‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 37 sur 127 · CIBC0NV0LUT10N8 DU QUATRIÈME OR»RI · texte numérisé non relu

CIBC0NV0LUT10N8 DU QUATRIÈME OR»RI

l'exposition de notre manière de concevoir la formation des circonvolutions. Nous avons mieux aimé, en prenant nos modèles au hasard, nous conformer aux chances de tous les anatomistes. Un exemple très-remarquable s'est présenté dernièrement i mon observation. Toutes les circonvolutions de quatrième ordre de la face convexe du cerveau étaient disposées en Y. La brandie simple de chacune d'elles insérée sur la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius ; les deux branches sur la circonvolution de la grande circonférence. Rien de plus démonstratif qu'une pareille disposition à ce degré de simplicité.

Les cerveaux dans lesquels les traverses de l'une à Tautre de nos lignes de second ordre sont réduites au nombre strict de quatre, pi'ésentent souvent entre la traverse surcilière et la niédio-pariétale une ligne émanée de la traverse pariétale antérieure, et qui descend sur la surcilière, à peu près parallèle à li grande circonvolution de deuxième ordre. M. le docteur Leurd, qui a étudié les circonvolutions avec beaucoup de soin, a déduit de cette circonstance l'idée que la plupart des circonvolutions oéré* braies de la convexité du cerveau de l'homme, les traverse^ pariétales exceptées, étaient, en principe, des circonvolntiooe longitudinales, comme semblent l'être celles de beaucoup d'animaux. D'après les détails dans lesquels nous sommes entré précédemment, nous n'avons pas à réfuter cette opinion. Non dirons d'ailleurs en un autre lieu ce que nous pensons des ciroonvolutions des animaux.

C'est de ces dernières seulement que M. le docteur Leurett terminé la description. Il n'a publié encore sur le cerveau de l'homme qu'une planche avec explications. Nous craindrions, en jugeant, sur ces seules données, son travail, de nous exposera n'en pas donner une idée juste.

Un rapprochement réfléchi des dispositions circonvolntioii*

naires de toutes les régions du cerveau de l'homme, fait après

une étude attentive de tous les ordres de circonvolutions qu'il

nous a paru naturel d'établir, démontre cette règle :

Les circonvolutions, tpnk qf^e soit l'ordre aoquel dles appar-

CIBOONVOLIJTIONS DU QUATailSMB OHDRB. 33 1

tiennent, présentent ce caractère général dans chaque grande région de l'encéphale.

La forme de chacune de ces régions peut toujours être comparée à celle d'un croissant, c'est-à-dire qu elle a deux limites, l'une plus petite, l'autre plus grande, courbées l'une et l'autre dans le même sens et confondues à leurs extrémités qui sont toujours, quelque grande région qu'on examine, les bords du qQadrilatère perforé.

Cette vérité ne rencontre pas de contestation, sans doute, pour la fiice interne de l'hémisphère, ni pour ce que nous appelons la face externe, c'est-à-dire la région externe de la scissure de Sylvios. Il n'y en a pas davantage s'il est question de la convexité du cerveau quand on y ajoute la région orbitaire de sa base et la région occipito-temporale externe.

N'est-il pas évident que, dans toutes ces régions qui forment le cerveau tout entier, nous voyons partout et constamment les grandes anses plus ou moins verticales qui forment les limites de chacune d'elles, réunies l'une à l'autre par des rayons allant de lune à l'autre de ces anses. Et quand leur différence d'étendue est considérable , comme c'est le cas dans la région externe de la scissure de Sylvius comprise entre la petite partie de la circonvolution de Toùrlet et la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius, les rayons intermédiaires sont tellement serrés du côté de la petite anse, qu'ils rayonnent de ce point vers la grande anse, comme les rayons de certaines coquilles bivalves le font de la charnière de la coquille au reste de la circonférence.

A la face interne de l'hémisphère, la différence entre les deux côtés du croissant n'est plus aussi grande qu'à la face externe. La disposition rayonnante de la plus petite à la plus grande des anses qui limitent cette région, n'en est pas moins facile à dé- Dïontrer. Nous espérons l'avoir aussi clairement établi pour la face convexe intermédiaire aux grandes anses circonvolutionnaîres de la face interne et de la face externe du cerveau, région si re marquable, en ce que toutes les circonvolutions rayonnantes qui roccupent sont parfaitement séparées du lieu primitif d'origine

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des circonvolutions précédentes, le quadrilatère perforé, espace combiné avec des nerfs des sens externes.

Ces dernières circonvolutions ont donc ceci de caractéristique. Elles sont les plus grandes, les plus belles et les plus indépendantes des nerfs sensoriaux.

Ce simple examen des circonvolutions cérébrales de rhomine, rapproché de l'aspect des circonvolutions des animaux, donne bien vite une idée de Timportance de nos circonvolutions de quatrième ordre. Examinez les plus beaux atlas de cerveaux d'animaux , voyez quel est le caractère dominant des circonvolutions qu'ils présentent. Anses circonvolutionnriires allant d'un bout à l'autre de l'encéphale et toujours rattachées par leurs deux extrémités à notre circonvolution de premier ordre qui, bien plus largement chez les animaux que chez Thomnie, se continue avec le lobe olfiactif, et semble n'être que le prolongement cérébral de ce lobe. Presque aucun rayonnement de l'une à l'autre de ces anses, et toujours, quand ils existent, ces rayonnements se rattachent encore aux nerfs sensoriaux d? l'animal. Il n'y a jamais chez lui , comme chez l'homme , un grand département de l'encéphale dont les circonvolutions soient purts de cet alliage de nerfs sensoriaux. Dans les cerveaux des singiii. on trouve bien quelques rudiments de nos circonvolutions de quatrième ordre , mais ces rudiments tout à fait misérables, ne sauraient jamais être mis en parallèle avec les mêmes parties arrivées à leur développement parfait dans l'encéphale humain. Quant aux circonvolutions de l'éléphant et à celles des cétacés que leur direction transversale a fait comparer aux traverses pariétales de l'hoinme, nous n'admettons nullement la léj^ilimil^ de lanaloi^io. Ce n'est pas ici le lieu de développer notre manière de voir. Il nous reste trop à faire sur le cerveau de rhoiniue, pour aborder dès à présent lanatomie des animaux.

Ces premières données, rapprochées de celles qu'on trouvera plus tard sur le quadrilatère perfi»r»'', centre dorigine d-s circmvolulions cérébrales , permettent d'établir que le cerveau i1«î riiomuie et les cerveaux des qniumux n'ont pas plus d'analogie

qu'ils n*en devaient avoir; n*en ont pas plus que la tête, la main, la station, la voix de l'homme n'en ont avec la tête , les mains, la station, la voix des animaux les plus élevés dans la série. L'homme les domine tous d'une immense hauteur; de tous les organes, le cerveau est celui qui traduit le mieux sa supériorité ; et dans ce cerveau lui-même, rien de plus caractéristique que ses circonvolutions.

DES VENTRICULES, ET D ABORD DU SEGMENT DE CONE PEDONCULAIRE DU CERVEAU.

1^ tronçon pédonculaire du cerveau composé de deux moitiés symétriques fortement unies l'une à l'autre dans une grande hauteur, sur ja ligne médiane, subit au niveau du bord antérieur (les tubercules quadrijumeaux une séparation presque complète de ses deux moitiés. Chacune d'elles se prolonge obliquement en avant et en dehors , avec un accroissement de volume si considérable qu'elle figure un segment irrégulier de cône à base antérieure externe.

On no voit plus à la surface de ce segment de cône la trace l'os deux régions superposées qu'il est si facile de distinguer dans chacune des moitiés du tronçon pédonculaire. Au niveau de la bifurcation de ce tronçon, des éminences d'un blanc grisâtre comme les tul)ercule8 quadrijumeaux se développent au-devant d'eux sur le prolongement de la région supérieure (voy. pi. 2, fig. 4, T]. Ces éminences appelées couches optiques, thalami oplicorum, présentent assez de volume pour déborder en dedans et en dehors la région fascicnlée. Elles se prolongent jusqu'aux limites internes et externos du (\\iv\ ihitor.^ p-rforé et du 1 raclas optique Uoy, pi. 18, fi^. 2, XXTUN, couche optique, L tractus optique. A (lUîidriîaltMV perforé), et par leur union avec ces parties elles î:chèvent d'envelopper la région fasciculée du tronçon pédonc4iîairti [coy. pi. 2, fig. 4, N N , région fasciculée du pédoncule cérébral). L'adhérence intime de la couche optique aux tqliercules quadrijumeaux ne saurait être nrjisc en doute. Am

S34 DES VBlITRICULfiS.

devant et au dehors de la couche optique on voit se développer une autre éminence plus grise qu'elle, le corps strié (t?oy. pi. 18, fig. 2, i? Z) Z) ') , au delà duquel on est en pleine substance cérébrale. Le cofp^ strié est en dedans et en arrière attaché à li couche optique , comme celle-ci Test à la paire antérieure des tubercules quadrijumeaux , comme cette paire antérieure Test dlemême à la postérieure. Cette dernière tient aux faisceaux fibredx qui la séparent du cervelet et sont des prolongements des faisceaux postérieurs de la moelle épinière (voy. pi. 3, fig. 1, DV U). Rien dans tout cela qui dépende de la région fasciculée du ' tronçon pédonculaire.

Les corps quadrijumeaux, les couches optiques, les corps striés, forment donc sur le prolongement des faisceaux postérieurs de ki moelle une chaîne de renflements continus les uns aux autres, là part que fournissent ces parties au tronçon et au cône pédoncalaire est considérable ; et Ton a peine à s'expliquer pourquoi beaucoup d'anatomistes ont réservé le nom de pédoncule cérébral à la région inférieure. Les éminences qui surmontent et enveloppent cette région ne servent pas moins qu'elle à rattacher le cerveau à la moelle. Elles se trouvent sur le prolongement des faisceaux postérieurs de cette moelle; la région fasciculée sur le prolongement des faisceaux antérieurs , voici la différenoe la plus importante.

C'est par Texamen de la masse que forment la eouohe optique et le corps strié , appelés par Willis épiphyses du pédoncule cérébral, qu'il faut se préparer à l'étude des ventricules cérébraux. Cette masse, comparée à celle d'un segment de cône, n a dans sa forme extérieure d'autre analogie avec un cône que plus de lar* geur à sa base attachée au cerveau , qu'à son sommet fixé sur le tronçon pédonculaire. Elle ne ressemble exactement à aucun corps régulier. On peut donner une idée utile mais peu correcte de sa forme , en la comparant à celle d'un rein vu de côté ( voy. pi. 18. fig. 2). Une face de ce rein s'arrondit dans le ventricule latéral et reçoit près de sa scissure figurée par le quadrilatère perforé {voy. pi. 18, fig. 2, A) l'insertion du tronçon pédoneiH

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aire {voy, pi. 18, fig 2, N). Sa face extra-vontriculaire est iralaite par le relief de rinsuIa(toy. pi. 12, fig. 1, CGC).

La masse ou cône pédonculaire d'un côte , rapprochée de celle de l'autre côté dans le voisinage du tronçon pédonculaire , offre , au lieu de cette juxta-position, une facette verticale pratiquée sur la circonférence de la couche optique (voy. pi. 2, fig. 4, T. voy, anasi pi. 18, fig. 2, T), Vers le milieu de cette facette verticale les deux couches optiques s*anastomosent, et constituent par cette anastomose ce qu'on appelle la commissure grise ou molle.

Par suite de la direction divergente des deux segmenta de cône pédonculaire , les surfaces respectives des corps striés qui succédait aux couches optiques n'ont pas de contact d'un coté à l'autre sur la ligne médiane. Leurs parties les plus déclives seulement se rapprochent beaucoup de cette ligne au niveau de l'intenralle des quadrilatères perforés. Une cloison verticale tendue dans le milieu de leur intervalle les isole complètement (voy. pi. 13, iig. 1, ce, corps striés; D, cloison). Nous n'en dirons pas davantage pour le moment , toutes les parties qui composent la sarfiEioe du cône pédonculaire devant être soigneusement décrites iroccanon des, divers ventricules.

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