‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 264 sur 425 · COIN · texte numérisé non relu

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et fuir toutes les préoccupations d’esprit un peu pénibles. Pour les maladies des poumons, il est nécessaire de se garantir contre les intempéries de l’atmosphère, en s’isolant en quelque sorte dans un lieu où les qualités de l’air et de la température soient en harmonie avec les exigences de la situation. Or, on comprend qu’un médecin seul peut régler le régime et la conduite qu’il est bon de suivre pendant la convalescence. C’est donc à lui qu’il convient de s’adresser pour cela.

Convulsions. C’est la maladie des enfants en bas âge, des personnes d’un tempérament épuisé par les maladies, et des femmes de tempérament nerveux. Quand on se sait exposé aux convulsions, il faut prendre, auprès d’un médecin, les informations nécessaires pour subvenir aux accidents imprévus. Mais, dans le cas où ces renseignements manqueraient, voici comment il faudrait agir pour calmer les attaques.

Quand les convulsions n’ont pas beaucoup d’intensité, il faut placer le malade sur un lit, l’entourer d’oreillers, ne pas résister aux mouvements brusques de ses membres. Il faut garantir le malade contre les chutes ou les blessures; mais il faut se garder de vouloir opposer la force à cette force si énergique qui met en mouvement toutes les parties du corps. L’air, l’absence du bruit, et l’éloignement des objets ou des personnes désagréables contribuent cà amener la fin de l’agitation convulsive. Quand les esprits sont un peu revenus, on parvient à rétablir complètement le bon ordre du système nerveux en donnant, par exemple, de l’eau sucrée avec de l’éther, ou bien du sucre imbibé d’eau de fleurs d’oranger.

Lorsque les symptômes atteignent un degré considérable de violence, qu’il y a une grande oppression et un état decongestion vers la tète, on doit appliquer des cataplasmes sinapisés aux membres inférieurs, et les changer de place aussitôt que la rougeur de la peau a été produite. En même temps, on doit couvrir la tête de compresses d’eau glacée, d’eau froide vinaigrée ; enfin on doit essayer, si ces moyens ne réussissent pas, de placer le malade dans un grand bain tiède dans l’eau duquel on aura fait bouillir dix à quinze tètes de

pavots. Le médecin doit être immédiatement appelé dans les cas de convulsion grave. C’est à lui à diriger les secours ultérieurs.

Pour les convulsions qui se déclarent dans l’accouchement, voyez Accouchement .

Pour celles des enfants, voyez Premier âge ( Maladies du).

Coqueluche. Cette maladie est une toux nerveuse qui se manifeste par quintes, et dont les effets sont si pénibles qu’ils entraînent parfois une complication inflammatoire, ou un état de congestion pulmonaire et cérébrale assez fortes pour déterminer la mort. Elle se développe généralement chez les enfants. Il n’y a que le médecin qui puisse la traiter. C’est une des maladies dont la convalescence est la plus difficile. Le changement d’air est souvent nécessaire pour la faire cesser entièrement. Elle est de nature épidémique. Il faut donc prendre la précaution d'isoler les enfants les uns des autres, lorsque la coqueluche se développe dans une famille.

Corgza ou rhume de cerveau. Les mots rhume de cerveau, vulgairement employés pour indiquer le coryza, sont loin de donner une idée juste de la maladie. Ce n’est pas le cerveau qui est le siège de la maladie, c’est l’intérieur des fosses nasales, c’est une membrane qui tapisse le fond du nez et qui se nomme la membrane pituitaire. Il est vrai que le cerveau est pris pendant le coryza; mais ce n’est que par sympathie de voisinage, par contiguïté.

Le coryza, qui a pour cause ordinaire le refroidissement des pieds ou de la tète, se développe quelquefois à la suite de corps étrangers ou d’odeurs pénétrantes portés dans le nez. II se manifeste par une douleur sourde de la tète, une irritation vive de l’intérieur et des ailes du nez, avec écoulement d’une humeur liquide et transparente. Sa durée ordinaire est de quatre à huit jours. Il peut guérir de lui-mème ; mais il vaut mieux employer quelques moyens très-simples qui ont l’avantage de hâter sa disparition. Ils consistent à couvrir, en se couchant, les cotés et la racine du nez d’une légère couche de suif fondu, prendre deux ou trois fois par jour des bains de pieds au vinaigre, et enfin à renifler de l’eau de mauve tiède le plus souvent qu’on le pourra.

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