X PREFACE
et les spiritualistes dont je viens de parler, ce serait un simple problème de clinique et d'anatomie pathologique. La solution dépendrait de la présence ou de l'absence des maladie cérébrales dans le cadavre de ceux qui ont offert des dérangements intellectuels. Cette manière d'argumenter peut paraître vicieuse.
Les matérialistes qui déduisent, des effets produits par les lésions du cerveau sur les manifestations intellectuelles , que le cerveau est l'organe protlucteuf de l'intelligence , raisonncr^t comme le feraient ceux qui, de ce que les lésions de l'œil troublent ou abolissent le sens de la vue, concluraient que l'œil est l'organe producteur de la lumière et des images.
D'un autre côté, les spiritualistes qui nient l'influence des lésions cérébrales sur les manifestations de l'intelligence . commettent une erreur dont les conséquences semblent également dangereuses.
On conçoit^ en effet , que du moment où Ton aurait prouvé la coïncidence des altérations de l'intelligence avec celles du cerveau , et, suivant moi, cette coïncidence n'est pas difficile à établir dans le plus grand nombre de cas, la cause de ces spiritualistes serait perdue.
Mais c'est précisément parce que les désordres intellectuels trouvent leur explication dans les désordres des organes nécessaires aux manifestations de Tintelligence qu'on est fondé à regarder le principe de l'intelligence comme inaltérable par luimême. Que si l'on refuse d'expliquer ses désordres par ceux des instruments nécessaires à ses manifestations , il faudra de deux choses Tune : ou nier ses altérations , ce qui est contraire à l'évidence; ou Wen, en les reconnaissant, sans les expliquer par le dérangement des organes, admettre que l'intelligence est directement altérable : ce qui la fait descendre jusqu'à la condition de la matière : ce n'est donc pas réhabiliter le moral de l'homme , comme on a eu la prétention de le faire , que d'admettre que ce