tiiuctifili
breiix (le l'orifice ventricalaire; c'est là que noos avons vu se dérelopper , enlre le cercle fibreax et hi circonToliitioii de Totirlet pfo{>rement dite^, le corps dentelé et la eome d*AlfiflMi« Toutes ces parties réanies ne sont pas autant de parties essefftieifemefit différentes les unes des autres , ce sont de simples refii» d'tm nibaf) fibreux rcTètu de substance corticale.
L*ëtude attentive de cette région est d'ane ifnportance considérable. C'est par elle que nous terminerons notre exposé de la structure du ruban fibreux de Tourlet , que nous eimimnermB d'abord dans les antres segments de sa circonférence.
Si Ion prend pour lieu d^origine du raban fibreux de Toffirlet, Tendroit <m il est attaché à la partie antérieure interne do qvdrilatère perforé (roy. pi. 3, fig. 1 +; vcy, pi. 14, fig. I, le nyeme signe -H ; roy. également pi. 18, fig. 1 , ce même signe +, et enfin, pi. 20, fig. 1 , /) , on le voit, dans ce lieu , se prolonger en avant au contact du corps calleux , contourner sa courbure antérieure {toy, les Mêmes figures^ et particulièrement celles des pi. 3, 14 et 18), le suivre encore au-dessus de cette coarbuit jusqu'à son bourrelet postérieur , derrière lequel il s*aeeolei la région correspondante du cercle fibreux de l'orifice ventriculaire. Une fois uni à ce cercle fibreux , il descend avec lui dans la tubérosité temporale de la circonvolution de l'ourlet {voy. pi. 14,
fig.i).
En dehors de cette tubérosité se prolonge , continue an cerde fibreux de l'ourlet, le cintre fibreux qui cerne la marge externe et antérieure du quadrilatère, unissant la terminaison de l'oufM dans la tubérosité temporale à son origine à la marge interne da quadrilatère (voy, pi. 20, fig. 1, /, rr, C, B).
On voit , par cette indication , que le ruban fibreux de hr en^ convolution de 1 ourlet présente, comme la circonvolutioi» du même nom , deux régions principales bien distinctes. L'une , émanant de l'extrémité interne de la diagonale blanche de l'espace perforé, décrit une grande anse verticale dans laquelle est comprise ta partie médiane du noyau cérébral [voy, pi. 14, DBBB, et pi. 18 , B B B B) : c'est la région verticale, la grande région da
DU RUBAN FIBREUX DE l'oURLET. 4Ô1
raban fibreux de Tourlet, toujours contenue dans la région verticale on grande région de la circonvolution du même nom, et soudée à ià tenhinaison sur la limite externe postérieure du quadrilatère. L'autre région, au contraire, se porte de Tune à l'autre dés extrémîtéd de la grande anse verticale , côtoyant les bords externe et antérieur du quadrilatère perforé ( voy. pi. 20, fig. 1, I^rrCB). C'est la petite région , région horizontale du ruban fibreux de Fourlet ^ couverte par la petite région « région horizontale de la circonvolution du même nom.
Dans la plus grande partie de son étendue, la région verticale db niban fibreux de l'ourlet semble n'être qu'accolée à la surfine du noyau cérébral. Il en est ainsi dans tous ses points de oorfèspondanee avec la partie transversale du cbrps calleux. Lia où usmt cette correspondance , la grande région de l'ourlet se confimd avec le cercle fibreux de l'orifice ventriculaire*
Le cintre fibreux qui constitue la petite région, région horizontale du ruban fibreux de l'ourlet , fait corps avec la partie du nojan cérébral à la surface de laquelle il se dessine. C'est pour eetté raison que nous avons déjà décrit en partie ce cintre fibreux à roccasion des couches d'enveloppe du noyau cérébral. Nous ' Tavons dit composé de lames fibreuses formées de fibres paral- Mes à la direction du cintre fibreux lui-même, et rattachées par leun bords profonds, au moyen de dentelures fibreuses, à la coudie superficielle du quadrilatère et à la branche fibreuse du faisttan postérieur combinée avec cette surface. Nous avons signalé les radicules nombreuses que l'olfactif envoie dans cette région du mban fibreux de l'ourlet , la combinaison de la commissure afitérieùre avec ses parties profondes.
Noos avons également parlé des fibres qui rayonnent du bord eOnvéXe de ce cintre fibreux à la surface de la saillie centrale du noyau cérébral. Nous ne reviendrons plus sur toutes ces circonstances , nous préviendrons seulement que c'est tout à fait sur la marge externe antérieure du quadrilatère qu'il faut rechercher le cintre fibreux qui constitue la petite région de louriet , celle qui est figurée pi. 20, fig. 1 en Irr CR. — Un peu plus haut.
459 strugtuhe
en dehors et en arrière, on trouve un autre fEÛsoéau fibreux figuré pi. 16, fig. 2, i2, qui se porte obliquement de la tubéroâté temporale aux parties antérieures supérieures de la saillie centrale. Cet autre faisceau, qui confond ses rayonnements avec ceux de la petite région de Tourlet, est d'abord écarté de la coadie rayonnante qui procède de la marge du quadrilatère ; et dans cet écartementy voisin de la tubérosité temporale, on trouve toujoon un petit amas de substance grise auquel se rattache toute la couche grisâtre qui sépare la surface de cette région du noyau cérébral de la doublure fibreuse de Tinsula. Ce fiusœau fibieui envoyé par la tubérosité temporale dans les rayonnements de k surface centrale du noyau cérébral , appartient sans contredit ai même système de fibres que celles qui rayonnent de la oonvexiÙ du cintre fibreux dans la même surface ; mais il procède d'une région distincte de la circonvolution de l'ourlet, celle qui appar^ tient à la tubérosité temporale. Nous devons signaler cette di£Eërence, tout en reconnaissant l'analogie de destination.
Indépendamment de la couche fibreuse rayonnante qu'il fournit à la surface de la saillie centrale des &ces latérales , le cintre fibreux qui constitue la petite région de lourlet fournit encore par sa convexité une petite anse nerveuse qui décrit sur les limites de la saillie centrale une circonférence analogue à celle de la circonvolution d*enceinte de la scissure de Sylvius. C'est cette petite anse que nous avons assimilée à la ciroonv(dution d'enceinte de la scissure de Sylvius lorsque nous avons assimilé la masse totale du corps strié à la masse totale de l'hémisphère.
Une autre partie plus importante naît encore de la convexité du cintre fibreux de l'ourlet, c'est une couche fibreuse Manche dont la surface profonde est séparée de la surfïioe du noyau cérébral par un stratum de matière grise. Dans cette nouvelle amche fibreuse blanche à laquelle adhère immédiatement la membrane corticale deTinsula, les fibres rayonnent du cintre fibreox de lourlet vers la base de la circonvolution d*enceinte de la scissure de Sylvius (voy. pi. 16, fig. 1, V). Enfin, nous montrerons, en étudiant la couche corticale des circonvolutions de lin-
BU mCBAN FIBREUX DE L OURLET. 453
sala, qu'une feuille blanche très fine qui revêt sa surface exte* rieure se rattache , comme les autres couches fibreuses sousjaoentes , au cintre fibreux de l'ourlet, sur la marge de l'espace perfiiré.
C'en est assez sur la petite région du ruban fibreux de l'ourlet, passons à sa région verticale, dont nous voyons Torigine en /, figure 1 de la pi. 20; en £ , fig. 1 de la pi. 18; en +, fig. 1 de la pi. 14.
C'est à cette dernière figure ainsi qu a la fig. 1 de la pi. 3, qu'il iaut surtout se reporter pour prendre une idée juste de la situation et des rapports de la grande région du ruban fibreux qui nous occupe.
On voit parfaitement en 4-, pi. 3, fig. 1 , et en +, pi. 18, fig. 1, comment l'origine de la grande région du ruban fibreux de l'ourlet se trouve unie sur la marge interne du quadrilatère perforé avec l'origine du cercle fibreux de I orifice ventriculaire.
On voit aussi clairement, pi. 20, fig. 1 en /, comment les radicales internes de l'olfactif se portent dans cette origine du ruban fibreux de l'ourlet, suivant le cours des fibres qui le composent; et si l'on dissèque les petites lames fibreuses superposées qui constituent cette origine de la grande région du ruban fibreux de l'ourlet, on voit que ce sont les plus superficielles qui se combinent avec les racines de l'olfactif et avec le cintre fibreux qui constitue la petite région de l'ourlet, tandis que les plus*>profondes émanent directement de la substance même de l'espace perforé dans ses régions internes.
Ce n'est qu'à la surface du quadrilatère et sous les radicules internes de l'ol&ctif que Torigine de la grande région du ruban fibreux de l'ourlet fait corps avec le noyau cérébral ; dès que l'ourlet a gagné la surface du corps calleux, il n'y a plus qu'ac* (xiement du raban fibreux aux fibres correspondantes du noyau cérébral.
Fort mince à son origine , la grande région de l'ourlet augpiente graduellement d'épaisseur en s'avançant au-devant du
454 ST^UCTPfli;
oorps calleux; depuis rextrémité antérieure jusqu'à rextrémité postérieure 4^ ce corps , son épaisseur et sa hauteuf xie variept guère et égalent à peu près la moitié d\\ bout de Tindex; à pfurtir du bourrelet postérieur du corps calleux , sa largeur augfp^te considérablement sans que son épaisseur çbange d'une manière sensible (roy. pi. 3, fig. 1. £55, et pi. 19, fig. 1, N).
Le bord interne de la grande région de 1 ourlet adhère à I| partie amincie qui termine la couche corticale sur la concavitf de la circonvolution de l'ourlet ; et dans toute l'étendue du ooips calleux, on voit encore au contact de ce bor4 interne , voie petite traînée de matière gris-rougeâ(re qui communique derrière ]e bourrelet postérieur du corps calleux avec le prolongement aminci du corps dentelé.
Dans toute l'étendue du corps calleux le bord externe du rabaa fibreux de l'ourlet répond a^x ternninaisons excentriques df^ couches fibreuses centrales de 1^ face intejme de l'hémisphèni (voyez pi. 15).
Enfin, de toute l'étendue de la circonférence extérieure de la grande région du ruban fibreux de l'ourlet émanent des expaosions fibreuses blanches qui forment la doublure des çirconvolations de troisième ordre qui rayonnent, de la circonvolution de l'ourlet ou circonvolution de premier ordre à la grande circonvolotion de deuxième ordre qui occupe dans sa vaste circonférence l'arête émoussée sur laquelle viennent s'unir la fiice plane interne et la &ICÇ convexe externe de l'héniisphère.
Pour bien comprendre comment les expansions membraneuse! blanches qui doublent la couche corticale des circonvolutions de troisième ordre de la face interne de l'hémisphère, émanent de la grande région du ruban fibreux de l'ourlet, il est bon de pénétrer dans la substance intrinsèque du rubc^n fibreux qui noof occupe.
Rien n'est plus facile que de séparer ce ruban fibreux en phsieurs rubans secondaires composés tous de fibres circulaires comme le cercle fibreux auquel elles appartiennent. Pour séparer ces rubans fibreux combinés dans le grand cercle de l'ourlet, il
DU RUBAN FIBMEUIL D£ l/oURLET. 455
fimt opérer cette séparation d'abord tout près de la circonférence mfeme, et se rapprocher successivement , par degrés, de sa circonférence externe. Tant qu'on n'a pas dépassé le milieu de l'épaiaseur du ruban fibreux on peut isoler les unes des autres, dans toute leur étendue, les couches fibreuses superposées qui le composant; mais à mesure qu'on se rapproche de sa circonférence externe, on voit les faisceaux fibreux de l'ourlet s'écarter en rayonnant du contour excentrique du cordon fibreux pour fimmir les tiges fibreuses des circonvolutions de troisième ordre émanées , comme des branches , de la circonvolution de premier ordre, dont la couche corticale enveloppe le ruban fibreux de Tourlet lui-même. La disposition des branches fibreuses qui émanent de l'ourlet pour fonner la tige blanche des drconvolutions rayonnantes de la face interne du cerveau est trè»-analogue au mode d'origine de ces circonvolutions ellesmêmes. C'est-à-dire, que toutes les branches fibreuses qui rayonnent dans les circonvolutions du lobe antérieur ou en croissant de la &ce interne du cerveau, ont, du côté du ruban de l'ouriet, une obliquité qui les dirige vers les parties antérieures du quadrilatère perforé {voy, pi. 14, fig. 1, b,b, b, b, b).
Dans le lobe quadrilatère la branche fibreuse antérieure se dirige oomroe toutes celles du lobe en croissant vers le lieu d'origine de l'ourlet sur le bord antérieur du quadrilatère, la postérieure vers le lieu de terminaison du même ruban fibreux de l'ourlet dans la tabérosité temporale, attachée sur le bord postérieur du quadrilatère pa*foré. Les branches fibreuses du lobe triangulaire et de la aone oérébello-temporalc ont la mémo direction que la branche postérieure du lobe carré [voy, pi. 14, b^b]. Il n'y a que les deux petites branches qui des parties de l'ourlet voisines de sa tubérosîté se rendent à l'extrémité la plus avancée du lobe temporal (eoy. pi. 14, fig. 1 6") qui aient une direction différente, motivée, sans doute, parla saillie que forme en avant le lobe temporal dans lequel elles te portent.
8î l'on arrache dans le lobe en croissant la tige fibreuse la plus antérieure de sch rayonnements circonvulutionnaires, les
456 STEUCTt'BB
fibres amdiées se prdongeot dans les parties les plus saperfickâles le ruban fibreux de Tourlet , et peuvent être oondoHes jusqu'au nnsinage du bord antérieur de Tespaoe perfora. La seoGode branche fibreuse conduit dans le même sens, et ses pioloi^ements dans le ruban de Touriet se plaomt immédiatement sous les fibres de la brandie antérienre et ainsi de suite jusqu'à la branche antérieure du lobe carré. Les dioses se passait d'une manière analogue mais en sens inrerse dans les branches de l'ouri^ distribuées au lobe triangulaîie et à la zone cérébellD-teBh porale. Si Ton dissèque d'ailleurs les couches fibreuses qui dou- Uent la couche corticale dans les anfinaduosités intermédiairesan ciioonvolutionsde troisième ordre de la fiice interne du cerveau, oo vcHt que ces couches fibreuses se rattachent à la fois an rubao fibreux de l'ourlet et aux branches qui en sont issues; etenfin,â Von sépaie le bord externe du ruban fibreux de l'ourlet des extrémités excentriques des fibres rayonnantes de la face interne de l'hémisphère, et cette séparation s'opère avec la plus grande &cilité {toy. pi. 13, fig. 1 yy , voy. également pi. 14, fig. 2 + + cette séparation indiquée par la différence de couleur des parties dans un cerveau de nouveau-né coupé transversalement, voyez encore p) . 19, fig. 2 if , cette séparation effectuée par une dieaection délicate), on reconnaît que les circonvolutions de la face interne de Thémisphère, celle du premier ordre et les branches qui l'unissent à la première circonvolution de deuxième ordre, et même la moitié interne de cette première circonvoluticm de deuxième ordre, ont pour doublure fibreuse, la grande région do ruban de lourlet ou des émanations immédiates de ce cordoo fibreux.
La démonstration de ce £EÛt est surtout facile et convaincante dans les circonvolutions qui forment le lobe triangulaire de k face interne du cerveau. Une coupe de circonvolutions de œ lobe comparée à une coupe analogue de celles de la coovexité de Thémisphère contraste avec ces dernières par Tinfériorité de la quantité de matière blanche qui supporte la matière grise La doublure fibreuse de la matière grise qui
DU RUBAN FIBRBUX BB L*OUBLBT. 457
forme les deux anfractaositës profondes qui limitent le lobe triangulaire est très-peu épaisse; et si l'on dissèque avec soin cette doublure fibreuse, on voit qu'elle émane de la région cor- -respondante du ruban fibreux de Tourlet. Dans toutes les parties de la face interne de Thémisphère, la couche corticale des ciiconvolntions a donc pour doublure une expansion membraneuse du ^ban de Tourlet. Il résulte de cette circonstance , qu'on peut avec fadlité séparer ces droonvolutions avec leur doublure fibreuse des parties auxquelles elles sont accolées ; après quoi Ton peut* suivant l'expression consacrée par Gall, déplisser ces circonvolutions. C'était aussi dans ces différentes régions do la face interne du cerveau, tantôt derrière le bourrelet postérieur du corps GftUeax» tantôt au-dessus de ce corps, que Gall exerçait sesprosecteurs à pratiquer le déplissement pour ses démonstrations pu- Uiques. De ce qu'il pouvait avec assez de facilité réduire à l'aspect d'une membrane unie, grise en dehors, blanche en dedans, quelques replis circon volutionnaires de la face interne du cerveau , Gall, qui n'admettait pas une composition différente pour aucune dasse de circonvolutions , concluait que partout le déplissement était praticable. Nous verrons plus loin que les éléments fibreux de la convexité du cerveau sont disposés d'une tout autre manière ; mais , quelles que soient les conditions de structure des circonvolutions de la convexité du cerveau , nous tenons i\ bien établir ici , que les circonvolutions de la face interne et de la zone cérébello- temporale de l'hémi* q>hère ont pour doublure fibreuse blanche une émanation membraneuse issue de la circonférence excentrique du ruban de l'ourlet. Cette membrane fibreuse supporte la couche corticale, imite tous ses replis qui sont les circonvolutions de troisième ordre de la face interne de Thémisphère. De là résulte la facilité de déplisser ces circonvolutions.
Dans les parties postérieures de rhémisphère, la face profonde de cette doublure fibreuse est accolée aux parois du noyau cérébral, et ces parois ont très peu d'épaisseur en dedans de la pointe 4e cône postérieure du ventricule. Dans les parties supérieures et
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antérieures de i'bémisphère cette même face profonde de la doablure fibreuse des circonvolutions émanées de l'ourlet est loodée à des parties fibreuses du centre de l'hémisphère que noua davrons bientôt décrire, et il est très facile de l'en séparer. Enfia, dans toute l'étendue de la grande circonvolution de deiudèiBA ordre, quelque part qu'on l'étudié, la moitié de c^ie grande eirconyolution qui forme la limite excentrique de la face interne al d^ la zone cérébello-temporale a pour doublure fibreuse les terni* naisons excentriques de cette expansion fnembraneo^e dn rabsa de l'ourlet; cette moitié interne de la grande cireonvololion de deuxième ordre, doublée d'une expansion fibreuse émanée de l'ourlet, se trouve accolée dans l'axe médian de la ciiconvalution aux prolongements excentriques des couches rayonnanUi de l'hémisphère.
Si nous rapprochons de cette remarque l'observation fiûta à Toocasion de la petite région du ruban de l'ourlet duquel rom avons vu émaner la couche fibreuse qui forme la doublure immédiate de la couche corticale de Tinsui^ , si nous rappelons i notre mémoire la mollesse de i.^nsula réduite à cette doubhin fibreuse (voy, pi. 16, fig. 1, V) , si nous remarquons d'aillean que la terminaison excentrique de cette doublure fibreuse ée rinsula appartient à la moitié de la circonvolution d'enceintede la scissure de Sylvius, deuxième circonvolution de second ordre, et touche dans Taxe de cette circonvolution la terminaison excentrique externe des couches rayonnantes de l'hémisphère , nom verrons que le ruban fibreux de l'ourlet, pris dans toute son életdue, dans sa petite et sa grande région à la fois, produit de met* conférence excentrique une vaste expansion membraneuse en* ployée à doubler toutes les circonvolutions de troisième ordre qui rattachent l'ourlet aux circonvolutions de second ordre.
On peut résumer dune manière générale le résultat de cei remarques, en disant que le ruban fibreux de l'ourlet produit une expansion membraneuse qui double la ciroonCftrence de la couche corticale dans une largeur inégale dont la moyenne se rapproche de celle de la main. Déployée dans toute sa largesr
DU ^\}BA\ FIOBEUX DE l'oURLBT. 459
à la face interne et à la zone cércbello-tcmporale de rhémisphère, cette zone cirpulaire est reployée sur elle-même dans la partie externe de la scissure de Sylvius. Quelque part qu on Texamine, cette zone circulaire de la couche corticale est plissée transversalement de son bord concentrique , parcouru par le ruban de l'ourlet, à son bord excentrique, qui est pour la face interne et la zone cérébdlo-temporale de l'hémisphère la première circonvolution de 8ec(Hid ordre, et la deuxième circonvolution du même orr die, du côté de la sdssore de Sylvius.
Partout où l'on rencontre des circonvolutions doublées de Tex* pansion membraneuse issue du ruban fibreux de l'ourlet, il est fisMÛle de déplisser ces circonvolutions et de les réduire à l'état d'une membrane unie grise en dehors, blanche en dedans. Nou9 ne donnons pas ces vues, comme le dernier terme de notre analyse des expansions membraneuses issues de lourlet , et surtout de leur mode de combinaison avec la matière corticale des circonvolutions , nous nous sommes proposé seulement de donner une idée générale des caractères qui distinguent les circonvolutiims doublées par ces expansions de celles qui se renflent à la convexité de l'hémisphère.
Les remarques qui précèdent nous préparent à comprendre les dispositions d'où résulte la formation de la région temporale de la droonvolution de l'ourlet considérée dans son union avec le oorpa godronné, la corne d'Ammon et le corps frangé, qui forme dans cette région la fin du bord, libre du cercle fibreux de roriûce ventriculaire.
Toutes ces parties sont formées par trois replis parallèles d'une couche fibreuse composée de la réunion du ruban de l'ourlet av^ la terminaison du cercle fibreux de l'orifice ven-r triculaire.
De ces trois replis celui qui constitue la région temporale de la cîroonvolution de l'ourlet est revêtu à Textérieur de substance corticale , comme le sont toutes les circonvolutions ordinaires. C^te sufaetance corticale de la circonvolution de l'ourlet se prolonge dans le repli profond dont la corne d'Ammou indique
460 STRUCTURE DU RUBAN PIBRBUX DE L^OURLBT.
le relief dans le ventricule; et cette sabstance corticale, après avoir tapissé circulairement l'intérieur de la coque blanche de la corne d'Ammon , se termine au contact du bord lit)re da cercle fibreux ventriculaire : c'est ce bord libre qu*on nomme le corps frangé. Il résulte de cette remarque que la partie saillante dans la région temporale du ventricule sous le nom de corne d*Ammon, n'est autre chose que Tenvers d*une ciroonvolution devenue sa surface libre ; tandis que la couche corticak de cette même circonvolution renfermée à Tintérieur de la ooocbc blanche fibreuse s'adosse à elle-même d^une face à l'autre. Ces deux £Eices de couche corticale tendent à s'unir par des dentdurei réciproques; mais cette adhésion n*jest jamais complète et l'on peut toujours aisément déplisser cette circonvolution retournée, en écartant dans le corps dentelé, et dans l'intérieur de la corne d'Ammon elle-même, les deux surfiaces de couche corticale ^pliquées au contact lune de l'autre.
Telles sont les particularités offertes par la terminaison da ruban fibreux de l'ourlet réuni à la terminaison du cercle fibreux de l'orifice ventriculaire dans la région temporale du veo-* tricule.
D'ailleurs, la gouttière fibreuse formée par le cercle fibreux de l'orifice ventriculaire finit en cul-de-sac au contact de la tubéro* site temporale de la circonvolution de l'ourlet. Le relief extérieur ou ventriculaire de ce cul-de-sac est la saillie qu'on nomme grosse extrémité de la corne d'Ammon, et cette extrémité se fixe par des prolongements fibreux dans l'intérieur de la tubéfosite temporale. Ces prolongements fibreux de la corne d'Ammon s'unissent dans la tubérosité temporale avec des fibres envoyées dans cette même tubérosité par la petite région ou cintre fibreux de l'ouriet; et sous les arcs fibreux que forme la réunion de toutes ces parties se trouve logé un noyau gris attaché par sa partie profonde à la partie externe du quadrilatère perforé rece* vant des fibres des parties superficielles de ce quadrilatère et en envoyant d'ailleurs dans le cercle fibreux ventriculaire et dans le cercle fibreux de l'ouriet.
GOVORS FinEUSBS RAYONNAlfTCS DE l'hHSCLA. 461
La couche corticale de la région temporale de la circonvolution de l'ourlet» celle du corps godronné, celle de Tintérieurde la corne d*Â.mmon présente quelques particularités dont on doit tenir compte. Nous en parlerons en traitant de la structure de la couche corticale.
Nous devions surtout ici nous attacher à décrire les caractères des parties fibreuses circulaires de Thémisphëre. Nous allons passer maintenant à l'exposition de ceux des parties fibreuses rayonnantes de la face interne de l'hémisphère.
OOUCHBB FIBREUSES RAYONNANTES DE L'HélMISPHÈfiE.
(Voir les pi. 7, 12, 14, 15. 16, 18, 19.)
Nous avons distingué à la face interne de l'hémisphère séparé du noyau cérébral deux régions distinctes : l'une , plus petite , inscrite dans les limites de la scissure de Sylvius et répondant i l'insula du côté du cerveau, à la base du segment de cône pédoncnlaire du côté du noyau cérébral ; l'autre , plus grande , extérieure aux limites de la scissure de Sylvius et surmontée, du côté du cerveau, par les circonvolutions de la convexité de l'hémisphère, tandis que, du côté du noyau cérébral , elle recouvre les parties excentriques des faces latérales de ce noyau et Tarete émoussée sur laquelle ces faces latérales et les parties transversales du corps calleux se réunissent.
C'est dans ces deux régions inégales de la face interne de l'hémisphère que se manifestent les couches fibreuses rayonnantes.