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la peau. 11 serait avantageux de pouvoir les faire disparaître. Mais quelque moyen qu’on emploie pour arriver à ce résultat, on n'y parvient jamais. Mieux vaut ne tenter aucun essai, puisque tous ceux qu’on a mis en pratique jusqu’ici sont restés infructueux.
Lèpre. Maladie hideuse de la peau qui, heureusement, a presque disparu.
Lésions. On appelle lésions, en médecine, les traces matérielles que la maladie produit ou laisse dans le corps. Que la maladie provienne d’une blessure, ou d’une cause d’un ordre différent, le mot lésion est également employé.
Léthargie. La léthargie est un sommeil continuel et profond, pendant lequel le malade s’agite et parle sans aucune suite si on le réveille, et ne tarde pas à retomber dans son premier état. Ce genre de sommeil est un symptôme d’une malauie r ; ave On se sert aussi du mot léthargie pour désigner cet état de syncope $iïï simule parfaitement la mort. Voyez les mots Évanouissement ueope, etc.
Lèvres ( Maladies des). Voyez Gerçures , Peau ( Maladies de la).
Lézard. Voyez Morsure d'animaux venimeux.
Lienlerie. Voyez Diarrhée , Coliques , Flux de ventre.
Lochies ou vidanges. Voyez Accouchement.
Lombes ( Maladies des). Voyez Lumbago.
Imuc lie. Voyez Strabisme.
Loup. Voyez Morsure d'animaux.
Loupe. On appelle ainsi des tumeurs placées sous la peau, mobiles, indolores, ayant une forme plus ou moins sphérique, et susceptibles de prendre de l’accroissement. Elles se développent par l’accumulation d’un fluide qui est fourni par une membrane inhérente à la tumeur, et ce fluide présente des degrés de consistance qui tantôt le font ressembler à du blanc d’œuf, tantôt à un corps à demi liquide, et tantôt b une substance épaisse et consistante comme de la graisse. Les loupes sont toujours embarrassantes, et, suivant la place qu’elles occupent, elles peuvent produire une difformité plus ou moins considérable. Il y a des loupes qui couvrent une partie de la figure, d’autres qui déforment la tète; il y en a
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enfin qui, placées sur l’épaule ou dans le trajet de la colonne vertébrale, présentent l’aspect d’une véritable gibbosité.
Il n’est pas sage, sans doute, de hasarder une opération quand les loupes ont atteint les limites extrêmes de leur volume. On doit même les. respecter lorsque celui qui les porte est avancé en âge. Mais la destruction de la membrane (le kyste) qui fournit la substance de la tumeur, est le seul moyen de les faire disparaître. On fait maintenant ces opérations avec un succès assez constant et d’une manière assez prompte pour s’y soumettre sans balancer.
Luette. C’est une languette qui pend au milieu du voile du palais, et qu’on peut voir flotter au fond de la bouche, entre les deux amygdales, ces glandes qui se trouvent à l’entrée du gosier. La luette peut être relâchée, peut avoir une longueur trop considérable qui s’oppose à la facilité de ‘action d’avaler. On remédie à l’un et à l’autre de c;: inconvénients par un traitement ou de? opé ..ès-simples.
Lumbago. Douleur rh matismale de la région lombaire, c’est-à-dire des deux masses charnues qui sont sur les deux côtés de la colonne vertébrale, à la naissance du dos. Voyez Rhumatisme .
Luxations. Les luxations résultent de la sortie d’un os de la cavité naturelle qui le reçoit dans l’articulation, ou de la position anatomique qu’il y occupe. On les reconnaît immédiatement à la difformité que le membre prend dans son dessin général, et à l’impossibilité de faire faire aux parties les mouvements propres à l’état naturel. Le médecin seul peut en déterminer la nature et essayer de les réduire, c’esjà-dire de rétablir les os luxés dans leur position normale.
Maigreur. Voyez Marasme.
Mal d' aventure ou panaris. Le panaris est une inflammation des parties placées sous la peau (tissu cellulaire). Cette inflammation provient quelquefois d’une cause extérieure, comme une écharde, une piqûre, un coup, une vio-
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lence quelconque des alentours des ongles, dans les doigts de la main ; mais elle se développe souvent sans cause connue. Ce mal est d autant plus douloureux, que son siège ordinaire est composé d’organes ou de tissus qui sont très-peu élastiques. Ainsi, il y a dans le doigt, dont l’épaisseur est si peu considérable par elle-même, un os, des tendons, une enveloppe cutanée qui est déjà assez tendue pour ne pas se prêter facilement à une élasticité considérable, enfin un ongle qui oppose une résistance à la distension déterminée dans les tissus par l’accumulation du sang.
La première chose qu’il y ait à faire, c’est de rechercher avec soin si le panaris ne doit pas son développement à la présence d’un corps quelconque dans l’ongle ou dans le doigt lui-même. Il faut extraire cette cause du mal si on la découvre. Lorsqu’on n’aperçoit rien, il faut agir de manière à hâter 1' ’us vite possible la terminaison de ce mal qui est toujours très-douloureux. : ’ ;st donc sans retard qu’il convient d’envelopper le panaris dans de léL is cataplasmes de mie de pain bouillie dans du lait et arrosés de quelques gouttes de laudanum. Si la suppuration ne marche pas avec assez de vitesse, on peut la presser en appliquant des cataplasmes composés d’oseille et de saindoux. La douleur est quelquefois tellement forte que rien ne peut la calmer; cela arrive surtout quand l’inflammation prend un certain caractère de vigueur et qu’elle envahit le voisinage des parties malades. Dans ce cas, il n’y a pas autre chose à faire que de débrider. Voici d’ailleurs en quoi consiste cette opération.
Il s’agit tout simplement de faire opérer une incision dans les points où l'inflammation est la plus vive, où la tension et la rougeur de la peau sont les plus fortes. Mais, nous ferons observer qu’on doit rarement confier le soin de cette opération, quelque peu importante qu’elle soit, à des mains étrangères à l’art. On ne doit pas commettre cette imprudence, lorsque les circonstances permettent de faire appeler un médecin.
Mal-caduc. Voyez Epilepsie.
Mal de cœur. Voyez Estomac ( Maladies de /’).
Mal d'enfant. Voyez Accouchement.
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Mal d'estomac. Voyez Estomac ( Maladies de V).
Mal de gorge. Voyez Angine, Gorge ( Maladies de la).
Mal de matrice. Voyez Matrice.
Mal de télé. Voyez Tête.
Maladies chroniques. On appelle maladies chroniques celles qui n’ont pas une marche régulière, et qui se font remarquer par la lenteur avec laquelle elles produisent de profondes altérations dans l’économie. Pour en donner deux exemples, la phthisie est une maladie chronique, le cancer est aussi une maladie chronique ; et on sait qu’elles marchent Lune et l’autre d’une manière si peu régulière, qu’il est presque impossible d’indiquer, quelque temps à l’avance, l’époque où les désordres seront tels que la mort devra en résulter. Pour établir ces pronostics, on ne peut se baser que sur des analogies qui varient suivant les circonstances de la température, le tempérament, 1 c une foi d’autres conditions non moins essen eflee.
Le propre des maladies chroniques est de produire peu à peu, et presque d’une manière insensible, des altérations contre lesquelles échouent le plus souxent les ressources de l'art, lorsqu’il n’est plus possible de les méconnaître. Cela prouve combien il faut redouter de contracter une des maladies de cette classe. En disant comment elles se développent, nous ferons plus facilement comprendre de quelle manière on peut s’en garantir. Des maladies qui ne sont, pour ainsi dire, que de légères indispositions, peuvent dégénérer en affections chroniques. Ainsi un bouton, une petite plaie, placés sur les lèvres, donnent lieu, dans certaines circonstances, à des plaies de mauvais caractère, à des engorgements scrofuleux. D’autre part, des tempéraments énervés ou viciés par un état maladif permanent, contractent plutôt des maladies chroniques que des maladies aiguës. On dirait que, chez eux, la maladie se transforme; car avec toutes les conditions d’une affection aiguë, il se développe une affection chronique. Il y a encore les inflammations qui, si elles sont traitées avec trop d’énergie ou négligées, dégénèrent de manière à produire ces inflammations lentes, chroniques, qui affaiblissent peu à peu le malade et finissent par l’entraîner au tombeau. Coin-
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bien l’abus des saignées, des sangsues et de la diète a amené de ces résultats , à l’époque où le système de Broussais jouissait de tout l’enthousiasme de ses partisans ! Enfin, les affections de nature nerveuse, quand elles ne sont pas franchement inflammatoires, présentent le caractère chronique. Mais, si elles sont très-douloureuses, elles n’amènent pas ces dégénérescences de tissus dont les suites sont toujours dangereuses, si elles ne sont pas fatales.
Donc, pour se mettre à l’abri le plus possible des maladies chroniques, voici la conduite qu’il faut suivre, soit en santé, soit en maladie. Quand on a des plaies, des coupures, il faut ne pas les laisser exposées à l’air libre. 11 est nécessaire de les couvrir d’un taffetas ou d’un appareil, suivant l’importance, et de les faire cicatriser le plus vite possible. Quand le tempérament est faible, il faut le corriger par les toniques; quand il est vicié par l’exish d’un virus comme le dartreux, le syphilitique, il faut régénérer l’économie par un traitement approprié. 11 est important de bien choisir son médecin pour le traitement d’une inflammation, et de ne pas s’écarter du régime qu’il faut suivre pendant la période de la • convalescence. Enfin, il ne faut pas laisser durer trop longtemps une affection nerveuse. C’est en la supportant comme un mal sans importance ou difficile à guérir, qu’on finit par la rendre absolument inguérissable et par contracter conséquemment une affection chronique qui exige les plus grands soins.
Maladies de la bouche. La membrane mince et délicate qui tapisse entièrement la bouche, depuis le fond de la gorge jusqu’aux rebords des lèvres, peut, dans certaines circonstances, être affectée d’inflammation. Une alimentation épicée, ou une excitation d’un autre genre, sont les causes ordinaires de son développement. Les symptômes disparaissent, s’ils ne sont pas violents, en s’abstenant de toute nourriture solide dont les fragments pourraient agir d’une manière irritante sur les parois de la bouche, et en se gar garisant le plus souvent possible avec de l’eau d’orge miellée.
La membrane de la bouche perd quelquefois de son ressort; elle est enflée sur les bords des gencives; elle saigne au moindre effort. On se sert avec avantage, contre cet état,
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du gargarisme dont nous allons donner la formule et la préparation. Prenez : espèces amères, c’est-à-dire parties égales de sommités d’absinthe, de chamedrys et de petite centaurée; faites-les infuser à la dose de 2 grammes, pendant une heure, dans 250. grammes d’eau bouillante; puis passez, et ajoutez du miel et de la teinture antiscorbutique, chacun à la dose de 50 grammes.
Des boutons se forment, des éruptions se produisent, des ulcérations se creusent sur tous les points de la bouche. Mais ils résultent de causes si différentes, qu’un médecin seul peut indiquer le remède qui convient le mieux pour amener la guérison. Cependant quelques-unes de ces affections sont si douloureuses qu’on nous saura gré d’indiquer ici un gargarisme calmant, en attendant les soins de l’homme de Part. Voici comment on le prépare : on fait bouillir pendant 4 5 a 20 minutes 2 tètes de pavots et 5 ou A grammes de farine de graine de lin, dans 480 grajames d’eau. On passe le produit, et on ajoute S grammes de miel.
Parmi les éruptions, qui se produisent dans la bouche, il y en a deux dont nous devons parler; P une, le muguet, et l’autre les aphthes. Le muguet se développe principalement chez les enfants; il consiste dans de petits boutons blancs qui peuvent dégénérer en ulcères, et qui entraînent la mort, si leur éruption se prolonge dans le tube alimentaire et jusque dans l’estomac. Cette affection se montre aussi sur les grandes personnes. On peut se gargariser avec le mélange suivant : eau d’orge, 200 grammes; miel rosat, 4 G gram.; vinaigre, une demi-cuillerée à bouche. Pour les enfants, on fera un petit tampon de linge en forme de mamelon, qu’on humectera dans cette solution, et qu’on leur tiendra le plus souvent possible dans la bouche. Les aphthes sont des ulcérations plus ou moins étendues qui finissent quelquefois par atteindre quelques lignes de diamètre. Elles dépendent ou de la négligence des soins ordinaires de propreté de la bouche, ou d’une affection de l’estomac. Mais quelles que soient les causes, on peut arrêter leur développement par les moyens suivants. On se sert du gargarisme dont voici le mode de préparation.. Après une heure d’infusion de 8 grammes