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mittcntes au contraire, il n’y a rien, il n’existe aucun mouvement fébrile, aucun état apparent de maladie hors le moment où l’accèsdoit se montrer. Alors un frisson considérable se développe dans tout le corps; il y a des tremblements; et, pour exprimer cet état particulier, on a l’habitude de dire que le malade tremble la fièvre. Puis, après ce phénomène préliminaire, la réaction se produit, c’est-à-dire qu’il se manifeste un mouvement absolument contraire, et que lechaud succède au froid. L’accès dure plus ou moins longtemps, et est plus ou moins violent, suivant la nature et la force de l’affection, et aussi suivant le tempérament du malade. Quand il est éteint, l’équilibre se rétablit bientôt, et on dirait, dans beaucoup de cas, que celui qui \ient de présenter des symptômes si violents et d’une apparence si dangereuse, n’est pas affecté de maladie.
Les fièvres d’accès varient dans leur type, c’est-à-dire qu’il yen a dont les deux accès ont un jour d’intervalle, c’est la fièvre tierce ; d’autres deux jours, c’est la fièvre quarte. Mais toutes ces différences n’ont d’importance que pour le médecin. Plus les accès sont forts, plus les phénomènes qu’ils présentent sont intenses, plus ils sont dangereux. En général, ils ne sont pas à redouter dans les fièvres ordinaires; on ne voit pas dans ce cas les accès emporter les malades.
Mais il y en a d’une certaine espèce, qui amènent la mort pendant le premier ou pendant le second accès. A cause de leur violence et de leur terminaison généralement funeste, ces fièvres ont reçu le nom de pernicieuses. Malheureusement aucun signe ne les annonce d’une manière plus ou moins probable; on ne peut juger leur caractère qu’au moment du premier accès. Si celui-là ne termine pas fatalement la maladie, le médecin a le temps d’agir durant l’intermittence qui s’écoule entre la fin du premier et le commencement du second. Comme aucun symptôme particulier ne peut faire la différence, avant la venue des accès, entre les fièvres de bon et de mauvais caractère, il est prudent de ne pas s’abandonner à des négligences qui pourraient avoir de fâcheux résultats. C’est d’autant plus nécessaire, q u une fievre ordinaire peut prendre un caractère pernicieux.
et, par conséquent, un accès modéré peut être suivi d’un accès extrêmement violent.
On connaît généralement les causes des fièvres intermittentes. Les lieux marécageux laissent émaner des vapeurs malfaisantes, qui sont absorbées par la peau et parla respiration. Ce sont ces vapeurs qui, en donnant lieu à une sorte d’empoisonnement, produisent ce genre de maladies qui est l’apanage ordinaire de toutes les populations placées dans les lieux bas, humides, et dans le voisinage d’eaux stagnantes.
'Le moyen d’éviter l’absorption de ces vapeurs, qui détermine de si graves maladies, consiste surtout à se priver des promenades du soir. A la fin de la journée, quand le soleil a disparu de l’horizon, il se produit un abaissement dans la température. Celte chute de la chaleur donne lieu à la condensation des vapeurs qui, des hauteurs de l’atmosphère où elles étaient montées pendant le jour, s’abaissent au niveau de la terre. Ainsi donc, pendant les promenades du soir, on marche dans un air tout imprégné de ces miasmes; cet air est en contact avec la peau, pénètre dans le sein des organes et y produit les effets inconnus qui développent la fièvre intermittente.
L’air du matin est aussi très-malsain. A ce moment de la journée, les vapeurs se forment pour monter par l’action solaire dans les parties élevées de l’atmosphère. Quand ce phénomène physique ne fait que commencer, les vapeurs occupent les couches aériennes les plus inférieures, et l’homme qui s’expose à l’air dans ce moment, y trouve les mêmes principes délétères que ceux qui sont en suspension dans l’air du soir.
Pour se mettre à l’abri d’une absorption qui crée une maladie quelquefois dangereuse et toujours fâcheuse, il ne faut pas s’exposer longtemps à l’air du matin ou à l’air du soir, et surtout ne pas rester dans l’immobilité quand on est soumis à son action. L’agitation, la marche sont une condition de sûreté; l’excitation qu’elles produisent, le mouvement vers la peau qu’elles déterminent forment comme un obstacle matériel aux influences de l’atmosphère. Ce qu’il y a de plus
dangereux, c'est de s’endormir aux brouillards du matin ou du soir. On se livre ainsi sans défense à la pénétration miasmatique. On peut être presque assuré que cette imprudence inoculera le venin d'une fièvre intermittente d’un caractère plus ou moins dangereux. Dans tous les cas, il est nécessaire, pour éviter les fièvres intermittentes dans les pays qui en favorisent le développement, de se couvrir le corps d’étoffes de laine, qui l’isolent en quelque sorte des influences mauvaises au milieu desquelles il doit vivre. La flanelle est de rigueur dans ces lieux-là. On doit y observer rigoureusement aussi les pratiques ordinaires à l’aide desquelles on évite les effets des changements de saison. Il faudra donc se garder de quitter trop vite les vêtements d'hiver et de se débarrasser trop tard des vêtements d’été. On sait d’ailleurs combien, dans les lieux même les plus sains, ces imprudences produisent de maladies.
Nous avons très-peu de chose à recommander contre les fièvres intermittentes, quand celles-ci se sont déclarées. 11 faut alors avoir recours au médecin : c’est l’ Unique moyen de ne pas voir dégénérer la maladie qui, en se continuant trop longtemps, peut laisser dans les organes une lésion quelquefois très-profonde. Nous dirons seulement que pendant les accès il ne faut jamais rien prendre de tonique ou d’excitant.
Il y a des malades qui, au commencement de la fièvre, c’est-à-dire pendant la période de froid, font tout ce qu’ils peuvent pour provoquer la chaleur; il faut seulement se tenir dans son lit et bien couvert, tout le reste ne peut que provoquer une réaction trop puissante peut-être pour les forces du malade, et qui, dans tous les cas, ne ferait qu’aggraver davantage la maladie. Tous ces toniques, qu’on a l’habitude d'administrer, ne peuvent jamais être pris que pendant l’ intermittence. Alors l’estomac est libre, il n’est pas surexcité. Aussi c’est le moment pendant lequel les médecins font prendre le sulfate de quinine, cette quintessence de quinquina, dont on connaît partout les merveilleux résultats.
Cette substance est, en effet, la panacée de la fièvre intermittente. Mais elle ne peut être maniée que par d’habiles mains. Cependant il couit dans les familles des recettes con-
tre la fièvre, où cet élément chimique joue un rôle quelquefois très-important. Quelque bonnes qu’elles puissent être, il ne faut jamais se livrer de soi-même au hasard de leur efficacité prétendue; ce serait risquer un enjeu trop important. Jamais les recettes contre la fièvre ne peuvent être prises sans l’ordonnance ou sans l’appréciation du médecin.
Dans tous les cas, nous devons dire à ceux qui pourraient être exposés aux maladies de cette espèce, que l’estomac paraît être une des parties où le sang se porte en plus grande abondance pendant l’accès. On dirait, en effet, à voir certains malades, lorsque la période de chaud a succédé à celle de froid, que ceux-ci ont une inflammation des organes gastriques, car ils en présentent les symptômes les plus caractéristiques. Il ne faut donc pas, ni pendant l’accès, comme nous l’avons déjà fait observer, ni pendant l’intermittence, agir sans ménagement sur l’estomac. 11 est nécessaire de se conduire comme si cet organe était malade, et de suivre par conséquent un régime qui doit être tonique, mais qui 11e sera jamais ni excitant ni trop substantiel. Nous n’avons pas besoin de donner de détails sur le régime qu’il convient de suivre ; car notre traité d’hygiène, auquel nous renvoyons nos lecteurs, en dit assez là-dessus.
Filet ou frein: Voyez Maladies du premier âge.
Fistule. Voyez Anus , Yeux.
Flatuosités. C’est par ce nom qu’on désigne les vents contenus dans les viscères du ventre, et qui s’échappent par la bouche en dégageant une odeur fade ou acide. Les faiblesses de l’estomac ou les difficultés de digestion sont les causes ordinaires qui les produisent. Les toniques, comme les grains de cachou ou les pastilles de quinquina, font cesser cette légère incommodité.
Flueurs blanches. C’est un état particulier des membranes qui tapissent les organes sexuels de la femme (le vagin et la matrice), et qui se manifeste par un écoulement d’une couleur variable et souvent très-abondant. 11 y a absence de douleurs vives. La principale sensation que les (lueurs blanches font éprouver est un sentiment de pesanteur ou d’irritation vague et obtuse dans la région du bassin. A cela se joint de la pâ-
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leur, de la faiblesse, et même un abattement qui devient très-considérable quand l’écoulement muqueux est très-fort et qu’il existe depuis longtemps. Les femmes débiles, lymphatiques sont celles qui sont le plus sujettes à cette maladie. Dans les villes, surtout dans celles qui sont très-populeuses, les flueurs blanches sont très-communes. Ce n’est pas seulement à l’air malsain qu’on respire dans les cités qu’il faut en attribuer le développement ; c’est surtout aux habitudes que les femmes y contractent, aux exigences de cette vie de luxe qui, bien qu’elle soit agréable, n’en est pas moins en désaccord le plus souvent avec les préceptes les plus simples de l’hygiène. Nous avons déjà dit, dans le traité qui commence ce volume, combien les femmes doivent par leur conduite lutter contre les causes énervantes qui sont inhérentes à l’atmosphère physique et morale des grandes villes. Nous y renvoyons les lecteurs.
Les causes étant connues, il est possible, sinon facile, de prévenir la maladie; mais, lorsque les habitudes sont trèsprononcées, et que le tempérament est très-prédisposé, il y a un régime particulier à suivre, un traitement cà subir. Or, c’est le médecin seul qui doit en prescrire les conditions.
Beaucoup de médicaments ont été ordonnés contre les (lueurs blanches; mais quand on ne prend pas la sage précaution de consulter un médecin, on ne doit se servir que des plus simples. Ainsi, des injections avec la décoction froide d’écorce de chêne, des tisanes toniques (bavaroises au sirop de quinquina), l’usage de pastilles ferrugineuses sont d’un excellent effet et peuvent, quand l'affection n’a pas poussé de profondes racines , la faire entièrement disparaître. Le régime doit être évidemment en harmonie avec le traitement : il doit être substantiel et tonique. Quand les flueurs blanches résultent de l’humidité du temps ou de la saison, il faut adopter l’usage du caleçon de flanelle : cette précaution, de peu d’importance en apparence, a suffi souvent pour arrêter la marche de cette maladie que malheureusement trop de femmes négligent en l’abandonnant à elle-même. Sous le point de vue moral, il y a aussi quelque chose à faire. Les idées gaies sont une bonne disposition ; les idées tristes, au con-
traire, en produisant rabattement, la chute des forces, peuvent concourir pour leur part au développement des llucurs blanches. Il sera donc nécessaire de faire attention à toutes ces conditions plus ou moins importantes, quand on voudra essayer de se traiter avant d'appeler un médecin; mais, en dernière analyse, c’est toujours à lui qu’il faudra avoir recours, pour peu que la maladie prenne de la consistance ou ne paraisse pas vouloir se guérir. Cette sage précaution est d’autant meilleure dans une foule de cas, que les llucurs blanches, quand elles se joignent à des pesanteurs douloureuses des organes du bas-ventre, sont, dans la plupart des circonstances, les avant-coureurs ou les premiers signes de ces terribles maladies de matrice que les femmes ont tant de raison de redouter.
Flux de ventreV oyez Co ursde ventre.
Fluxion de poitrine. Voyez Poitrine ( Maladies de) et Inflammation.
Fluxion sur les dents. Voyez Doits, Inflammation.
Fluxion sur les joues. Voyez Inflammation.
Fluxion sur les oreilles. Voyez Inflammation , Oreilles.
Fluxion sur les yeux. Voyez Inflammation , Yeux.
Foie (Maladies du). Les maladies du foie sont très-nombreuses et très-graves. Depuis la simple inflammation, jusqu'au développement d’animaux d’une certaine nature dans la sub-, stance même du foie, il y a une foule d’affections dont l’énumération nous est interdite. Comme le foie produit un liquide (la bile) qui est nécessaire au travail de la digestion, la moins grave des affections qui peuvent s’y développer exige un traitement actif et rationnel, si on ne veut pas qu’elle dégénère.
Les symptômes les plus visibles, les plus évidents des maladies du foie, sont un sentiment de pesanteur et de tiraillement au bas du côté droit de la poitrine, la couleur jaune de la peau du corps et de la face, et le progrès du dépérissement, de la maigreur, malgré l’abondance de nourriture qu’on prend, ce qui arrive quand l’affection contracte un caractère chronique.
La chaleur humide est une des conditions qui favorisent le développement des maladies du foie; mais la surexcitation