‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 59 sur 127 · BB LA FARTIB FONDAMENTALE DU NOYAU CEREBRAL · texte numérisé non relu

BB LA FARTIB FONDAMENTALE DU NOYAU CEREBRAL

longements de la bande superficielle issue du faisceau postérieur se prolonger dans les parties superficielles de cette même tuberosité {voy. pi. 20 , fig. 2 : T, la bande du faisceau postérieur ; Tj celle du faisceau moyen coupée dans la base de la tubérosite temporale ; voy. également fig. 4 , même planche : B , \e iiea de la tubérosité temporale auquel accèdent les prolongements externes de la bande fibreuse issue du faisceau postérieur). On trouve encore dans la région de Tespace perforé , plus profimdément que le prolongement du faisceau moyen , un noyau jaunâtre (voy. pi. 20 , fig. 3, 0) que nous regardons comme le cotylédon extra-ventriculaire de la couche optique. On le dé* couTre &ï enlevant le tractus optique , et avec lui ses radicules grises , dont grand nombre s'attachent précisément à ce cotylédon de la couche optique.

Ce cotylédon de la couche optique , prolongé en avant sous la bande issue du faisceau moyen (1) , ne dépasse pas en arrière le milieu de l'épaisseur du tractus optique. On voit de nombreuses fibrilles émanées de sa limite postérieure plonger dans l'intervalle des faûsoeaux de la région fasciculée du pédoncule. Nous retrouverons plus tard ces émanations fibreuses.

Aux limites externe et interne de ce même cotylédon se rendent des prolongements recourbés des bords interne et externe de la région fasciculée du pédoncule.

Enfin , si Ton enlève successivement la diagonale blanche du quadrilatère perforé , émanée du faisceau postérieur ; la bande soos-jacente , émanée du faisceau moyen , on trouve sous cette dernière la commissure antérieure, au contact de laquelle se trouve , en arrière , le cotylédon extra-ventriculaire de la couche optique ; en avant , le cotylédon extra-ventriculaire du corps strié.

Les bandes émanées du faisceau postérieur et du faisceau moyen comblent 9 entre ces deux cotylédons, l'intervalle qui les

(l) Nous soppotODS quon cxamioe le cerveau posé sur sa convesité, sa base regar-

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sépare et complètent avec eux une sorte de canal que cemplU k cylindre de la commissure antérieure.

On peut encore découvrir cette oommisaore anténeore en Tatr taquant par lablation des parties superficielles antérieures de l'espace perforé et laissant intact le tractus optique {vay. pi. 20^ fig. 1 : Ay commissure antérieure).

11 ne s'agit pas d'en faire ici l'examen approfondi. Now derifloi démontrer d'abord que plusieurs éléments du trooçQn pédoncihire du cerveau se détournent brusquement en dehors lorsqtt'ik fmsent dans le segment de cône pédonculaire : nous avoni tm^ 1^ preuve de cette vérité en suivant , reV>ui:nés dane la région di l'espace perforé , des prolongements du fiadsoeau postérieur 4 des prolongements du faisceau moyen.

Nous avonâ dû signaler la réunion des cotylédons ex,trft-veetriculaires de la couche optique et du corps strié , oelie de la commissure antérieure avec les prolongements des feiisofatt< moyen et postérieur dans la région de l'espace perforé. Nau ne devons pas, pour le moment, visera de plus grandes fiécisions ; et , pour que l'étude prématurée des détails ne isiai pas à la conception de l'ensemble, nous allons nous oocaperdt décomposer en quelques grands fragments la masse entière da noyau cérébral.

La manière la plus instructive de procédera cette décompos* tion sommaire me paraît être d'isoler d'abord de la £àce extraventriculaire de l'éventail fibreux qui succède à la région ùèbàculée du tronçon pédonculaire la masse commune du quadrilatire perforé et des cotylédons extra-ventriculaires de la couche optique et du corps strié.

Le mécanisme de cette préparation est assez facile. On doi^ commencer , sur une pièce intacte , par couper transversalement le tractus optique en deux places. La première de ces incisions doit être faite au contact du chiasma , pénétrer jusqu'au bord interne de la région fasciculée et comprendre toute la longueur de l'arête interne de l'espace perforé. La seconde incision doit partir du bord externe de la région fasciculée , séparer le tracias

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optique de la coacbe du même nom et se prolonger en avant et eà dehors en suivant le contour de Tangle rentrant formé par l'union de la base de la tubérosité temporale avec le bord externe du quadrilatère perforé. Cela fait , il convient d'insinuer Textré- B^té d'une sonde dans l'intervalle du tractus optique et de la région fasciculée du pédoncule. En poussant graduellement cet in- Itroment , il &ut s'appliquer à le maintenir au contact des prolongements de la région fasciculée. De cette manière, on détache graduellement en un seul morceau la région de l'espace perforé avec les cotylédons extra- ventriculaires de la couche optique et du corps strié, de la face externe de l'éventail fibreux qui fut suite à la région fasciculée du pédoncule.

Cette première partie de la préparation n'est tenninée que IjQCsque , par\'enu sur les limites de la base du tronçon pédonculaire, on a détaché, suivant toute l'étendue de la circonférence de cette base, la saillie centrale des faces latérales du noyau.

On voit alors clairement que toute la surface extérieure de la masse séparée se compose du tractus optique , de l'espace perforé, des racines de l'olfactif, et de la saillie centrale des faces Iilérales. Le quadrilatère perforé décrit de dedans en dedors une oonrbe à convexité arLérieure externe , et c'est de cette convexité qpe rayonnent vers la circonférence de la base du segment de oone pédonculaire les fibres de la couche fibreuse qui revêt la ttillie centrale des faces latérales du noyan.

Si Ton considère maintenant la face profonde de cette masse , détachée de l'éventail fibreux de la région fasciculée du pédoncule, on trouve dans son aspect beaucoup d'analogie avec ce que présente sa face externe. On voit immédiatement au-devant du segment du tractus optique , qui forme sa limite en bas et en arrière, les parties profondes de la région de l'espace perforé, oflrant une direction générale conforme à celle des parties superficielles de cet espace, conforme, si l'on veut, à la direction du tractus optique. Puis de la convexité de cette région divergent vers tous les points de la circonférence de la base du segment de oooedeâ rayonnements parallèles à ceux qu'on a remarqués à la

surface externe. Ces directions parallèles des deux surfaces opposées de la masse commune des cotylédons extra-ventriculaires de la couche optique et du corps strié , combinés avec la régicni de l'espace perforé , sont chose facile à reconnaître , et il importe beaucoup de bien saisir ce qu*il y a de caractéristique dans cet ensemble.

La masse commune des cotylédons extra-ventriculaires de la couche optique et du corps strié rappelle assez bien par sa fimne celle d'un cotylédon de haricot ; sa circonférence entière est divisée en deux régions de grandeur inégale : Tune , très-grande, arrondie en ellipse, suit le contour de l'insula; Tautre, très-petite, figure dans le contour de cette ellipse une échancmre tenant aa quadrilatère perforé. Cette échancrure sera , si Ton veut , Tombilic du cotylédon ; et ce sera de la convexité des parties de r«h pace perforé qui adhèrent à cet ombilic que rayonneront ven tous les points de la grande circonférence toutes les parties qoi composent la masse commune des cotylédons extra-ventriculaires de la couche optique et du corps strié.

Telle est dans son ensemble la disposition des éléments de la masse commune de la région de l'espace perforé et des cotylédons extra-ventriculaires de la couche optique et du corps strié; et cette disposition , dans ce qu elle a de général , est la màne à la surface superficielle et à la surface profonde de cette masse. Ces deux surfaces offrent d^ailleurs des différences considérables dans leur aspect ; l'extérieure est plus homogène , la surface profonde Test moins. De plus , la couche externe montre, en dehors de la surface de l'espace perforé , une membrane fibreuse blanche de médiocre épaisseur, qu'on peut facilement enlever comme une peau de la surface extérieure du cotylédon de matière grise qu'elle recouvre, et cette masse grise constitue exclusivement le cotylédon extra-ventriculaire du corps strié. Nous avons (ail voir précédemment que celui de la couche optique occupe une situation profonde dans la région de Tespace perforé. Lorsqu'on a enlevé cette coque fi breuse , rayonnante , extérieure au cotylédon extra-ventriculaire du corps strié , on voit à nu la surfitce

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