DE LA COMMISSUKE ANTERIEURE
Nous procéderons à l'étude de la commissure antérieure , en partant de la surface de sa coupe faite sur la ligne médiane lors de la division des deux moitiés congénères du noyau cérébral.
Si Ton découvre rapidement cette commissure, en introduisîint i son contact et parallèlement à sa longueur un stylet qu'on fait ressortir par la déchirure de la surface de l'espace perforé , on Toit un cylindre de matière nerveuse d'un volume à peu près égal à celui du nerf optique, mais beaucoup plus variable d'un sujet à un autre, dirigé du point de concours de la bandelette demi- circulaire, de l'arête excentrique de la couche optique du pilier antérieur delà voûte, vers la limite externe de la base adhérente de la tubérosité de l'ourlet ; on observe dans cette préparation cxpéditive que la commissure aTitéricuro est contenue
422 COMMISSURE ANTÉlIlfcUllE.
dans une gaîne circulaire composée de fibres délicates, teiiani à la fois du côté de la surface du quadrilatère à la branche da faisceau postérieur détournée dans cette partie , par derrière aa cotylédon cxtra-vcntriculaire de la couche optique , par dc\-ant à celui du corps strié. Nous avons fait voir précédemment qoe la commissure antérieure suit à la surface oxtra-ventriculaire des éventails fibreux un trajet parallèle à celui de la bandelette demi- circulaire, et qu'elle se trouve, comme cette bandelette, sur les limites respectives du corps strié et de la couche optiqae. Dans le cours d'une préparation de ce jçenre , il semble que la commissure antérieure constitue un cylindre nerveux isolé dans sa gaine , et l'on voit en dehors (voy. pi. 20 , fîg. 1) ses prolongements divergents se combiner avec des rayonnements fibreux, propres à la partie externe de la tubérosité temporale (A, A\ /?n
Mais il s'en faut de beaucoup que les idées fournies par un«> préparation de ce genre procurent des notions suffisantes sur la structure de la commissure antérieure.
Si l'on veut étudier sur une pièce choisie , convenablement rafierniie par l'alcool , l'anatomie de la commissure antérieure, en enlevant avec la plus grande précaution et très- doucement les parties qui l'entourent , depuis la marge interne de l'espace perforé jusqu'à ses propagations les plus excentriques , voici ce que l'on obsen-e. Celte gaine circulaire à fibres très-délicates, dans laquelle semblait seulement contenue la commissure antérieure, reçoit de cette commissure , dont les faisceaux sont légèrement contournés en spirale, un grand nombre de fibres , lui donne, si Ton veut, ces fibres, et dans la longueur Je l'espace perlow l'on peut poursuivre distinctement de nombreuses émissions Je ces fibres dans l'ombilic du cotylédon cxtra-ventriculaire du Ci)rps strié, dans le cotylédon extra- ventriculaire de la couche optique, dans la branche du faisceau postérieur intermédiaire à ce* deux cotylédons, enfin jusque dans les radicules de l'olfactif.
Ce n'est pas tout ; toutes les fibres dont nous parlons sont éniistS de la commissure antérieure par les i)arlies de sa circonférence qui ne touchent pas l'éventail fibreux.
Du colé de cet éventail» elle produU également ou reçdt dei fibres qui imveràent îes intervulkâ d.^s gninds rayons fibreux , et se portent dans les bords correspoudiiiils des cotylédorm ventriculaines de la couche optique et du corps strié. On en peut suivre I>lu5ieurs dans !a bandelette demi-drcidaire et daii^ le faisceau t*ourbe, paraïlMc* a cette Lande! ett«i qui forme le Ijord excentrique de la couche optique.
Mais rien dans la structure de ta couimissure antérieure Jxest
plus remarquable que sa tenu maison à la limite externe do IVs-
piice perforé \toy, pi, 20, fig. 5 yf K Parvenue à cette limite , la
efiminiâSUre antérieure rayonne de tous côtés en une membrane
double la coque d'enveloppe du cotylédon extra-ventriculaire
corps strié {Toy. pi. 20, fig. 1 . S). Cette ouque d'enveloppe du
ifp» strié et la circonférence de ces rayons, n'atteint pas seule-
ent les limites de la base du cône pédonculaire , elle se propaf^e
ement à la partie externe de la tubcrositô temporale de ia
nvolutionde lourlet, elle se propage égalcînent à la partie
e nous avons prise comme origine de la grande région de cette
ifCfttiviihilion , en même temps que la tubérosité temporrde en
ît donnée comme la terminaison.
Si Totï remarque d mltetir^ (rm/, pi. 20, fig, 1, r r) que d ■ fnbrettse» radicules de lolfactif correspondant à lombilic du ylédon extra-ventriculnire du corps strié » se conïbinent avec (lioe extérieure de cette couche rayonnante, dont ta cofnmissure eure forme la lace intérieure , on comprendra ijue cette mmissure aoît véritablement le centre de toutes les parliez déjà nues du noyau cérébml , puisqu elle a dea connexions avec jU^ Rayonnant d'un côté dans la circnnfér«.^ncede la liase du ment de cône pédonculaire ^ sur laquelle convergent toutes les r!)f9 de fliémisph^re, la commissure antérieure, qui converge m autre côté sur la ligne niéejîaneouelle s*unil nvc^^ m moitié ni^énifre. c/mstitur uiv moyen matériel évident décentralisation f t^titeâ les parties du noya'i cérébml , et , par conséquent , r toutes leâ parties de TbémispbÎTf*.
424 PARTIES EXTRA-PKDONCCLAIEES DU NOTAU CEBÉERAL.
PARTIES EXTRA-PÉDONCULAÎRES DU NOYAU CÂfiÉBRAL
Nous emploierons cette dénomination pour désigner toutes les dépendances du noyau cérébral développées en dehors du segment de cône pédonculairc que nous venons de décrire sous le titre de partie fondiimentale , partie pédonculaire du noyau cérébral.
Les parties extra- pédonculaires du noyau cérébral sonttoates les productions fibreuses qui se détachent de la partie fondamentale du noyau cérébral pour constituer les parois blanches des ventricules , les divisions et les orifices de ces cavités.
Ces productions ont reçu des noms divers , ce sont : le corps calleux , la cloison , la voûte ou trigone cérébral , avec ses piliers antérieurs, et ses piliers postérieurs appelés corps frangés.
On pourrait supprimer le corps calleux, la cloison et lu voûte, sans rien détruire de rhémisphi^e ni du segment de cône qui l'unit à la moelle ; mais par cette suppression on détruirait d'un seul coup toutes les cavités ventriculaires du cerveau. Il ne resterait à leur place que l'intervalle béant des deux concs pédooculaires, et la concavité ouverte de la face interne de chacun des hémisphères. Le résultat d'une pareille suppression démontre clairement que les ventricules cérébraux sont constitués par les productions fibreuses , auxquelles nous donnons le nom de parties extra-pé'ionculaires du noyau cérébral.
Toutes les productions fibreuses dont il est question sont étroitement unies les unes aux autres: elles forment un tout. Xous établirons entre elles deux divisions principales.
L'une de ces divisions comprendra toutes les couches fibreuses rayonnantes qui forment l'enveloppe extérieure du noyau cérébral , non moins dans ses parties extra-pédonculdiresque ilaiiSiA partie fondamentale.
La seconde division fompnMidra l'cnsLMnblodes parties fibreuses qui, dans cha-iur niuitir du noyau(:r:i»l)ral. si'pan'odesaonii;^^ nèrc, cerne l'orifice du ventricule latéral.
COL^CIIES FlBftEUSlS d'e^ITËLOPFE DIT KOYhV CÉllRBn\L, 4^5
Nous allons traiter d'abord de la premitTe di\nsion des parties extra*ventnculairtfs du noyau cérébral , c'est-à-dirt^ des couches fibreuses rayonnantes rattadiécs au corps calleux , et qui forment a\Tec lui Tenveloppe générale de la masse totale du noyau cârébral,
(Voir, pour les différentes régions de ces couches, les pL 7, fig, 2 ; pL 13. ag. 1 ; pU 15 et pK 16. fig. 2; les deux figures de la planche 17 et les deux figures de la planche 19.)
(COUCHES FtfiHErSES d'ëNVELOPPE DU NOYALt céREBfiAL,
Dans toute la masse du noyau cérébral lI n'y a qu'une région , bien infime par snn l'^feiirlue, qui ne soit pas revêtue par la grande couche d Vnvdfjppe que nous allons décrire.
Cette petite région est la surface de !*espace perforé , et c'est iur sa hmite externe que doit être prise Torigine dâ la grande oauche fibreuse qui couvre tout le reste du noyau cérébral.
On voit, dans la figure 1 de la pL 20 en C, un cintre fibreux auquel Rolando a donné le nom d'arc oHactif |1|, et qui coiislitue ce que nous nppeîons la petite r(5^ion. région ûdhiTente, ré^^ion horizontale du ruban fibreux de Irturlet. Rolaudo avait vu des racines de lolfactif se porter dans cet arc fibreux. C'est pour celte raison qu*ii Ta nommé l'arc olfactif (t^oi/. p!.20» fig. 1 , r, r, quelques-unes de ces racines, dnnt les unes; se portent dans le cintre fibrrux, tandis que d'autres rayonnent directement à la wirface de la couche fibreuse d enveloppe du cotylédon extraventriculaire du corps strié).
Nous n'avons pas à nous appesantir ici sur les contributions jie ce cintre fibreux reçoit des rai^tnes de KoKactif , ni sur les ns qui nous ont déterminé à lui donner le nom de ruban
U) Vttîr riut Itcclii^rdtcs litiioiii|tic> , |iâ|;c hl.
4^6 COUCHES FlMiELSEA
fibreux de Tourlet; nous devons seulement fkire remarquer qu'audessous do la rucine externe blanche de l'olfactif, et sous la substance grise de la partie adhérente de la circonvolution de l'ourlet à la surface de laquelle se dessine cette racine blanche, on dé* couvre un arc fibreux qui , d'une part, se porte à la partie externe de la tubérosité temporale de la circonvolution de l'ooriet {coy, pi. 20 , iig. 1, i?) , gagne par son autre extrémité l'origine de la r(^'gion verticale ou grande région du ruban fibreux de l'ourlet (voy. pi. 20, fig. 1, /), tandis que dansrinter\'alledeccs deux limites extrêmes en dedans et en arrière , rayonnent en haut et en dehors (voy. pi. 20 , fig. 1, sous les lettres r, r, 0 des fibres qui divergent à la surface de la saillie centrale des faces latérales du noyau.
C'est quelque chose de voir des radicules de l'olfactif s'unir i ce cintre fibreux , nous ne devons pas oublier une circonstance de cette nature , mais ce n'est pas Tobjet actuel de notre étude.
On peut enlever avec assez de facilité , et pour ainsi dire une à une , les lames fibreuses juxta -posées qui constituent ce cintre fibreux ; et si l'on procède avec les ménagements convenables à cette préparation, on voit que chacune de ces lames se rattache, par des appendices centripètes qui semblent être ses racines, àia marge externe du quadrilatère.
Si Ton enlève la couche la plus superficielle de ce quadrilatère, on trouve au-dessous d'elle {voy. pi. 20, fig. 2, P) la branche qui lui est envoyée par l'arête centripète du faisceau postérieur, et sur la limite antérieure de cette bande fibreuse, on voit sedétacher des fibres divergentes qui se portent dans la couche fibreuse rayonnante qui occupe le centre de la face latérale du noyau , el forme l'enveloppe du cotylédon extra-ventriculaire du corps strié {roy. pi. 20, fig. 2, P\ bande fibreuse du quadrilatère perforé issue du prolongement on P, du faisceau postérieur de la moelle, et en -H + , dos fibres émanées de cette branche du ihisceao postérieur qui se portent dans la couche fibreuse de la saillie centrale dos faces laléialos du noyaui. Ainsi le cintre fibreux, que nous appelons partii? adhérente du ruban fibreux de l'ourlet,
B £fV%eLf>FPE DU NOTAI' CBRËftEAL.
ISt attaché sur la lunrge antérieure exteroe de Tespace perforé , à la branche du faisceati postérieur recourbée dans cet espîiec- Ceci bien œnsidéri^, si Ton poursuit plus profondément la dis- [IbcUon des parties , on voit qu*en arrière le cintre fibreux de la petite r4?gioii de lourlet se confond avec les myonnements exl^ntriques de la eoinmissure antérieure {vmj. pi, 20 , fig, 1^ --!, ■bmatiâstire aiit<5rieure, A\ rayoriiiements post^Jrieurs de celte pbmmissuré confondus avec !a partie postérieure du cintre fibreux rourlet recourbée dan^^ la luhérositd temporate). Enfin , si l'on it de la eommisstire antérieure une pri^paration conforme à celle i a servi de modèle k la figure 5 de la pi, 20, on voit que les yonnemerUs de cette commissure se greffent sur la face pro* nde de la partie adhérente du ruban dcrourlet, la donblent élément, de lelTe sorte que le lieu de combinaison de ces deux est en dedans le centre des rayrumements de la commisre antérîcLirc , vt en dehors le centre des rayonnement ilv la Mche d enveloppe de la sailtie ccntmle des faces latérales du *ja!i (roy pL 20, fig. l et fig. 5).
Tel est ensomaie te lieu d'origine de la couche fibreuse rayon-
nte Je la saillie centrale des faces latérales du noyau. Elle
yonne en dehors du cintre fibreux que décrit la partie adhé-
ié de lotirlet, et cette région de Tottriet* pénétrée de radicules
le l'olfactif, est combinée surk marge externe de l'espace per-
ré , avec la branche du faisceau postérieur détournée dans cet
ce. La commissure antérieure vient se greffer à la partie pro-
ide adhérente de ce cintre fibreux. Les rayonnements de cette
iommissure composent la surface interne de la couche fibreuse
ntrale des faces latérales du noyau, comme les rayonnements
lu cintre fibreux externe forment la surface externe de la cou-
e fibreuse centrale des faces latérales du noyau,
1 La détermination de ce lieu d'origine de la couche fibreuse
ibuperficielle de îa saillie centrale des faces latérales du noyau ,
considération des connexions nombreuses et si remarquables
iBq cintre Hbreux qui forme c^ lieu d'origine ^nt bieti propres â
jraiidir dans notre esprit Vimportaïïce do la région de Tespace