ÉTUDE EXTÉRIEURE DU NOYAU CÉRÉBRAL
La forme du noyau cérébral ne rappelle celle d'aucun corps régulier. C'est un polyèdre symétrique dans ses deux moitiés, situé dans la partie médiane et basilaire du crâne ; il offre one face supérieure quadrilatère , allongée d'avant en derrière (coy. pi. 17, fig. 1 ) ; une face inférieure également quadrilatère (voy. pi. 17, f]g. 2) , plus large que longue, très-accidentée; deox faces latérales triangulaires {voy. pi. 16, fig. 2); une extrémité antérieure d'une médiocre étendue, circonscrite par un quadrilatère , terminée à droite et à gauche par une protubérance qui pointe en avant (voy. pi. 19, fig. 1 ); enfin une extrémité postérieure circonscrite par un quadrilatère d'une étendue assez considérable , situé dans un plan oblique de haut en bas et d'arrière en avant [voy, pi. 17 , fig. 2). Ce quadrilatère se prolonge en arrière en deux pointes remarquables. Par sa&oe supérieure , le noyau cérébral regarde la voûte crânienne ; sa fisice inférieure repose sur les parties médianes de la base du crâne;
(I) for P'- ï<>. 17 el Ift.
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'^es antérieures regardent les bosses frontales ; ses ^ nts aigus postérieurs correspondent aux bosses
'^ -es.
^ -latère , qui circonscrit Textrémité posté-
on remarque louverture qui conduit ^ ^ uicules. C'est à la base de cette ouver-
. .aie cérébral pénètre dans ces cavités, iioyau cérébral, reposant par sa base sur la partie mé- . j de la base du crâne, regarde , par sa région supérieure, les parties supérieures de sa voûte, la région frontale par sa partie antérieure , l'occipitale par sa postérieure , la région temporale par ses côtés; et , chose remarquable , quoique distant de toutes les parties de la voûte du crâne qu'il regarde , il présente avec chacune d'elles une certaine harmonie de forme. Cette harmonie, sensible surtout dans les protubérances antérieures qui correspondent aux bosses frontales , dans ses pointes postérieures qui regardent les bosses occipitales supérieures , se retrouve encore à un degré plus ou moins sensible dans toutes les autres régions.
Le quadrilatère que figure la face supérieure du noyau cérébral , allongé dans son ensemble , est sensiblement plus long sur les oStés que dans son milieu. Dirigé d'arrière en avant, répondant à peu près au milieu de la hauteur du crâne , il est légèrement voûté d'avant en arrière , et , en même temps', concave de droite à gauche.
De ses quatre bords , l'un est antérieur , un autre postérieur ; deux sont latéraux. L'antérieur et le postérieur sont concaves : l'on en avant, l'autre en arrière. Les deux bords latéraux, légèrement convexes en haut dans leurs deux tiers antérieurs , deviennent eoDcaves dans le même sens, dans leur tiers postérieur. Et comme DUOS aurons plus tard l'occasion de le démontrer , ces deux directiona inverses se rencontrent fréquemment dans la direction de la ligne que décrit, d'avant en arrière, la voûte du crâne sur la ligne médiane.
Senaihbiaeiit élevés au-dessus du niveau de la partie médiane dana.kttr partie convexe en haut , ces deux bords latéraux de la
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tace supérieure du noyau oérébral forment , d'avant en arrière, une arête émoussée , en dedans de laquelle se creuM la ooocavité transvei*sale que forme la face supérieure du noyau cérébral, Bn dehors de cette même arête longitudinale , au contraire , s'arrondit et se renfle une surface que nous retrouverons sar les fMses latérales du noyau.
Le bord antérieur du quadrilatère supérieur, concave daps son ensemble, ne doit guèire cette concavité qu*à la saillie en avant de son quart externe de chaque coté. Sa moitié médiane, qti n'est autre chose que la limite antérieure transversale du corps calleux , est à peu près droite d'un côté i l'autre. Quant au quait sxteme de ce bord , il marche de chaque coté , par une ooorbi symétrique , s la rencontre de l'extrémité antérieure de l'arili formée par les bonds latéraux. Cette rencontre des extrémîtéi latérales du bord antérieur avec l'extrémité antérieure des bofdi latéraux forme de chaque coté une Baiillie comparable à Textrél^n(édu pouce; et c'est justement cette saillie, cette pfoCubé* rance , qui regarde la fosse frontale.
h& bord postérieur , dont la concavité gépérale est plps profonde et plu$ large que celle du bord antérieur , offre oomiat celui-ci , dans son milieu , une partie transversale presque droite, en dehors de laquelle se pitHongent obliquement de chaque coté, en d/ehprs et en arrière, deux lignes légèrement ondulées, qui ferment par leur rencontre , avec l'extrémité postérieure des boidi latéraux une pointe très-aiguë i droite et i gauche. C'est cette poin^i de chaque côté, qui regarde la fosse occipitale sapéricurie correspondante. Ces deux pointes et la partie médiane de laquell^ elles se détachent figurent assea bien ia oonoavité d'ees queue d'hirondelle. La saillie de ces pointes postérieures» eo srrière de la partie médiane t^-ansversaia. du bord postérieur , qsi n'es^ autre chose que le bord oi^ bourrelet postérieur du corps calleux . égale à peu pi-ps en longueur deux phalanges de l'indes.
La surface supérieure du noyau cérébral, d'un blanc parâût, offre partout un aspect fibreux très-sensible. Elle préseole sur sa Ippgueui' deux ptiûi^ faii^ceaux siiperficie|s fort étroits, pli
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presque au contact de la ligne médiane : l'un à droite , l'autre à gauche de cette ligne. Ces petits faisceaux longitudinaux se re- Oparbent en avant sur la courbure antérieure , eu arrière sur la OD^fbure postérieure du corps calleux. Nous les retrouverons qn«fi4 nous serons arrivés à letude des faces du noyau cérébral, qu'elles atteignent par ce retour.
. Quant aux fibres transversales , placées dan^ une direction à pf^ près horizontale au milieu, elles remontent ensuite de chaque qM sur l'arête longitudinale qui forme la limite latérale de la faœ supérieure du noyau cérébral , et, parvenues a cette arête , se recourbent vivement en dehors , où nous les retrouverons en étudiant les faces latérales du noyau. En passant de la partie franchement transversale a celles qui s'arrondissent en s'élevant oUiquemept de chaque coté , elles semblent s accroître considérablement en nombre; les antérieures affectent une obliquité sensibla en avant, les postérieures regardent presque directement en arrière.
FACES LATKKALlvS DU NOYAU CKREBBAL.
Ces feoes latérales, en même temps qu'elles regardent de côté, SQSit un peu obliques de haut en bas et en dehors. Leur ciroonacription est celle d'un triangle curviligne scalëne, dont deux angles sont émoussés : l'un antérieur un peu plus fermé , l'autre infiirîeur beaucoup plus ouvert qu'un angle droit; le troisième, ^TK^çbement aigu , est postérieur.
Ce triangle latéral , quand on le regarde dans la position natnlyile du noyau cérébral , a son plus grand bord supérieur dirigé 4'avan( en arrière. Ce bord supérieur des faces latérales n'est ai^tre chose que l'arête latérale qui , de chaque côté, forme la limite externe du quadrilatère supérieur. Ses terminaisons sont, par conséquent , l'un^ en avant dans la saillie obtuse déjà signalée de chaque côté de l'extrémité antérieure; l'autre en arrière, à la pointe de queue d'hirondelle que forme la rencontre de Tarête latéi^ale avec le bord postérieur de la face supérieure.
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Les deux autres bords sont inférieurs : l'un postérieur , plus long , descend obliquement de la pointe postérieure du noyau ait saillie émoussée qui représente le sommet du triangle que figa* rent les faces latérales; l'autre antérieur , plus court , se porte obliquement de Textrémité antérieure du noyau à la même saillie émoussée qui le termine en bas.
Cette saillie émoussée n'est autre chose que la tubërosité temporale de la circonvolution de Tourlet. Le bord ou la ligne '^étendue de cette saillie à langle postérieur est d'abord convexe , puis devient un peu concave avant de se terminer dans l'angle postérieur aigu compris dans l'intervalle de cette ligne et de la supérieure.
Quant au bord antérieur inférieur qui s'étend de la tuberosité temporale à Tespéce de tête que forme de chaque odU en avant la terminaison obtuse dn nojrau cérébral , il est concave, accidenté, et le milieu de sa concavité répond à la partie rentrante, concave d'avant en arrière, convexe de droite à gauche, sur laquelle s'opère le passage^de la région externe à la région inférieure de la scissure de Sylvius.
La surface des faces latérales du noyau cérébral dont nous venons de tracer la circonscription est loin d'être simple dans son aspect. Elle offre vers son centre , plus en avant qu'en arrière, une saillie bombée dont la forme rappelle assez bien l'extérieur d'une valve de moule. Cette saillie est limitée en haut par une courbe simple , en bas par une couri)e divisée en deux fragments , à la rencontre desquels se trouve une saillie qu'on peat assimiler à la charnière d'une coquille bivalve.
La courbe supérieure et les deux lignes inférieures de cette saillie en coquille sont par leur direction et leurs proportions dans de tels rapports avec les limites de la face latérale tout entière, qu'elles en semblent comme une réduction. Tout ce qu'on distingue dans le reste des faces latérales se retrouve dans la saillie centrale ; sa charnière elle-même est comme une imitation de la grosse tubérosité temporale. On remarque , dans presque toute l'étendue des bords de cette saillie, un moignon fibreux dont nous