‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 168 sur 425 · DAHLIAS · texte numérisé non relu

DAHLIAS

Le dahlia penné ( dahlia pinnata ) est une plante du Mexique, à racine tuberculeuse; sa tige est herbacée et ses feuilles sont ailées. Le dahlia fleurit de juin en octobre. Les variétés très-nombreuses de cette superbe plante se recommandent presque toutes par la grandeur et la beauté de leurs fleurs. Quelques auteurs les ont partagées en six sections : 1° fleurs pleines imitant une renoncule double; 2° fleurs pleines imitant la renoncule à demi-fleurons frisés; 3° fleurs pleines imitant la reine-marguerite, et souvent à disque brillant ; 4° fleurs pleines à forme et grandeur de souci double; 5° plantes très-hautes, à fleurs doubles, pendantes, demifleurons allongés réunis en houppe plucheuse; G0 fleurs semidoubles , en houppe plucheuse, souvent pendantes, demifleurons et tubes grêles.

Les dahlias se multiplient par la séparation des tubercules, auxquels on laisse un morceau du collet. Avant de faire cette séparation, et pour la rendre plus facile, on enfouit pendant quelques jours les griffes tout entières dans une couche à demi éteinte et à une profondeur de 15 centimètres. On les

en retire lorsque les premiers jets commencent à paraître. On plante en place les tubercules ainsi séparés, et on les recouvre de 6 à 8 centimètres de terreau. Les dahlias se multiplient aussi par boutures.

Quand la tige a de 23 à 30 centimètres, on la garnit de fumier au pied, et on arrose fréquemment. Les tiges des dahlias ont besoin de tuteurs, à cause de leur fragilité.

Ces plantes se plaisent dans une terre légère et substantielle, bien ameublie. On plante les dahlias par rang de taille, afin de mieux jouir de la vue de leurs fleurs.

Pour obtenir des variétés, il faut semer les graines des plantes dont les couleurs sont les plus wves et les plus parfaites de formes, en terrine, dans une terre légère et substantielle; on plonge ces terrines dans une couche tiède, et on arrose convenablement. On repique en place vers le mois de mai, et on soigne ces élèves comme les autres pieds. La première année, leurs tleurs sont presque toujours simples.

Un amateur de dahlias avait avancé qu’on parvenait plus aisément à conserver aux dahlias panachés leur bigarrure et leurs nuances variées, en les plantant dans un sol maigre et pauvre, et qu'un sol riche en faisait ordinairement disparaître la panachure. Un horticulteur de Paris a >oulu vérifier cette assertion, et, pour cela, il a fait l’expérience suivante, dont il a publié le résultat. Il a choisi la variété de dahlia appelée striata formosissima , dont les tubercules ont été partagés en trois lots. Le lot n° 1 a été planté dans un sol pauvre, graveleux, et dans une situation très-exposée : toutes les fleurs qu'il a données ont été admirablement panachées. Le lot n° 2 a été planté dans un terrain riche, mais sablonneux et froid : il n'y a pas eu la moitié des Heurs qui lussent panachées. Enfin, le n° 3, qui se composait de trois tubercules, a été déposé dans un sol entièrement riche et fertile; il en est issu des tiges, dont toutes les fleurs, excepté une, étaient d’une seule couleur.

hn novembre, quand les tiges des dahlias sont coupées, on enlève les tubercules, et, après les avoir fait sécher à l’air, on les met à 1 abri du froid et de l’humidité, pour les replanter au printemps suivant.

GÉRANIUMS OU l’ÉUARGOMUMS.

Cette plante est originaire d’Afrique, et l’on en obtient tous les jours de nouvelles variétés; les amateurs en comptent aujourd’hui plus de deux cents.

Toutes ces espèces demandent à être plantées en bonne terre et en pots. La terre douce, légère, mêlée de terreau est la meilleure. L’exposition du soleil la plus vive est celle qui est préférable.

Ou multiplie les géraniums par boutures, au printemps; on les faitdans des potsenfoncés dans du fumier chaud préparé à cet effet, et on les recouvre, jusqu’à la reprise, d’une cloche en verre. Plusieurs espèces se sèment au mois de mai, dans le pot placé delà même manière. Celles à racines tuberculeuses se multiplient en coupant les tubercules en autant de morceaux qu’il y a d’yeux, mais avec la précaution d’arroser peu pour éviter la pourriture. On greffe les géraniums de la manière que nous avons indiquée en parlant des greffes multillores.

Quoique beaucoup de géraniums puissent passer l’hiver en pleine terre, on doit les rentrer avant les gelées. Les espèces où nous n’indiquons pas de pots sont de pleine terre. géranium strié (g, striatum ); — a grosse racine ( maerorluj zu m) ; — des prés ( pratense ); — argenté ( argenteum ), en pots et terre de bruyère; — a feuilles d’anémone ( anemonœ folium ), en pots; — a bandes ( zonale ), idem; — écarlate (inquinaus ), idem; — très-apparent (speciosissimum'), idem ; — grand élégant ( elegans maximum ), idem; — macranthon ( macranthon ), idem; — banistère ( banislerium ), idem; — agréable (amoenum), idem; — involucré (invol lier aluni), idem, etc., etc.

On taille et on rempote les géraniums au mois d’août. Il est avantageux de mettre un intervalle de vingt à trente jours entre la première opération et la seconde. Il ne faut pas qu’une humidité stagnante règne dans la terre des pots. C’est pourquoi, par un temps pluvieux, les plantes souffrantes doivent être rentrées, ou au moins renversées sur le côté, afin que la pluie ne reste pas dans le pot.

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