IRIS, FLAMBES OU GLAÏEULS
L’iris d’allemagne (iris germanicus) est une jolie plante que l’on cultive ordinairement dans les parterres, où elle fait un bel ornement par le nombre de ses variétés, dont on compte aujourd'hui plus de cent cinquante, et dont quelques-unes sont légèrement odorantes.
Les plus belles espèces du genre sont I’iris de süze, ou iris de deuil, à fleurs brunes rayées de pourpre, et I’iris de Florence, à grandes fleurs blanches.
O11 cultive encore en pleine terre le glaïeul commun, I’iris
NAIN, — JAUNATRE, — VARIÉ, — PRINTANIER, — DES PRÉS, — DES MA- RAIS,— de hollande, — de Sibérie, etc. Toutes ces espèces, excepté le glaïeul commun, ont besoin d’abri pendant l’hiver.
Les espèces du cap demandent l’orangerie et la terre de bruyère, tels que le floribundus , le gladiolus, le grandiflorus, le versicolor , le pyramidalis concolor , le mena nus, le cardinalis carneus , le variegatus , le gramineus , le spurius , le f hnbrialus , etc.
Les iris bulbeux (iris xiphio'ides ) se cultivent en terre de bruyère et en pots. Les espèces les plus connues sont les suivantes : iris de perse (i. persicus ): — a double bulbe (i. sihjrinchius ); — scorpion (i. scorpioidcs ) ; — a longues feuilles (i. long ifolius) ; — tubéreuse (i. tuberosus ), etc.
Ce genre de plante aime l’humidité et vient assez bien dans toutes sortes de terres. On multiplie tous les iris de plant enraciné, ou de leurs tubercules, et de graines. Les iris bulbeux, comme ceux de Perse, se multiplient par les caïeux.
Si l’on veut forcer les iris pour en obtenir des fleurs en hiver, comme tant d’autres végétaux, on les plante en pots vers la lin de septembre, et on les laisse sous châssis froid jusqu'à la lin de décembre; on les place alors sur une couche et sous châssis, où la température doit être maintenue de 10 à 12 degrés centigrades. Lorsque les scapes se montreront, on pourra augmenter la chaleur si l’on veut accélérer la floraison; on aurait alors les iris en fleur en février.