‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 288 sur 425 · G ON · texte numérisé non relu

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indispensable d’appeler un médecin. Ce que nous avons dit sur l’origine de ce genre d’écoulement doit faire repousser tous ces anti-glaireux recommandés par l’ignorance ou le charlatanisme.

Glandes. Les glandes sont des indurations d’une forme à peu près ronde, qui se manifestent dans certaines parties du corps et surtout dans le voisinage des articulations. Ces glandes existent à l’état naturel; car elles sont des organes et en remplissent régulièrement les fonctions. Lorsqu’elles s’engorgent, qu’elles prennent un accroissement plus ou moins considérable de volume par défaut de circulation des liquides, elles deviennent visibles, saillantes, et, s’il y a de l’inflammation, assez douloureuses.

Les personnes de tempérament lymphatique sont trèssujettes aux engorgements glanduleux. C’est, chez elles, une alfaire de tempérament. Ainsi, pour peu que le froid, par exemple, suspende la fonction des glandes du cou ou des aines, elles se prononcent et dégénèrent quelquefois en foyers de suppuration. Il y a deux choses à faire : il faut traiter le tempérament lorsqu’il y a lymphatisme, et puis traiter la maladie locale. Le traitement de cette dernière consiste à résoudre l’engorgement et à éviter la suppuration. C’est assez dire qu’il vaut mieux recourir à un médecin que de s’abandonner à ces applications de cataplasmes ou autres topiques qui, généralement, sont composés de manière à provoquer ou à seconder le développement de l’abcès. Voyez le mot Scrofules.

Goitre.. Le goitre est l’engorgement d’une glande qui est placée cà la partie antérieure et moyenne du cou et se nomme glande thyroïde. Quand le goitre est très-développé, il n’v a pas de remède. Quand il commence, on peut lui faire obstacle avec quelque efficacité. Les remèdes sont d'une nature trop active pour qu’une autre personne qu’un médecin prudent puisse les prescrire.

Gonflement. Mot vague qui n’est déterminé d'une manière précisé que par la connaissance du genre de maladie auquel il se rapporte. Voyez Abcès , Dépôt , Fluxion , Goutte , Tumeur „

GOR

Gonflement de l’estomac. Voyez Estomac (Maladies de V).

Gonorrhée. Voyez Syphilis.

Gorge ( Maladies de la). Les maladies de la gorge sont nombreuses. Depuis l’inflammation jusqu’à la phthisie laryngée, on en compte beaucoup. Les plus communes sont les diverses espèces d’angines (inflammations de la gorge). Ces maladies, connues sous le nom de rhumes ou de catarrhes, exigent ordinairement beaucoup de soins. On sait que les rhumes négligés donnent lieu, très-souvent, à des affections de poitrine qui peuvent avoir une terminaison fatale. Les moyens qu’on emploie pour leur traitement sont les boissons adoucissantes, les frictions alcooliques ou irritantes sur la peau delà poitrine et même du cou. Quand les rhumes persistent longtemps, rien ne produit de meilleurs effets que des frictions sur les régions latérales du cou avec de la pommade stibiée. C’est une pommade composée d’émétique et de saindoux. Lorsque les rhumes donnent lieu à une toux fatigante, on en diminue la fréquence avec du sirop de mou de veau, les pâtes de Régnault, de lichen, etc. Les rhumes avec abondance de crachats exigent l’air sec et les boissons toniques; les adoucissants et l’air humide augmentent la masse des excrétions de la gorge. L’eau goudronnée, qu’on prépare en mettant un peu de goudron dans une grande carafe d’eau, produit dans beaucoup de cas un amendement très-notable dans les rhumes de cette nature. Lorsque les diverses sortes d’angines dont nous venons de parler se présentent avec des symptômes d’une certaine violence, il faut s’adressera un médecin. Rien de plus dangereux que de s’abandonner à une sécurité qui, dans un grand nombre de cas, pourrait devenir funeste.

Les maladies aiguës de la peau développent, à cause de l’analogie qui existe entre la peau extérieure et la peau des voies respiratoires, des éruptions dans toute l’étendue du double canal de communication qui va de la bouche aux poumons et de la bouche à l’estomac. C’est cette complication qui aggrave la maladie. Il faut donc ne pas commettre d'imprudence, sous le rapport de la diète, pendant les affections

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