‹ Traité complet de l'anatomie, de la physiologie et de la pathologie du système nerveux cérébro-spinal, 1. ptie., Anatomie (volume 3)Chapitre 89 sur 127 · LIMITE CIRCULAIRE, ETC · texte numérisé non relu

LIMITE CIRCULAIRE, ETC

Elle représente rintérieur d'un ovoïde irrégulier. Nulle part cette surface intérieure n'est aussi parfaitement lisse que l'extérieur de la voûte ; nulle part non plus elle ne présente les nombreuses inégalités, les aspects si divers de l'extérieur de la base.

Cependant , dans l'intérieur comme au dehors , les surfaces les plus uniformes correspondent à la voûte , et les plus accidentées à la base.

On remarque presque partout à l'intérieur du crâne de petites dépressions de peu d'étendue , parfaitement lisses , nommées impressions digitales ; et, dans l'intervalle de ces enfoncements, de petites saillies obtuses connues ât)us le nom d'éminences mamillaires. Ces impressions et ces saillies sont toujours plus nombreuses et plus prononcées dans les régions antérieures inférieures que dans tout le reste ; elles manquent toujours dans la région postérieure inférieure. On rencontre encore presque partout des impressions vasculaires ascendantes de petit diamètre, nombreuses , ramifiées comme les nervures des feuilles; elles correspondent à des branches artérielles et à leurs ramifications : on voit encore, mais dans quelques parties seulement, des gouttières formées par le contact de gros canaux veineux.

Les divisions adoptées pour l'extérieur du crâne conviennent également pour l'intérieur. Nous examinerons donc séparément la base et la voûte de cette cavité , et nous ferons précéder cet examen de l'étude rapide de la limite circulaire sur laquelle se réunissent les circonférences de ces deux grandes régions.

LIMITE CIRCULAIRE SUR LAQUELLE S UNISSENT L A B A8B ET LA VOUTE DU CRANE. [Voy. pi. 21, fig. 2.)

A l'intérieur la voûte se continue avec la >iase par des surfaces concaves dont les modifications n'étali sent jamais d'une manière aussi vive le passage de l'une à l'autre que ne le fait à l'extérieur, par exemple, le bord anguleux de l'arcade orbitaire.

590 LIMITE CIRCULAIRE SUR LAQUELLE S*UNI86CirT

Ces limites n'en sont pas moins naturelles et faciles i recoDnaître.

Comme elles sont les mêmes dans les deux moitiés de la cavité crânienne , il suffira de les suivre d'un seul côté depuis la ligne médiane en avant jusqu'à la même ligne en arrière.

En avant et sur la ligne médiane , on trouve à la rencontre de la voûte et de la base l'intervalle des crêtes frontale et ethmidale percé de l'ouverture du trou borgne ou ethmoTJo-fraiital. En dehors de cette limite si précise se montre, dans rintervalle des deux régions de l'os du front, une surface concave en arrière et en bas , et qui se prolonge eh dehors et en arrière jusqu'à h rencontre de l'extrémité de la petite aile du sphénoïde. Presque toujours , dans le point où elle correspond à Tapophyse orUtaire externe , cette concavité offre un surcroît de courbure ai niveau duquel existe une petite saillie verticale qui reproduit en dedans quelque chose d'analogue , aux inégalités près, à Tangle osseux qui forme le commencement de la ligne temporale audessus de Tapophyse orbitaire externe. Si Ton regarde par transparence un crâne assez mince , on constate en cet endroit une opacité parfaite (|ui n'existe ni au-devant ni en arrière. Entre ce point fortifié de la circonférence interne et l'extrémité de la petite aile du sphénoïde existe constamment une petite fosse fort transparente dans les crânes dune médiocre épaisseur (roy. pi. 21,fig.2.6).

Derrière cette fosse se montre une saillie osseuse située juste au-dessus de l'extrémité externe de la petite aile du sphénoïde et correspondant à l'angle fronto-sphénoïdal de l'os pariétal. Derrière cette saillie osseuse, dont l'opacité constante démontre la force, on trouve, pour tracer nettement la limite que nous poursuivons, la ligne d'articulation du sphénoïJe au pariétal, et derrière elle la suture d'union du pariétal avec le temporal jusqu'à la limite postérieure du rocher. Dans Texamen du crâne par transparence, l'opacité de cette suture contraste fortement avec la transparence des parties situées au-dessus et au-dessous d'elle.

Enfin , au niveau de la partie postérieure de la base du rocher

LA BAdfi fiT t\ VOtltE Dfî CRAfir.. 591

9e montre une saillie anguleuse de Vos pariétal. Cette saillie fait partie d*un des bords d'une gouttière qui sVtend depuis la partie la plus élevée et la plus postérieure du rocher jusqu'à la protubérance interne de l'occipital , terminaison médiane en arrière de la limite circulaire que nous étudions.

Il est inutile d'arrêter notre attention sur la force considérable de la protubérance interne de l'occipital et sur celle de la base du rocher. Quant à la portion de la gouttière étendue dans l'intervalle de ces deux parties si solides , il suffit de considérer le relief de ses bords et de constater l'opacité parfaite de la partie correspondante du crâne pour comprendre que c'est aussi une partie très-résistante.

Nous Toyons donc sur ce trajet de la ceinture circulaire, sur laquelle se réunissent les circonférences de la voûte et de la base dej'intérieur du crâne, des épaississements osseux remarquables. Les principaux existent au niveau de la bosse nasale , de Tapophyse orbitaire externe, de l'angle sphénoïdal, du pariétal, de l'angle occipito-temporal du même os , enfin au niveau de la protubérance occipitale interne. C'en est assez sans doute pour être autorisé à conclure que cette limite circulaire interne qui sépare la base de la voi^tc du crâne est, comme la limite circulaire externe, remarquable par un exci^ d'épaisseur sensible, sur les parties qui la débordent en dessus et en dessous, et que, de plus, un grand nombre de renforts spéciaux existent sur son trajet. Cette simple remarque suffit pour démontrer que l'étude de cette circonférence interne n'est pas plus que l'externe l'étude d'une division arbitraire de la boîte crânienne. 11 y a quelque chose de tellement spécial dans sa structure qu'elle constitue manifestement une partie distincte du mécanisme qui donne à l'enveloppe osseuse du cerveau la solidité que réclamait son usage.

Cette circonférence interne du crâne présente quatre divisions pariÎEiitement naturelles : une antérieure, arrondie dans l'intervalle des extrémités des deux petites ailes du sphénoïde ; une postérieure, arrondie dans l'intervalle des deux rochers; enfin

592 BASE DU CRANB A L INTBMBUE.

deux latérales , intermédiaires aux limites des autres ; et toutes ces limites, sur lesquelles se réunissent les divisions de laoeintore osseuse, sont intérieurement des crêtes ou des saillies anguleuses comme les limites extérieures des divisions correspondantes, constituant des bosses , des protubérances ou des apophyses remarquables par leur solidité. Chacune des divisions de la ciroonférence interne s'éloigne plus ou moins des divisions correspondantes de la cii'conférence interne ; Tantérieure et la postérieure sont divisées en dedans comme en dehors en deux parties syné* triques par la ligne médiane. L'antérieure 8*étend plus loin en arrière que la division correspondant à Textérieur. L'excès de son développement dans ce sens est mesuré par l'intervalle qui sépare la saillie correspondant à l'apophyse orbitaire externe de l'angle antérieur inférieur du pariétal.

Les divisions moyennes sont sur un plan beaucoup plus élevé en dedans qu'en dehors ; l'intervalle de leur distance est mesuré par la hauteur de la portion verticale des grandes ailes du sphénoïde. Elles ont en longueur de moins que la section correspondante en dehors ce que la région antérieure a de plus; en avant et en arrière, la distance qui sépare le niveau de l'extrémité postérieure de la base de l'apophyse mastoïde. Nous verrons, à l'occasion de l'étude de la solidité et du mécanisme du crâne . ce que le défaut de correspondance parfaite de tous les renforts latéraux des circonférence interne et externe ajoute encore à la force de ces deux circonférences considérées comme réunies dans une seule et même ceinture ou fortification circulahre.

BASE DU CRANE A l'iNTÉRIEUR.

Circonscrite par la limite que nous venons d'examiner, la base du crâne présente à son centre un petit espace quadrilatère jroy. pi. 21, fig. 21, ) des angles duquel divergent vers la circonférence des rayonnenunts osseux qui découpent son aire en plu-

BASE DU CRANE A l'iNTBIIIEUR. Ô93

sieurs régions distinctes. Au nombre de deux de chaque côté, ces rayons laissent devant et derrière eux une région antérieure et une postérieure, et en comprennent une latérale dans leur intervalle. Deux rayonnements médians plus petits, Tun en avant, l'autre en arrière , subdivisent les régions antérieure et postérieure en deux moitiés symétriques. Chacune des surfaces du crfine que séparent ces rayons a reçu le nom de fosse , et , pour les distinguer les unes des autres, elles ont été nommées, d*apriB leu^ situation, antérieure, moyenne et postérieure ; ou, d après* les 06 qui les forment, frontale , occipitale , et enfin temporale , ou mieux sphénoïdo-temporale.

Examinons successivement le quadrilatère central , les rayonnements osseux et les surfaces qu'ils interceptent.

Formé par la partie supérieure du corps du sphéncnide, le quadrilatère central, d'une forme assez compliquée, a reçu des anciens le nom de selle turcique, et de Chaussier celui de fosse sus-sphénoïdale. Il représente un carré dont le côté a la longueur d*un ongle et dont la surface concave d*arrière en avant et presque droite transversalement est renflée dans ce sens au voisinage de son bord antérieur. Sur les limites de ce bord et de ce renflement s'élèvent deux lames osseuses qui, bientôt réunies en haut, complètent, par cette réunion, le trou du nerf optique. En arrière de ce trou existe une projection osseuse terminée par une pointe émoussée. Cette projection , nommée apophyse clinoïde antérieure, a deux bords : l'interne, court, émane de la lame osseuse postérieure du trou optique ; l'interne, plus long, se prolonge obliquement en dessus, où il se continue avec l'arête du rayon latéral correspondant. Sur la limite postérieure du quadrilatère central s'élève, légèrement inclinée en avant, une lame osseuse quadrilatère elle-même, plus étroite à sa base qu'à son bord supérieur. Les angles d'union de ce bord avec les deux bords latéraux présentent un renflement plus étendu d'avant en arrière que la lame qui le supporte. Ce renflement porte le nom d'apophyse clinoïde postérieure ; les bords latéraux de cette lame osseuse se combinent à angle droit avec l'arête du second rayon T. I. 38

592 BASE DU CftANI A l'iNTÉR''

doux latérales, intermédiaires aux limite / rteinenl oiir

limites, sur lesquelles se réunissent ;r lace supérieaii:

osseuse, sont intérieurement des r . J «e baut en baa ei

comme les limites extérienresd " - gouttière médiane

stituantdes bosses, desprot '

quables par leur solidité. •» fortfl que les aarbeei

rence interne s'éloigne ^'V ^' .l' val le de cei surfaces , uns

dantes de la ciroonfét^.''/ * ^is que les aires des surboeB iisont divisées en dei* / •' corde des courbes qu elles décrivcat triques par la lir/ ^rès horizontale. Le rayon latéral antéiiev arrière que 1» ^n origine, à l'apophyse elinmde antériearc; son dévdopr ^ /a base de la lame osseuse qui supporte l'apophy se sépara If ^^rieure. Le premier se porte au renfort osseux rede Vavj/^0fB la circonférence interne du crâne , au niveau de

Lp /^0iéneuT inférieur du pariétal. Le bord libre de ce rayon e^^ /^gj^iMt tranchant et légèrement concave en arrière. Il &at / ^Lihr comme le fortifiant en bas le bord antérieur de la / Éi»*^ *^'^ ^^ sphéncude, qui en est séparé, au voisinage du oorpa / ^sphénoïde, par une ouverture allongée, oblique, qu'on nomme / h feut^ sphénoidale. Plus épais que le milieu de cette aile, oe

bord se trouve placé comme un aro-boutant sous la petite aile et joint avec elle le renfort osseux de Tangle pariétal qui termine ce premier rayon. Son bord libre, très-mince, forme une projection anguleuse qui rentre dans Tintervalle des surfaces ou fosses qu*il sépare.

Le second rayon latéral , émané de la base de la lame osseuàe qui supporte les apophyses cliuoïdes postérieures , se porte obliquement en dehors et en arrière à la rencontre du renfort osseux signalé sur l'angle postérieur inférieur du pariétal. Il est constitué , dans toute son étendue, pur Téniinence pyramidale connue «ous le nom de rocher. L'arête supérieure du locher forme le bord supérieur de ce rayon ; et les deux fàices correspondantdi du rocher, descendant. Tune dans la fosse moyenne, l'autre daitf la fosse puslérieuiv, mesurent, par leur écarteuii-nt Tuno di- l'aut"'^\ 1 «épaisseur ilir ce srainil rayonnement. L;i solidité du i-uchef

B44K 9\} i;il4KE A t INTKIIIE^A. l^Wi

est Qi^sez conaue pour qu'il soit superflu d'en rien dire. Ces deux rayona aboutissent aux renforts osseux latéraux qui marquent les limites des principales sectioi^s de la circonférence da crâne. On doit regarder encore comme un rayon émané du quadrila^tère central l'appphyse crista galU, arcboutée en arrière sur une projection antérieure du corps du sphcnoïje et aboutissant en i^Yi^t à la base de la crêtei du frontal. £n$n les deux borda de Vapophyse basilaire de Toccipital , relevés et épaissôs autour du (rou occipital et réunis derrière lui dans la crête interne de cet os, gui finit à aa protubérance interne, constituent un dernier rayoïme-» luent osseux aboutissant en dedans aux angles postérieur» du quadrilatère central» en dehors à la protubérance interne daTooçipitfJ.

Ces deux rayonnements médians, franchement verticaux dan# une partie de leur longueur, séparent en deux moitiés syméth* ques les régions correspondantes de la base.

Ajoutons que la plupart des ouvertures visibles à Tintérieur de la base du crâne sont tellement disposées que leur axe , prolongé vers le centre et la circonférence, aboutit d'un coté au corps du sphénoïde et de Tautre à quelque renfort de sa circonférence. C'est un fait également vrai pour le trou occipital et l'espace quadrilatère, rempli par la lame criblée de l'ethmoïde , que pouf la fente sphénoïdale, le trou ovale , l'ouverture interne du canal carotidieu ; et on peut dire^ comme règle générale, que les trous les plut grands et les plus importants sont formés dans la direction ou Tintervallo des rayonnements osseux les plus forts et des segments de la circonférence les plus solides , et trouvent dans cette circonstance la protection nécessaire aux parties qui les traversent. Le plus important de ces trous, sans contredit, le trou occipital , indépendamment du rayon osseux ouvert pour soq passage, trouve dans l'enceinte que lui forment les rochers arc-» boutés sur les côtés de l'apophyse basilaire et du quadrilatère central , et dans la zone osseuse si forte des gouttii^res intermédiaires à sa base et à la protubérance occii>itale , la protection puissante que réclamait la moelle allijngée qui le traverse.

596 BASE DU en AN fi A L'iNriiiifium.

Disons maintenant quelques mots des trois régions antérieure, moyenne ou latérale et postérieure que les rayons , avec les régions correspondantes de la circonférence, comprennent dans leurs intervalles.

Elles ont été nommées fosses de la base du crâne, et distinguées par leur situation en antérieure, moyenne et postérieure, et par le nom des os qui les forment en frontales , sphénoîdo-temponiles et occipitales. Situées sur trois plans différents , les fosses anté* rieure, moyenne et postérieure descendent dans l'ordre oà je les nomme , formant ainsi trois degrés successifs que séparent les rayons latéraux ; les dernières sont distinguées par l'épithète d'inférieure, des fosses occipitales qui appartiennent à la voûte.

La région antérieure est divisée en deux moitiés symétriques par Tapophyse crista galli. Chacune de ses moitiés figure un triangle dont le bord interne antéro-postérieur est droit, l'antérieur et le postérieur sont concaves en arrière. On remarque dans sa surface une partie enfoncée formant un quadrilatère, allongée . d*avant en arrière immédiatement en dehors de la base de l'apophyse crista galli. Cet espace quadrilatère, percé de trous nombreux, est nommé lame criblée de Tethmoïde ; en dehors de cette lame s'élève une saillie hérissée de mamelons plus nombreux et plus prononcés que dans aucune autre région du crâne , et correspondant à la voûte orbitaire. Le tiers externe de la partie postérieure de cette voûte offre à considérer la partie interne de la fosse signalée au même niveau à la circonférence crânienne (toy. pi. 21 , fîg. 2,6). Les deux tiers internes de la même partie postérieure de la voûte présentent la fine suture d'union des voûtes orbitaires avec le bord antérieur des petites ailes du sphénoïde. Enfin, la face supérieure de ces petites ailes elles-mêmes, toujours assez lisses , termine en arrière la région antérieure orbitaire ou frontale de la base du crâne (roy, pi. 21, fig. 2).

Les fosses moyennes ou temporales de la base du crâne , circonscrites par un triangle dont le sommet tronqué correspond aux côtés du corps du sphénoïde et dont la base concave n'est autre que la seclion latérale de la circonférence interne , s'enfoncent

BASE DU CRANE A l'iNTÉRIEUR. 597

profondément au-dessous du contour de leur ouverture, se prolongeant assez en bas pour descendre au-dessous du niveau de la selle turcique et assez en avant pour être surmontées dans ce sens par le bord concave du rayon qui forme leur limite antérieure. En arrière, elles offrent une partie oblique qui n'est autre que la face antérieure du rocher lui-même.

A leur partie interne la plus antérieure on remarque, obliquement dirigée de bas en haut et en dehors, la fente sphénoïdale , et le long du bord externe de cette fente une fosse constante , oblongue , dont le grand diamètre s*élève obliquement de bas en haut et en dehors (voy. pi. 21, fig. 2, 6). Cette fosse , la seule de tout l'intérieur du crâne qui réponde à une partie invariable des circonvolutions, loge la tubérosité temporale de la circonvolution de Tourlet.

En dedans de la base de cette fosse , au-dessous de la fente sphénoïdale , on rencontre le trou rond , plus en arrière le trou ovale à grand diamètre oblique en arrière et en dehors ; en arrière et en dedans du trou ovale et sur un plan plus élevé, l'ouverture interne du canal carotidien ; à une ou deux lignes du trou ovale et dans le prolongement de son grand diamètre , le trou sphéno-épineux ; auquel succède, en dehors et en avant, une impression vasculaire facile à suivre jusqu'au renfort de l'angle sphénoïdal du pariétal, tandis qu'une branche postérieurerde cette même impression vasculaire , dirigée obliquement en dehors et en arrière, en contournant la partie correspondante de la base du rocher, se porte au renfort osseux formé sur l'angle postérieur inférieur du pariétal. En dehors de cette empreinte vasculaire , des éminences mamillaires des impressions digitales qui n'ont rien de constant et d'uniforme se rencontrent à la surface de cette fosse moyenne.

On y voit encore la suture temporo-sphénoïdale et , enfin , la suture d'union du bord supérieur de la grande aile du sphénoïde et de la portion écailleuse du temporal avec le bord correspondant du pariétal.

I,«es fosses postérieures du crâne sont comprises dans le triaa-

598 VOVtR DU CRANE A L^lNTÈBtttTit .

gle formé par l'arête supt^rieure du rocher. Ta partie de la circonférence crânienne intermédiaire à la base du rocher et à la protubérance interne de Toccipital , et , enfin , par le rayon médian étendu de la même protubérance à l'apophyse basilaîre de Toccipital {toy. pi. 21^ fig. 2).

L'ouverture du grand trou occipital creusée dans l^ouverture du rayon médian postérieur, les bords renflés et verlicanx de ce tron , les trous condyliehs internes creusés à l'intérieur de son contour font partie de la division médiane, qui partage en deux moitiés symétriques la région postérieure de la base du crâne. Il n'existe à signaler, entre les limites de chaque moitié de la région postérieure du crâne , qu'une larçe fosse échancrée dans le voisinage du trou occipital. Cette fosse occupe la purtie postérieure de cette région, et , au-devant d'elle, dans l'intervalle qui sépare cette fosse du rocher , se trouve un prolongement de la gouttière intermédiaire à la protubérance occipitale et à la base du rocher , le grand trou caverneux, auiiuel aboutit cette gouttière ; au-devant de ce trou une autre gouttière plus petite correspondant au sinus pétreux, et, au-dessus de toutes ces parties, la face postérieure du rocher, percée du trou auditif interne.

VOUTE DU CRANE A l'iNTÉRIEUR.

La voûte du crâne, considérée à Tintérieur, peut être, comme extérieurement, divisée en une zone ou arche médiane et en parties ou parois latérales.

I.,es fosses correspondant aux bosses , prises pour limites des diverses régions de l'extérieur de cette zone médiane, serviront nu niemo iisnp^e î\ Vintériour. Quant aux limites respectives do la zono médiane ot dos parois latt^ralcs, elles ne sont pas aussi iiettemcnt tractVs 11 n'y a plus à l'intérieur de ligne temporale. La transparence plus [^^rande dos ro<:(ions latérales les distintrue, il c^t vraî , rie la zone médiane, mais ne peut néan-

Mon bU CR4N« A L'iUTBAIBim. 599

motTO en tmwr la limite d'ime manière bien nette. On peut au besoin a'aider de la ligne dVnceinte extérieure de la fosse tenvpormle pour fixer les bornes des parois correspondantes à l'intérieur et, quoique avec ces secours . il reste encore quelque indécision , il y a , nonobstant cette diflScaité . ée l'avantage à adopter pour l'étude de l'intérieur de la voûte des divisions conformes à celles de l'extérieur, et, si l'on manque ici de moyens parfiiitement précis d'en tracer la circonscription si clairement dessinée à lextérieur, c'est une preuve avec beaucoup d'autres du défaut de rapports parfaits entre le dedans et le dehors de renvelq>pe osseuse de l'encéphale.

Cbnsidérée dans son ensemble et à l'intérieur» la zone médiane de la voûte du crâne oflfre l'aspect d'une grande arche élargie en arrière. Cette arche n'est pas plus régulière en dedans qu'en dehors. Son profit offre le même nombre de brisures, qui correspondent pour chaque région à celles de l'extérieur. Les surfaces de chacune de ces divisions internes ne sont pas parfisitement parallèles 4 cslles de Textérieur : ainsi, par exemple, tandis qu'à l'extérieur la ligne mckliane de la région inférieure du front, qui mesure la hauteur de la première région de la zone médiane, s'incurve en avant et en bas pour fanner la bosse nasale , la ligne correspondante à l'intérieur se recourbe en arrière, relevée en crête dans son milieu, pour descendre au contact de la base. L'intervalle de ces lignes écartées est occupé par les cavités qu'on a nommées sinus frontaux. La difTérenoe, pour être plus sensible sur la ligne médiane, ne cesse pas d'exister sur les côtés de cette même région ; que les sinus frontaux se prolongent beaucoup, peu, ou même qu'ils manquent , le psmllclisme des lignes interne et externe n'existe jamais. La ligne externe s'infléchit en avant , £EUt une saillie plus ou moins prononcée dans l'arcade orbitaire * et au même niveau la ligne interne s'arrondit en arrière et marijuo toujours, par «ne courlw inverse à la préctHlente. le passage de l:i région fnmtale de la voûte 4 hi région orbital i-e do la liase du crâne.

On remarque encore dans I)enuc4>up d autn^ {larties des alté-

600 VOUTE PU CBANB A L'iNTBEUn.

rations considérables dans le parallélisme des faces interne et externe. Il suffit de pratiquer quelques seotkms en -différents sens pour acquérir la certitude de cette vérité; mais ces nouvelles différences ne sont pas les mêmes chez tous les sujets : nous y reviendrons en parlant de la solidité du crâne.

Considérée à l'intérieur, la zone médiane est divisée en deux moitiés latérales, en avant par une crête osseuse , mince, tranchante , qu'on nomme crête interne du frontal , en haut par une gouttière fort étroite dans son commencement, qui se voit au-dessus de la crête osseuse du frontal , et qui va s'élargissant en arrière jusqu'à la rencontre de la protubérance interne de roccipital. Chaque moitié de cette zone médiane offre d'ailleurs quelques saillies onduleuses plus prononcées au bas de la région frontale que nulle pstrt ailleurs , et en outre de chaque coté de la ligne médiane, en haut et en arrière, de nombreux orifices de trous vasculaires toujours assez petits.

On remarque encore en diverses parties des impressions vasculaires qui se ramifient constamment de bas en haut.

Voici d'ailleurs les particularités propres à chacune de ces régions : la première, comprise dans l'intervalle des fosses frontales et des voûtes orbitaires , est divisée en deux parties symétriques par la crête frontale. Marquée d'ondulations assez sensibles , elle forme dans son ensemble une concavité toujours moins large , toujours moins haute que la surface extérieure à laquelle elle répond. La crête osseuse du frontal est généralement de la même hauteur que cette première région de la zone médiane de la voûte ; le centre des fosses frontales marque sur les côtés sa limite supérieure. La hauteur de cette région au niveau des fosses frontales ne dépasse jamais deux phalanges de l'index dans un crâne qui peut offrir à l'extérieur un quart de plus dans cette dimension que prolonge en bas l'arcade orbitaire. La fosse frontale n'est pas sur tous les sujets aussi bien figurée que la bosse correspondante ; on voit même assez souvent des saillies mamillaires très-prononcées correspondre au niveau de son centre. ^ Les côtés de cette région ne sont pas non plus, à beaucoup près.

VOUTE DU GRAKE A l'iNTERIBUR. 601

déterniinés avec la même exactitude que les côtés de la région antérieure 'qui lui correspond ; ses surfaces se continuent avec œlles des parties voisines de la paroi latérale, sans autre limite précise que le renfort signalé dans la circonférence interne, au ni- ' veau de l'angle sphénoïdal du pariétal.

La seconde région de la zone médiane du crâne forme à l'intéheur comme à l'extérieur un grand quadrilatère dont les fosses frontales font la limite antérieure , et les fosses pariétales la limite postérieure. Une partie de la suture f ronto-pariétale , la moitié antérieure de la .suture sagittale existent dans cette région , comme dans la région extérieure correspondante , moins les dentelures qu'elles offrent à l'extérieur.

Une partie de la gouttière longitudinale s'y voit aussi , les impressions digitales et les éminences mamillaires y sont toujours peu sensibles ; concave dans son ensemble , elle présente en avant des impressions vasculaires très-prononcées.

La troisième région, dont les limites sont les mêmes que celles de la région correspondante à Textérieur, concave dans son ensemble, montre sur la ligne médiane la suite de la suture sagittale et de la gouttière correspondante de la suture lambdoïde sans dentelures intérieures.

Enfin la quatrième et dernière région présente à considérer les fosses occipitales supérieures , beaucoup plus prononcées que les fosses frontales et les pariétales; et en dehors de ces fosses, qui correspondent à un espace quadrilatère signalé à l'extérieur, rentre en dedans une surface osseuse contiguë au prolongement extérieur de la suture lambdoïde , et répondant comme elle au triangle à surface concave que nous avons signalé en dehors.

Les parois latérales de la voûte du crâne sont formées presque entièrement par la face interne de la portion du pariétal intermédiaire à la suture squameuse , et au niveau du milieu de la ligne qui circonscrit au dehors la fosse temporale. Cette portion du pariétal se distingue par sa transparence du reste de cet os. Au-devant de sa limite inférieure, qui se prolonge jusqu'à l'angle antérieur correspondant du pariétal , s'élève une saillie os*

60t V0I3TË DU GR/INB A L'iMTERIlEUmh

seuse qui fait suite aux apophyses d'[ngraMia8. Oette mHk osseuse, assez prononcée et assez Itffge au «ontttct de l'apophyse d*Ingrassias , s'élève obliquement en arrière et s'affaisse graduellement à mesure qu'elle avance dans la directna des fosses pariétales. Cette saillie dans sa partie la plus pro-* noncée correspond à la fosse oblique signalée dans là fosse temporale externe. Au-devant de sa base existe toujours une haaMt oblongue correspondant à la saillie de forme analogue renw^ quée au-devant de la fosse extérieure. Au voisinage de la même saillie interne et sur langle sphénoîdal du pariétal qui ooncoort à la former se montre une profonde impression vasculaire, ooaiparée à la nervure d'une feuille de figuier, dont le titine suit assez bien la direction de la suture fronto-pariétale derrièrB laquelle il est situé , et dont tes ramifications ascendantes Vont se perà« sur la seconde région de la zone médiane.

Derrière la région écailleuse du temporal, dans Tangle rentrant formé par cette région et la base du rocher, s articule l'angle postérieur inférieur du pariétal , avec cette importante eiroonstance qu'il offre une saillie analogue à la précédente; elle fiait suite i i'arête supérieure du rocher, comme l'autre succède à l'anete fbrmée par le bord tranchant des apophyses d'Ingrâssias. Après avoir un peu monté obliquemeïit en arrière , cette nouvelle saillie prend une direction presque horizontale et forme le bord supérieur de la gouttière qui sépare la voûte de la base du cr&ne derrière le rocher (roy. pi. 21, fig. 2 de 3'à 4).

Au-devant de cette saillie développée sur Tangue postérieur inférieur du pariétal , une empreinte vasculaire considérable à mmifications ascendatîtes existe sur les parois que nous étudions; son tronc suit l'articulation du pariétal avec Tooclpital, ses ramifications s'élèvent et se prolongent sur la troisième région de It zone médiane. Cette grande empreinte vasculaire émane d'un origine qu'on poursuit aisément jusqu'au trou sphéno-épineux. Lh saillie ]>f)stérienr • dos parois latérnlos , prolonijée dans le triangle qui ((Uisiituo les |>arii(»s la(('M-ales de la quatritHiie ré^oii di! la eone médiane, Carme le botxl supérieur du'la gouttière pro-

VOUn DU GRANB A l'iNrÉRIBUll. 603

fonde du sinus caverneux : elle correspond , dans toute son étendue , à la «urfietce à facettes planes ou concaves . et enfin à la suriJMse concave du triangle précité : comme la saillie antérieure correspond à la fosse plus prononcée , visible à la partie antérieure des fesses temporales.

Si nous voulons résumer les caractères distinctifs de ces paitNB latérales du crâne considéré à l'intérieur , nous trouvons dans leur milieu la partie inférieure transparente du pariétal bornée devant et en arrière par une saillie osseuse ; il faut ajouter que la suture écaiileuse présente toujours entre ces deux saillies un épaississement de substance osseuse facile à juger par la plus grande transparence des parties situées au-dessus et au-des>ous delà suture. Cet épaississement s'étend , en avant et en arrière, jusqu'aux saillies osseuses correspondantes. C'est donc comme un cintre osseux arcbouté sur ces deux saillies. Nous comprendrons plus loin ses usages. Il n'est pas inutile d'ajouter quelques mots «ur les deux saillies osseuses de cette région : l'antérieure est dans quelques crânes très-longue et très-prononcée , dans d'autres elle est fort courte. £)ans des crânes de nègres que j'ai sous les jreux elle empiète sur l'os frontal à son origine , et monte ensuite, près du bord antérieur de l'os pariétal, située devant la gnuide empreinte vasoulaire précédemment signalée. Sur le crâne d*un aborigène de Californie, elle empiète aussi sur le frontal ; et l'empreinte vasculaire, divisée en deux grandes branches, a Tune de ses branches au-devant , l'autre derrière cette saillie. Dans plusieurs crânes que m'a donnés mon ami le docteur Grandduuiip, et qu'il m'a dit provenir, suivant toute vraisemblance, de soldats russes morts à Paris en 1815, cette même saillie, prolongée plus en arrière et plus en bas, s'approche de la suture écaiileuse, et laisse au-dessus d'elle la grande empreinte vasculaire signalée a l'angle antérieur inférieur de l'os pariétal.

Enfin, sur des crânes français . je la vois tantôt i)lu8 près de la suture fronlo-pariétale , tantôt plus pn>s do la suture ocaillnuse , tantôt devant , tantôt derrière l'empreinte vasculaire, tantôt au imliett de cette empreinte bifurquée ; mais aucun crâne européen

604 VOUTE DU GR/iNB A L INTERlBUa*

jusqu'ici ne iD*a montré une saillie avancée au même degré sur l'os frontal qu'elle l'est dans ceux du nègre et du CBlifomien.

Quelles que soient, au reste, c^s différences, n'oublions pas que cette saillie correspond en dehors à l'enfoncement oblique de h fosse temporale ; tandis qu*en dedans elle s'insinue à Torifieede la scissure de Sylvius dans l'intervalle du lobe frontal et du lobe temporal du cerveau , et permet, par conséquent, d'apprécier , par sa situation , les limites correspondantes de ces deux lobes.

La saillie postérieure qui fait suite à la crête d'union des faces supérieure et postérieure du rocher offre, dans sa direction, dei différences analogues à celles que présente la précédente , et qoi les suivent assez bien.

Nous avons remarqué dans la base du crâne, de chaque côté, trois fosses séparées les unes des autres par les rayons osseai que forment latéralement l'apophyse d'Ingrassias en avant , le rocher en arrière.

Dans la circonférence du crâne, de chaque côté, trois courbes à concavité interne. Les limites de ces courbes se réunissent antérieurement, dans la saillie anguleuse rentrante de l'angle sphénoïdien du pariétal qui fait suite à l'apophyse d'Ingrassias; postérieurement, dans la saillie anguleuse rentrante de l'angle postérieur inférieur du pariétal qui fait suite à l'arête supérieure du rocher. Ces trois courbes, à concavité interne, de la circonférence , se trouvent donc dans le sens de la prolongation latérale des trois fosses de la base du crâne , comme les saillies osseuses qui les séparent sont des prolongements latéraux des rayons qui séparent les unes des autres les fosses de chaque moitié de la base du crâne.

A la voûte encore, nous trouvons trois fosses de cbaqae côté : la frontale , la pariétale et l'occipitale supérieure. Il est remarquable que ces trois fosses de la voûte forment le centre de trois régions qui ont pour limites transversales la suture frontopariétale et la suture lambdoïde , qui l'une et l'autre prennent naissance aux angles inférieurs du pariétal , qui continuent par leur saillie la séparation des fosses de la base du crâne, comme

SOLIDITÉ DU CHANB. 605

les courbes concaves que ces saillies séparent continuent latéralement le développement des fosses de la base.

Les fosses de la voûte, séparées par des sutures qui succèdent aux saillies internes des angles inférieurs des pariétaux, se trouvent donc chacune dans le développement de chaque fosse de la base, comme les sutures fronto-pariétale et lambdoïde continuent les limites respectives de ces fosses.

Je me borne à signaleV ici ce fait, nous en comprendrons plus tard toute Timportance.

Le mot solidité comporte deux sens différents.

Le premier désigne la quantité d'espace qu'occupe la matière d'an corps , abstraction faite de la force de résistance de cette matière. Dans le second, il 8*agit de cette force elle-même.

Le crâne doit être étudié sous ce double rapport , et Texamen de sa solidité, en prenant ce mot dans le sens de masse, d'épais* seiir, doit d'autant moins être séparé de celui de sa force de résistance que cette dernière qualité est , en général , en raison directe du volume et de l'abondance de la matière osseuse ; mais, de peur d'équivoque en employant le même mot tour à tour en deux sens différents, je me servirai de celui d'épaisseur lorsqu'il s'agira du premier sens du mot solidité , je ferai usage de ce mot loi-même lorsqu'il sera question de la force de résistance.

L'épaisseur du crâne peut varier d'un sujet à un autre dans des proportions très-considérables. Ces différences tiennent quelquefois à l'influence du régime alimentaire. Mon ami, le docteur Hodgkin, m'a fait remarquer le peu d'épaisseur et l'extrême légèreté d'un assez grand nombre de crânes provenant de peuplades qui se nourrissent presque exclusivement de poisson. D'autres peuples présentent une épaisseur consid 'mole du crâne, sans qu'on trouve dans la nature des aliments du..i ils usent des particularités suffisantes pour expliquer ces différences.

On^ait parfaitement aussi qu'un grand nombre de crines qui ont appartenu à des individus atteintes de iolies chroniques offrent un épaissisfteinent et une augtin^nti^tion de ocmsiiilanoe et de poids trës-considérableft* Dans d'ttfitiQMi cm, sans qu'on ait poté rien de particulier pendant la vie det 8ujot9 » on a trouvé les os. du crâne d'une épaisseur considérable* tantôt avee angmentation, tantôt avec diminution de la eonaiatanee cka oa qui le composent. On trouve dans tpus Ita musées des édimatiUona de ce genre.

Un des exemples les plus remarquables que je me rappelle est celui d'un crâne dont les riches proportions avaient fixé Tattention des observateurs pendant la vie du sujet, qui vint à mourir d une fluxion de poitrine. Voulant briser circulairement ce crâne pour en extraire le cerveau, je vis avec anrpriae mon marteau pénétrer dans sa substance comme il eût pu faire dans celle des condylea du fémur d'un vieillard. Ce crâne avait au iront plus d'un pouce d'épaisseur et, au lieu d'être bmépar édab sous les coups de marteau, il se laissait crever par le boQt decet instrument, qui produisait une cavité parfaitement maulée sur m forme : sa consistance avait donc perdu en même temps que ton épaisseur était augmentée. On sait que chez d'autres sujets le crâne est d'une épaisseur fort inférieure à T^paisseur moyenne, sans qu'aucune maladie signalée pendant la vie puisse rendre compte de cette particularité.

D'autres fois , comme dans les cas d'hydrocéphalies dironiques , par exemple , on conçoit parfaitement la cause de l'ex* trême minceur des os : ils ont été distendus outre mesure et ont perdu dans un sens ce qu'ils ont gagné dans l'autre. Mais œ n'est pas des exceptions liées à un état anormal ou morbide que je veux parler ici. Mon intention est, pour le moment, de signaler l'épaisseur moyenne normale du crâne dans ses diverses régions comparées entre elles.

A cet égard, la circonférence du crâne, sa voûte, sa base différent et dans chacune de ces régions l'épaisseur varie suivant les places qu'on examine.

90I.ID1TK nu CRANS, 607

La région dans laquelle se remtontrent les extrêmes les plus opposés est la base : il suffit de mesurer U lame criblée de l'ethmoïde et la voûte orbitaire d'une part , le rocher de l'autre» pour fMre ressortir la vérité de cette proposition.

LfiL circonférence du crâne offre après la base les plus grandes inégalités d*un point à un autre de son cuniour ; enfin la voûte est la partie la plus uniforme, quoique elle offre encore de grandes difiërences entre l'épaisseur de sa zone médiane et celle de ses parties latérales. Outre les différentes parties de chacune de ces divisiona elle^^mêmes , je vais examiner successivement les ^MÛaseura de diverses parties de la base de la circonférence et de la voûte craiûenne. Cet examen devra porter à la fois sur Tex-t teneur et Tintérieur du orane, puisque l'étude que nous faisons eat précisément celle de Tintervalle variable qui sépare ces deux ■arfacei opposé^.

Le quadrilatère central de la base est d'une grande épaisseur, flî Ton considère l'intervalle de sa face externe et de sa face inleme } mais tout ce qui appartient au corps du sphénoïde dans ee quadrilatère est creux. L'épaisseur apparente est donc illusoire , et l'épaisseur réelle des lames qui forment les cavités |M»mmées sinus bphénoïdaux est trop petite pour qu'il y ait de l'intérêt à en donner la mesure.

Xa partie postérieure de ce quadrilatère qui appartient à l'a* pophyse basilaire de l'occipitale est d'une épaisseur considérable, elle n'a pas moins de sept lignes de haut en bas au contact du corps du sphénoïde. Parmi les rayonnements osseux qui de ce quadrilatère central se portt'nt au dedans comme au dehors à dea points déterminés de la circonférence, le plus considérable, le rocher n'a pas lupiuê de douze à quatorze lignes au niveau de sa base, qu'on l'examine de haut en bas ou d'avant en arrière* DauB son milieu cette mesure est réduite à dix lignes , elle n'est plus que de cinq à six à son sontmet.

Le second rayonnement latéral, dont l'apophyse d'Ingrassias eonatitue la partie intt^rne et supérieure, oflre quatre lignes dans l'intervalle des limites opposées de ses deux racines; l'épaisseiur

de soîï exlréniilé externe à l'angle antérieur inférieur du pariétal est de cinq lignes. Si l'on tient compte du renfort que le bord antérieur de la grande aile du sphéncnde fournit à œ rayon , on lui trouve neuf lignes de hauteur dans son milieQ avec une épaisseur de trois lignes à son bord inférieur visible au haut de la fente sphéno-maxillaire.

Le rayon médian antérieur, situé dans une direction verticale, est assez mince. Sa partie la plus épaisse est la base de l'apophyse crista galli. Quant au rayon médian postérieur, si I'od veut considérer l'apophyse basilaire de l'occipital comme son principe, on trouve qu'elle a d'épaisseur verticale sept lignes en haut , quatre à cinq dans son milieu , et deux à trois au-devant du trou occipital ; la même mesure dans le contour renflé de ce trou , excepté au niveau des condyles. La hauteur verticale est de neuf lignes à ce point. Les crêtes occipitales, qui succèdent en arrière à la circonférence renflée du trou occipital, sont séparées au niveau de la ligne courbe inférieure par un intervalle de quatre lignes d'épaisseur; -cette épaisseur est presque double à la rencontre des protubérances occipitales interne et externe.

Parmi les surfaces ou fosses comprises entre ces rayons et les segments correspondants de la circonférence crânienne, l'antérieure et la postérieure, assez minces dans leur centre pour être transparentes, deviennent plus épaisses en approchant des rayons et surtout des segments de la circonférence crânienne qui leur correspond. Les fosses moyennes, au contraire, offrent dans leur centre, qui se trouve au niveau de la racine transverse de l'arcade zygomatique , une épaisseur de trois lignes , et deviennent transparentes en dehors au-dessous de la suture qui les limite.

La circonférence interne et la circonférence externe du crâne, ou , si l'on veut, la limite circulaire à laquelle aboutissent les circonférences de la base et de la voûte, considérées à l'intérieur et à rpxtérieur, sont loin de répondre au même plan transversal.

La partie antérieure de la circonférence interne est toujours plus élevée que la même partie de la circonférence extenie. La différence de niveau est encore plus prononcée dans les parties latérales de ces circonférences; elle est mesurée par l'intervalle qui sépare le bord inférieur des régions temporales , en dehors , des parties supérieures de la suture écailleuse en dedans.

Il y a moins de différence dans les régions postérieures des deux circonférences; presque toujours Tin terne est plus élevée que l'externe , il y a cependant des cas où c'est le contraire.

Quant aux épaisissements osseux signalés en divers points de ces deux circonférences et qui représentent des espèces de contreforts destinés à les consolider, ils ne se correspondent pas exactefnent du dedans au dehors.

Les renforts médians, intérieurs et extérieurs, sont toujours dans le même plan vertical , mais ils ne sont pas nécessairement dans le même plan horizontal. La base de la crête du frontal, qui forme à l'intérieur le renfort médian antérieur, est ordinairement à la même hauteur que la bosse nasale , mais en arrière la protubérance occipitale interne est toujours plus élevée que l'externe. Quant aux renforts latéraux , ils diffèrent de nombre et de niveau horizontal et vertical dans les deux circonférences.

Les renforts latéraux externes sont l'apophyse orbitaire externe , la base de l'apophyse zygomatique et la grosse apophyse mastoïde ; les internes sont une petite saillie correspondant à l'apophyse orbitaire externe et les deux saillies ou angles inférieurs du pariétal. Tous les renforts internes sont placés plus haut que les externes , et en outre celui qui appartient à l'angle du pariétal se trouve en dedans à distance à peu près égale de l'apophyse orbitaire externe et de la racine de l'apophyse zygomatique. 11 y a donc dans l'étendue des parties latérales de la droonférence du crâne qui sont plus minces qu'aucune autre partie de cette circonférence, et aussi de la voûte, des renforts osseux alternatifs au dedans et au dehors, les premiers plus élevés que les seconds.

«16 BOiiftl» #u ÛR4«$*

Li^ distance de la circonférence interne à Tei^terne dans les régions antérieure et postérieure* où elles se suivent assez bien pour qu'on prenne cette mesure, est toujours à peu près la raêne sur la ligjne médicme ^ avant et en amèrvs » ^e varie de six à douve lignes. M^is i^tte égalité de 4istfU^ n'indique pas une même qiiantité jde substance osseuse. 6a (etfe^ 4ftps l'iotervidle de œs deux circonférences en levant sont ^peusé^ j^ «iiias firontaux i en arrière, au oontraire, cet i^tervjille esdt plÂB é^ufie substance caseuse très-solidi».

Dans la partie antérieure, Tintervalle des deux ciroonféreofies ail mveau du nnilieu das ancudes ofbitaireis ast d^ qç|9l(I1^ » cinq ligaes avec des sinus asses grands. L'ép<|iss«9f oorpespwdant an m veau de l'apophyse or bi taire ey.ter|ie $st de l^pit 4 dii lignes; et, tandis que dans ses parties ]es plus simples la rëgioB latérale de ostte circonférence n exioède fm Am^ i Ukm lignes, on en trouve quatre au nenfleusept 4p ('fngl^ •Bi^Pfeiir du ptr nétal , à peu près autant au niveau de lu mf^ine «fawverse de l'apopbyse zygomatique et un peu plus pidiuuii^ement an niveaa de raogle postérieur du pariétal. U faut ameuter que la bttia da ffoeher comprise dans Tintervalle des parties latérales des deux circonférences, le rayonnement latéral antérieur, qui occupe éga* lement ect intervalle , contribuent puissamment à fortifier cette partie.

La région postérieure des circonférences interne et externe est à peu près uniformément épaisse de quatre a cinq lignes. Cette dernière partie, aj^uyée par ses extrémités sur la base des deux rochers, est par elle-même la plus solide de toutes, indépendamment des renforts que lui fournissent le rayonnement n>édian postérieur et quelques petits rayonnenaents collatéraux variables.

Nous nous sommes jusqu'ici borné à signaler des faits faciles à rf connaître. Le résumé de poa remarques est qu'il existe à la base du crâne des rayons osseux plus solides que les surfaces qu'ils sépareqt; que ces rayons aboutissent aux points les plus solides de la circonférence, dont le contour osnsidéFté dansaalo-

SOUOITÉ DU CHANB. 611

talité surpasse en force les surfaces des différentes fosses basilaires. Voyons à présent ce que va nous offrir la voûte.

Dans toute son étendue la zone médiane de la voûte est toujours plus épaisse que les régions latérales. Cette différence est à peu près de moitié si Van se borne à comparer l'épaisseur moyenne de chacune de ces deux régions. La limite antérieure de cette zone médiane, ainsi que sa limite postérieure, présentent à leurs angles externes et sur la ligne médiane des reoforts osseux précédemment signalés , sur lesquels est porté le grand eîntre osseux qui constitue cette zone médiane. Toutefois l'épaisseur de cette grande zone n'est pas uniforme dans toute son étendue.

En la considérant dans son milieu d avant en arrière , on remarque dans toute la longueur de ce trajet un épaississement général de la substance osseuse que fortifient encore en dedans la crête du frontal et les deux bords saillants de la gouttière qui répond au sinus longitudinal supérieur.

A l'extérieur on remarque, de la bosse nasale au sommet de l'os du front, une saillie, légère chez le plus grand nombre de sujets, tvès-prononcée chez quelques-uns. Cette saillie, qui succède à la suture par laquelle dans Ten&nce les deux nrmitiés de l'os du front •ont unies, correspond au niveau de la crête frontale en bas , au commencement du sinus longitudinal en haut ; elle ajoute sans doute à l'augmentation de solidité que ne peuvent manquer de procurer les renforts osseux intérieurs. Plus en arrière, et dans rétendue de la suture sagittale, existe le plus souvent de chaque oôté , une saillie longitudinale obtuse qui reproduit au dehors le renfort que procurent en dedans les deux bords de la gouttière du sinus longitudinal. Quant à la partie médiane de l'angle supérieur de l'occipital qui termine en arrière la ligne que nous étudions , il suffit de la comparer aux deux enfoncements iaté« raux formés par les fosses occipitales supérieures pour constater dans cette partie médiane, qui vient se terminer à la protnbérancp occipitale interne, un surcroît d'épaisseur et de force très-sensible. On remarque encore très-souvent au sommet de l'os fh)n-

61) SOLIDITE DU CRANB.

tal une bosse oblongue et qui ne correspond nullement à une fosse interne. On rencontre souvent une bosse du même gente au niveau de l'intervalle des deux bosses pariétales. Ces bosses médianes n*ont pas de fosse qui leur corresponde à Tintérieur. On trouve souvent au contraire un épaississement intérieur au inêine niveau. Ce sont simplement encore des renforcements médians de la substance osseuse.

Voici donc d'avant en arrière le milieu de la zone médiane du crâne qui présente un excès d'épaisseur et de force très-sensible sur ses côtés. Ce cintre osseux médian , appuyé sur la protubérance occipitale en arrière, sur la bosse nasale et la ba^e de la crête interne du frontal en avant, se combine par ses deux bases avec des points renforcés des deux segments les plus solides de la circonférence du crâne auxquels aboutissent d'un autre côté des rayons médians de la base, supérieurs en solidité aux surfaces voisines.

Voyons maintenant ce qu'on rencontre dans les côtés de la voûte du crâne. Les grands os qui concourent à former cette voûte offrent presque toujours un épaississement intérieur dans le voisinage de leurs bords , et ceux de ces bords qui se réunissent pour former les sutures transversales se trouvent ainsi fortifiés suivant la longueur de ces sutures. Dans les deux moitiés de la suture lambdoïde l'épaissi ssement correspond presque toujours à la suture elle-même ; dans la suture fronto-pariétale, au contraire , il arrive quelquefois que Tépaississement de la substance osseuse est, à quelque distance du lieu d'union des os, mais il suit toujours cependant la direction de la suture, et toujours, fait bien remarquable, ces renflements osseux qui longent la suture fronto-pariétale aboutissent par en bas dans la circonférence du crâne au voisinage du renflement qui constitue à i'inté* rieur l'angle inférieur antérieur du pariétal, et par en haut au niveau du raifort médian que nous avons signalé comme f réquait au sommet du frontal et dans la partie voisine des pariétaux.

Quant à Tépaississement transversal postérieur qui suit de

SOLIDITÉ DU CRANI. 613

chaque coté la suture lambdoïde, il aboutit en bas au renflement interne de Tangle correspondant du pariétal, en haut au point de jonction de langle supérieur de l'occipital, à la suture lambdoïde, à une saillie interne toujours sensible au-dessus des bosses occipi* taies supérieures.

Voici donc deux renforcements latéraux remarquables qui s'appuient sur les parties les plus fortes du cintre osseux médian, par en haut, et par en bas sur les parties latérales les plus solides de la circonférence crânienne , continues elles-mêmes avec les rayonnements latéraux de la base si remarquables par leur so* lidité.

Ainsi se trouvent combinés avec les rayons latéraux ou médians de la base les renforts osseux latéraux et médians de la circonférence et de la voûte.

Qu'on n'oublie pas en suivant cette analyse que les renforts osseux que nous signalons dans la voûte existent dans des os plats limités par des surfaces concaves d'un coté, convexes de l'autre; qu'il ne faut pas par conséquent s'attendre à trouver dans les renforts que je signale des poutres osseuses détachées, mais de simples épaississements qui conservent toujours les caractères propres aux os dont ils font partie. Dans les crânes les plus minces les parties transparentes du frontal ou du pariétal sont toujours à quelque distance de leurs bords , et l'opacité constante de ces bords ou de leur voisinage correspond toujours aux renforts marginaux. Dans les cas où la partie médiane inférieure de l'os du front creusée de sinus considérables devient, par cela même, transparente, le cintre osseux médian se bifurque au-dessus decessinus,et va, par deux branches quelquefois saillantes à l'extérieur, se combiner avec la partie externe des arcades orbitaireSr qui se terminent elles-mêmes dans l'apophyse orbitaire externe. Dans ces cas, ce cintre osseux, au lieu de correspondre à une seule hàae médiane, s^appuie en même temps sur les deux renflements externes de la région antérieure de la circonférence crânienne, c'est-à-dire les apophyses orbitaires externes.

Si j'ai pu faire comprendre jusqu'à présent que la base da

614 STAUGTVRI OU CRANB.

crâne, ceinte par une circonférence fortifiée dans quatre points latéraux de son contour et dans ses limites médianes antérieure et postérieure, présente, émanant du quadrilatère qui existe i son centre, six rayonnements osseux principaux qui se rendent tous aux points correspondants les plus forts de la circonférence; et que de ces mêmes points s'élèvent dans la voûte des arceaux osseux supérieurs en force aux parties intermédiaires comme les rayonnements dé la base sont supérieurs aux surfaces qu'ib séparent, j*aurai rempli le but que je me proposais dans cette partie de mon travail.

STRUCTURB DU CRANE.

Deux substances composent le crâne : l'une dite compacte, l'autre aréolaire. Ce n'est pas ici le lieu de décrire ces substances. Dans quelques parties la substance compacte domine , Taréolaire dans d'autres ; plusieurs ont une structure mixte.

Les extrêmes les plus opposés de structure comme les extrêmes les plus opposés d'épaisseur se rencontrent à la base d'abord , à la circonférence ensuite , à la voûte en dernier lieu , et dans celîe-ci les plus grandes différences existent entre les parties qui sont le plus rapprochées de la circonférence.

On rencontre à la basel'apophyse basilaire, dont la structure aréolaire est plus lâche que celle d'aucune partie de la circonîirenée et de la voûte ; ei la substance du rocher, dont la densité surpasse celle de l'ivoire.

Les grandes cellules dont le sphénoïde. l'ethmoKle sont creusés ne sont, peut-être, que des exagérations du tissu aréolaire; les voûtes orbitaires fournissent dans leur milieu de beaux échantillons de substance compacte, tandis qu'à la circonférence on retrouve encore des cellules dans la partie antérieure, des parties éhumées dans les fé^ns latérales , deà épaississemefife très-suli-

stRufrriJiiK dcj crané. 615

des , mais d*UTie structure mixte , dans les apophyses orbitaires externes, les protubérances occipitales, etc. Quant à la voûte, ses parties les plus minces, voisines de la base dans les régions latérales, sont presque exclusivement composées de substance compacte tcmtes les fois qu'elles sont transparentes , et contiennent, an contraire, uti mélange des deux substances , Taréolaire étant toujours asste serrée dans ses parties opaques.

On comprend \es raisons de ces différences en considérant les situations diverses de la base de la circonférence et de la voûte : la première , soustraite aux atteintes directes , n'avait besoin pour résister que d'un système solide dans son ensemble. Ses rayons si puissants , combinés aux parties les plus solides de la circonférence , assurent parfaitement ces résultats , et suffisent pour garantir efficacement les faibles surfaces qui les séparent.

La circonférenciS , plus exposée que la base , plus abritée que la voûte, présente dans ses parties exposées .' c'est-à-dire en avant et en arrière , une force considérable et assez uniforme. Dans ses parties les plus protégées, c'est-à-dire sur les côtés, que recouvre le muscle temporal, une force inégale, procurée par des contreforts multipliés dans les parties les plus faibles.

La voûte, au contraire, partout exposée, devait être partout solide, et ses renforcements ne diffèrent que par un surcroît de force de leurs intervalles , très-forts eux-mêmes ; ils servent d'ailleurs à transporter , si Ton peut ainsi dire , l'eflfort des violences qui peuvent atteindre la voûte sur les parties les plus résistantes de la cîrconférencte et de la basé.

Beaucoup des éonsidérations qui précèdent démontrent cotnbien peu fidèlemetit la surface extérieure du crâne traduit sa surfece intérieure, et coitibiert inexactement, dans plusieurs de ces régions , elle représente la surface extérieure du cerveau. L'épaisseur si variable des os du crâne rend en outre impossible l'appréciation exacte du volume du cerveau. Lorsqu'on examine en effet un grand nombre de crânies sciés en diffi^rents sens , et suivis avec la même attention dans leurs surfaces extorn» s et dans

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