‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 159 sur 425 · PRÉPARATION DE LA TERRE · texte numérisé non relu

PRÉPARATION DE LA TERRE

En général, la terre forte convient aux racines, et la terre légère aux oignons.

La terre des plates-bandes et des planches doit être un peu amendée, bien passée à la claie, et de 75 centimètres de profondeur. Les planches doivent être relevées également partout, de 8 à 10 centimètres seulement, au-dessus des sentiers et des allées. On renouvelle ou l'on fume ces terres tous

les trois ans, epoque à laquelle on lève les oignons. Dans ce dernier cas, on emploiera du fumier de cheval à demi consommé, qui devra être bien mêlé avec la terre, par deux ou trois labours, de peur qu’il ne brûle les oignons ou les racines. On saupoudre la surface avec du terreau pour rendre la terre plus perméable aux arrosements. On dresse les planches à fleurs pendant le mois d’octobre; on leur donne un mètre de largeur.

Les fleuristes et les amateurs entourent leurs planches de briques, de pierres plates, ou de bandes en menuiserie peintes en vert, sans y planter de buis, parce que cet arbuste sèche la terre, qu’il amène des insectes et protège le chiendent. Us mettent aussi un lit de platras au fond des planches, pour empêcher les oignons de s’enfoncer, suivant leur propension naturelle, et de se perdre; c’est, en outre, un obstacle contre les taupes.

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