‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 50 sur 127 · STRUCTURE DU CERVEAU · texte numérisé non relu

STRUCTURE DU CERVEAU

Toutes les parties qui entrent dans la composition du cerveau procèdent de la région pédonculaire ou se rendent à cette région. Quelque part qu'on les examine , elles présentent deux direc- T. t 23

354 ÉTRUCTtlKK

lions,, deux formes bien distinctes, dont les différents (Mrdres de circonvolutions nous offrent des njodfelës.

Les circonvolutions in pfe^iet* et dii sêcUnd brdrè figwehl dn ellipses développées dans m pkn TëHieal àhtéro-poei^lrieiif , et tombent toutes sur l'espace jperforé , qui semble tinè échancHifé demi leur ciréonférenoé. Ces ^ipses peurent être priiës p08r type de Tun des modes suivant lequel sont dispoaéèii tdi gnal nombre de pftrties du cerveau.

ÏJ9 type dé l'autre mode est fourni par les cirotmiriflatioiBSCI trdiième et quatrième ordres. C!ell<»-ci , dans lettr ensemble, re> présentent des rayonnements qui divergent du sommet dé Kinsdl aux parties les plus excentriques de rhémisphè^e pour finir perfe rabattre sur le flanc centrifuge de la ciroonvolutidn de l'onriet.

Ces circonvolutions rayonnantes qiiarcfaant en sens inVerteda circonvolutions elliptiques , les entrecoupent dans leam points de rencontre , suivant un angle toujours assez ouvert.

Les deux directions , les deux formes des circonvolutions etf4braies sont bien tranchées. Le concours de toutes les lignes dans la région pédonculaire de la base du cerveau n'est pas mdmfemarquable.

On retrouve à la surface des ventricules latéraux les deux directions , les deux formes qui viennent d'être signalées dans iei Ugnes circonvolutionnaires. On observe le même oonoovrs de toutes les parties dans la région du pédoncule.

La couche optique , le corps strié , la bandelette demi-eirailaire, le cercle fibreux de Torifioe ventriculaire décrivent, comme les circonvolutions du premier et du second ordre , dn ellipses situées dans un plan vertical antéro-postérieur. Le concours de toutes ces parties dans l'espace perforé n'est pas douteux, seulement il a lieu dans la substance même de ce quadrilatère , tandis que les lignes circonvolutionnaires s'arrêtent à sa marge.

Quant aux surfaces blanches des ventricules , il est faetle de reconnaître qu'elles sont composées d'arceaux fibreux rajooMuit de la circanférenoe du oorpe strié au cercle fibreux de l'orite

DU CKRVEAr. 355

ventriculaire ou vekis les parties médianes du corps calleux Mais , si Ton poursuit ces fibres dans lYpaisseur des inUsses griaes cilnôb-pédonculaires , on les voit converger datts les parties profondes du pédoncule cérébral. C'est donc encore à la masse pSli>ncUlâire qu'aboutissent toutes les parties visibles à la surftifié din tetitricules.

n en eàt de inêttie pour les parties intrinsèques de Thëtrii- ItAfere. Elles noua offrent un cercle fibreux vertical antéro-pôstérieur {tày, pi. 16 , fig. 1 , NN) des couches fibreuses rayôHnmt cW seni inverse \v6y, pi. 16 , fig. 1 , KKK], Contenu dans M circonvolution de premier ordre , dont il Forme là partie blatiébe , ce tèmle fibreu* émane de l'espace perforé. Les couches de fibres rayonnantes procèdent de parties plus profondes du pédoticële. Ici les parties rayonnantes prédominent de beaucoup sur les pttties circulaires.

Cette double direction dans toutes les parties sûpeHiciellt's bu ptoforides de Tencéphale n'a pas encore été Tobjet d'utle attèritidli ptoportionnée à son importance.

Lesl cercles fibreux développés dans le sens vertidal àhté^u^ postériedr bht été décrits avec une certaine étendue , dans ces derniers tetnps , par M. le professeur Gerdy, dont nous a^^bhs rapporté textuellement le travail dans nos recherches historique^. M. Gerdy pahiit surtout avoir été préoccupé de la forrtie cl^ctliaire d'un gràhd nombre de parties arrondies autour du segment de o8ne tlédoncuFaiiiè. II a décrit comme un ceh;le le corps cdlleax , dont les fibres Rayonnent en sens inverse deâ cercles euJLmêmes. Il a mis également au notnbre des cercles l'amas de vais* WaM Govitiu sous le ttom de plexus choroïdes. M. le professeur Gerdy ii'tt pas tenu compte du concours de tous les cercles dâhë Tespace perforé.

Ponr tibus, qtii , postérieurement à M. le professeur Gerdy, avons fait oonnaitre , dans des mémoires présentés â l'Acadéfnië des sciences et à l'Académie de médecine , cette forme circulaire si souvent répétée dans le cerveau , tious avons insisté de toutes nos forces sur la constance du concours de tous les cercles dafis M

région de l'espace perforé , sur leur combinaison dans cet esiMi avec les nerfs sensoriaux du cerveau. Nous avons également sgnalé la fusion dans l'espace perforé des prolongements câébnn des faisceaux postérieurs de la moelle avec les nerfs cérébranxd les cercles qui semblent naître de cette région. Dès lorBleooiii calleux, dont les fibres sont rayonnantes dans le sens transverat les plexus choroïdes , qui ne sont pas de substance nerveuse, m devaient pas figurer parmi nos cercles. C'était moins la kim que la connexion et la structure des parties qui nous occaptiL >

Au reste M. le professeur Blandn a fait ressortir, dansn rapport cité dans nos recherches historiques , les difTérenoes qi séparent la manière de voir de M. le professeur Gerdy de k nôtre. Il serait inutile d*y insister davantage.

Les anatomistes qui nous avaient précédé n'avaient fait qu'atrevoir la disposition circulaire de quelques parties du c^rvetn. La bandelette demi-circulaire l'indique par son nom. Vicq-d'Azir avait de plus démontré l'existence du ruban fibreux , que dooi décrirons plus loin sous le nom d'ourlet ou de ruban fibreux de b circonvolution de l'ourlet. Quant à la disposition rayonnante oa divergente des parties fibreuses intrinsèques du cerveau , die avait été reconnue isolément depuis des siècles. De là toutes oa comparaisons du système nerveux cérébro-spinal avec un végétal. La moelle épinière et ses nerfs représentent le tronc radiculaire et les racines ; le cervelet et le cerveau , les ramifications ascendantes , et les circonvolutions , les efflorescenoes périphériques terminales d'autant plus riches et plus luxuriantes que l'être occupe un rang plus élevé dans la série.

Mais , tout le monde le sentira , des aperçus de ce genre ne pouvaient donner une idée juste des deux directions que nous si* gnalons dans toutes les parties du cerveau.

Il y a dans la combinaison de ces cercles antéro-postérieois et des rayons divergents de la base de Thémisphère à la ciroonférence de tous ces cercles quelque chose de si remarquable, qu'oB peut , je crois , le donner comme le caractère par excellence da cerveau de tous les mammifères.

Quoi qu'il en soit , la comparaison faite par les anciens anatonistes da système nerveux avec un végétal a son utilité. Il suffit de mentionner la comparaison de la moelle épinière et de ses nerfs avec le tronc radiculaire d*un arbre et ses racines pour être compris. Il n'est pas difficile non plus de voir dans le tronçon nerveux qui sépare la moelle épinière du cerveau le collet du végétal sur lequel s'élèvent successivement le cervelet et le cerveau ; d'ailleurs la forme arborescente est facile à reconnaître dans les renflements encéphaliques. La figure qu'on nomme arbre de vie, dans une coupe verticale du cervelet, en offre le plus bel exemple. On trouve une apparence analogue dans une coupe transversale du cerveau prolongée jusque dans l'épaisseur de son pédoncule {poy. pi. 19, fig. 2).

On voit manifestement , dans une coupe de ce genre , un tronc nerveux simple du côté du pédoncule , renflé , ramifié , du coté des circonvolutions.

Si l'on observe d'ailleurs qu'à son point d'émergence du pédoncule cérébral le tronc aplati de l'arbre nerveux cérébral est compris entre deux masses grises appliquées sur ses deux faces opposées (roy. pi. 13, (ig. 1), on pourra comparer ces deux masses grises aux deux cotylédons d'un végétal. Ces espèces de cotylédons , formés par les couches optiques et les corps striés , sont divisés en deux parties : l'une visible dans les ventricules, l'autre qu'il faut chercher hors des ventricules.

Four prendre une idée de ces dispositions , il est bon de faire une coupe transversale au-devant de la ligne circonvolutionnaire de quatrième ordre , que nous avons décrite sous le nom de traverse pariétale antérieure. Cette coupe devra diviser toute la masse de Thémisphère et finir un peu obliquement en arrière et en bas dans le tronçon du pédoncule cérébral (roy. pi. 19, fig. 2). Cette coupe permet de saisir d*un coup d*œil les connexions qu'offrent entre elles les différentes parties qui rayonnent du pédoncule cérébral aux circonvolutions. Elle montre de chaque côté de la couche Gbreuse, que représente le tronc de l'arbre cérébral, les couches de matière grise comparées aux cotylédons decet arbrpt

J^QUS ço^^teillons de coinme.iicer Ic^ude de U atradim dn cerveau par cette coupe , de préférence à celles dont rhabHodieii conservée dftus les cours d*anaitomie. Eu efikt , le demi-oentR « ovale obtenu par une coupe horizontale d'un hémisphère a&dessus du niveau du corps calleux , le grand centre ovale pioduit par Tabrasion horizontale des deux hémisphères au niveu de la partie médiane du corps calleux , ne sont pas piqpra i fournir à l'esprit des notions bien utiles. Le nom de YieosieiM, donné à ce grand centre ovale , ne peut en rehausser la vateor. Ces coupes donnent la situation réciproque des substances gnm et blanche ; elles montrent la solidité de Thémisphère en driuxi d^ ventdcules. Pour exposer ces résultats, toutes les ooopes %ti entament profondément Thémisphëre valent autant que celles qm produisent le demi-centre ovale et le grand centre ovale. ; el des coupes ad libitum ont sur ces dernières lavantage de ne pas décorer d'un nom propre des préparations tout à fait arbitraires, de ne pas présenter à l'esprit comme quelque chose de partioalief dans la structure du cerveau ce qui n'o£fre en réalité aucane etpèce d'importance pour l'intelligence de cette structure.

Pour procurer tous les avantages qu'elle comporte » la méthode des coupes doit être instituée de telle sorte, que, tenant compte des connaissances acquises par d'autres procédés , elle serve à présenter sous des aspects faciles à saisir un ensemble significatif de parties ; et il y a d'autant plus d'importance à tirer des seetions du cerveau de pareils avantages que la pratique de Tinstniment tranchant est familière à tous les anatomistes , tandis que l'emploi d'autres moyens l'est beaucoup moins et réclame , poar être fait avec quelque» succès , un degré d'expérience qu'on ue peut attendre de tout le monde.

Les coupes précédemment indiquées (coy, pi. 19, $g. 2, et pL 13 , fig. l) pour montrer la forme arborescente des parties intrinsèques du cerveau me semblent les plus convenables pour commeor cec l'étude de la structure du cerveau. Elles deviennent surtout instructives si l'on veut y joindre une préparation très-£acile. Cette préparation consiste à séparer la couche fibreuse du corps caUeux

d'une «nt^oonche contiguë qui appartient à Thémisphère, à séparer également la couche fibreuse sur laquelle sont appliquées les dioonvolutioDs de Tinsula d'une autre couche fibreuse qui revêt la face externe dn cotylédon extra-v^ntriculaire du corps strié. Un l^;er efiort de traction tendant à écarter du corps calleux rbémiqtbère cérébral , un faibledegré de pression , exercé au moyen de la palpe d'un doigt au fond de llanfractuosité bâtarde de la circonvolution de Tourlet, suffisent pour la première partie de cette préparation. La seconde doit être exécutée au moyen d une sonde de femme et ensuite du bout du doigt poussés suivant le trajet du dépôt de matière grise intermédiaire à la couche fibreuse qui limite en dehors Iç cotylédon extra- ventriculaire du corps strié et i celle qui supporte les circonvolutions de l'insula.

L'intérêt qu'offre cette préparation, figurée pi. 13, fig. 1, augmente quand on la rapproche d'une simple coupe transversale d'un cerveau de nouveau-né représentée pi. 14, fig. 2. Cette dernière présente, par la seule différence de couleur des parties , un dessin semblable à celui que donne la séparation artificielle de ces mêmes parties dans le cerveau de ladulte , et fournit ainsi la preuve qu'on a bien suivi le plan de la nature dans la dissection des couches diverses du cerveau de l'adulte.

On voit , dans des coupes de ce genre, la couche fibreuse comprise dans rintervalle des deux cotylédons de matière grise se continuer en bas avec la nuitière fibreuse du pédoncule , se ramifier en haut dans la substance de l'hémisphère et pousser ses branches principales à l'intérieur des circonvolutions de la convexité du cerveau. On voit que la couche fibreuse propre du corps calleux se rapproche de celle de l'hémisphère, avec laquelle elle semble se confondre dans l'intervalle des deux cotylédons de matière grise.

Lorsqu'on a bien considéré sur un hémisphère ce départ de l'arbre nerveux intra-cérébral de la couche fibreuse contenue dans l'intervalle des masses grises circa-pédonculaircs , lorsqu'on a constaté d'ailleurs la séparation de la couche fibreuse du corps calleux de celle qui appartient en propre à l'hi^mispliorc , il est

368 SÉPAEATION

est pratiquée avec le même soin sur lun et Taulre coté du cerveau (1).

Si l'on considère , en regard de cette figure, la figure 1 de la planche 19, on comprend mieux les rapports réciproques de la couche supérieure du noyau cérébral avec la couche fibreuse externe de l'hémisphère. La fig. 2 de la pi. 19 montre d'ailleurs l'origine commune de ces deux couches dans la couche plos épaisse que le pédoncule cérébral envoie dans les couches optiques et les corps striés. L'examen de toutes ces figures aussi bien que de la fig. 1 de la pi. 13 , de la fig. 2 de la pi. 16, des fig. 1 et 2 de la pi. 16, sont utiles pour faire comprendre ce qu'on voit au point de la préparation que nous venons d'indiquer.

J'invite fortement à considérer toutes les autres planches qui s'y rapportent. Il est bon d'apprendre à bien s'orienter dans ces régions assez compliquées de Tanatomie , avant de songer à étudier en détail les particularités que présente chacune d'elles.

(1) On peat aussi retourner le cerveaa de manière que sa base regarde en baot, eiciser les hémisphères du cervelet en ménageant le pédoncule cérébral et la protnbérance. Ouvrant alors le plus possible l'anfractuosiié qui règneen dehors de la région temporale delà circonvolution de lourtet, il faul, avec Textrémité mousse d'un stylet hootonné ou d*unc sonde de femme, entamer la substance grise qui fait le fond de rnir anfractuosiic dans toute sa longueur, cntaAier ensuite la doublure fibrense de cette substance grise. avec assez de précnuiion pour ne pas intéresser les parois de la corne postérieure du ventricule, qu'on distingue bientôt à la direction difTérenie des fibres qui la composent. Dès qu'on aperçoit ces parois de la corue postérieure dot Yeoiricules ou de la région posicrieuredu noyau cérébral^ il est facile de les isoler, au noten de la sonde de femme d'abord cl bientôt do la pulpe des doigts , de l'enveloppe qac leur forme la face interne rorres|K)ndante de la masse latérale de l'ht-niisphère. Ea prolongeant celte séparation en haut et en avant, on arrive bientôt à joindre la séparation commencée en arrière du bord postérieur du corps calleux. En proloofeaac ensuite la séparation en bas et en avant vers la grosse tubérositc de l'ourlet, on met à découvert toutes les parties inférieures externes de la région temporale des parois veotriculaires. On est arrêté seulement lorsqu'on a gagné la base de la circonvolatioo d'enceinte de la scissure de Sylvius, ce dont il est facile de s'assurer par le toucher.

A ce degré de la préparation ou a découvert le noyau cérébral et la face interne des masses latérales de rbémispbêre dans toutes leurs parties, développées en dehon des limites de la scissure de Sylvius; il ne reste plus , pour isoler entièrement riicnsîsplu're cérébral du noyau qu'il enveloppe, qu'à les séparer run de l'autre dans les limites uiémt-s de l.'i Kcikkure de Sylvins, c'est-à-dire sous le lobe de l'in^ula. Il fjut )>onr cela inciser avec précaution la substance grise et la doublure bbnrhe des circonvolutions de finsula jusqu'à ce qu'on arrive à une cfrache grisiire tous-jaccnic à

DBS MASSES PBEIPHEEIQUES. 369.

Eq se bornant à la préparation que nous venons de décrire , on ▼oit manifestement que les fibres recourbées du corps calleux , que les fibres de la couche rayonnante de la face interne de l'hémisphère concourent sar une même ligne latérale; et l'on peut s'assurer que partout cette ligne brisée parallèlement aux brisures de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius cerne la base des épiphyses circa-pédonculaires et circonscrit Tinsula, que nous avons présentée comme le relief externe de la base du segment de cône que représentent ces épiphyses (vay. pi. 7 , fig.2).

Une coupe transversale , pratiquée sur un cerveau ainsi préparé et tombant du niveau de la structure fronto-pariétale au-devant de la base du nerf olfactif ( voy, pi. 13 » fig. 1 ) , démontre d'ailleurs que la couche fibreuse signalée par tous les anatomistes dans Tépaisseur du corps strié, est le lieu de concours commun de la couche fibreuse du corps calleux et de la couche fibreuse rayonnante de la face interne de Thémisphère.

Cette coupe transversale du cerveau démontre un autre fait que nous devons signaler ici.

cette doublure Mancbe. Dèt qu'on aperçoit cette couche grisâtre, rien n*eit plus facile que de décoller la couche des circonvolutions qui leur est extérieure d'une autre ceache fibreuse qu'elles recouvrent. La pulpe d'un doigt, poussée avec hardiesse dans cet ioterviJle p'isâire, ne peut, pour ainsi dire, faire fausse route tant l'uniou des parties est faible et facile à détruire. On remonte ainsi par en haut au contact du bord iiHérieiir de la bue du fragment supérieur de la circonvolution d'enceinte de la scissare de Sjlvîus. En avant on atteint bientôt la partie postérieure de la base du frag* ■eat antérieur de la même circonvolution. Knfin en arrière on atteint de même la partie antérieure de la base du fragment postérieur de la même circouvoluiion, dans sa partie qui forme la paroi postérieure de la scissure: et comme dans la préparation des parties snpêrienre, antérieure et postérieure du noyau cérébral on a déjà gagné h face opposée de la base de cette même circonvolution, il ne reste, pour dérouvrir entièrement le noyau cérébral et terminer la séparation complète des masses latérales de lliéinisphére, qn'à détruire l'espèce de muraille fibreuse élevée sur les limites de la sctssora de Sylvius. En pratiquant avec précaution celte division au moyen d'un iostrmnent trandbant, on isole entièrement la masse latérale de l'hémisphère du noyau cérébral. H reste toujours, sur les limites de la scissure de Sylvius, des lignes parfailement marquées qui indiquent dans quel point s*opérait le passage de la substance fibreuse qui unissait le noyau cérébral ans masses latérales de l'hêmisphtre. (fV. bfi«.3dekpl. 16.)

37d SÉPÀRAtlON

La couche corticale xles circonvolutions ne bohîltiilniqile avec la couche fibreuse intrinsèque du corps strié et de lia couche optique que par lintennédiaire de la matière blahôhe qui , de I&face extérieure de la couche fibreuse interne de rhéiiaîs|)hère , se porte à la face interne de la couche corticale {voy. pi. 19 , fig. 2). Cette même couche corticale , à\i contraire , se cortbine d'une manière si intime avec une autre région des inafised cihîa-pédoDculaires , le contour du quadrilatère perforé et Iîbs nerfs qui s'en détachent , qu'on rie peut l'en séparer sans rupture. En considérant avec attention la figure de la pi. 15 et la fig. première de la planche l9, on Conçoit parfaitement que, SUr Un cerveau |)réparé comme celui de la pi. 16, une incision pratiquée avec adresse dans le voisinage du lieu où la couche fibreuse de l'intérieur de rhémisphère passe dans les masses circa-pédonculaires, pétmeiU d'enlever eh entier la masse de l'hémisphère de son cont&ct irec le noyau cérébral.

Avant cette incision de l'espèce de tige de la cotiche fibriebse de l'hémisphère , toute celte partie de l'hémisphère qui se développe en dehors de la circonvolution d'enCeinte dé la scissure dé Sylvius avait été séparée des parties "correspondantes du noyau cérébral , que nous avons vu formé par une grande couche fibreuse aboutissant de tous les cotés au corps calleux. Il ne reste donc que les circonvolutions de Tinsula à séparer des parties du noyau cérébral qu'elles revêtent pour que la masse de l'hémisphère et le noyau cérébral soient complètement isolés l'un de l'autre.

Une couche assez mince de matière grise interposée à la doublure fibreuse des circonvolutions de Tinsula et à une couche fibreuse qui limite en dehors la base des éminences drca-pédonculaires , rend très-facile cette partie de la préparation jusqu'au contour du quadrilatère perforé ; mais ici l'adhérence de la couche corticale et de sa doublure fibreuse immédiate avec des productions appartenant à l'espace perforé lui-même est si intime, ^uH n'y a de possble que la division violente ou la section des parties. On ne peut donc obtenir intacte et entière !a masse périphérique dt» rhrmisphère qu't»n enlevant avoo vV.v les parties du noyau

DES lAMM t^BIIIPnéRtOli£ft. 371

cérébral Avec lesquelles se combinent intimement les racines dé eelte cloche eortibale . si l'on veut accepter ce nom pour les portîdris de cette couche qui se confondent avec le quadrilatère perforé. L'oïl he peut davantage obtenir entier et irttact le noyau cérlébràl qu'en laissant avec lui ces mêmes racines de la coudie corticale sur le contour du quadrilatère perforé. De là résulte la nécessité de sacrifier le noyau cérébral pour obtenir une boiine préparation de la masse périphérique de l'hémisphère , et de &ine sur un autre cerveau le sacrifice de la masse périphérique poiilr obtenir une bonne préparation du noyau cérébral. La première fig. de la pi. 16 montre la première préparation complète, c*edt-à-dire la masse périphérique de l'hémisphère détachée avec le quadrilatère perforé du noyau cérébral. Les deux figures de la pi. 17 montrent, au contraire, dégagé des masses périphériques de l'hémisphère , le noyau cérébral avec les racines de la couche corticale adhérentes au contour du quadrilatère perforé. Enfin, dans la fig. deuxième delà pi. 16. on voit une moitié du noyau cérébral de la surface de kquelle on a séparé la masse de l'hémisphère , tandis que de l'autre côté ce noyau reste avec la masse correspondante de l'hémisphère dans ses rapports naturels.

De toutes les remarques faites en décrivant le mode de séparation des masses périphériques de l'hémisphère du noyau cérébral > il résulte que , dans toute l'étendue de leur contact en dehors de la base de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius , ces deux cléments principaux de la substance cérébrale sont simplement accolés l'un à l'autre par les surfaces correspondantes ae deux couches fibreuses blanches ; que , dans Trspace circonscrit par la même circonvolution d'enceinte de là scissure de Sylvius , les circonvolutions de l'insula et la couche fibreuse qui les double, appartenant à la partie périphérique de l'Iiémiflphère , correspondent à une couche fibreuse appartenant au noyau cérébral , mais sont séparées de cette dernière couche par llnlermédiaire d'un petit dépôt de matière grise. Enfin, la continuité réelle de la masse de Thémisphère avec le noyau cérébral n'a lieu qu'en deux places : la première est la ligne d'enceinte de

372 , ÉTUDE EXTÉEIBURB

rinsula , suivant laquelle la continuité des parties périphériques avec les parties centrales a lieu par le moyen de parties fibreuses ; la seoonde est le contour de l'espace perforé sur lequel se trouve greffée la couche corticale des circonvolutions du cerveau , qui semble ainsi avoir ses racines dans la marge de ce quadrilatère dont la base du lobe olfactif fait partie.

Nous retrouverons l'occasion de signaler ces connexions en étudiant la structure de l'hémisphère et celle du noyau cérébral.

Étudions d'abord ce dernier dans sa forme;. considérons la fiioe correspondante de l'hémisphère , ses rapports avec le noyau luimême.

Ces études nous avanceront pour l'intelligence de la stmctore intrinsèque de ces deux parties.

Page 1