‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 87 sur 127 · BA8B DV CRANE A L^EXTÉRIEOR · texte numérisé non relu

BA8B DV CRANE A L^EXTÉRIEOR

basilaire de Tocci pilai, le contour du trou occipital et la crête occipitale sont très-supérieurs par leur force à celle des fosses occipitales inférieures.

Les différents trous dont est percée la base du crâne ofirent une particularité bien remarquable. Ils sont tous, même ceux qu on appelle ronds, plus ou moins ovales, et leur grand diamètre, pro. longé vers le centre de la base, aboutit constamment au quadrilatère central , tandis que, prolongé du côté de la circonférence, ce même grand diamètre aboutit à quelqu'une des parties solides auxquelles se rendent les rayons osseux dont la description précède.

Cette circonstance résulte de ce que tous ces trous, sans exception, sont creusés, pour la plus grande sécurité des parties qui les traversent, dans la substance des rayons, constamment supérieure en force à celle des surfaces qu'ils séparent; et, moins ces trous prennent de l'épaisseur du rayon , moins ils tendent à l'affaiblir. Le seul trou déchiré antérieur, dont la direction fait exception à la règle que j'indique , fortifie par cela même cette règle. En effet, ce qu'on appelle trou déchiré antérieur n'est troo que dans le squelette ; dans l'état frais il est rempli d'un cartilage qui uTiit le sommet du rocher au quadrilatère central. Il est également remarquable que toutes les sutures principales de la base du crâne , celle de l'occipital avec le rocher, celle du rocher avec le temporal et le sphénoïde , celle du sphénoïde avec le frontal , enfin celle de l'ethmoïde avec le frontal, sont dirigées de la circonférence au centre de cette base. Il n'y a que la suture du temporal avec la grande aile du sphénoïde qui ne rentre pas parfaitement dans cette règle. Mais comme cette suture s'appuie sur les parties latérales du sphénoïde qui tiennent au centre que le même os constitue, l'exception apparente n'est en réalité qu'une modification commandée par l'extension latérale du sphénoïde.

Ces considérations générales posées, jetons un coup d'œil sur les diverses surfaces qu'interceptent les rayonnements osseux du quadrilatère central et sur ce quadrilatère lui-même.

Compris dans l'intervalle des bases des deux apophyses ptéry-

BASE DU CRANE A l'eXTÉRIBUR. 577

goides , le quadrilatère central , dont la longueur et la largeur peuvent être comparées à celle de l'ongle du pouce , est droit d'arrière en avant , et légèrement convexe de droite à gauche. 11 .offre sur sa ligne médiane une crête peu prononcée dont Taxe est vertical {voy. pi. 21, fig. 1). Sur le contour de ce quadrilatère partent, s*agrandissant de plus en plus jusqu'à ce qu'ils parviennent à la circonférence de la base , quatre espaces triangulaires principaux : lun antérieur, l'autre postérieur, et deux latéraux. De ces quatre triangles, l'antérieur et le postérieur, à peu près égaux entre eux , sont de grandeur très -supérieure aux deux triangles latéraux. Considéré dans son ensemble, l'antérieur est concave, le postérieur convexe; les latéraux ont une plus grande partie de leur surface plane, quoiqu'ils offrent d'ailleurs des parties concaves et d'autres convexes. L'espace triangulaire antérieur est d'un niveau beaucoup plus élevé que celui de la surface du quadrilatère central.

Les deux triangles latéraux sont à peu près sur le même niveau que le quadrilatère central ; le postérieur, sensiblement plus bas dans ses deux tiers antérieurs, remonte presque à son niveau dans sa partie la plus reculée. Séparés les uns des autres par quelques-uns des rayonnements osseux précédemment signalés , ces triangles divers se trouvent subdivisés en régions secondaires par les rayonnements qui les traversent.

L'antérieur a pour base le segment de la circonférence du crâne compris entre les deux apophyses orbitaires externes ; son sommet tronqué s'applique à la partie antérieure du corps du sphénoïde, surmonté de chaque côté par la base des apophyses ptérygoïdes. Ce triangle antérieur se décompose naturellement en deux triangles latéraux qui ne sont autre chose que les voûtes orbitaires et une partie de la paroi externe de ces voûtes, et en un parallélogramme médian qu'occupe d^avant en arrière l'os ethmoïde. Toutes ces parties, parfaitement décrites dans les livres d'analomie, ne doivent pas nous arrêter. Le triangle postérieur est formé par toute la face externe de l'os occipital , depuis l'apophyse basilaire de cet os jusqu a sa ligne courbe supérieure. T. I. 57

578 votrrt M CtiANK a L'ntéfttlstTi.

Quftnt aux triangles latéraux , il« comprennent la face inRrieure de la grande aile du sphénoïde, surmontée (1) des apophjdes ptérygoïdes à leur limite là plus interne , t>ehîée du tnra dvale à sa limite postérieure, articulée airee )fe bord antérieui' du

L'épine sphénoïdale, le trou sphéno-épihMx, l'hiatus de Fdibpey U c&vité glénoïde; enfin la fate Ihférlétife da rocher^ Tooverture du fttnal earotidien , se montrent sur efed triangles.

tOUTÉ DU ClÉAf^Ë À t'EX+éRTEÙR.

La forme la plus commune de la route du cr&ne est eelle d'an segment d'civoide comprimé sur les côtés; sa partie la phis large répond en arrière, et présente dans ce sens un prolongement plai étroit que Textrémité antérieure. Il n'est pas rare que cette ferme se rapproche davantage de celle d un segment de sphère. Dub ce cas le prolongement postérieur manque, et rextrémité correspondante devient beaucoup plus large que l'antérieure. Composa de deux moitiés qui présentent toujours les mêmes parties , la Toute du crâne doit être dite symétrique, en prenant ce mot dans le sens anatomique. toujours moins rigoureux que celui des mathématiciens. Elle offre à considérer des éminences, les unes constantes , les autres variables , et qui toutes présentent des diftrences nombreuses dans le degré de leur saillie chez les diven sujets.

Pour étudier avec succès la voûte du crfine , il me semble utile de la subdiviser en une zone médiane et deux régions latérales.

La zone médiane a pour limite antérieure la portion de la circonférence crânienne comprise dans l'intervalle des deux apo. physes orbitaires <^xternes , et pour limite postérieure la portion

(I) Nom t'ippiMort la base tlii crâne retournrf.

VÔtJTE DU CRAIVE A L^ÊXT^.RIÉtlR. 579

de la même circonférence comprise dans Tintervalle des deux apophyses mastoïdes.

Les régions latérales ont pour limites inférieures la portion de la circonférence crânienne comprise entre les apophyses mastoïdes et les apophyses orbitaires externes. Quant à la limite respective des régions latérales et de la zone médiane, elle est tracée par un grand segment d'ellipse appuyé en avant sur les apophyses orbitaires externes , en arrière sur les apophyses mastoïdes (roy.pl. 23, fig. 6).

La ligne courbe qui limite ce segment d'ellipse est appelée ligne d'enceinte de la fosse temporale.

Ces divisions ti-acées par la nature elle-même étant une fois comprises, on voit ce grand dôme osseux , qu'on appelle la voiite du crâne , décompose en une arche médiane , élevée d'avant en arrière sur les sections antérieure et postérieure de la circonférence crânienne , et en deux parties latérales qui , remplissant l'intervalle des cotés de cette arche et de ceux de la base , complètent avec elles la cavité qui renferme Tencéphale. Plus ou moins longue suivant que la forme du crâne se rapproche davantage de celle d'un ovoïde ou d un sphéroïde , plus ou moins large aussi suivant que , rond ou oblong , le crâne se montre renflé ou resserré dans sa voûte, et déborde sa base ou se trouve plus étroit qu'elle; plus ou moins élevée suivant les sujets, cette grande zone médiane est la région la plus découverte de la boîte osseuse . la seule dont toutes les particularités de forme puissent être parfaitement examinées pendant la vie.

De la limite où nous l'avons fait commencer en avant à celle où elle se termine en arrière, la zone médiane de la voûte du crâne s'arrondit , offrant , dans le plus grand nombre des cas, plus de largeur et d'élévation en arrière qu'en avant .

En la considérant avec attention , on voit que son contour ou son profil n'est pas figuré par un segment régulier de cercle ou d'ellipse; il est composé de trois, ou, plus souvent, de quatre lignes distinctes qui ne sont pas néce:5sai rement courbes , quoique ce soit là leur direction la plus ordinaire. Des angles curvilignes

580 VOUTB DU CRANE A l'eXT£RI£UR.

unissent ces lignes les unes aux autres. La grande zone . dont ces lignes et ces angles ne dessinent que le profil médian , se trouve décomposée en un nombre égal de régions plus ou moins bombées, réunies les unes aux autres par des espèces de brisures dont la situation ne varie jamais.

La première de ces régions, en procédant d'avant en arrière, est la région inférieure du front.

De la ligne accidentée qui la sépare en bas du nez et des orbites, elle s'élève verticalement chez quelques sujets, légèrement oblique en avant chez d'autres , inclinée doucement en arrière cha le plus grand nombre, jusqu'à la rencontre de deux saillies latérales constantes , et partout décrites sous le nom de bosses frontales.

Toujours courbée d'un côté à l'autre, elle a pour limites extérieures les apophyses orbitaires externes en bas; et au-dessus de ces apophyses le commencement de la ligne rugueuse, courbe des fosses temporales. Elle représente un quadrilatère plus lai^e que haut. Elle est divisée en deux moitiés symétriques par une ligne médiane plus ou moins saillante, trace de la suture qui dans Tenfance unissait les deux moitiés de l'os frontal. Au bas de cette ligne médiane existe toujours une bosse plus ou moins prononcée, nommée nasale. Au-dessous de cette bosse existe la suture transversale qui unit l'os frontal avec les os propres du nez et les apophyses montantes de l'os maxillaire supérieur.

De chaque côté de la bosse nasale se renflent deux saillies courbes , étroites, dirigées en haut ou en dehors , plus larges et plus rondes en dedans, plus minces, et finissant en pointe en haut et en dehors. Ce sont les bosses ou arcades surcilières. Enfin, au-dessous de ces arcades commence le rebord anguleux qu'on nomme arcade orbitaire. L'extrémité interne de cette arcade forme l'apophyse orbitaire interne ; son extrémité externe, renflée et projetée en dehors, est connue sous le nom d'apophyse orbitaire externe.

Dans le milieu de la région que nous étudions on trouve souvent un enfoncement transversal qui n'a pas reçu de nom propre, au-dessus duquel ressortent les bosses frontales. Les limites

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externes de la région frontale inférieure de la voûte du crâne , formées par le commencement de la ligne courbe rugueuse des fosses temporales , varient beaucoup par leur direction ; le plus souvent elles rentrent dans leur milieu , ressortent en haut et en bas : leur intervalle d'ailleurs , ou , ce qui revient au même , la largeur du front, varie beaucoup dans les différents sujets.

Les bosses frontales , qui fixent dans la zone médiane de la voûte du crâne la borne qui sépare la première région de la seconde , sont plus ou moins prononcées , plus ou moins distantes Tune de l'autre ; elles varient , dans leur intervalle du centre de Tune à celui de l'autre , de deux à trois phalanges digitales , et d*une à deux dans leur distance des arcades orbitaires.

La seconde région de l'arche médiane de la voûte du crâne se porte de ces mêmes bosses frontales , et d'une ligne prolongée . de leurs deux centres à la rencontre de la ligne temporale , jusqu'à la rencontre de deux autres bosses généralement décrites tous le nom de bosses pariétales; une courbe passant par les deux centres de ces bosses pariétales , et prolongée de chaque côté jusqu'à la ligne temporale , achève la limite transversale postérieure de cette seconde région.

Cette région , la plus grande de celles qui composent la zone médiane de la voûte du crâne , forme , comme la précédente, un quadrilatère.

Sa plus grande largeur est en arrière; la moindre est d'ordinaire en avant. L'aire de cette région , plus ou moins convexe d'avant en arrière et de droite à gauche , offre à considérer , en avant, sur la ligne médiane, le prolongement supérieur de la suture qui unit les deux moitiés de l'os frontal chez les enfants et, quand cette suture a disparu, une saillie longitudinale, peu prononcée, qui en marque la place ; en arrière, une partie de la suture qui unit l'un à l'autre les deux pariétaux. Ainsi découpée en deux moitiés latérales, cette seconde région est encore divisée transversalement dans le milieu de sa longueur par la suture fronto-pariétale. Voici maintenant quelques-unes des partieularitëfl qu'on y rencontre :

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Sa partie médiane est quelquefois élevée comine en carène, et les surfaces qui restent de chaque côté de cette saillie médiane tombent tres-obliquement à la rencontre des lignes tempcnrales. P*autres fois, au contraire, cette ligne médiane ne dépasse pas k niveau des parties latérales, qui ont dans une assez grande lar* geur une surface presque horizontale.

Il n*est pas rare d'observer dans son nûlieu une saillie oblongue qui empiète autant sur le frontal que sur les pariétanx. Cette saillie forme alors la partie culminante de la région que noiu étudions. C'est le sommet arrondi d'un plateau convexe. D*aatres fois, au contraire, il exbte, justement au même endroit de U ligne médiane, un enfoncement prononcé qui peut se prolonger assez à droite et à gauche pour montrer une différence sensible dans le niveau de la suture fronto- pariétale et celui du plan externe des os auxquels elle appartient ; dans ces cas Tos frontal dépasse en hauteur le bord correspondant des pariétaux. Enfin, une disposition qu'on observe très fr^uemment dans plusieura pays , c'est une telle rectitude dans la ligne médiane de ce plan, qu'une r^gle placée suivant sa longueur la touche dans toale son étendue (vorj. pi. 22 et pi. 23, fig. 1).

Il est encore a remarquer que la ligne médiane monte quelquefois très -obliquement en haut , se trouve quelquefois horizontale , et même chez quelques sujets offre une obliquité descendante en arrière. En peu de temps d'étude un œil observateur rencontrera de nombreux exemples de toutes les différences que je signale.

La troisième région de la zone médiane de la voûte du crâne est comprise entre la ligne transverse qui forme la limite postérieure de la seconde et une autre ligne transverse (jui , passant par les deux î?oinmets des bosses occipitales supérieures, se prolonge de chaque côté jusqnVi la base de Tapophyse mastoïde, beaucoup plus étendue transversalement que de haut en bas {voy. fil. 23, fig, 6). Cette troisième région présente en avant dans son niilini la moitié postérieure de la suture sagittale , et (le chaque côté de cette suture les trous pariétaux : en arrière

VOUTE Dli CBANE A l'kITÉUEIJR. 583

cette sature se termine, comme on sait, à la rencontre de l'angle sopérieur de l'occipital , qui forme la partie supérieure médiane delà région que nous- examinons ; la suture lambdoïde tout entière appartient encore à cette région de la zone médiane, dont la ligne terminale postérieure aboutit , comme la suture lambdcode elle-même, à la base de Tapophyse mastoïJe. La ligne médiane de cette troisième région n'oflre presque jamais la convexité ordinaire aux deux régions précédentes. Le plus souvent elle est droite , et même il n est pas rare de la trouver concave.

Lorsque cette particularité existe, plusieurs circonstances diverses peuvent coïncider avec elle.

Quelquefois la surface médiane est droite d'un côté à l'autre , et en même temps concave de haut en bas. D'autres fois le milieu longitudinal de cette surface s'enfonce de haut en bas , formant une gouttière rentrante dans l'intervalle des parties latérales ; chez quelques sujets les lignes des sutures lambdoïJes et pariétale, au voisinage de leur union, s'enfoncent également en gouttière triangulaire délwrdëe par les surfaces osseuses voisines: d'autres fois enfin le plan de l'angle supérieur de l'occipital, différent de celui des bords voisins des pariétaux , les déborde , de telle sorte qu'il iorme en arrière d'eux un écusson à relief considérable; et les dentelures de la suture lambdoïde, qui circonscrit 'cet angle, au lieu de se pn)jeter suivant le plan des os correspondants ressortent de ce plan , celles de Toccipital en dedans, celles des pariétaux en dehors.

A ces particularités des parties médianes de la troisième région de la zone crânienne il faut ajouter que tantôt cette ligne offre d*avnnt en arrière une obliquité telle qu'elle forme avec un plan horizontal un angle de (]uarante cinq degrés , et que , dans d'autres cas, elle descend suivant une ligne verticale.

Les surfcices qui restent de chaque côté de la ligne médiane varient suivant les directions diiïérontes de cette ligne. Quand elle se porte obliquement en arrièn», les plans qui de chaque côté viennent à sa rencontre sont eux-niêmes très obliques , et la projection du crftno en arrière très-prononc^^e. QuamI elle se rup-

Ô84 VOUTB DU CRANE A L*BlTliftlBim.

proche de la verticale, ces plans sont presque transverses, et la projection postérieure du crâne presque nulle. Enfin , quelles que soient les différences dans la direction des diverses parties de celte zone, elle en offre de correspondantes dans sa largeur et dans son degré de voussure. Avec sa plus grande obliquité et la plus grande projection du crâne , en arrière , ccmicide dans le plas grand nombre de cas , la plus grande longueur de son diamètre antéro-postérieur ; et avec sa direction la plus verticale et li moindre projection postérieure du crâne , se rencontre la plus grande étendue de son diamètre transversal.

La dernière région de la zone médiane du crâne est formée p«r l'espace , généralement assez médiocre , qui reste entre la ligne fictive donnée comme limite postérieure de 1^ précédente , et la ligne courbe supérieure de l'occipital (voy, pi. 23, fig. 6).

Cette dernière région a son plus grand développement dans les crânes projetés en arrière , tandis que dans ceux qui le sont le moins, et dans lesquels on voit la région précédente tomber presque verticalement derrière les bosses pariétales , die peut manquer tout à fait {voy. pi. 23, fig. 4).

Elle représente, lorsqu'elle existe , une tranche d'ovoïde terminée de chaque côté par un angle très-aigu à la base de Tapophyse mastoïde, et offrant sa plus grande largeur dans son milieu entre la protubérance occipitale externe et la ligne qui joint les sommets des deux bosses occipitales supérieures.

Cette dernière région se décompose naturellement, dans le plus grand nombre des têtes , en une surface médiane presque plane qui représente une espèce de carré dont le côté égale une phalange de pouce, et en deux triangles dont les bases sont formées par les côtés latéraux du carré médian , et dont le sommet aigu se prolonge jusqu'à la base de l'apophyse mastoïde.

Les aires de ces deux triangles latéraux sont au moins planes et souvent même enfoncées du côté de leur sommet au dessous de la terminaison latérale de la suture lambdoïde.

Dans quelques crânes , la troisième région de la zone médiane de la voûte est d'une médiocre étendue d'avant en arrière; les

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bosses occipitales, étant très-élevées, diminuent l'espace qui les sépare des pariétales. Dans ces cas , la dernière région acquiert la plus grande étendue qu'elle comporte de haut en bas.

Dans d'autres têtes , ces bosses très-peu prononcées se trouvent presqueau contact de la ligne courbe supérieure de l'occipital ; et alors la dernière région est réduite à si peu de chose , qu'on peut la regarder comme manquant. Son quadrilatère médian n'existe pas , et l'enfoncement de ses triangles latéraux existe au bas de la région précédente agrandie {voy. pi. 2iî, fig. 4).

On peut voir dans les figures de la pi. 23 diverses modifications de la courbure de la zone médiane du crâne. Dans la figure n' 6. faite d'après un crâne de nègre qui m'a été donné par feu le docteur Second , médecin de la marine royale à Cayenne , les quatre sections de cette zone sont parfaitement prononcées. Dans la figure n" 4, faite d'après le crâne d'un aborigène de la Californie, que je dois à l'amiiié du docteur Grout de Rouen, la troisième et la quatrième section sont confondues en une seule devenue presque verticale.

Les différentes régions de la zone médiane de la voûte du crâne n'ont pas entre elles des rapports constants. La plus grande est ordinairement celle qui se trouve comprise entre les bosses frontales et les pariétales , et que nous avons nommée seconde région d'avant en arrière. La troisième, renfermée dans l'intervalle des bosses pariétales et des occipitales supérieures vient ordinairement en second lieu , pour l'étendue de sa surface , chez le plus ^ grand nombre des sujets. La région inférieure du front n'est jamais qu'en troisième rang pour son étendue. Enfin la quatrième est presque toujours la plus petite , et les cas dans lesquels elle manque tout à fait sont plus nombreux que ceux dans lesquels elle excède en étendue la région inférieure du front ou la région comprise dans l'intervalle des bosses pariétales et des occipitales supérieures.

Nous tâcherons plus loin de démontrer à quelles parties du cerveau correspondent ces régions diverses de la zone médiane

Ô86 vouTK ou çaANB A l'exteribub.

du crâne et les bosses accouplées qui se trouvent sur leurs liimtes respectives.

Disons pour terminer que si Ton suit, de la bosse naaale à li protubérance externe de l'occipital , la ligne qui sépare en deax moitiés la zone médiane de la voûte du crâne , on r^icontre fart souvent sur le trajet de cette ligne une saillie longitudinale, toujours simple dans toute la hauteur de l'os frontid , souvent doo» ble dans l'intervalle des os pariétaux. Quand cette demièee eirconstance existe, la ligne médiane représente une gouttière êma large et superficielle , et de chaque côté de cette ligne on voit deux renflements longitudinaux de peu de saillie. Souvent aussi, sur la ligne courbe qui suit la suture fironto-pariétale • on otm- State un défaut de niveau entre les os que réunit cette sutors: dans ce cas c'est presque toujours le frontal qui excède les pariétaux. Quant à la suture lambdoîde, elle offre dans des cm assez rares cette particularité remarquable : que l'occipital, «a lieu de s'endenter avec les pariétaux dans une même surEace coo* vexe, déborde de beaucoup ces os ; et alors, au heu que les dentelures d'union de cette suture passent directemeD| des os pariériétaux à l'occipital , en formant un angle plus ou motiM prononcé avec le plan de l'os duquel elles se détachent, ce sont dt nombreux os wor miens qui font cet angle et remplissent la lacune des os occipitaux et pariétaux , dont les dentelures restât dans la direction du plan de leurs os respectifs.

Quand on examine la zone médiane de la voûte du crâne suivant les divisions ou plans distincts dont les bosses forment les limites, on est frappé de cette circonstance : que toujours les m-' tures trans verses se trouvent dans la continuité de ces plans et les bosses sur leurs limites respectives. Et si, après avoir suivi notre division par plans de cette zone, on veut la diviser par les régions que chaque os compose , on voit constamment que dia* Clin des os ou des fragments osseux qui forment cette zone seioblo rop()Us>é forcément flans son contre au niveau des bosses.

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