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produite sur l’estomac par une alimentation trop riche ou trop épicée donne lieu le plus ordinairement, en envahissant l’organe biliaire, à toutes les affections, à toutes les dégénérescences qu’il est susceptible de contracter. Donc, pour éviter les maladies dont il s’agit, il ne faut pas s’exposer sans précaution, dans les pays méridionaux surtout, à l’air humide du commencement de l’automne et du commencement du printemps; et il est de la plus haute importance d’être sobre dans l’alimentation, et de ne pas s’habituer «à ces aliments de haut goût qui sont dans les habitudes gastronomiques des parties méridionales de l’Europe.
Folie. C’est le dérangement, le désordre, ou même l’abolition des facultés intellectuelles. On emploie contre cette terrible maladie des moyens moraux et physiques; le plus souvent, les traitements les meilleurs ne guérissent pas. Pour avoir quelque espérance, il faut que le malade soit livré aux soins d’un médecin habile, dès l’apparition des premiers symptômes : c’est la principale chance de salut.
Fondement ( Maladies du). Voyez Anus.
Fosses nasales. Voyez .Ver ( Maladies du).
Foulure. La foulure n’est, à proprement parler, que le premier degré de l’entorse, ou l’entorse réduite à sa plus simple expression. Voyez Entorse.
Fracture. Les fractures sont des solutions de continuité produites sur les parties solides du squelette par un choc ou une cause extérieure quelconque. Quand elles ont leur siège v sur d’autres parties que les membres, il est difficile de les reconnaître lorsqu’on est étranger à l’art de guérir. Ainsi, par exemple, quand les os de la tête sont fracturés, il faut raser la tête, palper avec soin les tissus engorgés ordinairement par la violence du coup, afin de pouvoir apprécier la forme et l’étendue de la fracture; mais, quand la fracture a lieu sur un membre, la difformité qu’elle entraîne dans la forme extérieure, dans les contours des parties, suffit à faire reconnaître le désordre.
11 faut une main exercée pour rétablir les fractures et pour remédier aux accidents plus ou moins graves qui en sont la complication. On se bornera donc à placer sur un lit celui qui
aura une fracture ou sera soupçonné d’en avoir une, sans essayer la moindre violence, la plus timide manœuvre sur les parties intéressées.
Frénésie. La frénésie est synonyme de folie. Voyez Folie. Frisson. Voyez Fièvre.
Froid. Voyez Asphyxie , Engelures,
Fureur. Voyez Folie.
Fureur utérine. Ce genre de folie est encore l’une des nombreuses variétés de l’aliénation de l’esprit. L’expression significative du mot prouve que cette espèce de fureur est particulière aux femmes.
Furoncle ou clou. C’est une tumeur arrondie, qui se développe en un point quelconque de la surface de la peau : dure, d’un rouge vif, pointue au milieu, très-douloureuse, surtout à la pression, la maladie se termine par la sortied’une petite portion de tissu cellulaire altéré, connue sous le nom de bourbillon, et par un trou plus ou moins grand qui s’ouvre à la partie supérieure de la tumeur. Une fois que le bourbillon est sorti, les phénomènes inflammatoires disparaissent entièrement; la maladie n’existe plus. Pour hâter la sortie de ce petit corps, il faut couvrir la tumeur d’un cataplasme émollient; si ce moyen ne suffit pas, on appliquera un emplâtre d’onguent de la mère, de la grandeur d’une pièce de cinq francs. ïl arrive quelquefois que l’éruption d’un clou est le signal du développement de beaucoup d’autres; dans ce cas, la maladie n’est pas locale ; elle a pour origine un état d’irritation des voies digestives, qu’on calme par un régime à la fois adoucissant et rafraîchissant. Pour arrêter l’éruption ou pour l’éteindre intérieurement, on fera bien de se purger plusieurs fois en prenant, par exemple, à son lever, pendant quatre ou cinq jours, une demi-bouteille d’eau de sedlitz.
Gale. La gale est une maladie très-redoutable pour deux raisons : la première, c’est parce qu’elle fait éprouver de trèsvives douleurs; la seconde, parce qu’elle est contagieuse; donc, ce qu’il y a de plus pressant, quand on a â traiter un galeux, c’est de le soumettre à l’isolement. Cette maladie ne dépend pas néanmoins d’un vice interne. On a longtemps étudié ses causes, et l’on s’est arrêté enfin à une opinion qui avait
été considérée jusque-là comme une supposition gratuite, et dont des recherches multipliées ont maintenant démontré la certitude : on a prouvé qu’un animal, le ciron de la gale (. acarus scabiei ), était la cause active, la puissance déterminante de la maladie. On a pris en quelque sorte cet acarus sur le fait, on l’a soustrait du bouton, on l’a placé sous l'objectif d'un microscope, et on a pu l’étudier et le décrire. C’est en rampant sous l’épiderme, et en multipliant son espèce, qu’il sème les boutons à la surface du corps et qu’il finit par faire envahir par l’éruption presque toute la surface cutanée.
Voici d’ailleurs les symptômes auxquels on reconnaît la gale : elle est caractérisée par des boutons \ésiculc u\, pointus, transparents au sommet, légèrement larges à la base, et donnant lieu à une démangeaison si violente que les malades ne • peuvent s’empêcher d’y porter les mains; ils se développent en plus grand nombre dans les endroits où la peau a le plus de finesse; ainsi c’est dans les jointures qu'ils se groupent le plus ordinairement. Les moyens qu’on a indiqués contre la gale sont extrêmement nombreux; ceux qui guérissent ne sont pas rares; on peut donc dire que cette maladie ne se prolonge longtemps, quand cela arrive, que par la négligence du malade, et non par l’impuissance du médecin. Les bains sulfureux produisent de bons effets; en aucun cas ils n’entraînent d’accidents. Quand la gale est peu développée, il. suffit quelquefois de se frictionner avec une huile douce pour amener la guérison; c’est .Ai. Delpech, de Montpellier, qui a conseillé ce moyen-là; il est d’autant meilleur à suivre qu’il n’a pas cette odeur désagréable, et si difficile à supporter par certaines personnes, qu’exhalent les bains sulfureux. Les frictions avec la pommade dont nous allons donner la formule produisent les meilleurs effets; elles remplacent avec avantage tous les autres moyens et suffisent pour détruire entièrement l’éruption. Cette pommade se compose comme suit :
Soufre sublimé (lleur de soufre) . . . 2 parties.
Sous-carbonate de potasse 1 partie.
Axonge (saindoux) 8 parties.
Il faut prendre le soin, en faisant ces frictions, de se pion-