‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 294 sur 425 · HEM · texte numérisé non relu

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Les hémorragies dont nous venons de nous occuper sont les hémorragies actives, celles qui résultent d’une énergie plus ou moins grande dans le système circulatoire ; mais il y a aussi les hémorragies passives. Celles-ci ont lieu parce que les tissus sont sans résistance, et que le sang est dépourvu d’une densité suffisante pour se conserver dans les vaisseaux; c’est en quelque sorte une filtration qui s’opère. On les remarque chez les natures faibles par tempérament, ou épuisées par l’inconduite ou les maladies. Un traitement tonique, fortifiant, par les amers et par les ferrugineux, est le meilleur moyen à employer pour empêcher le retour d’accidents qui ne font qu’augmenter la faiblesse. Le froid doit être également employé contre les hémorragies de celte nature.

Hémorroïdes. Ce sont des tumeurs qui ont leur siège au pourtour de l’anus et à l’orifice de l’intestin lui-même. Leur caractère commun est de fournir du sang par intervalles. Lorsqu’elles sont gorgées de sang, elles sont très-douloureuses; mais elles ne donnent aucune impression de douleur lorsque le gonflement a disparu. 11 ne faut jamais supprimer l’écoulement des hémorroïdes. C’est quelquefois le trop plein du sang qui s’écoule ainsi par une sorte de prévision de la nature. Encore moins faut-il le faire quand les hémorroïdes existent depuis plusieurs années. Arrêter leur écoulement par des applications froides ou astringentes, serait vouloir aggraver son état. Le seul moyen de faire cesser le flux hémorroïdal, sans produire rien de fâcheux, c’est d’appliquer une assez grande quantité de sangsues pour soustraire par exemple, en peu d’heures, la masse de sang qui mettrait plusieurs jours à s’écouler.

Le traitement consiste dans des palliatifs, comme les boissons délayantes, les bains de siège adoucissants, le régime végétal, l’abstinence des aliments excitants et des liqueurs alcooliques, lorsque les hémorroïdes sont assez douloureuses pour donner de la fièvre et constituer un état d’irritation générale. On peut également faire des onctions sur ces tumeurs hémorroïdales elles-mêmes, afin de calmer, d’éteindre leur sensibilité. Ces onctions consistent dans l’application d’un mélange demi-liquide d’huile d’amandes douces et de beurre

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