‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 250 sur 425 · ALL · texte numérisé non relu

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seilleroris d’en prendre l’infusion sucrée avec du miel, à la dose de deux ou trois lasses par jour, une année avant l’Age critique, et lorsque cette période orageuse de l’existence de la femme commence a s’établir.

Nous ajouterons de plus, à ces détails, afin d’être le plus complet possible, que les bains sont d'un bon effet quand ils sont pris dans les intervalles de la menstruation. Ils ne réussissent qu’à une température moyenne. Les bains chauds congestionneraient la tête, et les froids pourraient produire dans la matrice une excitation assez vive pour rendre plus difficiles les jours mauvais de la période dont nous nous occupons.

Les purgatifs doux pourront être fort utiles pour détruire tous ces embarras d’intestin qui ont généralement pour résultat de faire lluxionner le sang vers la matrice. C’est avec modération qu’on devra en user. On finirait par provoquer une excitation permanente dans l'intestin, si on prenait l'habitude d’y recourir trop souvent.

Rien n’est bon comme l’exercice ; mais c’est l’exercice sage, modéré, dans un air pur. La campagne, et les conditions d’existence paisible qu’elle donne, sont extrêmement favorables à l’état de trouble que provoque généralement l’Age critique. Quand on le peut, c’est dans les champs qu’il faut se retirer. Si ce qu’on éprouve prend un certain caractère de gravité, c’est-à-dire si l’on souffre réellement des inconvénients de l’âge critique, il faut appeler un médecin sage et prévoyant, et se confier aveuglément à lui.

Agitation. Toutes les fois qu’on a de la fièvre, on éprouve de l’agitation. L’agitation est donc le symptôme d’une maladie, et ne peut jamais être traitée que lorsqu’on en connaît la cause.

Aigreurs cl' estomac. Les rapports acides qui viennent à la bouche sont connus sous le nom d’aigreurs. Ils proviennent d’un état particulier de l’estomac. Pour connaître les moyens de les faire disparaître, voyez Estomac (Maladies de /’).

Aliments. Voyez le Traité d'hygiène.

Allaitement . Il est du devoir des mères d’être les nour-

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lices de leurs enfants. Néanmoins, il y a des cas où il faut préférer une nourrice mercenaire ; c’est lorsque la mère a un tempérament maladif, un vice dartreux , une constitution lymphatique , ou quelque germe de maladie. C’est au médecin à juger, dans cette circonstance, à qui, de la nourrice naturelle ou de la nourrice gagée l’enfant doit être confié.

C’est vingt-quatre heures après l’accouchement qu’il faudra présenter le sein au nouveau-né. On sait que le premier lait d’une mère a des propriétés laxatives, ce qui fait évacuer cette substance qui remblit l’intestin de l’enfant à sa naissance, et qui s’appelle le méconium. Pour que le lait soit bien digéré, il faut que le méconium sorte. II est nécessaire de faire attention à la sortie de cette substance, si l’on est obligé de confier le nouveau-né à une nourrice étrangère. Si le méconium n’était pas chassé, par un lait un peu trop nourrissant, il passerait dans les vaisseaux sanguins, et déterminerait bientôt une jaunisse qui pourrait entraîner elle-même de plus graves accidents.

11 existe un préjugé qui consiste en ceci : il faut, dit-on, laisser casser les cordes du sein avant de le donner à l’enfant, ce qui, en d’autres termes, signifie qu’il faut laisser aux canaux lactifères le temps de s’ouvrir pour donner au lait un passage facile; mais la succion de l’enfant suffit pour dégager les canaux et faire aflluer le lait.

Il est nécessaire d’habituer les enfants à une certaine régularité dans les heures de leur allaitement. Il y a deux raisons pour cela : une raison de nutrition , parce que le lait en séjournant plus longtemps dans les glandes mammaires se fait mieux et donne un produit plus substantiel ; une raison d’hygiène, parce que l’ordre dans les repas, comme on le sait, produit la facilité et la sûreté des digestions. C’est quatre fois par jour, à peu près, qu’il fautdonncr le sein à l’enfant. On l’y laissera toujours moins dfun quart d’heure. L’abondance de l’alimentation laiteuse se mesure d’ailleurs sur les conditions particulières que présente le nourrisson, il faut donner plus à un enfant rigoureux qu’à celui qui présente les qualités contraires; car l’appétit sc règle d’une manière absolue sur l’é-

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nergie des organes, à un âge où l’influence de l’habitude n’a pas encore eu le temps de se prononcer.

L’allaitement doit durer une année entière. La

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dentition est la limite, en quelque sorte, au delà de laquelle on peut priver l’enfant du sein maternel. Ici, il y a une chose très-importante à noter. On sait en quoi consiste le rachitisme : c’est une maladie qui amollit le système osseux, et

produit, par conséquent, des difformités extrêmement considérables. Eh bien, la cause ordinaire de cette affection et de ses résultats, c’est l’usage d’une alimentation substantielle lorsque les organes de l’enfant ne sont aptes encore qu’à digérer le lait. Les nourrices salariées, qui font une spéculation de leur métier, donnent le moins de lait possible aux nourrissons qui leur sont confiés, pour pouvoir en nourrir plus d’un. Elles sont obligées , par conséquent, de remplacer le lait dont elles privent l’enfant par une nourriture quelconque. Ce sont ordinairement des bouillies, des soupes, et même de la viande qu’elles emploient; et, au bout d'un temps, qui souvent n’est pas long, l’enfant est pris de sueurs nocturnes, un dévoiement abondant s’établit, les membres maigrissent, le ventre se ballonne, et enfin les os se courbent sur eux-mêmes, de manière à produire ces difformités dont les exemples sont extrêmement communs. Ce que nous venons de dire doit être pris en grande considération; c’est de la plus haute importance.

Le meilleur lait est celui qui n’est ni trop clair ni trop épais; sa couleur doit présenter une légère teinte bleuâtre. Il existe, d’ailleurs, maintenant, des moyens à peu près sûrs de juger aussi bien que possible du degré de ses qualités nutritives. 11 existe des pèse-laits qui donnent la mesure de densité nécessaire à la bonne constitution du liquide nour-

ricier.

Une nourrice (ceci s’applique aux mères comme aux nourrices payées) doit avoir les qualités suivantes pour présenter de bonnes conditions de santé et de vigueur. Son âge ne doit pas être de plus de trente-six ans; il faut qu’elle ait la bouche fraîche, l’haleine douce, que son embonpoint soit modéré, sa coloration brune, scs cheveux d’une nuance fon-

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cée; enfin , elle doit avoir des seins bien détachés de la poitrine, d’un volume médiocre, et avec des bouts plus longs que gros. Quant au caractère, il est nécessaire qu’il soit doux et patient. Il est presque inutile de dire qu’il faut que les mœurs soient douces; si cela n’était, la formation du lait en souffrirait.

La mère qui doit nourrir son enfant, et dont le tempérament et le caractère s’éloignent du caractère et du tempérament nécessaires pour fournir un lait de bonne qualité, doit acquérir le plus possible, par une certaine conduite hygiénique, ce que lui a refusé la nature. Ainsi, si elle a un tempérament lymphatique un peu prononcé, il faut qu’elle prenne des aliments substantiels, qu’elle boive du vin, qu’elle fasse de l’exercice, qu’elle se livre même de temps en temps cà la gymnastique; si elle est trop irritable, il faut qu’elle prenne des bains calmants, une nourriture végétale, du vin coupé avec beaucoup d’eau pendant ses repas, et des boissons rafraîchissantes le reste du jour; si son caractère est violent, emporté, il faut qu’elle fasse tous ses efforts pour le modifier: rien ne fait de mal h un enfant comme de l’allaiter pendant ou après un accès de colère. Cette imprudence, qu’en aucun cas il faut se garder de jamais commettre, peut déterminer des convulsions et des maladies nerveuses du genre le plus terrible, comme l’épilepsie, la catalepsie, etc.

Puisque, par le lait, des maladies peuvent se communiquer à l’enfant, on peut aussi faire acquérir à ce précieux aliment des qualités propres cà modifier et même à guérir çertaines maladies : un enfant, qui avait malheureusement reçu de ses parents le germe d’une maladie honteuse, fut guéri en tétant une chèvre à qui on donnait les médicaments en usage contre cette même maladie. Le lait servait de véhicule; et c’est avec cet aliment, si bien approprié aux organes délicats de l’enfant, qu’on médicamentait le jeune malade. La conséquence de ceci, c’est que, suivant les cas, il faut modifier le lait des nourrices par les aliments qu’on leur permet, ou les substances plus ou moins médicamenteuses qu’on peut leur faire prendre. Ainsi, nous supposons que l’enfant ait une inflammation, il lui faut nécessairement la diète; mais la

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