronh volution de Tourlet à celle de la grande circonférence le oomplètefll. Les lignes du troisième ordre de ce groupe sont tfès-variables ci nombre. Dans bien des cas, Tanfractuosité correspondant an flm Centrifuge de la moitié antérieure de la circonvolution de l'oorlel, se prolonge depuis la scissure antérieure, qui en est la temninuson, jusqu*au -dessous de la courbure antérieure du corps caHeai {voy. pl.l5,/rW, et pi. 16, fig. 2, •7/),sansêtretravCT8éeptr aucune circonvolution du troisième ordre. Mais il est sans exe»pie qu'on ne trouve quelqu'un de ces replis au-dessous de la courbure antérieure du corps calleux, lis se détachent de la circonvolution de l'ourlet plus ou moins près de son origine {vay. pi. 8, fig. 1, ce C) , marchent parallèlement à son cours, pukte jettent perpendiculairement dans la grande circonférence, paorune ou deux branches terminales. Dans bien des cerveaux cette dis* position se répète au-devant et au-dessus du corps calleux , €l c'est alors surtout que la circonvolution de Tourlet présenta T» pect dentelé qui Ta fait nommer, par Rolande, prœesso crkkM. Après les lignes qui , dans le groupe quadrilatère et dans b groupe en croissant , rattachent l'une à l'autre la droonvohifioa de l'ourlet et colle de la grande circonférence, tout ce qui reste i considérer de circonvolutions du troisième ordre, en rapport avie la grande région de la circonvolution de l'ourlet et ia
cmMwvoMnoiis t>tj troisièmb okdbk. 211
drroQYolation de deuxième ordre, occupe en arrière et au-des-r tons du groupe quadrilatère Textrémité postérieure de la face interne et la zone cërébello-temporale du cerveau.
Il n'y a jamais que troiB ou quatre lignes du troisième ordre dam cette partie de Thémisphère. La première de ces lignes, tout è fiût Toîane par son origine de celle du côté inférieur du groupe quadrilatère 9 se détache de la circonvolution de l'ourlet par une partie amincie , un peu enfoncée , plus grise à son origine que les aotret lignes du même genre {voy, pi. 8, fig. 1, FF) , et auit le bord postérieur de la scissure postérieure jusqu'à la rencontre de la grande circonférence. Cette ligne s'épaissit de plus en plus en 8*écartant de la circonvolution de l'ourlet , et se ramifie , par son bord inférieur seulement . de manière à figurer par aea développements et sa combinaison avec la grande circonftrenoe , un groupe triangulaire de peu d'étendue , mais qui ne iftanque jamais.
Au-dessous de l'angle d'origine de ce groupe triangulaire , et plus près de la tubérosité temporale de la circonvolution do Tour* let, se dessine une autre ligne du troisième ordre, l'une des mieux fermées , des plus détachées de toutes celles du même genre. Cette ligne (t?oy. pi. 8, fig. 1,6-'), quelquefois double à son orir gine (roy. pi. 9, XX) , se renfle comme toutes les précédentes en se portant vers la grande circonférence, qu'elle atteint toujours i l'extrémité postérieure inférieure du cerveau. Dans son cours , de la circonvolution de l'ourlet à la grande circonférence , cette ligne se ramifie , mais seulement par son côté inférieur externe^
Enfin , les dernières lignes qu'il nous reste à examiner se détachent de la convexité de la lubérosité de la circonvolution d0 l'ooriet, tout près de l'extrémité antérieure de la zone cérébello^ temporale {toy. pi. 9, YYy et pi. 8, fig. 1, Y Y) , et se portent obliquement en avant dans la grande circonférence, qu'elle^} atteignent, après un très-court trajet, tout près de l'extrémité antérieure du lobe temporal. Comme toutes les précédentes, elles se renflent dans leur marche , de la circonvolution de l'ourlet à la grande circonférence. Ces lignes sont ordinairement au nombpe
lu.
212 CIRCONVOLIITIONA DU TROISIEMB miNie.
de deux. Ce nombre existe dans toutes nos figures ; il n*est cependant pas constant. Je possède des cerveaux dans lesquels manque Tune d'elles , et c*est toujours alors la plus rapprochée du sommet du lobe temporal qui persiste. On voit quelquelns Tune de ces lignes produire une branche (voy, pi. 9, + +). Quand cela arrive , c'est toujours du côté qui regarde la grande droonférence que cette branche se détache.
Observons maintenant que tous les replis circonvolutioniiaires intermédiaiires à la circonvolution de Tourlet et à la grande circonférence représentent , dans le groupe en croissant et dans le eoté antérieur du groupe quadrilatère , des lignes plus ou moiiis longues et toujours obliques du côté de lourlet , perpendicoUdrei par rapport à la grande circonférence. Constamment , l'extréimté qui s'insère à la circonvolution de l'ourlet se dirige obliquement du côté de l'extrémité de cette circonvolution qui adhère à la limite interne du quadrilatère basilaire de la scissure de Sylviud, et l'extrémité qui s'anastomose avec la grande circonférence est le plus possible éloignée du même point. De plus, tous ces replis ci^ convolutionnaires sont d'autant plus près d'être parallèles à Vom^ let et à la circonférence qu'on les examine plus près de l'extrémité antérieure ou de l'origine de la circonvolution de lourlet ; ils se rapprochent , au contraire , d'autant plus d'une direction perpendiculaire à Tourlet et à la grande circonférence, qu'on les examine plus loin de cette région. D'un autre côté, tous les replis droonvolutionnaires qui, depuis la tubérosité temporale de la droonvolution de l'ourlet jusqu'au-dessus du niveau du bord poelérieiir du corps calleux, remplissent l'intervalle de la circonvolntion de Tourlet et de la grande circonférence , correspondent par une de leurs extrémités à la circonvolution de l'ourlet, par l'autre à la grande circonférence; et, constamment, la partie correspondante à la circonvolution de l'ourlet est beaucoup plus rapprodiée de sa tubérosité que ne l'est l'extrémité qui va se perdre dans la circonvolution de la grande circonférence. Ici, encore» comme dans les lignes annstomotiques issues de la partie de la drconvoliilîon du premier ordre qui est en rapport avec le corps calleox,
GlBCONVaLUTlONg DU TROlSlàllB ORDEE. 213
Umtes les lignes de troisième ordre se rapprochent d'autant plus d'une direction parallèle à celle de la circonvolution de Tourlet , qu'on les examine plus près de sa tubérosité, et deviennent d'autant plus près de lui être perpendiculaires qu'elles s'éloignent plus de cette même tubérosité.
Toutes ces lignes anastomotiques de circonvolutions , quelque part qu'on les examine , ont encore ceci de commun avec la ciroonvoliftion de l'ourlet proprement dite, qu'elles sont plus simples par leur bord correspondant à cette circonvolution , que par celui qui regarde la grande circonférence. Le premier , par sa concavité qui regarde l'ourlet , est lisse et sans dentelure ; le second, par sa convexité qui regarde la grande circonférence, pro* duit des dentelures qui se perdent dans la grande circonférence. En général aussi, les circonvolutions intermédiaires, qui vont de Tourlet à la grande circonférence, sont plus minces par leur extrémité adhérente à l'ourlet, et plus épaisses par celle qui va se fondre dans la grande circonférence.
Tel est le caractère général des lignes circonvolutionnaires qui composent les différents groupes de la face interne et de la zonecérébello-temporale de l'héinisphère. Comprises entre la circonvolution de l'ourlet et celle de la grande circonférence de l'hémisphère, toutes ces lignes naissent de la circonvolution de l'ourlet et se terminent dans celle de la grande circonférence ; celles du groupe en croissant regardent, par leur origine, l'extrémité de la circonvolution de l'ourlet adhérente au bord antérieur du quadrilatère perforé. Dans le groupe quadrilatère , placé comme à cheval sur le bord postérieur du corps calleux, la ligne antérieure s'insère à la circonvolution de l'ourlet, dans le même sens oblique que toutes les lignes de troisième ordre du groupeen croissant; sa ligne postérieure s'insère, en sens inverse , à la circonvolution de l'ourlet, c'est-à-dire dans une direction oblique, vers la tubérosité de l'ourlet, et toutes les lignes de troisième ordre qu'on rencontre en arrière et au-dessous du groupe quadrilatère affectent la même obliquité.
La forme particulière des trois groupes de circonvolutions qui
SI 4 GifitOBivëLtJtlôfis bu TiibièiÉÉg ëftMft:
Tiemplisseht la face interne de l'hémisphère, est une toitséqnenoê forcée de la destination des circonvolutions intermédiaires à l'oorlët et à la grande circonférence ; en effet, dû mort^ent qùfe l'on tt^ «onnaît que toutes les circonvoluiioris sont employées à fiiiredes anastomoses entre la circonvolution de l'ourlet et celle de la gnmdk circonférence , on conçoit que les deux lignes d'anastoitMîSè les plus éloignées de l'origine et de la terrtiinaison de la éircoilToMi* lion de l'ourlet, devront monter à peu près perpendicalaîremait à la grande circonférence vers son milieu , et tonstituehint uâ groupe quadrilatère. Ce groupe une fois constitué , il Peste dé toute nécessité devant lui, par suite de la forme de la partie antérieure de la face interne du cerveau, un espace en croissant, et , derrière , un espace triangulaire. Là forme eti croissant da 'groupe antérieur, la forme triangulaire du groupe jpostérieur sont donc commandées par les deux anastomoses médianes qui forment le groupe quadrilatère.
8B00NDE RÉGION DBS CIRCONVOLUTIONS DU TROlSièttE ORDBÈ.
La deuxième région des circonvolutions du troisième ordre est formée par les replis circonvolutionnaires qui rayonnent de h convexité de la petite région, région horizontale de la circonvolution de l'ourlet (i-oy. pi. 6, P"), à la concavité ou flanc sdssaral de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvins, qui constitue notre seconde circonvolution du deuxième ordre [voy. pi. 7, fig. Iet2).
Nous ne reviendrons pas sur la disposition de la région hori-^ zontaledc la circonvolution de l'ouriet, ni sur celle de la cirooQ- ' volution d'enceinte de la scissure de Sylvius. Nous ferons remu^ quer seulement que ces deux lignes, très-inégales de grandeur, représentent l'une et l'autre des anses à convexité externe et supérieure, attachées par leurs extrémités sur les limités ântérieait et postérieure du quadrilatère perforé, formant l'une la limite inférieure, lautre la limite supérieure de la région externe ée h scissure de Sylvius, laissant dans leur intervalle l'espacé frïaAgn*
CiliQOBVOUJTIONS OU TAOlâlÈHtt OABIIK. 216
laire oocopéparriiiBaIa(9oy. pi. 7, iig. Iet2). Ces deux limiter étant d*étendQe irèa^difTérente, l'inférieure très-courte, laaupé-^ lieare très-grande , les rayons circonvolutionnaires du troisième ordre, qui vont de t*uneà lautre, représentent des pyramides dopt les sommets sont réunis sur la convexité de la petite limite, ^ndis que leurs bases vont se combiner avec la concavité de la grande limite. On observe même souvent, par suite de l'extrême inégalité de ces deux limites entre lesquelles rayonnent ces circonvolutions de troisième ordre, que plusieurs sommets des pyramides qu elles * représentent se fondent en un seul avant de se combiner avec la petite région de la circonvolution de Tourlet , tandis que leurs bases se dédoublent avant de gagner la circonvolution d enceinte delà scissure {voy. pi. 7, fig. 1 et 2, et pi. 12, fig. 1, CCC).
Ces fusions de plusieurs sommets de pyramides juxta-posées , ces dédoublements de leurs bases ne sont pas sans doute des expressions d'une rigueur mathématique ; les descriptions anato* iniques ne comportent pas c«ite rigueur : et l'on nous pardonnera, je Tespère , des figures de ce genre , si elles^ paraissent bonnes pour (aire comprendre les aspects très-divers , quoique toujours analogues , de la surfiEU^e de l'insnla , que constituent les replis circonvolutionnaires de la secondé région des circonvolutions de troisième ordre.
Il iaut remarquer ique les bases des circonvolutions de l'insula ne se rendent pas également à tous les fragments de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius. Le premier et le se* cond fragment sont les seuls avec lesquels se combinent dir^te-* ment les bases des circonvolutions de l'insula. Les anfractuosités. les renflements intermédiaires du flanc scissural de ces deux régions de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius correspondent aux anfractuosités et aux saillies des bases des circonvolutions de l'insula. Ils en semblent la simple continua* tien. Pour le fragment postérieur, au contraire, son bord adhérent longe le bord postérieur de la circonvolution la plus reculée de l'insula et ne peut , par conséquent , s'unir directement avec la base de la pyramide que figure cette circonvolution de l'insula.
216 CIRCONVOLUTIONS DU TR0I8IBIIB ORBIB.
La base de cette circonvolution se rend à l'angle supérieur de la scissure , et c*€st de ce point que partent les replis de la face scissurale de la lèvre postérieure de la scissure qui se trouvent ainsi combinés aussi, mais plus indirectement avec la base de la circonvolution la plus reculée de l'insula. Quelquefois , ainsi que nous avons eu occasion de le dire déjà , lun de ces replis da flanc scissural de la lèvre postérieure de la scissure de Sylvius s*implante directement par son sommet tronqué sur le corps même de la circonvolution voisine de l'insula, et va se confondre par sa base avec le bord libre de la circonvolution d*enceinte de la scissure de Sylvius , près du sommet du lobe temporal (voy. pi. 7,
II serait inutile d'insister davantage sur l'étude de cette deuxième région des circonvolutions du troisième ordre ; nous en avons dit assez pour qu'il ne reste aucun doute sur la règle i laquelle sont soumises les circonvolutions qui la composent. Développées entre la petite région de la circonvolution du premier ordre et la seconde ligne circonvolutionnaire du deuxième ordre, elles émanent de l'une pour se rendre à l'autre. Participant par leur extrémité adhérente à la circonvolution de Touriet aux caractères de cette circonvolution, elles ont sa couleur blanchissante , sont condensées comme elle à leur origine , et perdent graduellement ces caractères pour acquérir la couleur grise ei se rapprocher de l'ampleur de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius , à mesure qu'elles en deviennent plus voisines.
C'est, avec d'autres proportions , ce que nous avons signalé précédemment à la face interne du cerveau ; et plus on médite sur les analogies des deux rt^gions occupées par les circonvolutions du premier, du second et du troisième ordre , plus on découvre de raisons pour voir dans la région externe de la scissure de Sylvius le pendant de la face interne du cerveau. Nous verrons augmenter encore la force de ce rapprochement quand, parvenus à la structure , nous connaîtrons les parties profondes qui doublent les circonvolutions que nous ne pouvons jasqu'ic
CIBOMVOLirnONS BU QUATRIBHB OBBBB. 917
considérer que dans leurs formes et dans leurs rapports avec des parties superficielles.
CIROONVOLUnONS DU QUATRIÈME ORDRE.
Le caractère distinctif des circonvolutions du quatrième ordre est de n'avoir aucune connexion directe avec la circonvolution du premier ordre, et d'être employées à remplir l'espace que laissent entre elles les deux grandes lignes du second ordre : cet espace est considérable. Il importe de s'en faire une idée juste, pour comprendre la disposition des circonvolutions développées à sa surface. •
Les lignes ou replis droonvolutionnaires du deuxième ordre , de grandeur très-inégale, attachées par leurs extrémités sur les bords du quadrilatère perforé, s'élèvent au-dessus de cet espace: la plus grande, dans un plan vertical médian, limite interne de l'hémisphère; la moins grande, dans un plan presque vertical aussi , et tangent à la limite externe du cerveau. De ces rapports entre ces deux lignes il résulte qu'elles sont séparées par un intervalle de plus en plus large à mesure qu'on s'éloigne de leur lieu de concours , de plus en plus étroit à mesure qu'on se rapproche de ce lieu de concours, c'est-à-dire des bords du quadrilatère {>erforé. La figure de cet espace . dans une vue de profil de rhéroisphère , peut être comparée à celle d'un croissant ; ce croissant présente deux brisures inégales (voy, pi. 7, fig. 1) qui peraiettent le rapprochement de ses deux extrémités rétrécies Iroy. pi. 7, fig. 1, E' K') sur les bords du quadrilatère perforé. Ces deux brisures établissent trois régions bien distinctes dans l'étendue de la surface intermédiaire aux deux lignes du second ordre.
La première de ces régions est le triangle orbitaire de la base du cerveau (coy. pi. 10, fig. 1, EH], la seconde est le grand espace convexe limité en avant par le bord antérieur du triangle
218 CIBOORVOLUTlOmi »U QUATUEMB «UNIB*
orbitaire (roy. pi. lO, fig. 1, T H A)^ en arrière par one ligm étendue de l'angle postérieur de la scissure de Sylvios à la pointe postérieure de rhémisphëre (voy. pi. 10, fig. 1 , PPPD*], Enfin la troisième région, légèrement convexe aussi , s'étend de cette ligne à l'extrémité du lobe temporal (toy. p. 10. fig. 1, iJ'FO*).
Chacune de ces régions est limitée latéralement par un fragment des lignes du second ordre. Un coup d'œil sur la fig. 1 de la pi. 7 montre comment les trois fragments de chacotie de eet lignes du second ordre se correspondent , deux à deux , sur les limites de chacune desr trois régions que nous venons d'indiqner.
Ceci posé , nous ferons encore une observation préliminaife. Ces lignes circonvolutionnaires du deuxième ordre, que noas Cû* sons naître sur les bords du quadrilatère perforé et que dois comparons à des anses situées dans un plim à peu près vertical, ne sont pas isolées dans leur cours comme le sont , par exemple, les anses intestinales, auxquelles on les a comparées dans le pnn« cipe.
Simples replis de la couche corticale du cerveau, elles ré* pondent par leurs extrémités au quadrilatère perforé, par leurs bases elles tiennent à la matière blanche de Thémisphëre, tandil que par leurs flancs elles se contifiuent avec les circonvolutions développées en dedans ou en dehors de leurs limites.
Or ces deux lignes circonvolutionnaires que nous venons de décrire comme formant, l'une le petit bord, Tautre lee^rand bord d*un espace en croissant dans lequel se manifestent les cireonvolutions de quatrième ordre, ne regardent l'une et l'autre ce croissant que par un de leurs flancs. Leur autre flanc appartient, pour la grande ligne du second ordre, à la face interne de rbémi* sphère; pour la petite ligne, à sa face^xteme, scissure de Sjrl vios : ef^ious savons déjà que sur le flanc scissural de cette dernière, comme sur le flanc centripète de la première circonvolution de deuxième ordre, aboutissent les circonvolutions de troisièmeordre, issues de la circonvolution de l'ourlet.
Pour bien comprendre les droonvolutions de quatrième ordre, il faut maintenant les considérer comme les prolongements des
cMAMnréttJTfoUs nu quatrièmb ORQUfe. 219
âroonvolations de troisième ordre au delà des deux circonvolu* lioiis de deuxième ordre, auxquelles nous nous sommes arrêtés |naqu*ici.
Or, comme les rayons ciroonvolutionnaires de troisième ordre, ibcmtissant à la droonvolution d*enceinte de la scissure de SyU riufl, sont moins nembreux que ceux qui aboutissent à la grande cmonférence de l'hémisphère , que la circonvolation d'enceinte ié la scissure de Sylvius est moins grande que la première cir« DonTolutioti de deuxième ordre, nous devons trouver moins de lignes (le quatrième ordre du oôté de la circonvolution d*enccinte de la srissure de Sylvius que du côté de la grande circonférence. Nous devons, en d*autres termes, voir les rayons circonvolu* tionndires de quatrième ordre se ramifier de la petite à la grande drôrniTOlution de deuxième ordre, ou se réunir plusieurs en une Rate de la grande à la petite. C'est en effet ce qui a lieu par un ftiécanisIDe très-simple. Les circonvolutions de quatrième ordre, étetidues de la petite à la grande circonvolution de deuxième ordre, représentent, les unes des rayons directs {voy. pi. 10, fig. 1, JV, /, et fig. 2 de la tnême planche , et fig. 2 de la pi. 8, /, /), les autres des rayons bifurques en Y{voy. pi. 10, fig. 1, KKLL, et pi. 2, /, f, lignes simples, et KKL.KLL, lignes bifurquées oU en F), et pour ces dernières toujours le û5ié simple de \Y est appuyé sur la circonvolution d'enceinte de U scissure de Sylvius, le côté double sur la circonvolution d'enceinte de l'hémisphère. Cette comparaison d'F avec des lignes plus ou moins flexueuses ne saurait être rigoureuse, on le sent; elle nous paraît bonne en ce sens qu'elle indique seule* ment deux branches d'un côté , une seule de l'autre.
Ycrici maintenant comment sont disposées les circonvolutions de quatrième ordre dans Taire du croissant deux fois brisé qu'elles remplissent.
Un certain nombre, trois au moins, se portent en divergeant de la circonvolution d'enceirtte de la scissure de Sylvius, qui fait te petit côté du croissant, à la grande circonvolution de deuxième ordre, qui forme le grand coté. Ces trois premières lignes de çir-
âSO CIRCONVOLUTIONS DU QUATKIEMK ORDRB.
convolutions de quatrième ordre ont des points d'insertion fixes aux deux circonvolutions du second ordre dans l'intervalle desquelles elles s* étendent.
La première bu avant naît constamment de Tangle d*union da premier avec le second fragment de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius (voy. p. 10, fig. 1, Y H A, et pi. 7, fig. 1, Y A), pour se porter à Tangle d'union du premier avec le second fragment de la grande ligne du second ordre. Cette première circonvolution de quatrième ordre est tracée parallèlement au sourcil et à son niveau sur la limite de la région orfaitaire et de la région frontale de l'hémisphère. Nous la Domme» rons circonvolution surcilière.
La seconde ligne constante d'union entre les deux circonvohtions du second ordre, se porte du milieu du feston postérieur d« second fragment de la circonvolution d'enceinte de la scissnie de Sylvius à la convexité d'un feston déterminé dans la grande ci^ conférence par Tanfractuosité qui sépare le groupe antérieur da groupe quadrilatère de la face interne du cerveau (voy. pi. lO, fig. 1, //, et fig. 2, /). Les points d'insertion de cette circonvolution de quatrième ordre, sorte de rayonnement de la seconde à la première circonvolution du second ordre, sont invariables. Cette seconde ligne circonvolutionnaire de quatriènie ordre forme une traverse tantôt presque directe (tatj. pi. 10, fig. 2, /), d'autres fois un peu sinueuse [voy. pi. 10, fig. 1, //) d'un côté à l'autre de Thémisphère. Elle correspond au milieu de l'os pariétal. Nous l'appellerons traverse médio-pariétale.
La troisième traverse constante entre les deux lignes du second ordre prend naissance â l'angle postérieur de la scissure de Sylvius, et va se terminer à l'angle formé par la seconde et la troisième brisure de la grande circonférence, c'est-à-dire à l'extrémité postérieure de l'hémisphère (t?oy. pi.. 10, fig. 1, PPPD*]\ et toujours l'endroit où cette troisième traverse s'unit au côté externe du second ordre correspond au point où le lobe triangulaire de la face interne du cerveau s'unit au côté interne dç la graîn4P circonférence.
àÉMxmfOLimoini du quatrievb obdrb. 291
Cette troisièine traverse constante décrit toujours un grand nombre de sinuosités. Elle correspond à I occipital et forme la circonvolution la plus postérieure du cerveau. Nous la nommerons traverse postérieure , traverse occipitale de l'hémisphère. Ses points d'insertion aux deux lignes du second ordre ne sont pas moins fixes que ceux des traverses surciliëre et médio-pariétale» et il est remarquable que chacune de ces trois traverses se rattache à Tun des trois groupes de la face interne' du cerveau, la médio- pariétale au groupe quadrilatère, la surcilière au groupe antérieur, la postérieure ou occipitale au groupe triangulaire. Deux de ces traverses d'ailleurs consacrent par leur situation la division en trois régions du croissant que dessinent les deux lignes du second ordre : la surcilière est, en effet, située sur la ligne de la brisure antérieure, et sépare la région orbi taire de la région moyenne convexe, qui s^étend de l'extrémité antérieure à la postérieure du cerveau ; tandis que la traverse occipitale, située sur la ligne de brisure postérieure, sépare la région moyenne convexe de celle qui s'étend de l'extrémité postérieure de l'hémisphère et de l'angle aigu de la scissure de Sylvius au sommet obtus du lobe temporal.
Quant à la traverse médio-pariétale , elle subdivise en deux départements ki plus grande de ces régions , la moyenne con^ vexe , qui s'étend de l'extrémité antérieure à l'extrémité postérieure de l'hémisphère. Voyons maintenant ce qui reste de circonvolutions de quatrième ordre , d'un bout à l'autre de notre grand croissant, dans chacun des départements tracés par la traverse surcilière médio-pariétale , et enfin par la traverse postérieure on occipitale.
Ln région orbitaire comprise entre la traverse orbitaire et le quadrilatère perforé d'avant en arrière , et de droite à gauche entre le premier fi*agmcnt de la grande et celui de la petite circonvolution de deuxième ordre , a la figure d'un triangle ( roy. pi. 6 et pi. 9). Des trofs lignes qui dessinent ce triangle, l'interne est toujours directe, les deux autres plus ou moins sinueuses. On trouve dans l'aire de ce triangle une ligne de quatrième ordre