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les maladies. C’est à cette sensation de mal qu’on reconnaît généralement qu’il y a quelque chose de dérangé dans l’équilibre de l’organisation. La douleur est vjve, au commencement des maladies. Soit par habitude de la souffrance, soit par épuisement de la sensibilité, elle diminue d’intensité quand la maladie existe depuis quelque temps. Lorsque le mal doit avoir une issue funeste, il arrive, surtout quand l’affection a été longue, que la sensibilité s’éteint, que la douleur s’émousse et n’est plus ressentie aux approches de la mort. Cela se remarque surtout dans les maladies chroniques. Que de phthisiques meurent avec la conviction qu’il vient de se produire une amélioration dans leur état! Enfin, il y a peu de chose à faire contrela douleurqui annonceou complique une maladie. C’est à la cause qu’il faut s’adresser. Néanmoins, comme la douleur épuise le corps et aggrave les symptômes du mal, la médecine a l’habitude de donner des calmants pour émousser la sensibilité. La nature et les doses de ces calmants varient, comme on le pense bien, suivant les circonstances, et voilà pourquoi c’est toujours au médecin à les ordonner, excepté cependant dans le cas de simple indisposition.
Drapeau (Excroissance de l’œil). Voyez Yeux.
Durillon. On traite les durillons comme les cors. Voyez Cors.
Dijssenterie. La dyssenterie est une inflammation d'une certaine portion des intestins. Elle règne ordinairement pendant les saisons et dans les lieux humides ; elle se développe à l’état épidémique dans les prisons, dans les camps, enfin dans tous les lieux où existant des rassemblements considérables. Ses caractères principaux consistent dans de fréquentes évacuations de matières glaireuses, ou même couvertes, ça et là, de petites taches d un liquide épais et blanc comme du pus. Il n’est pas rare, en outre, que les matières présentent du sang. Enfin, c’est en éprouvant de violentes tranchées de colique, et une ardeur vive, une impression de brûlure dans le trajet des intestins, qu’on obéit aux besoins de la selle.
Il faut quelquefois un traitement très-actif pour guérir la dyssenterie, surtout quand cette affection règne à l’état épidémique; il convient donc de demander un médecin quand