CIRCONVOLUTIONS DU QUATRIEME
quelle s*empilent les sinuosités terminales de ces ramifications (toy. pi. 10, fig. 1. SS, et pi. 11 , SS, SS), Mais il n y a plus, dans tous les points d'insertion de ces lignes , Timperturbable fixité que nous avons trouvée dans ceux des trois traverses fondamentales. Nous devons donc signaler les dispositions les plus or dinaires , et quelques-unes de celles qui le sont moins. Toiijoan j*ai vu naître de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius , immédiatement au-devant du lieu d'origine de la traverse inédio-pariétale , une seconde traverse parallèle à la précédente dans sa course , et qui de ce point constant d*origine va très-souvent s'insérer à la grande circonvolution de second ordre, au-devant et tout près du lieu d'insertion de la traverse médiopariétale (voy, pi. 11, KK, KK). Cette traverse pariétale antérieure , constante dans son point d'origine au-devant de la inverse médio-pariétale , inconstante dans son lieu d'insertion à It grande circonférence, avorte souvent dans sa course (voy. pi. 8, fig. 2, K). Pour peu qu'elle ait de longueur, elle produit, de son flanc antérieur, à peu de distance de son point d origine, une grande branche descendante (tôt/, pi. 11, hémisphère droit Z|, dont les ramifications terminales très-sinueuses , au nombre de deux ou de trois, vont se terminer, la plus interne à la grande circonférence, tout près de l'insertion à cette circonférence delà traverse surcilière {voy, pi. 11 , 7*), la seconde ou moyenne tombe sur le milieu de la traverse surcilière (i'6y. pi. 11, iST), une dernière branche 5") se combine très-souvent en cet endroit avec on rayonnement ascendant issu de la circonvolution d'enceinte de li scissure de Sylvius , tout près du lieu d'origine de la traverse sa^ cilière. Il arrive quelquefois que la traverse pariétale antérieure produit deux branches distinctes de son flanc antérieur (roy. pi. 10, fig. 1, LL). Les deux branches se comportent dans leun ramifications d'une manière analogue l'une à l'autre; seulement les terminaisons de la plus interne se rendent au bord interne, celles de la branche externe à la traverse surcilière.
Ainsi se trouve remplie l'aire du triangle tronqué intermédiaire aux deux seconds fragments des circonvolutions de second ordre»
Gl|iAll
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et aux traverses sarcilière et inédio-pariutale. Il faut ajouter seulement que dans Técartement des deux brandies de la traverse pariétale antérieure , s'avance un renflement de la partie correspondante de la seconde circonvolution de second ordre dédoublée , géminée en quelque sorte en cet endroit (voy. pi. 11, M). 11 fiuit remarquer encore Tanastomose qui réunit l'une à l'autre deux branches descendantes de la traverse pariétale antérieure (toy. pi. 10, fig. 1, +). Mais , qu'on ne s'y trompe pas , deux branches aussi longues, aussi distinctes, aussi sinueuses que celles que nous voyons dans la figure première de la planàïe 10, ne sont pas fréquentes ; on ne les voit jamais que dans les cerveaux les plus riches en replis circonvolntionnaires ; et celui figuré pi. 10, fig. 1, est de ce nombre , tandis que dans les plus pauvres, comme le sont les hémisphères représentés pi. 8, fig. 2, et pi. 10, fig. 2, on ne voit, dans le dernier particulièrement, que des renflements épais, irréguliers, des lignes qui limitent la région que nous étudions, se porter vers son centre sans parvenir i s'anastomoser d'un côté à l'autre.
Entre les deux extrênies figurés sur la pi. 10, le cerveau représenté pi. 11 offre, avec un beau dessin, des lignes circonvolotionnaires, un développement moyen , très-favorable pour l'étude des caractères essentiels aux circonvolutions de qu itrième ordre. Il est &cile , au reste , en comparant entre elles nos différentes figures , de constater que tous les détails secondaires des circonvolutions de quatrième ordre , développées dans la région frontopariétale de la convexité du cerveau, ne se ressemblent pas d'un cerveau à l'autre, pas même d'un hémisphère à l'autre. La seule chose constante après les deux traverses surcilière et méJio-pariétale de cette région , c'est la tendance des autres lignes à se ramifier de la partie moyenne de la circonvolution d'enceinte, de la scissure de Sylvius à la région frontale, de la grande circonférence, et à la circonvolution surcilière. Et cette tendance est encore sensible dans les fig. 2 de la pi. 8 et de la pi. 10, malgré les lacunes que ces lignes ont subies dans leur longueur. Il est inutile de dire que ce n'est absolument que pour la facilité de la T. 1. 15
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description que nous faisons naître ces lignes de la droonvolutûm d'enceinte de la scissure de Sylvius, comme nous les faisons terminer à la grande circonvolution de second ordre. Rien ne dit qu elles suivent dans leur développement cette marche du petit au grand côté de Thémisphëre. Il est bien plus probable qa*dlei se prononcent à la fois sur Tun et lautre de ces cotés, m leon lieux d'insertion sont si remarquables par leur fixité, comme dëji nous avons eu occasion de le faire observer pour les traverseï principales. On pourrait penser seulement qu'avec des condition fevorables pour leur développement elles forment, d'iinoôtéi l'autre, des lignes complètes plus ou moins sinueuses, tandis * qu'avec des conditions moins favorables , les branches qui marchent à la rencontre les unes des autres avortent dans leur formition, et présentent dans leur longueur des lacunes qu'il suffit de combler par la pensée, pour retrouver complet le dessin des lignes le plus heureusement achevées.
Les circonvolutions de la convexité du cerveau comprises entre la traverse médio- pariétale et la traverse qui de Tangle de la scissure de Sylvius se porte à l'extrémité postérieure de l'hémisphère, dans l'endroit de la grande circonférence auquel aboutit la base du groupe triangulaire de la face interne de l'hémisphère , sont presque entièrement connues , lorsqu'on a bien considéré les lignes qui dessinent celte région triangulaire. Deux de ces lignes , en effet, l'interne (voy. pi. 11 , X, X) et la postérieure {voy. pi. 11, 0 0 0 et pi. 10, fig. 1, P P P), décrivent Unt de sinuosités, que la largeur qu'elles occupent par ce moyen suffit à remplir l'espace en question. Très-souvent une ligne anastomotique , comme cela existe dans le cerveau figuré (pi. 11 , iV iV), unit la ligne interne à la ligne postérieure de cette région. Dans ce cas , une traverse pariétale postérieure se trouve constituée par cette branche d'union, et le point de la grande circonférence â laquelle aboutit cette traverse est toujours la convexité externe du feston que décrit la grande circon\olution de second ordre à l'endroit oi se termine la scissure postérieure de la face interne du cerveau. Mais il n'est pas rare qu'au lieu de naître de la traverse posté-
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rieure , cette ligne, qui va se rendre à la convexité du feston déterminé dans la grande circonférence par la terminaison de la scissure postérieure, soit simplement une branche de la traverse médio-pariétale. Dans ces cas la forme de cette traverse bifurquée est celle d'un Y {voy. pi. 11, /, iV, X X .) Cette remarque démontre que les points d'insertion des traverses pariétales à la grande circonvolution de second ordre , ne sont pas moins fixes que leurs points d'origine à la circonvolution d^enceinte de la scissure de Sylvius.
La traverse médio-pariétale ncut constamment des festons de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius, entre l'angle aigu de cette scissure et le milieu de sa lèvre supérieure plus ou moins près de ce milieu , et se termine constamment dans la grande circonférence fiu niveau de l'anfractuosité qui sépare te groupe en croissant du groupe quadrilatère. La traverse pariétale antérieure ndt toujours près du milieu de la lèvre supérieure de la même circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius •or la convexité d'un feston antérieur au feslon d'origine de la traverse médio-pariétale, et se termine constamment dans la grande circonférence au feston qui précède l'anfractuosité qui sépare le groupe en croissant du groupe quadrilatère. Enfin, la traverse pariétale postérieure, quand elle existe entière, naît entre l'angle aigu de la scissure et le lieu d'origine de la traverse médio-pariétale. Cette traverse pariétale postérieure n'est souvent qu'une branche de la circonvolution qui joint lang!e aigu de la scissure à la pointe que forme l'extrémité postérieure de l'hémisphère. Mais quelle que soit l'étendue de cette traverse pariétale postérieure, qu'elle naisse isolément du voisinage de l'angle aigu de la scissure, qu'elle soit une branche de la traverse occipitale , ou même , comme on le voit quelquefois , une branche de la traverse médio-pariétale , elle se termine toujours dans la partie de la grande circonvolution de second ordre, à laquelle parvient la terminaison de la scissure postérieure de la bce interne. Quand cette traverse pariétale est remplacée par nne branche de la traverse médio-pariétale , cette dernière a la
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forme d'un F bifurqué du côlé de la grande circonférence. Chacune de ses extrémités gngne le niveau , l'une de la scissure antérieure, l'autre celui de la postérieure dans la grande circonférence. Les cerveaux dans lesquels existent trois traverses pariétales entières, régnant sans interruption de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius à celle de la grande cirocmférence , sont les plus riches en replis circonvolutionnaires. La fig. 1 de la pi. 10 en offre un exemple. Le cerveau représenté dans la fig. 2 de la même planche est un exemple de l'existence exclusive de la traverse médio-pariétale. C'est un cerveau trèspauvre en circonvolutions de quatrième ordre.
Ce qui nous reste de circonvolutions de quatrième ordre à décrire, dans l'intervalle de la pointe postérieure de l'hémisphère au sommet du lobe temporal , se trouve borné d'un coté par la lèvre inférieure de la scissure de Sylvius , et la ligne sinueuse qui, de l'angle aigu de cette scissure, se porte à la pointe postérieure du cerveau. Ces deux lignes qni se suivent forment la limite supérieure de la région qui nous occupe. La terminaison de la grande ligne de deuxième ordre, qui règne dnns toute la longueur de la /one cérébello-temporale, rattachée en arrière ao groupe triangulaire et terminée en avant dans la concavité du sommetdu lobe temporal (voy. pi. 9, ddddD), forme sa limite inférieure. Il n'y a dans cet espace qu'une ligne principale; elle naît du flanc extra-scissural de la scissure de Sylvius , tout près de la terminaison de cette lèvre, au sommet du lobe temporal (coy. pi. 10, fîg. 1 , 0', et pi. 9, 0, j q\, et de là se porte presque directement en arrière. Elle aboutit dans la grande circonférence, i quelque distance de l'extrémité postérieure de l'hémisphère, joste au-devant du lieu d'insertion de la traverse occipitale, au groupe triangulaire de l'extrémité postérieure du cerveau. Dans ce trajet, cette longue ligne reste souvent tout à fait isolée de la lèvre inférieure de la scissure de Sylvius , et s'unit en arrière de cette lèvre , par une ou deux branches issues de son flanc supérieur, i la traverse occipitale qui , de l'angle aigu de la scissure, se rend i la base du groupe triangulaire de la face interne, et envoie
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d'ailleurs, par son flanc inférieur , une ou plusieurs branches de communication, au fragment de la grande ligne de second ordre qui longe la zone cérébello-temporale. C'est dans ces dernières régions que les sinuosités sont les plus nombreuses, les plus considérables. Mais quelle que soit la complication de l'aspect produit par ces sinuosités, les caractères que nous avons tracés sont tcAijours reconnaissables si Tonprend la peine de les étudier avec soin.
Telles sont en somme les circonvolutions du quatrième ordre. Comprises entre deux lignes de grandeur inégale, elles rayonnent de la plus petite à la plus gi*ande de ces lignes, laissant entre leurs points d'insertion à chacune d'elles d(*s intervalles plus grands du côté de la grande ligne, moindres du côté de la plus petite.
Les lignes constantes de quatrième ordre ont des points fixes d'union avec les deux lignes de second ordre, et se rattachent à des fragments de la grande circonférence, qui correspondent aux divisions constantes signalées à la face interne du cerveau .
Les lignes accessoires, employées à remplir les intervalles des lignes constantes, sont moins régulières que colles-ci. C'est parmi elles qu'on trouve les nombreuses variétés que présente la surface du cerveau de l'homme. Mais, quellesquesoientces variétés, les lignes accessoires dont nous parlons obéissent à une règle assez simple •
Elles rayonnent de la petite à la grande ligne du second ordre, se ramifient en Y de Tune à l'autre de ces lignes ; la branche [le ryqui regarde le plus grand espace à remplir, pouvant se subdiviser elle-même dans le même genre, et présenter dans chacune de ses branches des sinuosités qui n'empêchent pas de reconnaître ses divisions dichotomiques : et , circonstance digne l'attention, les ramifications de ces F sont toujours antérieures lans 1rs lignes de quatrième ordre situées au-devant de la traverse médio-pariétnie, et toujours postérieures dans cette traverse >lle-même et au delà en arrière.
Les cerveaux représentés dans nos figures ont été toujoura les premiers venus à notre disposition. Nous nous sommes abstenu à dessein d'en choit&ir qui fussent |iarticulièrement favorables à