‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 287 sur 425 · GER · texte numérisé non relu

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dans la bouche elle-même. Voyez Mouche (Maladies de la).

Gerçures aux mains , aux pieds, aux lèvres et au sein. Les gerçures ou crevasses des mains et des pieds ne sont pas communes chez les personnes qui ont l’habitude de se soigner. Les premières se font remarquer souvent chez les gens de la classe ouvrière, qui exposent leurs mains à l’air sans aucune précaution et qui manipulent des substances plus ou moins excitantes ; les autres, celles des pieds, se développent chez les personnes qui transpirent beaucoup de cette partie; c’est la conséquence de l’état de ramollissement de la peau des extrémités inférieures. Les gerçures des lèvres ou du sein se développent les unes sous l'impression du froid, les autres sous l’influence d’une succion trop violente ou trop prolongée du mamelon. Ce sont du moins les causes les plus ordinaires.

Pour guérir les gerçures des mains, il faut d’abord les soustraire à l’action du froid, à l’impression de l’air et au contact de toutes les substances irritantes que par état certaines personnes sont obligées de manipuler. Pour arriver à ce résultat, on prend des maniluves (bains de mains) deux ou trois fois par jour, et on enduit les parties, après les avoir essuyées, avec une substance grasse. Cette substance n’est pas indifférente; on emploie, de préférence à toute autre, du cérat préparé à l’extrait de saturne ; on agira de même pour les pieds. On gantera les mains, et on couvrira les pieds d’un chausson de peau. On traitera les gerçures des lèvres en les oignant d’onguent rosat ou en les couvrant d’une pommade composée de la manière suivante :

Huile d amandes douces 8 grammes.

Cire blanche 4 grammes.

On les fait fondre l’une dans l’autre, pour toute préparation.

C’est surtout quand on s’exposera à l’air qu’il sera bon de s’oindre de cette pommade; dans tous les cas, il faudra prendre la précaution, lorsqu’on sortira de chez soi, surtout le matin, de bien essuyer les lèvres; le froid ou les autres accidents delà température agissent beaucoup plus sur ces parties, déjà si délicates, quand elles sont trempées d'humidité.

Les gerçures au mamelon ne peuvent être cicatrisées qu’en

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interdisant le sein au nourrisson ; sans cette précaution, les gerçures, qui proviennent le plus souvent d’une succion trop énergique, trop fatigante, ne font au contraire que s’agrandir. On les fait cicatriser en les lavant de temps en temps avec du vin miellé tiède, ou en les oignant avec du cérat à l’extrait de saturne légèrement opiacé.

Glaires . Les glaires sont une matière blanchâtre, gluante et très-analogue au blanc d’œuf plus ou moins coagulé. Ce sont les membranes muqueuses qui produisent les glaires; ainsi elles viennent de l’arrière-gorge et des premières voies aériennes, du canal intestinal, enfin de la vessie et du canal de l’urètre. Toutes ces parties donnent un produit glaireux, à l’état naturel; mais, quand elles sont le siège de maladies, cette sécrétion devient plus abondante et plus épaisse. Les glaires ne sont donc pas un écoulement nouveau, qui se forme sous une influence quelconque; c’est une humeur naturelle, qui seulement varie dans sa quantité, dans sa couleur et probablement aussi dans sa composition. Cette vieille opinion médicale, sur l’évacuation des glaires, est d'après cela une opinion fausse, un préjugé. Il ne faut pas évacuer les glaires, il faut les guérir ou, en d’autres termes, modifier cet état particulier des muqueuses qui donne lieu a cette exagération d’écoulement.

Les toniques et la vie substantielle sont quelquefois un bon moyen de traitement, quand les glaires résultent de l’influence de causes énervantes, comme celle d’un climat humide et chaud, le tempérament lymphatique, la vieillesse. Cependant, il ne faut pas s’abandonner trop légèrement au traitement par les toniques et admettre, sans un examen suffisant, l'influence d’action des causes débilitantes; car les glaires sont quelquefois le symptôme de maladies inflammatoires. Ainsi, la plupart des affections de la vessie, si difficiles à guérir généralement, se manifestent par un écoulement glaireux, plus ou moins épais, plus ou moins mélangé de substances de nature particulière qui mettent le médecin sur la trace de la maladie ; mais un œil peu exercé peut tout confondre. Donc, quand il y a la moindre incertitude sur la nature des causes qui déterminent les glaires, il est absolument

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