DU VESTIBULE DES VENTRICULES LATÉRAUX
Nous décrirons, sous le nom de vestibule des ventricules latéraux , cette partie des cavités ventriculaires qui , occupant une titoation médiane entre la voûte et les surfaces obliques des couches optiques inclinées de chaque côté vers la fente supérieure du troisième ventricule, descend à droite et à gauche, entre la convexité des couches optiques et la concavité de la région temporale de la circonvolution de l'ourlet, jusqu'à l'angle rentrant que le crochet de cette tubérosilé détermine à l'entrée de la fente de Bichat.
Comme on le voit d'après cette indication, ce vestibule ventiîcalaire comprend une partie médiane tellement configurée qu'elle pourrait loger une pyramide triangulaire dont le sommet répondrait au contact des piliers antérieurs de la voûte , tandis que sa base serait accolée par son plus grand bord au bord postérieur du corps calleux. Des trois arêtes de cette pyramide Tune, médiane inférieure , clorait la fente supérieure du troisième ventricule ; les deux latérales arriveraient au contact des bords libres de la voûte et du point correspondant des couches optiques , et ce serait de l'extrémité basilaire de ces deux arêtes latérales que partiraient les deux gouttières courbes qui , de l'entrée de la fente de Bichat prise au crochet de la circonvolution de l'ourlet , conduisent, entre la convexité de la coucheoptique et la concavité delà région temporale de la circonvolution de Tourlet, à la grande ouverture du vestibule ventriculaire béante au-de.'Sous du corps calleux, dans l'endroit où nous avons supposé logée la base de 7a pyramide que pourrait contenir ce vestibule. Les deux galeries demi-drculaires qui de la tubérosité de la circonvolution de l'ourlet
246 DES VBNTRICliLKt^.
conduisent au grand orifice postëriftur du vestibalc ventriculaire, en sont comme les avenues.
Nous ne décrirons pas minutieusement la paroi de cesaveniMi ni celles du vestibule ventriculaire lui-même ^ notre bat est de faire sentir entre ces parties et le ventricule cérébelleux oa^ analogie dont la physiologie pourra profiter.
A rentrée de la fente de Bichat, du côté de la tubérositë temporale de la circonvolution de l'ourlet, se trouve le tractus optique , qui par cet endroit pénètre de l'extérieur du cerveau dans l'avenue correspondante du vestibule ventriculaire. Il envoie une membrane d'union en ce point à la tubérosité temporale et i lextrémité correspondante du corps frangé; puis, combiné avec l'extrémité temporale de la couche optique , il forme en se continuant dans la surface de cette couche la paroi du vestibule ventriculaire appartenant à Taxe nerveux. Cette paroi ne se termine qu'au contact de la li^fne médiane sur le trait blanc qui , de U glande pinéale , se porte au pilier antérieur de la voûte. Supposez ce trait blanc d'un côté conjugué sur la ligne médiane avec celui du côté opposé , et vous aurez , depuis l'entrée du tractns optique dans l'extrémité temporale du vestibule ventriculaire jusqu'à la ligne médiane de sa partie basilaire supérieure, une disposition très-analogue à ce que présente le ventricule cérébelleux, Celui-ci doit être considéré dans son plancher et dans les deux avenues courbes contournées en dehors des corps restiformes, jusqu'au point où se dégage 1è nerf auditif. Entré par ces avenues dans l'aire du calamus scriptorius et du plancher du ventricule cérébd' leux, le nerf auditif en couvre la surface de ses racines, qui divergent depuis l'entrée de la gouttière jusqu'à la ligne médiane. Vous remarquerez à l'entrée du nerf auditif, dans la gouttière conduisant au ventricule cérébelleux , une membrane énumëe de ce nerf, pour se porter au petit lobe suspendu sur ce nerf (coy. pi. 5, fig. 1, X X, et même pi., fig. 4, X). De ce petit lobe vous verrez partir, pour se porter sur la bordure supérieure du ventricule, le voile médullaire (voy, pi. 5, fig. 1, r z]h analogue au corps frangé attaché à la tubérosité temporale , et prolongé
tihh \E»TlilOULbS. 247
dans le côté correspondant de la voûte. Enfin , celte voûte elle* même est représentée par le plafond du ventricule cérébelleux » auquel vient s'unir le voile médullaire.
En somme, les caractères analogiques les plus important^ exisr tent entre^Ie ventricule cérébelleux et le vestibule ventriculaira du oerveaa. Ces deux cavités ont une situation médiane et sont corn* prises dans le prolongement de Taxe nerveux, qui, par une partie de sa région supérieure, forme la base ou le plancher de chacune de ces deux cavités. Toutes deux sont terminées en pointe anté^ liearement et prolongées en arrière et sur les cotés en une sorte de canal, parla courbure duquel sort le nerf auditif dans un cas, le nerf optique dans l'autre, comme si cette sorte de galerie latérale avait pour destination de produire au dehors les nerfs issus , en grande partie, de la couche grise, qui forme le plancher du ventricule cérébelleux dans un cas. de la couche optique dans l'autre ; couche grise qui dans les deux cas tient à l'arête médiane du &is* œau postérieur de l'axe nerveux. A la partie postérieure de cette ligne médiane, dans le ventricule cérébelleux, s'ouvre, à la pointe du calamus scriptorius, le ventricule central de la moelle. A la partie postérieure de la ligne médiane du vestibule ventriculaire, s'ouvre l'aqueduc de Sylvius, ventricule central du tronçon pédofH Cttlaire. Nous n'insisterons pas davantage sur cette analogie entre le ventricule cérébelleux et le vestibule'des ventricules cérébraux. Nous sommes convaincu de sa vérité, et de l'utilité qu'elle offre pour l'appréciation des conditions essentielles à Torigine des deux ner& de sensations spéciales les plus importants. Cette question sera traitée plus à fond lorsque nous parlerons des origines des ner&. Hâtons-nous de revenir à l'étude de l'orifice ventriculaire. L'orifice distinct de chaque ventricule ne demande, du côté de la couche optique, que l'indication du contour de sphéroïde qui se monjtre en regard de la lèvre concave de cet orifice {voy, pi. 8, fig. 1, tl). Quant à cette lèvre concave {voy, pi. 8, fig. 1, F* Vb* B*)f elle n'est pas à beaucoup près aussi simple; mais son étude attentive est assez fructueuse pour dédommager du travail qu'elle demande.
2 ''8 DES VEAiTIilCtLEâ.
Entre la iubérosité temporale de la circonvolution de loariet et le bord postérieur du corps calleux, cette lèvre de l'orifice ventriculaire présente à considérejr quatre parties distinctes, coor* bées parallèlement les unes aux ^utres.
Ces quatre parties sont, de Tcjxtérieur du cerveau à rintérienr des ventricules : la région temporale de la circoQVoIation de lourlel (voy. pi. 18, fig. 2, x), le corps godronné (vay. pi. 18, fig. 2, E), le corps frangé {toy. pi. 18, fig. 2, G), la corne d'Ammon (voy, pi. 18, fig. 2, Q).
Les deux premières se prolongent en dehors de Torifice ventriculaire, à partir du bord postérieur du corps calleux {voy. pi. 8, fig. 1.6' X).
La corne d'Ammon règne exclusivement depuis le crodiet de la tubérosité temporale jus^][u au niveau du bord postérieur do corps calleux.
Le corps frangé se prolonge au-dessous du bord postérieur du corps calleux jusqu'à la commissure antérieure, et constitue dans toute son étendue la partie principale de la lèvre concave de lorifice ventriculaire (voy. pi. 8, fig. 1, V V*).
Des deux parties de la lèvre concave de l'orifice ventriculaire qui deviennent étrangères à cette lèvre dès qu'elles ont atteint le borl postérieur du corps calleux, Tune, la région temporale de la circonvolution de l'ourlet, a été cfécrite, nousn'y reviendrons pas; l'autre, le corps godronné ou dentelé, est une production amincie, denteléo, de la substancegrise, insérée dansTintervalleduflaî.c ventriculaire de la région temporale de la circonvolution de Tourlet et du corps frangé. Il naît dans Tangle rentrant que forme le crochet de la tubérosité temporale de la circonvolution de l'ourlet avec cette tubérosité elle-même. Aminci par son bord libre, il est plus épais par sa base. Arrivé au contact du corps calleux, il se soude i son bord postérieur et se prolonge au-dessus de ce corps dans rintervalle de la circonvolution de l'ourlet et du corps calleux luimême (voy. pi. 8. fig. 1, X). On en retrouve la trace dans presque toute Télendue de Tanfractuosité bâtarde par laquelle la circonvolution de Touriet correspond au corps calleux.
La corne d'Ammon concourt avec ces différentes parties à constituer ce bord. Elle est entièrement du côté ventriculaire de l'ouverture, comme la circonvolution de l'ourlet est entièrement du côté cérébral ; tandis que le corps dentelé et leiX)rps godronné rassortent dans leur intervalle. La surface libre de la corne d'Ammon se présente sous la forme d'une saillie longitudinale, blanche, lisse, bosselée, plus renflée du côté de l'angle d'union du crochet avec la tubérosité temporale qu'en aucun autre point. C'est là qu'elle commence pour se continuer jusqu'au niveau du bord postérieur du corps calleux , parfaitement en harmonie de courbure avec le corps frangé, le corps godronné et la circonvolution de l'ourlet elle-même. Les bosselures de la corne d'Ammon semblent correspondre aux dentelures du corps godronné et le simple examen des surfaces de ces différentes parties inspire l'idée que la baie du corps godronné, continuant à se renfler sous la partie adhérente du corps frangé, détermine au-dessous de ce corps un ornas de substance corticale qui lui donne le relief qu'on appelle corne d'Ammon. Chez l'homme on ne voit plus trace de la corne d'Ammon après le bord postérieur du corps calleux, point auquel nous avons vu le corps dentelé se prolonger au-dessus de ce corps et le corps frangé au-dessous.
Qu'on nous permette pour quelques instants de ne tenir aucun compte du nom de corps frangé , de celui de voûte. Nous allons décrire simplement comme une chose distincte, sous le nom de cercle fibreux de l'orifice ventriculaire , ce ruban plat , étroit de sabstance blanche qui de la tubérosité temporale de la circonvolution del'ouriet se porte au bord postérieur du corps calleux au- ' quel il se soude près de la ligne médiane , poursuivant son cours après cette soudure jusqu'au faisceau fibreux, blanc, arrondi, que nous avons vu plonger à la limite antérieure du troisième ventricule dans la substance grise correspondant à l'intervalle des quadrilatères perforés.
Ce ruban fibreux de Torifice venlriculaire, offre dans toute son étendue un bord libre et un bord adhérent. Si nous le suivons, de son extrémité voisine de la commissure antérieure (voy, pi. 18,
S50 DUS VKMTRICULBS.
fig. 2, F), à son extrémité temporale (voy. pi. 18, fig. 2, G), nous le voyons s'élever verticalement d'abord sous la forme d'im faisceau cylindroïde (voy, pi, 8, fig. 1, F* F) du volume d'uni plume de corbeau. Juxtaposé à son congénère près de son origine, il adhère par-devant au bas de la cbison transparente ; litMt en arrière et sur le côté externe , il correspond dans le premier sens à l'angle antérieur du troisième ventricule et dans le second au trou de Monro. Au-dessus de ce trou, il se courbe en arrièm et suit dans sa concayité le bord inférieur de la cldsOn jusqu «i niveau du bord postérieur du corps calleux. Il a graduellement perdu la forme cylindroïde et s'est transfiutné ai un rabaa aplati courbé d'un côté à l'autre ; ayant, par conséquent, un boid convexe adhérent au bord inférieur de la cloison, un bord ootcave tombant au contact de la couche optique qu'il oontoumesiDi lui adhérer. Depuis le bord postérieur du corps calleux jusqu'à! crochet de la tubérosité temporale, il conserve sa ress^nblaoce avec un ruban aplati , sa courbure d'un bord à l'autre , et dam cette étendue son bord adhérent tient à la substance cérébrale dans l'intervalle de la corne d* Ammon et du corps godronné {voy. pi. 18, fig. 2, G), son bord libre reste en regard, presque en contact de la région temporale de la couche optique dont il imite le contour.
Tel est le cercle fibreux de l'orifice veintriculaire étudié dans un seul hémisphère.
Si l'on considère les deux hémisphères réunis on voit que, depuis le voisinage de son origine dans la substance grise du quadrilatère perforé jusqu'au bord postérieur du corps calleux , le cercle fibreux de l'orifice ventriculaire d'un côté est uni sur bt ligne médiane à son congénère. C'est à la toile triangulaire qu'ib constituent par cette union qu'on a donné le nom de voûte, appelant piliers antérieurs de la voûte les faisceaux plongés dans It direction des quadrilatères perforés, et piliers postérieurs, mais surtout corps frangés, la partie du cercle fibreux de l'orifice ventriculaire qui occupe l'intervalle du bord postérieur du corps calleux et de la tubérosité temporale de la circonvolution de l'ooriet.
hW VfiNTiilCpLES. S51
Constituée comme nous l'avons dit, la voûte présente la forme d'un triangle isooèle dont la base assez courte est attachée au bord postérieur du corps calleux, et dont le sommet aigu s'insère dans llntenralle des piliers antérieurs au voisinage de la commissure an- Mfîrare. On appelle bords libres de la voûte les bords du ruban HNpeax de rorifioe ventriculaire transversalement appliqués autour des couches optiques. La fece supérieure de la voûte reçoit dins toute sa longueur sur la ligne médiane l'insertion du bord concave de la cloison : c'est dire que la voûte elle-même offre d'arrière en avant une légère convexité. En dehors de ce bord eoncave de la cloison la face supérieure de la voûte n'est autre cJMe que celle du ruban fibreux de l'orifice ventriculaire dans 1^ rfgîpn intermédiaire au bord postérieur du corps calleux et à la eoBunissure antérieure. La face inférieure de la voûte présente, itm l'intervalle des cercles fibreux de lorifice ventriculaire, de^ itaies transversales. Ces stries et les faisceaux dans l'intervalle desqueb elles se montrent dessinent une figure à laquelle on a donné le nom de lyre. Nous ne nous arrêterons pas à cette figure. Noos avons à cœur de comprendre la structure des parties et non d'insister sur des considérations d'un intérêt très-secondaire. Or 00 qu'il y a d'important dans Tétude de Torifice ventriculaire , c'est la considération du ruban fibreux qui se porte de la commissure antérieure au crochet de la tubérosité temporale, décrivant presque les trois quarts d'un cercle.
Le cercle fibreux qui forme la lèvre concave de l'orifice ventriculaire est situé près du plan vertical médian, dont il s'écarte on peu dans sa région temporale. Il s'unit par ses extrémités à celles de la lèvre convexe du même orifice, formée par le contour de la couche optique. Celle-ci appartenant au cône pédonculaire, tandis que la lèvre concave de l'orifice appartient en partie à la dieonférence de l'ouverture de l'hémisphère, on conçoit, d'après ttoomparaison que nous avons faite précédemment, comment la panû ventriculaire qui se termine à la lèvre concave de son ori^ fiœ est la surface de la concavité de l'hémisphère comparée à la eoQcavilé de la voûte d'un champignon ; tandis que la paroi ven-t
252 DES VENTBICULE8.
triculaire, dont la lèvre convexe de 1 orifice e$t formée par la couche opjtique, est la surface du cône pédonculaire comparée à la tige d'un champignon.
Mais nous ne pouvons terminer notre examen de Torifice du ventricule latéral sans remarquer qu'avec la surfieice de la coodie optique qui fonne la lèvre convexe de cet orifice se continue le tractus optique, qu'avec la tubérosité temporale de la circonvolution de l'ourlet, qu'avec l'extrémité correspondante du cerdc fibreux de Torifice ventriculaire , se combine une expansion membraneuse du irême nerf (roy.pl. 18, fig.2, F). Nous savons d'ailleurs que les racines du nerf olfactif sont combinées avec la tubérosité temporale elle-même et l'autre extrémité de la circonvolution de l'ourlet, de sorte que les deux lèvres de l'orifice ventriculaire, dont Tune est sur le prolongement du faisceau postérieur de la moelle, et dont l'autre forme la lisière, la circonférence de l'ouverture de la grande cavité cérébrale , reçoivent des expansions du nerf optique et du nerf olfactif.
Ce n'est pas ici le lieu de tirer des conséquences de ces rapports intimes qui existent entre les nerfs optiques et olfactif et les deux lèvres de l'orifice ventriculaire ; mais il y aurait de l'inconvénient à négliger de signaler des connexions de cette nature.
VENTRICULES LATERAUX.
Il y a deux ventricules latéraux. Chacun d'eux forme la cavité dont est creusée la substance même de l'hémisphère.
Pour mettre à découvert les ventricules latéraux et permettre de bien voir toute l'étendue de leurs parois, deux préparations sont nécessaires. Sur un hémisphère séparé on doit, au niveau du milieu du corps calleux, traverser, avec un scalpel, l'intervalle qui sépare l'anfractuosité externe de la circonvolution de Tourlet de la paroi supérieure du ventricule. Cela fait, exciser successivement en arrière et en avant , jusqu'au voisinage du quadrilatère perforé , toute la circonvolution de l'ourlet , les parties attenantes du corps calleux , ainsi que les replis gris et blancs qui
doublent la région Icmporale de la circonvolution de lourlet, tout en respectant le crochet et la tubérosité temporale de cette circonvolution. Lorsque toutes ces parties sont excisées , Thémisphère sur lequel on opère tombe en dehors et ne tient plus à son congénère que par les piliers antérieurs de la voûte , la commissure antérieure et le tronçon pédonculaire. Il faut exciser encore ces piliers de la voûte et le pédoncule cérébral au-dessus de la limite interne, et derrière la limite postérieure du quadrilatère perforé. Cette préparation met à découvert toutes les parties externes et basilaires du ventricule latéral (voy. pi. 18, fig. 2.).
Une autre préparation essentielle pour montrer les parois internes et tout ce qu'on a retranché dans la préparation précédente consiste dans 1 ouverture de toute l'étendue du ventricule latéral par la surface convexe du cerveau. Il faut , pour cela, pénétrer dans le ventricule en traversant obliquement la base de la circon- Tolotion d*enceinte de la scissure de Sylvius, et exciser avec cette circonvolution toutes celles de la convexité du cerveau ; en respectant au moins la moitié interne de la première circonvolution de deuxième ordre, qui parcourt la grande circonférence de T hémisphère dans toute son étendue (roy. pi. 12, fig. 1). Les cerveaux durcis dans Talcool sont les plus favorables pour ces préparations, qu on peut cependant encore exécuter avec succès sur des cerveaux frais.
Quant aux ventricules médians, celui de la cloison et le troisième ventricule, l'ouverture du corps calleux exactement sur la ligne médiane et le renversement des hémisphères en dehors sont tout ce qu'il faut pour en prendre une idée complète (voy. pi. 8,
fig. 1).
Dirigé de l'extrémité antérieure à l'extrcmité postérieure du cerveau , retournant de celle-ci vers l'extrémité la plus avancée du lobe temporal, le ventricule latéral présente, d'après ce trajet, deux régions superposées en avant , creusées dans l'hémisphère, l'une au-dessus, l'autre au-dessous du segment de cône pédonculaire (toy. pi. 12, fig. 1, et fig. 2; voyez aussi pi. 18, fig. 2). C'est ainsi que les deux régions frontale et temporale de la sur-
254 DE9 VËIlTIIlClJLfiS.
face externe de l'hémisphère, dans Tépaisseitr desquelles est creusé le ventricule latéral , se trouvent ruhê au-dedsas, raatic an-dessous de Tinsula qui traduit la base du cône pédoDCiikiit ( wy. pi. 12, fig. 1, JE" C C C, rinsttla : //, région fttmtalêft ^périeure du ventricule latéral ; K, sa région temporal^. Os deux régions superposées du ventricule se réunissent en arriève dans l'extrémité occipitale du cerveau {voy. pi. 12, L Lt extrémité occipitale du ventricule latéral ) , comme les deux région frontale et temporale de Thémisphère, èonsidéré à rextétienr, tiennent à sa région postérieure ou occipitale. Dans sa plus grande longueur d'avant en arrière , le ventricule oflfire une légère concavité supérieure correspondant à la courbure du corps callesi et constamment en arrière du bord postérieur de ce corps ; il pré* sente par en haut une convexité, à laquelle correspond la sdssiuv postérieure delà face interne [voy. pi. 12^ fig. 1, M*). Daaifli marche oblique, de l'extrémité occipitale jusqu'à la teinporak, il présente un faible degré de concavité supérieure.
La terminaison frontale de la cavité ventriculaire est obtuse comme un cul- de-sac cofjcave. Sa terminfiison dans la tabérosilé temporale a la même disposition à peu près ; tandis que Festié* mité postérieure se trouve prolongée en pointe légèrement aplatie de haut en bas. Ainsi, dans ses dispositions principales la cavité ventriculaire correspond aux dispositions et aux divisions la plus remarquables de Thémisphère ; ses extrémités s'aecororoodent aux formes des extrémités frontale , occipitale et temporale de l'organe. Il n'y a pas jusqu'à la scissure postérieure de la to interne ( rôt/, pi . 12, fig. 1 , 3f) qui ne soit tradtntu dans la ooape du ventricule par une anse correspondante (voy. pi. 12, fig. lt M' ) adossée par sa convexité au sommet de l'anse bien aotrettient considérable que représente le contour de l'insertion pédon* culaire traduit par la région externe de la scissure de SyWm {rojf. pi, 12, fig. 1,JB').
Pour faire comprendre l'ensemble des prindpalee fégioni dt ventricule latéral , on peut dire qu'il est assez exactement représenté par la position de l'index et du pouce étendus à quelque
DBS VENTRICULES. 255
distance Tan de l'autre et appliqués à la surface d'un œuf compris dans leur intervalle. Il faut supposer la main en supination. L'index représentée partie supérieure du ventricule, plus avancée; lepoaœ, sa partie temporale, plus déclive. L'intervalle angulaix des deux os du métacarpe correspondant au pouce et à rindex représente le prolongement anguleux postérieur du ventricule.
L*inter\'alle de Tindexet du pouce que nous remplissons par un QRif est occupé dans les ventricules par le» masses obrondes développées à la surface du cônepédonculaire. On voit encore, dans cette situation des deux premiers doigts de la main ^ comment la face inférieure de l'étage supérieur du ventricule, figurée par la face pidmaire de rindex, devient, en passant dans la région inférieure^ la fàce supérieure de la région temporale de cette cavité, figurée par la &oe palmaire et le côté externe du pouce (roy. pi. 12,
fig.i).
Voici du reste ce qu'on remarque en considérant Tintérieur de la cavité ventriculaire (voy. pi . 18 , fig. 2) . On voit se renfler contournées de la région supérieure dans la région inférieure de ses cavités, deuxéminences considérables, inscritesl'une danslautre, formant une seule masse par leur union. La plus interne de ces éminenoes est appelée couche optique ( tay, pi. 18, fig. 2, M X X T, couche optique); l'externe, corps strié (voy. pi. 18, fig. 2, D DIT D' Z7", corps strié).
Considérées ensemble , ces éminences constituent le cône , ou mieux le segment de cône pédonculaire. Comme nous lavons dit déjà , le pédoncule cérébral est loin d'offrir exactement la forme amende. Il est moins inexact de comparer sa forme à celle d'un rein bosselé, dont le quadrilatère perforé serait la scissure. Il faut^ pour ajqyréder ce que cette comparaison peut avoir d'exact , le regarder de dedans en dehors lorsque le ventricule latéral est bien ouvert (voy. pi. 18, fig. 2). Le nom de cône étant consacré, nous le coYiserverons sans inconvénient pour la clarté de la description*
La surface entière de ce segment de cône dans le ventricule latéral constitue la partie pédonculaire du ventricule , partout
S56 DES VENTRiCliLES. *'
plus ou moins convexe. Le reste du ventricule latéral est sa partie cérébrale , beaucoup plus étendue que la pédonculaire et partant plus ou moins concave.
La couche optique constitue un renflement presque complètement circulaire , développé sur la partie supérieure du cône pédonculaire, àsonentréedansleventriculelatéral (toy.pl. 18, fig.S, iV, coupe du tronçon pédonculaire; MXXT U K , la coudie optique).
Attachée sans aucun intermédiaire sur la limite anté|ieare externe de la paire antérieure des tubercules quadrijumeaux , juste au niveau du point où le tronçon pédonculaire se bifurque , la couche optique , dépendance de la région supérieure du tronçon pédonculaire au même titre que les tubercuka quadrijumeaux eux-mêmes , présente avec ces corps une assez grande analogie d*aspect. Elle les surpasse de beaucoup en volume; aussi, loin de rester comme les tubercules quadrijumeaux au-dessus de la partie la plus élevée du tronçon du pédoncule , elle retombe en dedans et en dehors de sa région fasciculée, s'arrondit en ceinture autour de cette région inférieure du pédoncule , enveloppe à-dlc seule plus des trois quarts de sa circonférence, et achève de la ceindre par des émanations directes de sa substance.
Un renflement aussi considérable succédant immédiatement à un renflement aussi médiocre que les tubercules quadrijumeaux, il en résulte un enfoncement anguleux au niveau de leur point de contact (toi/, pi. 2, flg. 4j. La glande pinéale est située à la limite interne de cet enfoncement. C'est du même point aussi que part, pour se porter en avant, le trait blanc \J\jabeiuB] qui indique la limite supérieure de la paroi latérale du troisième ventricule. On a considéré cette paroi comme une facette verticale de la couche optique, plus grise que le reste de sa surface. Ce trait blanc, se portant au contact du pilier antérieur de la voûte, indique, par sa jonction avec ce pilier, la limite interne la plus avancée de la couche optique.
De l'extrémité externe de l'enfoncement anguleux qui sépare la couche optique du tubercule quadrijumeau correspondant, part
ftE8 VENTRICULES, 257
un petit faisceau blanc plus ou moins renflé dans son cours. Ce petit faisceau descend obliquement en dehors, et se joint bientôt à la partie interne de la couche optique retournée dans la région temporale du ventricule. Au-dessous de ce renflement d^union de la paire antérieure des tubercules avec la couche optique, on en remarque un autre plus volumineux , plus blanc , ovalaire , dont l'extrémité postérieure interne amincie tient à la paire postérieure des tubercules, tandis que sa moitié antérieure externe s*unit au prolongement retourné de la couche optique dans la région tem* porale du ventricule , tout près du crochet de la tubérosité temporale de la circonvolutiifti de Tourlet. Il se confond là avec un mban blane qui semble, dans ce sens, terminer la couche optique die-mêroe, et que nous avons eu déjà plusieurs fois occasion de désigner sous le nom de tractus optique. Les deux petits renflements d'union des tubercules quadrijumeaux avec la couche et le tractus optiques , sont appelés corps genouillés, et distingués en interne et externe. La partie du tractus optique comprise entre le crochet de la tubérosité temporale et la région fasciculée du pédoncule , indique dans cette région temporale du ventricule la terminaison de la couche optique, comme le pilier antérieur de la voûte auquel se rend le trait blanc émané de la glande pinéale, indique l'extrémité la plus avancée de la menie couche , dans la région antérieure du ventricule latéral.
Une grande courbe décrivant presque les trois quarts d'un cercle, part du pilier antérieur de la voûte, en dehors duquel elle remonte , pour se porter bientôt obliquement en arrière , puis se retourner en bas et en avant dans la région temporale du ventricale , qu'elle suit dans sa paroi supérieure , jusqu'à la rencontre du crochet de la tubérosité temporale et du tractus optique. Cette ligne trace nettement la limite externe de la couche optique. Toute la partie renflée de cette couche fait saillie dans Taire du triangle curviligne compris entre ce grand segment de cercle, la ligne blanche allant du pilier antérieur de la voûte à la glande pinéale, et enfin la ligne d'union de la paire postérieure des tubercules avec le tractus optique.
258 DES VE5îTllICtTLE8.
Le sommet tronqué de ce triangle se trouve sur la ligne d'union de la couche optique , avec la paire antérieure des tubercules quadrijumeaux. Toute l'aire de ce triangle est blanchâtre , et présente çà et là des bosselures oblongues ayant constanonient leur graijd diamètre dans le sens du bord du triangle , duquel elles sont le plus rapprochées. Sous les noms de corps genouillcs interne et externe, nous avons déjà désigné deux de ces renflements qui servent à lunion du tractus optique, et de Textrémilé temporale de la couche optique avec les tubercules quadrijumeaux.
On voit encore assez souvent un de ces renflements en saillie au-dessus de renfoncement anguleux qui sépare la couche optique du tubercule quadrijumeau antérieur. Ce renflement n'a pas reçu de nom propre. On en rencontre fréquemment un autre innominé, comme le précédent , sur la limite de la couche optique, voisine du pilier antérieur de la voûte.
L'angle antérieur de la couche optique compris entre Torigine de sa limite externe, près du pilier antérieur de la voûte, et la terminaison au contact de ce pilier du trait blanc ^^enantdela glande pinéale est émoussé, il correspond au trou de Monro.
Son angle temporal est combiné avec le tractus optique. Son angle postérieur tronqué se trouve au contact de la paire antérieure des tubercules quadrijumeaux.
Lorsque l'on considère attentivement la surface blaticbâtre de la couche optique dans le ventricule latéral , on ne peut méconnaître que celte surface est composée de fibres dirigées presque toutes dans le sens de sa courbure. Ces fibres blanches éraillées par places peuvent être Suivies, quelque part qu'on les considère, vers le tractus optique auquel se rendent évidemment aussi les faisceaux d'union des deux paires de tubercules. Vers l'angle tronqué qui s'unit aux tubercules quadrijumeaux on observe des fibres dirigées en sens inverse des précédentes , avec lesquelles elles ne tardent pas à se continuer en se courbant. Celles-ci divergent du tronçon au cône pédonculaire. Ces directions fibreuses de la couche superficielle de la couche optique", le concouré da plus grand nombre dans le tractus optique, sont bien proprH
DfiS VENTRICtLGS. 259 '
à JQstifier le tiorri qu'elle porte. Les émanations qui du tractus optique se portent aux tubercules quadrijumeaux n'infirment tiuHement cette idée , mais elles inspirent celle que la couche q)tique n'est pas elle seule le lieu d'origine des nerfs visuels.
Te tractus optique étant une émanation de la couche optique, et 86 prolongeant jusqu'au chiasma au-dessus duquel correspond Tangle antérieur de la couche optique, confirme ce que nous avons dit précédemment , que la couche optique avec ses émanations ibrnie une ceinture complète autour de la région fasciculée du pédoncule.
Noos ne terminerons pas notre examen de la couche optique , Mins faire remarquer que son extrémité antorieilte se trouve au contact du pilier antérieur de la voûte , par conséquent très- Voisîne de l'extrémité interne du quadrilatère perforé. Son extrémité externe correspond au crochet de la tubérosité temporale, par conspuent à l'extrémité externe du quadrilatère perforé. Enfin le tractus optique, émanation directe de la couche optique, se trouve loudé directement au bord postérieur du même quadrilatère.
Sur les limites externes de l'espèce d'anneau que représente h couche optique, se renfle une seconde éminence considérable, qu'on appelle le corps strié (voy, pi. 18 , ûg. 2, U' UU IP' ). Ce corps , arrondi en sèment de cercle , ceint et limite la base da cône pédonculaire , comme nous avons vu la couche optique ceindre et limiter le sommet tronqué du même cône. En deçà de la couche optique, ce n'est plus le cône , mais le tronçon pédonculaire qu'on rencontre. Plus de cône pédonculaire non plus au ddà du corps strié , c'est l'hémisphère cérébral. Tout ce qu'on voit du corps strié dans le ventricule est compris entre deux lignes courbes , irrégulières , dont la première nous est connue ; . c'est celle que nous avons vue naitre sur la limite externe de la couche optique , au contact du pilier antérieur de la voûte, et se terminer dans la région temporale du ventricule, en s'unissant au crochet de tubérosité de la circonvolution de l'ourlet. Cette ligne détermine à la fois la limite externe de la couche optique et la interne du corps strié. La ligne qui détermine la limite
260 nCS VENTRIMULES.
externe de ce dernier corps commence au même point que la première , et se porte en avant , suivant le fond d'un enfoncemeot anguleux, au côté interne duquel s'élève verticalement la cloison transparente , tandis qu'à son coté externe , c'est la surface da corps slrié qui se renfle. Sur la limite antérieure de la base de la cloison, la limite excentrique du corps strié se détourne et monte en dehors , suivant toujours le fond d'un enfoncement anguleux eu dedans duquel on voit se renfler le corps strié , tandis que de l'autre côté se creuse la face interne ou ventriculaire da corps calleux. Devenue extérieure au corps strié, cette ligne qui trace sa limite externe , continue à suivre l'enfoncement anguleux qui le sépare du corps calleux , jusqu'aux approches do bord postérieur de ce corps. -Elle s'en éloigne alors pour descendre dans In région temporale du ventricule où elle se termine au crochet de la tubérosité de la circonvolution de l'ourlet.
Ainsi, cette ligne qui trace la limite externe du corps strié, commence et finit aux mêmes points où commence et finit la ligne qui trace sa limite interne. Elle forme seulement une anse plus grande ; et quand on la considère avec le quadrilatère perforé qui sépare ses deux extrémités , on lui trouve quelque analogie avec la ligne qui dessine le profil du rein, ou mieux encore celui de l'oreille de Thomme. La scissure du rein , dans un cas, ou l'antitragus dans l'autre , représentent l'espace occupé par le quadrilatère. Le plus grand segment d'ellipse qui circonscrit l'oreille ou le rein et dont les deux extrémités aboutissent à l'antitragus dans un cas, à la scissure rénale dans l'autre, représente le segment d'ellipse qui dessine le contour exc.ntrique du corps strié. La surface de ce corps se renfle entre sa limite excentrique et salimite concentrique ou ligne d'union avec la couche optique. L'écartemcnt do ces deux lignes est plus considérable en avant que partout ailleurs. Plus étendu, plus gris, plus uniforme dans sa saillie que la couche optique, le corps strié offre son plus grand volume à la partie basilaire la plus avancév? de la région antérieure du ventricule. De cette extrémité antérieure à la partie la plus reculée de la courbe postérieure qu'il forme en dehors de \%
courbe postérieure de la couche optique , il diminue graduellement de saillie et de largeur. Puis, recourbé dans la région temporale du ventricule dont il constitue avec les prolongements correspondants de la couche optique la paroi supérieure , il va so terminer au contact de la partie ventriculaire de la tubérosité de la circonvolution de Tourlet. Quelquefois il s'élargit un peu avant de parvenir h la base de cette tubérosité. D'autres fois, il se décompose en plusieurs petites masses grises qui se portent isolément à la partie ventriculaire de cette tubérosité.
D'après les particularités de sa forme , on distingue au corps strié une grosse extrémité, c'est lantérieure; une petite, la temporale. On a donné le nom de corps strié à cette éminence, parce qu'en enlevant la substance grise renflée dans le ventricule , on découvre des stries formées par des faisceaux fibreux blancs, rayonnant de la limite externe de la couche optique à la limite externe du corps strié. Nous étudierons ces faisceaux fibreux en nous occupant de la structure intime des parties dont nous ne devons jusqu'ici considérer que les contours extérieui*s.
J'ai vu quelquefois en dehors du corps strié quelques petits ilôts de matière corticale, qui semblaient comme ses satellites. Ces variétés et quelques autres ne peuvent être bien apprises que par une pratique assidue de l'anatomie du cerveau. Nous en aurons dit assez pour le moment , si nous avons bien fait comprendre que, renfermé dans l'intervalle de deux courbes réunies par leurs extrémités, le corps strié se rattache par l'une d'elles, l'interne , à la couche optique , comme nous avons' vu celle-ci se rattacher aux tubercules quadrijumeaux , et que , par la courbe (lui trace sa limite externe et termine en même temps la base du cône pédonculaire, ce même corps strié se rattache à Thémisphère cérébral. C'est donc suivant sa circonférence que s'opère la greffe du cerveau sur le prolongement pédonculaire. Enfin, les angles d'union des deux courbes qui le limitent correspondent , l'antérieur au pilier antérieur de la voûte , au-dessus du bord interne du quadrilatère perforé ; et l'angle temporal de ces lignes se rattache à la tubérosité temporale soudée à l'angle postérieur
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externe du même quadrilatère. De sorte que pour le corps strié comme pour la couche optique , le quadrilatère perforé est on terme commun , servant à rattacher l'une à l'autre leur extrémité temporale et leur extrémité frontale.
Dans renfoncement qui sépare }a couche optique du corps strié, on observe dans toute l'étendue de la ligne qui décrit cette limite , une bandelette blanchâtre , légèrement saillante , demi* transparente et nommée , pour cette dernière raison , bandelette cornée. Cette bandelette naît au contact du pilier antérieur de 1% voûte et aboutit à un petit repli , toujours visible , à l'union du crochet de la tubérosité temporale avec la paroi ventriculaira (voy. pi. 18, Gg. 2, Y). Nous avpns assez soigneusement décrili la ligne qui limite en dehors la couche optique , en dedans le corps strié . pour n'avoir plus besoin d'y revenir à l'occasion da cette bandelette qui la suit dans tout son cours. On a décrit avec la bandelette cornée une autre bandelette, la demi-drcolaire ; la première, plus superficielle , opaline, demi- transparente; la seconde, un peu plus profonde, franchement blanche.
On remarque également en dehors du corps strié , dans toute rétendue de la courbe qui détermine sa limite externe, une bandelette analogue à la précédente. Cette dernière n'a pas reçu de nom propre. Elle est quelquefois, particulièrement chez les noa* vei\u-nés , très-facile à voir aussitôt qu'on a ouvert le ventricule. D'autres fois, il faut une dissection délicate pour la manifester. Nous nous contenterons de la signaler ici, son étude devant, comme celle de la précédente, revenir à l'occasion de 1^ structure.
Cherchons maintenant k bien saisir les rapports de la couche optique et du corps strié avec les parties qui les entourent. L'hémisphère étant séparé de son congénère et posé sur sa face externe {voy. pi. 18, fig. 2) , le corps strié et la oouche optique, considérés ensemble , représentent une colline autour de laquelle se creuse le ventricule latéral. La limité de cette colline, du côté d.î la base du cerveau , correspond au quadrilatère perforé. La ligne excentrique des ventricules, le cercle fibreux de le^r ori&ïe,
la grande circonférence de rhémisphère , aboutissent au même quadrilatère.
La colline que représente le segment de cône pédonculaire présente deux étages circulaires , qui sont la couche optique et le corps strié surmontés par un sommet oblique qui est Textrémité du tronçon pédonculaire {voy. pi. 18, fig. 2, N). Les parties de la base de cette colline qui regardent la base de l'hémisphère, se confondent avec le quadrilatère perforé, qui fait ainsi partie de la masse développée autour des prolongements du pé« doncule dans Thémisphère.
Si nous revenons actuellement à la considération des parties décrites comme cernant Torifice ventriculaire , et rattachées à la fois à la circonférence de Touverture cérébrale et au quadrilatère perforé {voy. pi. 8, fig. 1, P" FX 6* 5' ) , nous voulons parler de la voûte et de ses dépendances précédemment décrites, occupant toutes le plan vertical médian du cerveau, dont elles ne s'écartent qu'au lieu de passage du tronçon pédonculaire, noua voyons toutes ces parties réunies en deux points avec celles qui forment la surfisu^e du cône pédonculaire. Ces deux points sont la base du pilier antérieur de la voûte et le crochet de la tubérosité temporale de la circonvolution de Tourlet. Une coupe transver* sale du cerveau au niveau de ces points, donne pour section du ventricule un triangle {vay, pi. 13 , fig. 1 , et pi. 14 , fig. 2). Toutes les surfaces ventriculaires extérieures au corps strié, sont disposées de manière à joindre ce corps aux différentes parties qui constituent Torifice ventriculaire. Ainsi, dans les régions antérieures, c'est le corps calleux qui forme ce moyen d'union. On le voit se porter de la circonférence du corps strié à la base de la cloison transparente. Il se creuse en cul -de-sac, à la partie antérieure , s'arrondit en berceau dans ses parties moyennes , s'élargit au passage de la région frontale à la région temporale du ventricule , en proportion de la dilatation qu'a subie ce lieu de concours des trois régions ventriculaires. Enfin , les parois d'union de la base du cône pédonculaire avec l'orifice de cette cavité, se creusent en pointe dans Textiémité postérieure ducer-
veau. Mais toujours , malgré ces accidents de forme , les para» blanches ventriculaires qui représentent la concavité interne de l'hémisphère, tiennent d'un côté autour du corps strié, de l'antre à l'orifice ventriculaire.
Ces parois blanches du ventricule latéral, intermédiaires à la limite excentrique du corps strié et au cercle fibreux de rorifice ventriculaire , sont composées de fibres qui rayonnent de la circonférence externe du corps strié au bord adhérent du cercle fibreux de l'orifice ventriculaire. Cela se voit sans peine, partieslièrement à la face ventriculaire du corps calleux. Les fibres des parois blanches du ventricule latéral offrent donc une direction opposée à la direction des deux anneaux circapédonculaires , la couche optique et le corps strié, ainsi qu'à celle du cercle fibreux de l'orifice ventriculaire.
Les anneaux circapédonculaires, le cercle fibreux de l'orifice ventriculaire, sont situés dans un plan à peu près vertical, à peu prbs antéro-poslérieur. Au contraire , les fibres des parois blanches ventriculaires sont situées dans des plans qui partout coupent celui des anneaux circapédonculaires et du cercle fibreux de l'orifice ventriculaire. De telle sorte, vu la forme des cercles circapédonculaires et la disposition rayonnante des fibres qui, de la limite excentrique du corps strié , s'arrondissent en tout sens pour constituer le plafond ventriculaire, que les diverses coupes pratiquées parallèlement à la direction de ces fibres convergent au centre de ces anneaux circapédonculaires, c'est-à-dire dans le prolongement des parties fibreuses du pédoncule cérébral, centre duquel rayonnent toutes ces fibres.
Or, cette double direction des diverses parties visibles à l'intérieur des ventricules latéraux nous montre, à l'intérieur de ces cavités, quelque chose d'analogue à ce que nous avons obsené dans les lignes circonvolulionnaires. Les unes nous ont présenté une disposition circulaire. Situées toutes dans un plan antéro-postérieur plus ou moins rapproché du plan vertical, se réunissant en un même lieu de la base du cerveau. Celles-ci n!petent exactement, dans des proportions plus grandes seulement.
la disposition des anneaux circapédonculaires et celle du cercle fibreux de l'orifice ventriculaire. Les autres circonvolutions , au contraire, dont le sommet de Tinsula forment le centre, nous ont paru rayonner de ce centre à tous les points de la convexité du œrveaH, jusqu'à la limite la plus excentrique de cette convexité. De telle sorte que des coupes pratiquées suivant les lignes principales de ces circonvolutions rayonnantes, seraient partout perpendiculaires aux cercles circonvolutionnaires antéro-postérieurs ai même temps qu'elles convergeraient vers le sommet de Tinsdla , et se confondraient à la face interne des ventricules avec les coupes pratiquées suivant la direction des fibres rayonnantes des parois blanches de ces cavités.
Nous ne pousserons pas plus loin l'examen de ces analogies. Notre but sera atteint, si ce que nous venons de dire fait bien comprendre que les deux directions opposées qu'on observe entre les différents cercles ventriculaires et les fibres des parties blanches de ces ventricules, intermédiaires au cercle de son orifice et aux anneaux circapédonculaires, se rapportent aux deux directions opposées qu'on reconnaît entre les circonvolutions en anses antéro-postérieures verticales et les circonvolutions qui rayonnent du sommet de l'insula à la grande circonférence du rhcmisphère.
Ainsi le ventricule latéral se rapporte par sa forme à la forme générale de l'hémisphère. Les parties qu^on observe à ses surfaces procèdent, comme celles qu'on observe à la surface de l'hémisphère du cône pédonculaire. Moins homogènes que celles de l'extérieur du cerveau, les surfaces du ventricule latéral présentent, comme les circonvolutions elles-mêmes, deux directions principales opposées Tune à l'autre , convergeant Tune et l'autre vers le pédoncule cérébral.
966 H^liMfi
BÉ8UMË DB l'Étude extérieurb du cerveau.
L4 ma^se oérébrale est divisée en deux moitiés distincte«, Chacune de œs ipoitiés porte le noni<l 'hémisphère ou d£ gmod lobe cérébral.
!|Lie^ deux hémisphères tiennent Tun à Tautre par les pédoncales en bas; en dedans, le corps calleux et quelques autres productions médianes occupant les régions ventriculaires.
Toutes ces parties d'union des deux hémisphères difibrant beaucoup par leur aspect de celui des hémisphère^ eux-mêmes, et Ton est fondé à reconnaître dans chaque hémisphère un cerveu distinct , à admettre , par conséquent , l'existence de deux cerveaux.
Une des choses les plus remarquables qu oifre l'extérieur dei hémisphères, est la scissure de Sylvius à laquelle appartient, comipe dépendance , l'espace que nous avons décrit sous le non de quadrilatère perforé.
Sans une considération très attentive de la scissure de Sylvius , il me semble impossible de comprendre le cerveau , mêine dans sa forme , et non moins impossible de comprendre les circonvolutions sans partir du quadrilatère perforé, c'est-à-dire des nerfs sensoriaux , comme de leur centre oommun.
Les excroissances connues sous le nom de circonvolutions qui composent toute la surface extérieure des hémisphères sont de quatre ordres différents.
Le premier ordre est formé par la circonvolution de l'ourlet issue du quadrilatère perforé , l'entourant par sa petite région , région horizontale , tandis que, par sa grande région, région ve^ ticale , elle cerne le corps calleux et le tronçon pédonculaire et forme la lisière de la grande couche corticale de l'hémisphère.
Le second ordre de circonvolutions en comprend deux. Elles ont pour caractère commun de naître sur les limites du quadrilatère perforé , soudées à la région de la circonvolution du premier ordre qui en fait la marge, et de décrire l'une et l'autre un
DB l'bTUDB EXTBBIKUAE DU CERVEAU. 267
cercle presque complet , situé dans un plan vertical ou voisin du vertical.
La première de ces deux circonvolutions du second ordre parcourt le plus grand contour de rhémispbère au contact du plan vertical médian. Ia seconda çst la circonvolution d'enceinte de la gôssure de Sylvius.
Les circonvolutions du troisième ordre rayonnent de la circon« {érence excentrique de celle du premier ordre à la circonférence concentrique de chacune des circonvolutions du second ordre. Les unes remplissent la &ce interne de l'hémisphère , les autres sa &ce externe , si Ton veut accepter ce nom pour l'espace inscrit dans la scissure de Sylvius.
Enfin, les circonvolutions du quatrième ordre rayonnant de la petite h la grande circonvolution du deuxième ordre, remplissent' Tintervalle existant entre ces deux lignes circonvolutionnaires , et occupent la surface cpnvexe de l'hémisphère et le triangle or-
g Utaire de sa base.
i Parmi toutes ces circonvolutions, celle du premier ordre seule émane dircctenient du quadrilatère perforé. Avec elle seule se combinent des racines de l'olfactif, des émanations de l'optique. Les circonvolutions de deuxième ordre émanent de la marge du quadrilatère , formée par une partie de la circonvolution du premier ordre. Celles du troisième ordre ont toutes une direction convergeant vers le quadrilatère, quoiqu'elles ne l'atteignent jamais directement. Mais elles tiennent encore à la circonvolution du premier ordre, dans laquelle se fondent des racines nerveuses. Dans les circonvolutions du quatrième ordre , qui sont les plus éloignées , les plus indépendantes du quadrilatère perforé , on observe encore une tendance générale dans la direction de ce quadrilatère , tendance marquée par leurs communications conr stantes avec les lignes circonvolutionnaires qui s'y rendent et leur mode d'anastomose avec ces lignes ; mais à cela se bornent leum relations avec le quadrilatère perforé ; jamais elles ne l'atteignent, pas noême sa marge. Les circonvolutions du quatrième ordre rayounant de l'une i l'autre des deux circonvolutions de deuxième
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ordre, au flanc centripète desquelles nous avons vu se rendre les rayons de troisième ordre émanés de la circonvolution de Toorlet, pourraient elles-mêmes être considérées comme une sorte de jprolongement des circonvolutions de troisième ordre, au delà des replis formés par les circonvolutions de deuxième ordre. Dans ce cas t toutes l^s circonvolutions seraient des anses émanées dti quadrilatère perforé ou de sa marge.
L*étude approfondie des circonvolutions démontre donc la grande importance de ce quadrilatère si négligé dans toutes les descriptions. Plus nous avancerons dans la connaissance de IV natomie du cerveau , plus nous pénétrerons profondément dans sa structure , et plus nous verrons de raisons pour attrilNier un rôle capital à Cét espace , duquel semblent émaner toutes les circonvolutions; tandis qu'il est en même temps le lieu decon* cours des deux nerfs qui naissent du cerveau , lolfactif et l'optique, et, de plus, comme cela sera démontré plus tard , le terme des prolongements qu'envoient au cerveau les faisceaux postérieurs de la moelle, avec lesquelles se combinent les racines sensoriales des nerfs spinaux , les nerfs acoustiques et les trijumeaux.
Le quadrilatère perforé nous paraît être la partie fondamentale du cerveau.
CARACTÈRES DISTINCTIFS DU CERVEAU DE l'iIOMME.
Mais sans anticiper sur des notions que ne donnent pas entièrement les simples études auxquelles nous nous sommes livré jusiiu'à présent , voyons si les connaissances que nous avons acquises suffisent pour déterminer les caractères du cerveau do l'homme. Nous n'avons fait encore que l'examen des form<^; ce doit être assez pour assigner les caractères distinctifs du cerveau de rhomme , pour montrer en quoi il diffère des cerveaux des animaux.
Il en est ainsi pour la comparaison des animaux entre eux.
Point n'est besoin de les anatomiser profondément pour établir leurs différences, il suffit de connaître leurs formes extérieures.
»E L^BTrnE EYTÉRIEUIIE ÏIV CERVEAi:. 269
C*est là un priixâpe de premier ordre dont aucun savant n'a plus hautement proclamé et plus puissamment démontré la valeur que M. de Blainville , en même temps qu'il a fait comprendre que cette forme extérieure traduisait toujours le système nerveux.
Or, si la forme extérieure suffit pour distinguer et classer les animaux entre eux, pourquoi n en serait-il pas de même pour la partie principale de leur système nerveux, ce zoomètre par excellence, suivant Tbeureuse expression de M. Yirey t
A priori , il est raisonnable de le penser ; nous allons voir d'ailleurs ce que démontre Texamen comparatif des formes du cerveau de l'homme et des cerveaux d'animaux.
Deux ordres de parties bien distinctes entrent dans l'encéphale humain : l"" les parties au moyen desquelles cet encéphale communique avec le reste du système nerveux, c'est-à-dire le pédoncule cérébral et le quadrilatère perforé ; ce pédoncule unissant directement le cerveau à la moelle épinière qui se porte en arrière , le quadrilatère perforé l'unissant aux deux nerfs cérébraux qui se portent en avant.
L'entrée des pédoncules et des nerfs cérébraux dans le cer^ veau est surmontée d'éminences que Willis appelait les épiphyses de la moelle , et qu'il serait plus exact de considérer comme appartenant à la fois à la moelle qui les joint en arrière et aux nerfs cérébraux qui s'y rendent en avant , et figurent quand ils 6ont très-développés ; l'olfactif principalement , une sorte de pédoncule antérieur. Cette sorte de pédoncule antérieur formé par les nerfs cérébraux, s'unit, comme le pédoncule proprement dit, aux émînences nommées couches optiques et corps striés. Ces éminences sont circulairement disposées de manière à former , avec le quadrilatère perforé qui dépend d'elles, des cercles complets, ou, si l'on veut les considérer dans leur solidité , un segment de cône au sommet duquel s'attache le pédoncule cérébral. Sur une partie de la circonférence de ce tronçon de cône s'arrondissent les ventricules latéraux. Le quadrilatère perforé occupe le reste de sa circonférence , l'insula sa base , et l'hémisphère lui-même est attaché sur la circonférence de cette base.
S70 tiésuMÊ
Nous avons vu, par Télude des venlrictiles H paf Texamen des rapports qu'offrent les parties distinguées à lenr intériwr avec celles qu'on remarque à Textérienr du cerveau , que Tinsula cachée dans le fond de la scissure de Sylvius était en qudque sorte un relief extérieur des épiphyses pédoncnlaires, le OQrps strié et la couche optique ; tandis que l'hémisphëre cérébral lui-même, recourbé de bas en haut, d*avant en arriére, poil d'arrière en avant et en bas, représente comme l'épais vêtement des cavités ventriculaires et traduit par sa disposition autour de rinsula et du corps calleux la disposition compliquée des cavités ventriculaires latérales.
Il résulte de ceci qu'en regardant le cerveau par sa face eonvexe, la scissure de Sylvius étant ouverte de manière à laisser voir rinsula, cette insula figure l'insertion des épiphytes périonculaires dans le cerveau; tout c6 qui Tentoure, au contraire, ooih stitue véritablement la masse cérébrale.
Or, dans le cerveau de l'homme, ces parties cérébrales, purement cérébrales qui entourent l'insula, relief des épiphyses pé* donculaires, décrivent autour d'elle plus qu'un tour de spirale. L'extrémité antérieure du lobe temporal qui termine cette espèce de cercle cérébral dépasse» en effet , le point où ce même cercleoéré* bral naît en avant sur le bord antérieur du quadrilatère perforé.
Il n'existe pas un animal chez lequel l'étendue de la partie do cerveau qui contourne l'insula soit aussi considérable que dits l'homme. Au lieu de faire une révolution qui dépasse la circonférence d'un cercle , on ne trouve jamais autour des épiphysn pédonculaires qu'un segment de cercle approchant ou s'éloignant davantage du cercle complet, suivant que l'animal est plus oi moins élevé dans la classe à laquelle il appartient.
En même temps que dans une vue de profil on constate cette différence si fort à l'avantage du cerveau l'homme, on fait cette autre remarque, qui est une conséquence de la première : plus le cerveau se développe autour de ses épiphyses pédonculaires. plus, en même temps, il se renfle latéralement dans toutei les parties de sa course plus que circulaire. Par suite , le qnadrila-