‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 293 sur 425 · HEM · texte numérisé non relu

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chlorure de soude ou de charbon animal : elles sont essentiellement désinfectantes.

Hémorragie. Il y a différentes espèces d’hémorragies. Celles qui proviennent des poumons sont connues sous le nom d’hémoptysies; elles indiquent généralement une lésion profonde de ces organes. Le repos, le calme, et des boissons froides et acidulées les font cesser peu à peu.

Les vomissements de sang qui viennent de l’estomac (hématémèses)se lient à une altération plus ou moins grave, qu’il est souvent difficile d’apprécier. Le médecin seul peut dire le moyen qu’on peut employer pour empêcher qu’ils ne se répètent. Aussi donnerons- nous le même conseil pour les hémorragies qui proviennent de la vessie, de l’anus, etc.

Nous avons déjà parlé, au mot Blessures , des hémorragies par cause extérieure; nous passons donc à celles qui se manifestent spontanément et quelquefois sans cause connue, et qui exigent de prompts secours lorsqu’elles se prolongent trop longtemps : ce sont les hémorragies nasales ou celles qui leur sont analogues. On a vu, en effet, des hémorragies violentes se faire ou par les oreilles ou par les angles des yeux. On les a remarquées chez des femmes dont les règles avaient été brusquement interrompues. Dans ce cas, cet événement n’est qu’un moyen dont se sert la nature pour débarrasser l’économie d’une masse trop surabondante de sang. La voie la plus ordinaire de ces hémorragies, c’est le nez. Quand l’écoulement n’est pas considérable, et qu’il se produit chez les personnes dont le tempérament jouit d’une certaine énergie, il s’arrête généralement de lui-même. Dans le cas contraire, lorsqu’il est tellement violent sous le rapport de l’abondance et de la durée, qu’il peut entraîner de fâcheux inconvénients, comme la syncope ou même la mort du malade, il faut agir de la manière suivante : faire placer les mains dans de l’eau froide, en asperger la figure, en jeter des serviettes toutes trempées sur les parties génitales, de manière à produire une impression vive et subite, mettre dans le nez des bourdon nets de charpie imbibés d’eau froide aiguisée de vinaigre ou de quelques gouttes d’acide sulfurique. J1 est rare que ces moyens ne réussissent pas.

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