COUCHES FIBREUSES
perforé , dans laquelle nous avons déjà vu oonconrir ou prendre origine tant d'éléments divers.
C'est au même lieu , seulement dans une situation plus superficielle de la marge du quadrilatère , que nous avons vu nûtie les circonvolutions de l'insula , principe de toutes les lignes drconvolutionnaires rayonnantes du cerveau. C'est au même liea que nous avons vu aboutir toutes les anses circonvolutionnaires disposées en ellipses antéro-postérieures. C'est encore au même lieu , seulement dans une situation plus profonde, que nous avons vu l'ombilic du cotylédon extra- ventriculaire du corps strié, ntr taché à la marge du quadrilatère.
C'est au même lieu que nous trouvons le centre des rayonnements de la commissure antérieure. En faut-il davantage pour démontrer que ce lieu est le centre commun du plus grand nombre des parties qui composent la masse cérébrale.
De ce centre d'origine les fibres qui constituent la membrane superficielle de la saillie centrale des faces latérales du noyan rayonnent dans toutes les directions extérieures au quadrilatère. Les plus internes , continuant en avant la courbe qu'elles ont offerte sur la marge externe du quadrilatère , aboutissent bientôt dans les parties antérieures inférieures du corps calleux les plus rapprochées du chiasma {vay, pi. 17, fig. 2, 4. 4-; roy. également pi. 19 , fig. 1 — , — , et même pi. , fig. 2 , le même signe — ). Par derrière, des dépendances de ce même cintre fibreux se prolongent dans cette portion de la couche fibreuse du corps calieu qui forme la paroi inférieure de la région temporale du ventricule (voy. pi. 16, fig. 2, RR R\ voy. également, pi. 20, fig. 1, R R , le principe de ces fibres rétrogrades de la région tempO' raie du corps calleux soigneusement étudiées , à différentes profondeurs à droite et à gauche , dans leurs connexions avec le cintre d'origine , limitrophe de la marge externe de l'espace perforé).
Entre ces deux tonnes extrêmes Jes fibres issues du cintre fibreux de la région adhérente de l'ourlet, rayonnent assez régulièrement du point central , visible en C, pi. 20 , fig. 1 , veK
d'enveloppe IHJ SOYAt] CERËÛRAL. 4f9
les poiriU de la eirconférence de lu saillie centrai*? des Incea les du noyau , toutes les fibres qui for ruent la surface de ^saillie.
Dans la seule figura où nous avons fait représenter cette face latérale , les fibres divergentes de la saillie centrale sont inler- Itrmpues par le moignon de la couche fibreuse qni du noyau cérébral se porte à rhéinisphère {roy. pi. 16, fig* 2). Cette couche aie de l'héini^hèreest rattachée atix extrémités divergenles rayons de l'évenlail fibreux de la région fasciculée. Nous f avons décrit . dans la partie exœnlrique *Je^ cet éventail , fies écartements très -sensibles. Cest à fextrémité divergente décos intervalles que les fibres de la couche superficielle de la saillie centrale passent pour s'unir à la couche du corps calleux contigtie à la couche fibreuse de la face interne de riiéinisphère.
Lorsqu on exécute la préparation qui a pour but de séparer la [ face interne de F hémisphère des prolongements latéraux du corps calleux (voy. pL 15) , on observe , au point où cette séparation ùÊ peut plus être prolongée sans rupture , et où Ton commence à «percevoir des fragments de la substance grîse du corps strié dons les intervalles des fibres du corps calleux , une sorte dVntre-croisement de ces fibres avec celles de la couche de Thémispbëre. L'aspect de cfs entre- croisements est parfaitement rendu pL 13 , fig. 1 — . Cet aspect résulte précisément du passa^^n d'une partie des fibres du corps calleux dans la couche superfirielte de la saillie centrale à travers les faissceaux fibreux qui se portent a T hémisphère.
Il est facile , sur un noyau cérébral bien préparé , de démon* trer cette continuation en détruisant entièrement le moignon de la couche de T hémisphère*
Nous n*avons pas de figure qui reproduise cette préparation.
Dans la fig. 2 de la pL 19 nous avons représenté quelques* xsneB de ces fibres qui se rendent de la couche fibreuse centrale des hoa latérales du noyau aux parties supérieures du corps calleux en traversant la couche fibreuse de 1 hémisphère {voy. . pK 1 9, %, 2, les signes XX). On a donc plusieurs moyens d'acqué-
43t €OUCll£S FinilEtTâE»
(tronçon pcdonculaire ; et sur les fibres du corps calleui. commesur celles de T hémisphère » an observe rînsertion de produilkm» grises et de fibrilles blanches , dépendantes elles-mêmes de h substance intrinsèque du corps strié et de la coucke optiqie. Mais toutes ces complications , qui rendent la pft5paratioD plm difficile, n*empêchent pus de reconnaître que la dBâtination pm^ cipale des fibres de la couche de lliémisphère > poursuivies tfc riiémisphère au pédoncule , ne soit la région fasciculée de ce pédoncule ; que la destination principale des fibres du corpâ calleux , poursuivies dans le même sens , ne soit le faîaceau po«térieur de ce même pédoncule*
De k dissection dont nous venons dlndiquer le mécarv^ - * ' résulte que , indépendamment des libres fournies par la i superficielle issue de la marge externe dû quadrilatère perfon^ . le corps calleux reçoit , à travers les masses grises des* couches optiques et des corps striés , des couches fibreuses qui procèdent du faisceau postérieur ou supérieur du tronçon pédonculaire.
C'est là un second lieu dorigine des couches rayonnantes du corps calleux,
U existe encore d'autres sources d'où procèdent des fibres i se rendent dans la grande voûte fibreuse du corps calleux.
Lorsqu'on a soulevé la bandelette demi-circulaii-e , qui forrnp une sorte d'arête centripète au cotylédon ventriculaire dn strié , on voit au-dessous de celte arcte de beaux rayonîu fibreux {tùy. ph W , fig. 7, RE] qui sortent du cotylédon TeT>* yiriculaire de la couche optique et divergent en dehare de La )jm}(« Excentrique de ce cotylédon. Ces productions fibreuses div€rç«ita du cotylédon ventricuîaire de la couche optique se portent au corps calleux en passant sous le cotylédon ventriculaire du ovrpi strié. Par leur face extra- ventriculaire ces rayonnements fibreox de la couche optique s'appliquent à Téventail fibreux du faiaoeM postérieur, s ajoutent à Cf t éventail dans sa mrrche vers )e oofp calleux ; mais il n en est pas moin^ réel qu'ils naissent dtais la substance même du cotylédon ventriculaire de la couche optKjQc, Suus les parties les plus amincies du cotylédon vcntrkulairedjà
D*ENVELOPPE nU NOYAU CÉrÉbRAL. 433
corps strié , oes productions divergentes de la couche optique n'ont que de très-faibles adhérences avec les petites bandes grises du corps strié qui les surmontent.
On peut avec la plus grande facilité les suivre jusqu*à leur abord dans le corps calleux ; mais sous les parties les plus volumineuses du corps strié cet isolement n'est pas aussi facile. Beaucoup de fibrilles de cette région du corps strié s'implantent sur les gros rayons blancs issus de la couche optique , et ne permettent plus qu'on les isole avec la même netteté. Cette circonstance n'empêche pas toutefois de poursuivre ces productions divergent^s de la couche optique jusque dans le corps calleux. D'après ces remarques , nous voyons que le cotylédon ventriculaire de la couche optique est une troisième source d'où procèdent des fibres qui se rendent dans la couche fibreuse du corps calleux.
Le cotylédon ventriculaire du corps strié est une quatrième source d'origine de fibres destinées au corps calleux.
On peut démontrer clairement que les fibres du cotylédon ventriculaire du corps strié qui sont destinées au corps calleux émanent principalement de l'arête centripète de ce cotylédon , c^està-dire de la bandelette demi - circulaire. Pour exposer cette origine , il ne saurait y avoir de préparation plus belle et plus convaincante que celle qu'on obtient en attaquant le noyau cérébral en dehors , comme nous l'avons fait précédemment pour suivre la couche fibreuse de Thémisphère dans la région fasciculée du pédoncule et la couche fibreuse contiguë du corps calleux dans le %^f<^<M>n postérieur du tronçon pédonculaire.
Lorsqu'on a fait cette première partie de la préparation , il fimt soulever du côté du ventricule la bandelette demi-circulaire , comme on le voit pi. 20 , fig. 7. Dès qu'on a soulevé cette bandelette , on doit rompre les fibres rayonnantes qui vont de la couche optique au corps calleux. Cette rupture opérée, il devient fiicile d'isoler en dehors la bandelette demi-circulaire dans toute l'étendue du cercle complet qu'elle décrit avec le quadrilatère perforé. Quand elle est ainsi découverte , on voit , en écartant , T. L 28
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en arrachant, si Ton vont . les fibres qui de la couche optique se portaient au corps calleux , qu'une autre couche de fibres plos profondes se détache de la bandelette demi-ctrcalaire pour ae porter dans les parties du corps calleux les plus mpprodiéesda ventricule.
On pourrait entreprendre la même démonstration par Tabhtion de la matière grise qui forme le cotylédon ventricalaire (ht corps strié ; mais par cette voie on ne peiit obtenir une préparation aussi nette.
Le cotylédon ventriculaire du corps strié est àont une qna* trième source d'origine de couches fibreuses du corps calletix.
Toutes ces sources d'origine des fibres du corps calleux ttmt des régions dépendantes des prolongements du faisceau postérieur de la moelle dans le noyau cérébral. Après la description qtM nous avons donnée de la partie fondamentale de ce noyau , fl nous suffit de nommer la marge du quadrilatère perforé , le faisceau postérieur ou supérieur du tronçon pédonculaire , le cotylédon ventriculaire de la couche optique , la bandelette demi-ei^ culaire ou arête centripète du cotylédon ventriculaire du oorpi strié , pour faire comprendre que , de ces quatre régions divem dans lesquelles nous avons constaté l'origine des couches fibrevsel du corps calleux , Tune est le prolongement direct du faisceas postérieur , tandis que les trois autres sont développées sur dei branches de ce faisceau.
Ces premières notions acquises sur l'origine des fibres qii concourent À former le corps calleux , il nous reste à détominer la structure intrinsèque des coudies fibreuses qui eomposeatce corps. Cette structure n'est pas aussi simple qu'on poomîl k supposer, en se bornant à regarder les diverees régions deaafMi extérieure.
Dans les régions extérieures, il semble que toutes lesfibfsiptftant d'un point central , le cintre de l'ouriet adhérent i la mai^ du quadrilatère perforé , rayonnent de ce point central vers h« parties les plus excentriques du corps calleux. Dans leur marche vers ces parties excentriques, ces fibres m multiplient de piif
d'enveloppe dv koyau cérérral. 435
eo plus , et finissent par se contourner dans la région transversale du corps calleux, après avoir formé un relief prononcé sur la ligne de jonction de cette région transversale avec les régions latérales. On remarque encore que le nombre des faisceaux visi- Ues à l'extérieur semble se réduire de beaucoup en passant, de l'arête d*union des régions latérales et médianes , dans la partie transversale plus unie, qu'on voit en écartant l'un de l'autre les deux hémisphères.
Tel est l'aspect des fibres qui forment la surface extérieure du corps calleux : et quand on a tenu compte suffisamment de l'enceinte circulaire de la saillie centrale des faces latérales , sur laquelle les couches fibreuses de l'hémisphère traversent le noyau célébrai , masquant sur la ligne de leur passage la continuation des fibres centrales avec les fibres excentriques de ces faces latérales , on a pris une bonne idée de la surface extérieure de la grande couche d'enveloppe du noyau cérébral.
Les sur&ces ventriculaires de la couche fibreuse du corps calleax ne sont pas aussi simples. Sur les limites du cotylédon ven- Iriculaire du corps strié , les fibres , qui de ce cotylédon et de celui de la couche optique se portent au corps calleux , décrivent des arcs de cercle plus ou moins étendus, en dehors de ceux que noQs avons figurés 2I ^, pi. 20, fig. 6. Ces arcs de cercle occupent la base delà face ventriculaire du corps calleux; à mesure qu'ils s'éloignent du corps strié , quelques-uns se recourbent en haat en dedans pour prendre , par leurs prolongements , la direction commune au plus grand nombre des arceaux fibreux du corps calleux. Mais c'est quelquefois très-loin du point où ils se sont dégagés du corps strié , que ces arcs fibreux commencent à suivre la coarbe des parties transversales du corps calleux. Et dans toute lear étendue, depuis le point où ils se dégagent du corps strié, jusqu'à celui où ils se terminent en prenant la direction transversale, ces arcs fibreux donnent naissance, par leur convexité para)lèle à celle du bord externe du cotylédon ventriculaire du corps strié , à des fibres qui rayonnent dans les parties médianes du corps calleux.