HUM
domen, il peut se former, mais c’est plus rare, des hernies ventrales. Enfin, les enfants naissent quelquefois avec des hernies par l’ouverture naturelle de l’ombilic. Le seul traitement qui convienne pour toutes ces hernies, ce sont des bandages appropriés.
On a beaucoup parlé, dans ces derniers temps, de moyens de curation radicale. Mais ils méritent peu de confiance.
Hoquet. Le hoquet est une contraction spasmodique de l’œsophage et de la cloison (diaphragme) qui sépare la cavité de la poitrine de celle du ventre. Le hoquet complique certaines affections nerveuses, ou survient spontanément sans cause connue. On le fait cesser, dans ce dernier cas, en agissant brusquement sur le système nerveux, par une impression vive, comme par la peur, etc. Quand le hoquet survient pendant le repas, il résulte le plus ordinairement d’un embarras que l’aliment produit en passant dans le canal œsophagien. Les enfants qui mangent très-vite, et ne se donnent pas le temps de mastiquer suffisamment la nourriture, se trouvent souvent dans ce cas. Le remède souverain contre le hoquet qui résulte de cette cause, c’est un verre d’eau.
Humeurs. Toutes les parties fluides du corps humain sont des humeurs. Ainsi le sang est une humeur. Mais, on appelle aussi humeurs le vice producteur de certaines maladies. On dit, en effet, en parlant d’une personne sujette aux dartres, qu’elle a une humeur dartreuse. Le vice existe, c’est vrai, mais le mot humeur, tel qu’il est entendu, conduit à des conséquences fausses. Ainsi, quand on se reconnaît une humeur on croit que le seul remède est le vésicatoire ; c’est le moyen, dit-on, de la fixer sur un point d’où elle ne nuira pas à l’intérieur du corps. On ne croit pas à la guérison ; car lorsqu’une humeur est dans le corps, on agit pour la fixer à la surface et non pas pour l’en faire sortir entièrement; puis on en reste là. On a tort; car les vices qui produisent les maladies les plus permanentes peuvent être atteints par des moyens plus actifs que le vésicatoire. Ainsi, le vice scrofuleux se guérit, ou du moins se modifie par un traitement bien ordonné; dans les idées humorales, on l’aurait traité par un vésicatoire. Si le vice vénérien n’agissait pas avec cette intensité