BASE DU CRANE A LEXTERIEUR
Irrégulicre dans l'ensemble , symétrique dans ses deux moitiés, circonscrite par l*ovale irrégulier qui la sépare de la voûte , la base du crâne présente une surface hérissée d'aspérités osseuses , d'apophyses de toutes les formes , creusée de gouttières , percée de trous grands, petits, ronds, ovales ou déchirés.
Composée de plusieurs plans différents de niveau, elle est parcourte dans quelques régions de lignes osseuses, dentelées, pour s'articuler en suture, et présente dans d'autres des condyles pour des articulations mobiles.
En dehors de toutes ces parties d'un travail et d'un aspect si divers se montrent de larges surfaces convexes destinées à des insertions musculaires ; d'autres concaves, qui font partie des cavités orbitaires. Il semble , au premier abord , difficile de découvrir quelque règle générale dans la disposition de tous les objets . que nous venons d'énumérer; mais avec de l'attention on finit par reconnaître, dans la disposition de ces objets si nombreux et si disparates, un plan d'une étonnante simplicité.
Bornée par la ceinture que nous venons de décrire, la base du crâne présente dans son centre un parallélogramme de peu d'étendue (vay, pi. 21, fig. 1, ^). Des angles de ce parallélogramme, divergent, vers les apophyses qui séparent les unes des autres les régions principales de la circonférence, quatre rayonnements osseux principaux (vay. même i^\. : AB, ACj. Indépendainmeht de ces quatre rayons latéraux , on en trouve encore deux médians correspondant aux renforts osseux signalés sur les parties médianes de la circonférence crânienne (voy. même pi. : AD, A F).
Ces rayonnements et les segments intermédiaires de la circonférence interceptent dans leurs intervalles des espaces dont les aires se rapprochent de la direction horizontale. Les rayons osseux, au contraire, toujours plus épais et plus forts que les surfaces qu'ils séparent , ont tous des projections dans le sens vertical.
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Essayons de démontrer ces dispositions.
Le pandiélogramme central formé par la partie postérieure du corps du sphénoïde et rextrémité supérieure de Tapophyse basilaire de Toccipital , est toujours fecîle à voir.
Sur ses limites latérales se projettent en bas deux prolongements connus sous le nom d'apophyses ptérygoïdes. Les deux rayonnements latéraux que je vais décrire correspondent, l'un, en avant, l'autre en arrière de la base de ces apophyses; l'antérieur forme un plan à peu près vertical , étendu depuis l'angle antérieur externe de la base des apophyses ptérygoïdes jusqu'à Tapophyse orbitaire externe du frontal, limite des parties antérieuitt et latérales de la circonférence crânienne (roy. p\.fll^AF).7àt en haut il s articule avec le bord externe de la voûte orbitaire, en dehors avec l'os de la pommette.^ Le bord obtus des apophyses d'Ingrassias, visible au côté interne de la fente sphénoïdale, la petite partie de l'os frontal qui concourt à former ce même bord de la fente sphénoïdale , appartiennent à ce premier rayon latéral.
Il suffit de regarder par transparence ce rayonnement osseux et la voûte orbitaire pour être convaincu de la supériorité d'épaisseur et de force du rayon osseux sur la voûte orbitaire , qu'il limite.
Le second rayon osseux latéral n'est autre chose que la bce inférieure du rocher (voy. pi. 21, -4 C). D s'étend de l'angle postérieur du quadrilatère central, derrière la partie postérieure de la base de l'apophyse ptérygoïde, à l'apophyse mastoïde , limite des parties postérieures et latérales de la circonférence du cr£ne. La projection de ce rayon latéral la plus importante dans le sens vertical est celle qui limite en arrière la cavité glénoSde (roy. mêtne pi. : £). La saillie épineuse du sphénoïde, appuyée en dedans sur le rocher, contiguë en dehors à la partie la plus interne de la racine transverse de l'apophyse zygomatique, qui forme un bourrelet saillant au-devant de la cavité glénoïde , me semble être une bifurcation du second rayon latéral.
Le médian antérieur (voy. ûg.l, A D) est formé par la lame
BASE bu CAANÉ A t'v.XTi^ietk. 575
verticale de relhmdïde appliquée en amëre sur la crête médiane du sphénoïde, en avant derrière Tépine nasale de los frontal. Situé dans le même plan que la cloison mitoyenne des sinus sphéncÔLdaux et celle des sinus frontaux, il semble constituer, avec ces cloisons , un seul rayonnement vertical étendu des profondeurs du sphéncnde jusqu'à la partie postérieure de la bosse nasale.
L'apophyse basilaire de l'occipital doit être considérée comme l'origine du rayon médian postérieur (voy. même p\.:AFl, Ouvert pour former le grand trou de l'occipital , ce rayonnement se renfle dans tout le contour de ce trou, particulièrement au niveau des oondyles.
Ce contour épaissi , et qui de plus ressort en bordure verticale derrière les oondyles , aboutit en arrière à la crête de l'occipital , qu'on peut regarder, jusqu'à sa jonction à la protubérance externe du même os, comme la terminaison simple du rayon tpédian postérieur. L'apophyse jugulaire , intermédiaire aux condyles de l'ôecipital et à l'apophyse mastoïtle, semble être une division du rayon postérieur combiné avec le rayon latéral qui aboutit à l'apophyse mastoade.
La seule indication des points ou se terminent à la circonférence de la base du crâne ces divers rayonnements osseux , confirme ce qui a été dit plus haut ; savoir : qu'ils aboutissent tous aux points les plus solides de cette circonférence , et qu'ils servent en même temps de limite à ses principales divisions. Pour justifier ce qui a été dit de la supériorité constante de force des rayons dé la base du crâne sur les surfaces qui les avoisinent , il suffît de regarder par transparence cette partie de la boîte osseuse. A coup sûr le rayon latéral antérieur est bien autrement épais et solide que la voûte orbitaire ; le rocher, que l'espace intercepté dans son intervalle; et celui du précédent rayon, le fond de la cavité glénoïde, compris dans l'intervalle du rocher et d'un rayonnement secondaire, contraste par sa transparence avec l'opacité du bourrdet osseux qui forme le rayon secondaire.
Le rayon médian antérieur semble surpasser de beaucoup la force des lames criblées qui s'appuient sur lui ; enfin l'apophyse