‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 273 sur 425 · DI K ^ -U · texte numérisé non relu

DI K ^ -U

La carie, ou la destruction de la dent par une altération morbide, donne lieu à des douleurs de la plus grande violence; elles sont intolérables, comme, du reste, toutes celles de cette nature, même pour les personnes dont le tempérament n’a pas une grande impressionnabilité. Le meilleur remède, c’est l’emploi du paraguay-roux ou de la créosote : on en fait l’application à l’aide d’une petite boule de coton qu’on place sur la dent; il est rare qu’il ne réussisse pas. Lorsqu’il y a, par l’excès de la douleur, une fluxion vers la tète ou vers les gencives, l’application de quatre ou six sangsues derrière l’oreille, du côté malade, ou de deux sangsues à la gencive, sous la dent douloureuse, produisent quelquefois un amendement. Dans le cas de fluxion, un bain de pieds sinapisé, qu’on renouvelle si c’est nécessaire, est un moyen qu’on ne doit pas oublier d’employer. Le plombage d’une dent que la carie a percée dans son centre, est un excellent moyen préservatif; il évite les accès multipliés de ces douleurs si intolérables, qui ne s’interrompent que lorsque l’organe est tombé, ou qu'il a été enlevé par l’instrument. Comme la carie s’arrête rarement, une fois qu'elle a commencé à se manifester, il ne faut pas reculer devant l'extraction de la dent malade. En se soumettant à cette nécessité, on se débarrasse d’une cause permanente de vives douleurs, et on sauve de la carie les dents voisines qui sont encore saines.

Quand c’est à la suite d'une fluxion que les maux de dents se développent, les sangsues et les bains de pieds sinapisés sont les meilleurs et les seuls remèdes.

Dépérissement . Voyez Wlropli ie.

Dépôt. Voyez Abcès, Tumeur.

Descente. Voyez Hernie.

Dévoiement. Voyez Cours de ventre.

Diarrhée. Voyez Cours de ventre.

Dicte. La diète est l’emploi bien mesuré de tout ce qui convient pour conserver l’existence, soit pendant l’état de santé, soit pendant l'état de maladie. Elle comprend donc tout ce qui agit sur l’homme, c’est-à-dire ce qui est nécessaire à la conservation de sa force matérielle, et ce qui est du domaine de l’esprit. Ainsi, tous les aliments, jusqu’à l’air qui

se respire, tous les exercices du corps, depuis le plus fatigant jusqu’à l'acte qui est l’absence de tout exercice, le sommeil, enfin depuis les passions les plus vives jusqu’aux travaux d'esprit les plus modérés, tout cela doit être réglé, coordonné d’après les lois de l’organisation individuelle et suivant les divers états dans lesquels celte organisation se trouve. C’est cette coordination qui se nomme la diète. Cependant, ce n’est pas sous cette acception qu’on se sert le plus ordinairement de ce mot. Il est pris pour synonyme d’abstinence. Mettre quelqu’un à la diète, c'est lui défendre de manger. Le mot diète, qui est très-élastique comme on va le voir, est employé aussi pour désigner l’usage exclusif ou habituel de certaines substances. C’est sous cette dernière acception qu’on dit diète lactée, pour indiquer le régime du lait.

On comprend que, puisque la diète implique la connaissance parfaite de tous les besoins physiques et moraux de l'homme, qui changent suivant les âges, les sexes et les altérations si multipliées de la santé, il n'y a qu'un médecin habile qui puisse en régler les bases, surtout dans la maladie. Une bonne diète tient souvent lieu du meilleur traitement. C’est surtout par ce moyen-là que les bons médecins guérissent.

Di/ fi: u! té de respirer, d uriner, de penser, d'agir. Voyez Respiration, Urines , Cerveau, Membres.

Digestion lente. Voyez Estomac ( Maladies de /’).

Dislocation. Voyez Luxation.

Distorsion de la bouche. La distorsion de la bouche résulte toujours d’une affection plus ou moins profonde du cerveau.

Dos (Maladies du). Les maladies du dos ont pour siège les vertèbres, ou le canal que forment les os et dans lequel est contenue la moelle épinière, ou enfin les muscles qui constituent les parties molles de cette région du corps. Les maladies de la moelle épinière et des vertèbres sont trop graves et trop menaçantes, pour qu’on n’appelle pas le plus vite possible un médecin à son secours. Quant aux affections musculaires, voyez Rhumatisme .

Douleurs. La douleur est le symptôme dominant de toutes

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