COUCHES FIBREUSES RAYONNANTES DE L INSULA
La petite région , inscrite dans les limites de la scissure de Sylvius , est formée dans toute son étendue par la membrane fi-
469 COtJCffSd FISRBOSJ^ RAYONNâNTES WE L^IMULA.
brense blanche émanée du cintre fibreux de l'ourlet fixé à la marge de l'espace perforé.
Immédiatement accolée à la membrane corticale, la coache fibreuse qui la double imite tous ses replis ; de là cette bdlité que nous avons signalée, de déplisser les petites circonvolutions de rinsula, et, à leur suite, lès replis de la circonvoliition d'enoonte de la scissure de Sylvius.
Cette couche fibreuse est composée de plusieurs lannes super* posées. Les fibres très-fines qui les constituent rayoïmenl du cintre fibreux de Tourlet vers le bord libre de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius.
Nous n'examinerons pas ici comment la couche corticale et sa doublure fibreuse se combinent Tune avec l'autre ; nous ferons rentrer cet examen dans l'étude de la couche corticale elle-même, mais nous devons parler des moyens d*union de la membrane fibreuse sous-jacente à l'insula avec la saillie centrale des &oe9 latérales du noyau.
La membrane composée, corticale à l'extérieur, fibreuse en dedans, qui constitue les circonvolutions de l'insula offre à peine l'épaisseur du bout de l'index. D'une flexibilité remarquable, cette double membrane doit la convexité générale qu'elle présente, à la saillie de la base du segment de cône qu'elle revêt, et à la* quelle elle est accolée par l'intermédiaire d'un stratum de matière grise. Le dépôt le plus abondant de cette matière grise se trouve dans rintervalle de la saillie centrale et du gros faisceau qui, des parties antérieures externes de cette saillie {voy. pi. 16, fig. 2 R^, se porte à la région externe de la tubérosité temporale. Sous le faisceau dont nous parlons, le dépôt de matière grise se prolonge jusqu'au contact du quadrilatère et en dehoft de ce faisceau sous toute l'étendue de la doublure fibreuse de l'insula, quelquefois même il pénètre dans la tige de la circonvolution d'enceinte de la scissure de Sylvius et indique dans cette circonvolution la séparation des éléments fibreux qui lui sont fournis par la doublure blanche de l'insula d'avec ceux qui procèdent d'une autre origine. Rattaché au quadrilatère perforé , combiné avec lombilic da co-
GRANDES mOCtÊ» HAtOlflfABUM Bft L*tféliISPnÈRE. 4A8
iyléûon extraventriculaire do corps strié, ce stratum de nrntiëre grise donne naissance à beaucoup de fibres blanches. Beaucoup de eellee qui oodvrent ce stratarri gris sur la marge du qtMdrilatète plongent dans ce stratum par de nombreuses radieulleii^^ et lé perint où ce dépôt se montre à découvert en dehors du gros feisceau fibMix idlant & la tabérosité temporale , est un centre d'où Ion Toit rayonner des fibrilles blanches et grises dans toute la cireonférerfto de la base du segment de cône pédonculaire.
La doubhire fibreuse de l'însula reçoH de nombreuses fibrilles ée ce stratum de matière grise. Par ses connexions avec- le stratum de matière grise , et plus directement encore par l'intermédiaire du cintre fibVeux de l'eurlet, la couche fibreuse rayonnante de la région de l'hémisphère inscrite dans les limites de la cir^ éonvoltition d*enceinte de la scissure de Sylrius, se rattache au quadrilatèrre perforé , aux nerfe qui se combinent avec le cintre fibreux de ce quadrilatère, et, enfin, à la branche correspondante du faisoeaH postérieur de la moelle.
GRANDES COUCHES RAYONNANTES DE l'h^WISPHERE.
Nous ne trouTeronspas la même origine atix couches fibreuses rayonnantes extérieures, aux limites de Tinsuia et sur lesquelles sont appliquées les circonvolutions de la convexité de l'hémisphère. Ces grandes couches rayonnantes se détachent du noyau eérébral sur la circonférence de la base du segment de cône pédonculaire (vay. pi. 16, fig. \,K K K, la surlace de ces couches fibreuses à l'intérieur de l'hémisphère; même planche , fig. 2, ^ ^ ^ , le moignon de ces couches coupées à leur sortie du noyau cérébral; pi. 13, fig. 1, G^ G, la coupe transversale des mêmes couches; et, enfin, pi. 19, fig. 1 et 2, la dissection de ces mêmes couches rayonnantes dans une coupe transversale de l'hémisphère).
A peine dégagées du contour de la base du segment de cône
464 GBANDI8 COUCHES mATONNAflTES
pédoncolaire, les grandes couches fibreuses rayonnantes de Vhémisphère divergent et s'épanouissent à la face interne de Thé* misphère jusqu'au voisinage de la bordure circulaire que lui forme la grande région du ruban fibreux de l'ourlet. La surface de ces couches fibreuses qu'on voit à l'intérieur de la face interne de rhémisphère présente une concavité en harmonie avec la convexité des parties du noyau cérébral qu'elle recouvre ( tToy, dans les deux fig. de la pi. 19 la courbe décrite par la face interne de ces couches fibreuses). L'étendue transversale de cette grande couche fibreuse varie comme celle des régions de l'hémisphère dont elle forme la doublure profonde. Fort étroite dans le sommet du triangle orbitaire , elle s'élaigit de ce sommet à sa base , s'élargit plus encore après s'être recourbée dans le bas de la région frontale, ne cesse de s'élargir déplus en plus depuis le bas de la région frontale jusqu'à la pointe postérieure de rhémisphère. Dans toute cette étendue qui correspond aux parties supérieures de la convexité de l'hémisphère , la différence qui existe entre la longueur de la ligne d'origine et la longueur de la ligne de terminaison de la grande couche rayonnante que nous étudions, produit la belle surface représentée dans plusieurs de nos figures (roy. pi. 15, KKK, et pi. 16 , fig. 1 , KKK], Enfin , dans la partie du lobe temporal qui appartient à la convexité de l'hémisphère» cette couche rayonnante présente encore une assez grande étendue d avant en arrière dans les fibres qui , de l'angle postériear de la scissure de Sylvius , se portent à la pointe postérieure du cerveau. Sa largeur diminue de plus en plus ensuite jusqu'au sommet du lobe temporal. Ce sont , en un mot , dans les fibres rayonnantes (|ui composent cette couche, des variations de gran« deur analogues à celles des parties latérales du corps Ccilleox qu elles recouvrent , pi. 16, (ig. 2. o P R, L'épaisseur des couches fibreuses (lui décrivent cette courbe à la face interne de l'hémisphère est la même à peu près que celle des parties médianes du corps calleux , et c'est do la convexité de ces couches rayonnantes, toujours dirigée du côté des circonvolutions, que partent plus ou moins perpendiculairement les appendices destinés à for-
DE L nÉMISPHEIIE. 465
mer la tige fibreuse qu'enveloppent les duplicatures de la couche corticale.
Ces appendices extérieurs, flexueux comme les circonvolutions qu'ils pénètrent» constituent par leur ensemble des saillies festonnées onduleuses que Mâlpighi comparait au bord du mésentère séparé des intestins , et que Gall , dans son langage plus poétique, assimilait à des flammes.
Pour étudier avec fruit les parties fibreuses dont nous venons de donner une idée générale, il faut diviser en travers, et autant que possible dans le sens des faisceaux fibreux profonds, un cer-. veau dans lequel on a préalablement séparé les couches internes de l'hémisphère de celles du corps calleux et qu'on a laissé séjourner ensuite dans Talcool. Il faut encore , lorsque cette coupe est fiûte à travers l'hémisphère, prolonger la division jusque dans la région fasdculée du pédoncule. C'est une coupe de ce genre ultérieurement disséquée , que représente la fig. 2 de la pi. 19. Ces préliminaires terminés, il &ut disséquer avec le plus grand soin les divers éléments fibreux qui se succèdent depuis le pédoncule jusqu'aux droonvolutions.
En soulevant l'un après l'autre, à l'aide d'un stylet délicat, les fîdsceaux fibreux de l'éventail pédonculaire , on les suit avec iacilité dans les couches profondes de l'hémisphère où ils décrivent une courbe parallèle et contiguë à celle des prolongements latéraux du corps calleux.
La continuité de ces couches jusqu'au voisinage du ruban fibreux de l'ourlet {voy, pi. 19, fig. 2, N) est très-facile à démontrer. A ce lieu de contact des parties les plus excentriques des rayonnements fibreux de l'hémisphère avec la membrane fibreuse issue de la grande région de l'ourlet, l'union des parties est très-faible; et l'on voit le prolongement principal des couches rayonnantes de l'hémisphère remonter jusqu'au sommet de la grande circonvolution qui se trouve sur la limite de la face convexe et de la face interne de l'hémisphère (voy. pi. 19, fig. 2, de If en H" , ce prolongement ascendant des grandes couches fibreuses rayonnantes de l'hémisphère).
466 GRANDES COIIOIMS» RAie#NNANTBS
C'est là, sar la limite interne de la conTexitë de rhémisph^, le dernier terme auquel parvir^nnent les prolongements des rayons fibreux de sa face interne.
Sur la limite «xteme de la conveiâté de )YiéBB(»phère, on vcît également parvenir jasqu -hîi sommet .de la <ÂF(xmvidutxm d*enoetnte de la soisBore de Sylvius le premier ai^>endiee issu dt h convexité des couches rayonnantes après leur sépamtion du nojran cérébral. Dans i'intervalle de ees deux prodaolions extrêmes, il s'en détache continncilement d'autres, pkw ou SK>ins flexuensei, qui formait ime suite non interrompue depuis 4a limite estene jusqu'à la Imite interne de la conveafité de t'hémispbère et qui se portait à rintérieor des c^coDVolutiens de la convexité da cerveau { voy. pi. 19, fig. 1 et S).
On peut se foire une idée de la diqpgsslion des cooehes fibreuses qui , de la région fasdculée du pédoncule , se portent à Tintériear de l'hémispbk'e dont elles foonent la foce interne ^leur concavité , tandis que leur convexité produit les app^idioes fi- Ineux qu'enveloppe la couche corticale, en les comparant à la t^ d'une plume divisée suivant sa longueur, puis courbée de manière que s^ barbes divergent de la convexité de cette courtmre. Mais cette comparaison est bonne tout au plus pour figurer l'aspect d'un arceau fibreux de la face interne de l'hémisphère et des appendices qui , de la convexité de cet arceau , rayonnent dans les circonvolutions.
Il ne fout pas se contenter de cette image , pas plus qu'il iie fout se borner à poursuivre un des foisceaux du pédoncule à l'intérieur de Thémisphëre. 11 est nécessaire de suivre un à un, jusqu'aux parties les plus âevées de Thémisphère, lepiosgnmd nombre possible de foisceaux de Féventaî I pédonculaire, pour connaître les circonstances principales que présente la stocCure de ces parties. Elu exécutant avec soin cette préparation, on remv* quera d abord que, sur les limites de la base du segment de ctoc pédonculaire, les fibres qui composent la couche rayonnante centrale des foces latérales du noyau se portent au corps calleux i travers les rayons de l'éventail pédonculaire lors dcievr |
M ^*hÉiiisphère. 46?
dans la couche rayonnante de l'hémisphère (roj^. pi. 19, fig. 2, de V en V, -qucflques-nnes de ces fibres d*anion de la couche rayonnante centrale des faces latérales du iioyaa avec le corps arileax).
Ce sera seulement aussi par la dissection profonde et détaillée que nous oonsdlions de faire , qu'on parviendra à concevoir comment il se peut que les grandes couches rayonnantes de la face interne de Théroisphëre soient le prolongement de l'éventalil fibreux du segment du cône pédonculaire qu^elIes surpassent tant par leur étendue et leur épaisseur.
Si 1 on examine cette partie des couches rayonnantes de Thénnspfaère qtti se combine avec la circonférence de la base du segment de cfine pédonculaire sur les faces latétales du noyau (voy, pi. 7, fig. 2, BBBB, et pi. 16, fig. 2, AAA], on reconnaît de suite qu'à peine issues du noyau cérébral elles ont considérablement augmenté d'épaisseur. Les moignons de ces couches représentées dans les deux figures auxquelles nous venons de renvoyer, pi. 7 et pi. 16, ont à peu près Tépaisseur du bout du doigty et la ligne par laquelle elles s'introduisent dans l'épaisseur da noyau cérébral est fort étroite.
Si Ton dissèque ce moignon fibreux du coté scissural, on trouve que dans toute la longueur de la base de l'insula il est composé de fibres longitudinales , c'est-à-dire, parallèles à cette base, tandis que du côté du corps calleux ce sont les commencements des couches divergentes qu'on sépare.
Voici la cause de ces deux directions différentes, et cette cause expliquera en même temps l'augmentation d'épaisseur des grandes couches rayonnantes à leur sortie du noyau.
DSs que les extrémités divergentes des rayons de l'éventail fibreux de la région fasdculée se sont dégagées du noyau cérébral pour pénétrer dans l'hémisphère, elles se divisent en deux branches ; Tune, externe, se porte au côté scissural du moignon fibreux, et marche directement en arrière. C'est l'ensemble de ces fibres rétrogrades qui compose le faisceau longitudinal qu'on rencontre à la base des couches rayonnantes de l'hémisphère,
468 GRANDES COUGBES RATONNAIiTES
parallèlement à la base de Tinsula. C'est sar les bords excentriques de ces couches fibreuses longitudinales que s*élèvent perpendiculairement les appendices fibreux, destinés à former une moitié de la tige de la circonvolution d enceinte de la scissure de Sylvius.
Ces mêmes couches fibreuses longitudinales produisent de leur bord interne une grande partie des couches rayonnantes de Thémisphère, celles-ci rayonnent en dedans et en haut ; et c'est avec elles que se confondent les prolongements de l'éventail fibreox pédonculaire , qui ont manifesté cette direction divergente dés leur sortie du noyau cérébral.
C*est ainsi que se trouvent constituées les grandes couches rayonnantes de la face interne de Thémisphëre, et c'est maintenant de la convexité de leurs rayonnements que naissent les appendices destinés à former les tiges fibreuses des circonvolutions de la convexité du cerveau.
Le mode de combinaison de ces appendices avec la couche corticale sera examiné à loccasion de la couche corticale ellemême.
Le mode d'union de ces grandes couches fibreuses rayonnantes avec les parties correspondantes du noyau cérébral mérite aussi beaucoup d'attention.
On ne saurait douter, quand on a répété un grand nombre de fois la séparation des masses latérales de rhémisphère des surfaces contiguës du corps calleux, qu'on n'ait suivi d*une manière bien rigoureuse le plan tracé par la nature. La facilité avec laquelle les surfaces respectives de la face interne de rhéinisphère et du corps calleux se désunissent, la parfaite symétrie qu'on observe dans les deux moitiés congénères des oi^anes , prouvent clairement que la couche du corps calleux est une couche fibreuse bien distincte de celle qui constitue la face interne de rhémisphère. Mais , tout en admettant ce £Eiit , je ne puis m'empêcher de croire qu'un certain noml)re des fibres prolongées dans les circonvolutions de la convexité de rhémisphère, et , particulièrement , des fibres de la grande circonvolution de
DE l'hbmisphère. 469
deuxième ordre , ne viennent s'articuler avec Tarête sur laquelle les parties médianes et les parties latérales du corps calleux se réunissent.
Cette union paraît être autre chose qu un simple prolongement des fibres du corps calleux dans la circonvolution dont il est question. Elle ressemblerait plutôt au mode d'union des racines nerveuses des pathétiques et des nerfis spinaux av0c les régions respectives de Taxe nerveux , dans lesquelles plongent œs racines. C'est-à-dire que, d'un côté, les couches fibreuses du corps calleux suivent la direction que nous leur avons reconnue, et que, dans leurs interstices, des lames fibreuses, d une direction inverse , s'insèrent pour gagner un niveau plus profond.
n m'a paru même , dans plusieurs dissections, que ces fibres de la grande circonvolution de deuxième ordre allaient à travers les arceaux transverses du corps calleux s'insérer sur la convexité du cercle fibreux dans lequel le corps strié se trouve inscrit.
La face convexe des grandes couches fibreuses de Thémisphère, celle que, dans la fig. 1 de la pi. 7, nous avons décou* verte dans l'intervalle des deux circonvolutions de second ordre , panut quelquefois présenter des faisceaux fibreux longitudinaux en dehors des fibres rayonnantes de la face interne ; les recherches les plus attentives que j'aie faites à cet égard, m'ont laissé la pensée que ces fieûsceaux , longitudinaux en apparence , sont simplement des appendices ordinaires destinés à des circonvolutions éloignées du lieu oii ces appendices se détachent des couches rayonnantes qui les produisent. Dès lors ces appendices rampent profondément , et dans le sens longitudinal , avant de prendre la direction excentrique qui les porte à l'intérieur de la circonvolution qui est leur terme.
En parlant de ces appendices qui se rendent plus ou moins directement , perpendiculaires ou obliques , flexueux ou directs , dans led circonvolutions de la convexité du cerveau , nous avons toujours entendu qu'ils forment la tige principale des circonvoliltions y et ^u'en même temps ils restent étrangers aux régions
470 OOUCnES FIM«USfi» ravonnantes
de la oouohe cortidale, enfermées dans les anfraetoosités. Noos ne oonnsissons donc enoere qu'ofie partie des âément» fibreu combinés avec la couche corticale » nous verrons en traitait de cette couche elle-même qiids autres élémenta fibreas lui peuvent appartenir.
S nous avons bien compris , et si nous avons- pu^ obîwroeBt eTtposer la structure des couches rayonnantes de rhénisphèii et le mode d'union de ces couches avec la membrane ooitiiMit , des circonvolutions , noUs devons être en mesure de juger It théorie de Gall relativem^it au déplissenleni dea cîroonvcdiiÉîot de la convexité de l'hémisphère.
Gall avait vu les circonvolutions naturellement déplissées psr Thydropisie des ventricules. Lorsqu'il eut ensuite conçu sa théorie de Torganisation du cerveau , il essa^ d'expliquer ce dé* plissement des circonvolutions ; il fit plus, il crut pouvmr lepio^ duire à volonté par une manoeuvre anatomique. Ces assertimf de Gall ont été niées , et même on a cru pouvoir démontrer l'impossibilité absolue du déplissement des droonvointioDS da cerveau.
Je suis loin de croire que la manoeuvre employée par Giil, pour le déplissement des drooAvolutions , pût être appliquée i toute la masse cérébrale sans la déeoi^nieer profinidéaMnt. Jt ne prétends pas non plus que le déplissement des cîrocmviriiitilM de la fÎEtce interne de l'hémisphère et de celles de l'inaula pmit être opéré sans rien détruire. J'ai dit seulement qu'il est fiuili tlans ces dernières régions et comment on le peut oonœvoir.
Pour ce qui est des circonvolutions de la convexité da eorveii, leur déplissement dans une éteiidue plus ou moins grande par un travail morbide est incontestable. Indépendamment des em rapportés par Gall , j'en ai moi-même observé plusieurs. J'ci conserve un ex^nple fort remarquable que je dois à la bienveillance de M* le docteur Baron père.
Ainsi, le fait en lui-même du déplissement des ciroonvôlutioal de la convexité de l'hémisphère, dans une étendue plus ou moini considérable, par un travail morbide, me paraît inoealeslabie.
DE L*mMll»llisilB. 47t
J*tt)imte qtt'H est facile de le comprendre. La couche corticale dacicîforMivolotiohB forme la limite extérieare dn cerveau ; 1» grande couche rayonnante de rhéniisphèré, m limite intérieufe. Des appendices fibreux de grandeur inégale allant de la couche fibreuse rayonnante à la couche corticale sont leurs moyens d'union.
Dans l'état hatu^l, là différence d'étendue entre la couche oorticale extérieure et la couche fibreuse intérieure de l'hétti* qphère est très considéraUe. Mais, lorsque, par l'action lente , graduelle, d'un effort intérieur produit par l'acoumulation du U«quide de l'hydrof^sie yentriculaire, la capacité du ventricule est énormément accrue, les parois fibreuses de ce ventricule onl sobî un agrandissement proportionnel. La grande couche rayonnante de rbémisphère , qui double extérieuretanent ces paroit blaBohes du ventricule, s'est agrandie dans la même proportion^ et il arrivé^ alors que, dans une étendue plus ou moins grande de l'hémisphère, la couche fibreuse de sa fdjoe interne a pris undéveloppement égal a celui de la couche corticale de s^ face externe. Alors les circonvolutions sont déplissées ; et les appendices fibreux, qui de la couche fibreuse rayomiante se portent i la couche corticale, au lieu de ressortir perpendiculairement en dehors de la oouohe fibreuse se sont trouvés lentement ramenés à être couchés dans Tintervaile qui la sépare de la cothobe corticale, sans cesser pour cela de tenir à Tune et à l'autre.
Ifoit aux procédés seuls de la nature il appartient de produire de pareils changements sans désorganisation complète , l'art de l'anatomiste ne saurait l'imiter sans occasionner des dé^ cbirares que la mollesse et le défaut d'éiastioité des couches fi« breuasi du œrveau rendent inévitables.
Je ne prétoids pas, d'ailleurs, qlie le déplissement des circonvolutions, dans le cas d'hydropisie considérable des veiltrî* cotes , soit toujours exempt d'allérattons considérables dans la •trocture intrinsèque des parties, je possède aussi deff exemples qui prouvent le contraire ; mais dans bien des cas il n'y a dans \e^ partie» qu'un changement dans les formes, dans les rap.
ports : c'est tout ce qu'il s* agit de constater dans un travail anatomique relativement à la question du déplissement des circonvolutions cérébrales.