‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 297 sur 425 · IND · texte numérisé non relu

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qu’il avait surtout au moment de son apparition, on se serait certainement conduit de la môme manière. Donc le mot humeur indique un vice qu’il ne faut pas se contenter de fixer sur un point du corps, mais qu’il faut atteindre ; un vice avec lequel il ne faut pas se risquer à vivre, mais qu’il faut tâcher de guérir.

Humeurs froides. Voyez Scrofules.

Hydrocèle. C’est une accumulation d’un liquide transparent dans les bourses. Il faut recourir à l’opération.

Hydrophobie. Voyez Rage.

Hydropisie. On donne ce nom, en général, à tout épanchement de liquide dans une cavité quelconque, et même dans certains tissus du corps. Ainsi, quand le tissu où s’accumule la graisse, et qui s’appellecellulaire à cause des cellulles dont il est criblé, est rempli de liquide, on donne à cet état particulier le nom d’œdème partiel ou général, suivant l’étendue qu’il occupe. L’hydropisie de la tète s’appelle hydrocéphale; celle du tube intérieur de la colonne vertébrale, hydrorachis ; celle de la poitrine, hydrothorax ; enfin, celle du ventre, hydropisie ascite. Nous n’avons rien à dire sur dès effets qui ont des causes très-variées et qui exigent, pour leur traitement, toute la perspicacité et toute la science du médecin.

Hydropisie sèche. Voyez Tympanite.

Hypocondrie. Maladie du cerveau , dont le symptôme principal et dominant est une profonde tristesse.

Hystérie. Voyez Matrice.

Iliaque (Passion). Voyez Colique.

Immobilité. Voyez Catalepsie.

Incontinence d'urine. Voyez Vessie (Maladies de la). Indigestion. Voyez Estomac ( Maladies de V). Indisposition. Mot vague qui sert à indiquer l’ensemble des sensations obscures qui précèdent le développement d’une maladie.

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Inflammation. L’inflammation se reconnaît aux caractères suivants : le gonflement, la rougeur et la douleur. Lorsqu’elle est au sein des organes, elle est indiquée par d’autres signes : c’est la fièvre d’abord, et puis le cortège des symptômes particuliers qui se rapportent à l’altération de tel ou de tel autre organe. Nous n’avons pas besoin de dire que ceux qui servent à reconnaître un état inflammatoire de l’estomac ne peuvent pas être les memes que ceux qui dévoilent une affection des poumons. Lorsque l’inflammation est à l’extérieur, qu’elle provient d’une maladie de la peau, ou du tissu cellulaire au-dessus duquel est placée l’enveloppe cutanée, ou enfin des muscles les plus superficiels, le gonflement, la rougeur et la douleur se manifestent de la manière la plus complète.

Les causes qui déterminent l’inflammation sont très-variées. Tl serait trop long de vouloir essayer d’en dresser la nomenclature ; des causes morales peuvent produire des inflammations du cerveau, et des causes physiques, comme des coups, des froissements, des contusions, peuvent déterminer aussi sur le cerveau, comme sur les autres organes, des résultats semblables. Que de causes à admettre entre ces deux extrêmes limites!

L’inflammation a, comme toutes les maladies, une série de périodes qu’elle parcourt successivement, en supposant que ni les médicaments ni les forces propres au corps n’en arrêtent pas les progrès. La première de ces périodes se reconnaît aux signes dont nous avons déjà parlé. Ceux-ci se marquent de plus en plus, et plus ils se caractérisent, plus la douleur devient vive et plus le sang s’accumule dans les parties malades, de manière à en augmenter la tension et le gonflement.

Quand cette période est à son déclin, la tension, le ressort de la tumeur diminue 5 on dirait qu’elle s’affaisse sur ellemême ; et c’est alors qu’il se fait dans l’intérieur des parties une modification particulière qui transforme le sang et les tissus en matière purulente. C’est pendant cette seconde période que la suppuration se produit, et que le résultat de ce travail se réunit en une masse commune qu’enveloppent les

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parties extérieures de la tumeur. Si on presse en ce moment cette accumulation de pus, on la sent céder et fuir sous les doigts par un mouvement d’ondulation qui échappe rarement à la sagacité de celui qui a pu faire quelquefois cette expérience. Le pus reste pendant quelque temps dans cette poche que l’inflammation a creusée; mais, comme l’inflammation ne s’est pas éteinte, la collection purulente continue à s’augmenter aux dépens des parois qui la contiennent. Il arrive bientôt que les parties de la tumeur qui supportent le poids de l’abcès sont tellement amincies et offrent si peu de résistance que la peau s’ouvre en cet endroit, et que le pus s’écoule par le passage que vient de lui faire le progrès de la maladie. Quand le pus est entièrement écoulé, il reste une plaie ouverte, qui marche vers la cicatrisation par une sorte d’attraction que les bords et son fond semblent avoir les uns pour les autres; ou bien il s’établit un ulcère, c’est-à-dire une plaie qui s’agrandit sans cesse, qui donne constamment des matériaux purulents et qui ne veut pas se cicatriser.

Ces deux modes de terminaison de l’inflammation n’excluentpas une terminaison bien plus funeste, qui a lieu dans certaines circonstances pendant la première période, et qui peut se produire aussi plus tard; nous voulons parler de la terminaison par la gangrène.

La gangrène est la désorganisation des tissus qu'elle frappe; c’est une mort partielle qui envahit les points sur lesquels elle se fixe. Elle a deux caractères auxquels il est impossiblede ne pas la reconnaître : une couleur brune ou noire et une odeur qu’on n’oublie jamais une fois qu’on l’a sentie. Suivant la nature ou l’intensité de l’inflammation, la gangrène envahit les tissus enflammés, qui passent aussitôt du rouge au brun et au noir, et ne sont plus le siège d’aucune impression, car la sensibilité et la vie y sont complètement éteintes. La gangrène s’arrête d’elle-mème dans certaines circonstances. C’est surtout quand l’inflammation a un caractère bénin, et que l’individu n’est affaibli ni par les conditions du tempérament, ni par le degré reculé de l’àge. Quand la gangrène tend à s’arrêter, on voit se former une ligne de démarcation d’une couleur rouge vif entre la partie

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