‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 289 sur 425 · GOU · texte numérisé non relu

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aiguës de la peau. Nous insistons là-dessus ; car on croit malheureusement encore que les maladies extérieures sont peu redoutables parce qu’elles n’agissent pas à l’intérieur. Le contraire doit être admis.

11 y a des maladies de gorge d’une nature particulière. Elles donnent lieu à la formation d’épaisses membranes sur les parois du canal respiratoire, qui finissent par l’obstruer et par produire l’asphyxie. Ces inflammations couenneuses exigent les prompts secours d’un habile médecin. Elles se reconnaissent au timbre rauque de la voix et à la difficulté toujours considérable de la respiration. Le croup est, pour ainsi dire, le type de cette famille de maladies (voyez ce mot).

Des altérations de diverses natures, comme des ulcères, des dégénérescences, peuvent se former dans la gorge. La phthisie du larynx est la plus grave de ces maladies. Elle se développe chez les gens qui font effort de leur voix, comme les chanteurs, par exemple.

Les contractions spasmodiques de la gorge et les maladies de la gorge de nature nerveuse se guérissent difficilement. Il y a des toux nerveuses. La coqueluche est la toux dont le caractère spasmodique est le plus prononcé. Comme on ne fait cesser les maladies de cette nature qu’avec des médicaments d’une certaine activité, et comme d’ailleurs leur traitement ne manque pas de difficultés, on ne doit pas négliger, avant de se livrer à des tentatives le plus souvent inutiles et quelquefois imprudentes, de réclamer les lumières d’un médecin.

Gosier bouché. Voyez Corps étrangers.

Goutte. La goutte est une maladie dont on ne connaît que les effets. Les goutteux sont sujets à des attaques plus ou moins régulières ; et il n’y a à prendre contre ces attaques, toujours douloureuses et quelquefois dangereuses, qu’une seule précaution. Elle consiste à empêcher que l’action produite dans ces moments d’effervescence ne se porte sur un organe important de l’économie, la tête, la poitrine, etc. C’est l’unique moyen de sauver le malade, de prolonger ses jours malgré la cruelle maladie à laquelle il est en proie. Un médecin seul peut diriger le traitement qui convient. On a attribué de bons effets,

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