‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 48 sur 127 · STRUCTURE OU CERVELET · texte numérisé non relu

STRUCTURE OU CERVELET

Le ceiH'elet résulte de l'assemblage d'un certain nombre de ooécbêB de matière nerveuses emboîtées les unes dans les atitres

de manière à constituer un noyau central et des parties périphé^ riques.

Toutes les couches nombi*euses qu*on peut distinguer dans la substance du cer\'elet se rattachent par des prolongements fasd* culés ou membraniformes aux trois faisceaux que nous avons distingués dans la moelle allongée (voy. les quatre premières figures de la pi. 1, Icsfig. 1, 2, 3, 4, 6 de la pi. 2, tontes celles de la pi. 3, toutes celles de la pi. 4, toutes celles de la pi. 6, et enfin ks fig.2.3,4delapl. 13).

De plus, et cette circonstance mérite la plus grande attention , des expansions membraneuses distinctes partent de la substance même des nerfs auditifs et trijumeaux, conmie la membrane rétine part de Textrémité périphérique du nerf optique, et vont s'étaler dans toute l'étendue de la couche corticale du cervelet comme la membrane rétine s*étale à Imtérieurdu globe de l'œil (i^. pi. 13, fig. 2.)

Cette membrane nerveuse, fortifiée d'émanations provenant de l'expansion du corps restiforme dans le cervelet , forme une sorte do tégument à la partie externe du pédoncule cérébelleux , et se rattache dans l'intervalle du nerf auditif à celui de la cinquième paire au bord supérieur du ruban fibreux obliquement étendu de l'un à l'autre de ces nerfs, et qui procède lui-même da corps restiforme (voy. pi. 4, fig. 3, A A, Q).

Il est facile, en procédant rapidement à l'analyse d'un cervelet endurci dans l'alcool , de séparer ces parties périphériques du noyau central ; on peut ensuite isoler les couches superposées qui constituent ce noyau et déterminer les diverses couches dont il est composé, et les différentes parties extérieures du cervelet avec lesquelles chacune d'elles se combine.

Si l'on incise parallèlement au bord externe du pédoncule la membrane ner\euse qui se rattache aux nerfs auditif et de la cinquième paire, et que l'on sépare avec l'extrémité mousse d'un stylet cette membrane des parties plus profondes auxquelles elle est accolée, on voit, en prolongeant cette séparation du côté des nerfs, cette membrane passer dans la substance même des cor-

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dons nerveux, quelle concourt ainsi à constituer, ou desquels. die émane. Au contraire, si Ton prolonge la séparation de cette. membrane du côté de l'hémisphère cérébelleux, on enlève, en la séparant , la partie périphérique de l'organe en même temps qu'on découvre le noyau fibreux à la surface duquel ces parties périphériques sont appliquées (roj/. pi. 13, fig. 2 ; voy. également pl.5, fig. 1, fig. 4 et fig. 6).

En procédant avec quelque soin à cette préparation, on arrive jusqu'à la hase des éminences vermiformes. Chemin faisant, on rencontre à la face interne de la membrane nerveuse qui forme comme la doublure des parties périphériques du cervelet des rai-, nares déhiscentes. Ces rainures sont les ouvertures internes des plis que forme au niveau des tiges principales de chacun des lobes cérébelleux la membrane corticale doublée de l'expansion fibreuse iasae des nerfs auditif et trijumeau. Quant à ces tiges ellesmêmes des lobes cérébelleux, elles sont constituées par des lames fibreuses émanées de la couche la plus superficielle du noyau cérébelleux. Cette couche procède* du faisceau externe du pédoncule cérébelleux qui vient de la protubérance (voy, pi. 13, %.2).

Si on enlève cette couche on trouve plus profondément au eoDtactde ce faisceau externe du pédoncule le faisceau postérieur do pédoncule cérébelleux et son expansion dans le cervelet. Le faisceau postérieur du pédoncule du cervelet procède du corps lestiformefroy. pi. 18, fig. 1, Y Y). Dans sa marche ascendante vers les parties les plus antérieures de la face supérieure du noyau cérél)elleux, il croise d'arrière en avant et de bas en haut la direction du faisceau pédonculaire externe qui se porte de bas en haut et d'avant en arrière [voy, pi. 13, fig. 3, S, expansion du corps restiforme ; Q, faisceau pédonculaire externe). Il s'épanouit ensuite en une couche fibreuse, dont la plus grande partie rayonne, de dehors en dedans, à la surface du noyau cérébelleux, tandis qu'une partie moins considérable se porte en dehors, contournant le faisceau péiionculaire externe qu'il entoure d'un segment d'anneau qui va se combiner avec l'expansion membra-

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neuse des nerfs auditifs et de ]a oinquiëme paire (t^y. pi. 13. fig. 1, -^ -^, cette expansion superficielle du corps retftifonne; voy. également pi. 4, fig. 3, Q, l'expansion superficielle Ai corps restiforine; A, A, Texpansion itiembitaeate superfieielle des nerfs auditifs et de la cinquième paire)«

Si Ion introduit un stylet mousse enife Us bofd Utériettr de Texpansion profonde du corps restifoJPme , silué tta oontftcl du faisceau pédonculaire antérieur nofiitilé pmoMM Éid testes ei de ce processus lui-même (voy. pi. 13; fig. 8), on parvient d'emblée dans l'intérieur du corps rbomboïdal , dont t'ëxpansion eu oofps restiforine forme l'enveloppe fibreuse dans ses régioflë enterne el supérieure; et l'on voit les régions infemeet ïnféfimtëêêteïtiêfnè corps rbomboïdal adhérer h la face externe et supérieiife de Tek^ panMon du faisceau pédonculaire antérieur ou processus ad IdrtéS (voy. pi. 18, fig. 1< Q^,pfooessusfidtestes; jr, sonestpanttonqai rayonne en arrière ; Y F, corps restiforme ; y. son expansion pKH longée eh haut et en dedans dd noyatt cérébelleux. Llnfenralle des expansions du corps restiforme et du proCeâStts éd testes était occupée par le corps rbomboïdal figuré pi. 1, fig. 2).

Ce faisceau pédonculaire antérieur, processus ad testes, le pitts interne des trois faisceaux qui constituent le pédonctild cérébelleux , croise d'avant en arrière et de bas en haut là direction du faisceau pédonculaire moyen procédant du corps festlforme €i dirigé d'arrière en avant et en haut ( v&y. pL 18, fig. 1 }-

Le faisceau pédonculaire externe , celui r|ui procède des fibres transverees de la protubérance , répète à peu près en dehers do faisceau pédonculaire moyen , issu du corps restiforme , la disposition du faisceau antérieur interne. Seulement , il s'éloigne moins que celui-ci de la ligne verticale.

Ainsi^ (rois faisceaux pédonculaires, un externe et un interne, dirigés d'avant en arrière et de bas en haut , un tnojerf dirigé d'arrière en avant et en haut , soudés les uns aux autres damf leurs bases , s'épanouissent en couches membraneuses dans le cervelet dont ils forment le noyau fibreux central. L'épanooissement du faisceau antérieur, processus aJ testes , ibrvM la pff^

DU GBBVELET. dSl

lie postérieure inférieure de ce noyau (voy. pi. 18. fig. 1. Q Qq]', répanouissement du faisceau postérieur, corps restifonne, fonne la surface antérieure supérieure (voy, pi. 18, fig. 1, YYy)] répanouissement du faisceau externe, faisceau de protubérance, iwèi le bord externe et postérieur du disque lenticulaire que représente le noyau constitué par les deux émanations fibreuses précédentes {voy. pi. 5, fig. 1, i2, ce faisceau pédonculaire issu de la protubérance; voy. ce même faisceau QQ, pi. 13, fig. 3). Ainsi oonslitiié, ce noyau est enveloppé d'une couche fibreuse émanée des nerfii auditif et de la cinquième paire, et qui supporte par sa fine externe les replis de la substance corticale , dont sont com* posés tous les lobes cérébelleux {voy, pi. 13, fig. 2.)

Il est bon de prendre cette idée générale du cervelet , avant d'aller outre. Prétendre i comprendre d'emblée toutes les particularités qu'il împortç de connaître sur chacune des parties qui composent cet organe , c'est s'exposer à user son attention dans la considération de détails dont l'étude prématurée éloigne de la conception plus importante de l'ensemble.

Toutes les parties que nous venons de passer en revue dans riiémi^^hère cérébelleux , sa couche corticale de matière grise , k doublure blanche de cette couche , que nous avons considéi^ée comme une sorte de rétine interne émanée des nerfs auditif et de h cinquième paire ; sa couche fibreuse , émanée du faisceau pédonculaire de la protubérance, et les deux autres couches fibreuses plus profondes qui proeèdent, l'une du corps restiforme, l'au** tre du processus ad testes , envoient des prolongements dans Ka éaûnences vermifbrmes.

L'éminence vermiforme (voy. pi. 6, fig. 1, Z)), terme commun de toutes ces couches de l'intérieur du cervelet, est la partie du cervelet qui persiste le plus long-temps et varie le moins dans la série des vertébrés. L'hémisphère cérébelleux , au contraire , si considérable ehez l'homme, diminue dès qu'on passe aux premiers mammifères , devient très-peu de chose dans les derniers , disparait presque entièrement chez les oiseaux ; il n'y en m plus trace cbes les reptiles.

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C'est donc avec raison qu on a signalé Véminence vermiforme comme la partie fondamentale du cervelet.

On a pu remarquer que le corps rhomboïdal n*a pas été dté parmi les parties qui se prolongent de l'hémisphère cérébelleux dans Téminence vermiforme. Ce corps, qui n'existe que dans les mammifères les plus élevés, résulte du mode de développement des hémisphères. Nous expliquerons plus tard sa formation.

Le nombre considérable d'éléments qui entrent dans la composition du cervelet rend très-difficile la démonstration de la structure de cet organe. Nous procéderons , dans son étude de la sntface au centre , ayant toujours soin de signaler, à l'oocasion de chacune des couches qui le composent , ses connexions avec les autres couches du cervelet , ses connexions avec les parties fimdamentales de l'axe nerveux auxquelles elle se rend ou desquelles elle procède.

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