‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 263 sur 425 · COIN · texte numérisé non relu

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violent, la substance des organes peut se déchirer, et alors le malade ne revient à la vie, s’il y revient, que pour expirer. Mais, quelque forte ou quelque faible que soit la commotion, il n’y a pas autre chose à faire qu’à ranimer la sensibilité par des odeurs excitantes, et à réveiller les forces par des boissons toniques.

Compression. La compression est un moyen qu’on emploie contre certaines maladies. Les varices (voyez ce mot) se traitent par la compression ; certains engorgements se traitent aussi de la même manière. La compression est d’ailleurs extrêmement utile dans une foule d’autres cas.

Congestion. Quand le sang se porte dans les vaisseaux d’un organe en assez grande quantité pour affaiblir ou pour en altérer l’exercice, cela s’appelle une congestion. Il y a des congestions du cerveau, des poumons, du foie. Les fluxions (voyez ce mot) sont des congestions qui ne diffèrent de cellesci que par la cause qui les produit. On diminue les congestions, et on les fait même disparaître en attirant le sang dans une direction contraire à celle qui est le siège de la congestion, ou en opérant la saignée. LTest au médecin à pratiquer cette dernière opération. Les congestions, bien qu’elles soient souvent très-rapides, permettent en général que le médecin arrive à temps. En son absence, on se contentera d’appliquer des sinapismes, de donner des bains de pieds à la farine de moutarde, et, pour les congestions de la tète, d’appliquer en même temps des compresses d’eau froide ou glacée sur la tète.

Consomption. La consomption, qui consiste dans l’abaissement progessif des forces et de l’embonpoint, se lie toujours à l’altération d’un organe important ; le médecin seul peut s’en rendre compte et en arrêter la marche.

Constipation. Quand elle est faible, l’eau de sedlitz, à la dose de deux ou trois verres, suffit à la vaincre. Quand elle est opiniâtre, le médecin seul peut prescrire le médicament que réclame la situation.

Contagion. Pour les moyens à prendre afin de s’en garantir, voyez le Traité d’Hygiène.

Contusion. La contusion consiste dans le froissement ou

l’écrasement des parties profondes de notre corps, sans que la peau soit déchirée. Ces écrasements donnent lieu généralement à des ruptures de vaisseaux et à un épanchement de sang, d’où résulte une couleur noire, brune ou violacée de la peau, connue sous le nom d 'ecchymose. La contusion se manifeste encore par une saillie plus ou moins considérable appelée vulgairement du nom de bosse; ce sont surtout celles de la tête qui présentent ce caractère. Lorsque la contusion se borne à ce désordre, qui est extrêmement simple, les soins consistent dans des applications d’eau vinaigrée, salée ou glacée, d’eau de Goulard, d’eau-de-vie camphrée, ou de vulnéraire. Ces liquides fortifiants opèrent vite la résolution des fluides épanchés dans les tissus, et on voit bientôt sous leur influence les bosses s’affaisser, et la couleur brune, ou noire, passer au violet clair, au jaune brun, au jaune serin et enfin à sa couleur naturelle.

La . contusion est plus grave, lorsque le coup qui la produit porte dans le voisinage d’organes importants. Ainsi, un coup sur la tète peut déterminer une contusion grave du cerveau avec déchirement de son tissu; un coup sur la poitrine peut déterminer une contusion grave du poumon, qui se manifeste bientôt d’ailleurs par des crachements de sang. Enfin, quand les membres sont violemment contus, il peut s’ensuivre des fractures, des luxations, des entorses (voyez ces mots). En presence de ces accidents, qui sont toujours très-graves, il faut appeler immédiatement un médecin. Nous renvoyons au mot Blessures , pour les premiers soins à donner.

Convalescence. La convalescence est cet état qui sert d’irtermédiaire entre la maladie et la saute. Un convalescent n’est plus malade, et cependant il n’est pas encore entièrement guéri. Les soins que la convalescence exige sont plus nécessaires qu’on ne pense. Les négliger,’ c’est préparer des rechutes qui sont toujours plus dangereuses que Ja maladie dont on se croyait débarrassé. Ces soins sont loin d’être uniformes; ils dépendent du caractère de la maladie dont on est convalescent. Ainsi, pour les maladies du cerveau, par exemple, il faut se sevrer de tout travail intellectuel un peu long,

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