‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 301 sur 425 · MAT · texte numérisé non relu

MAT

(le roses rouges dans 2o0 d’eau bouillante, on passe, et on ajoute 4 grammes de poudre d’alun et 50 grammes de miel rosat. Mais le moyen le plus sûr et le plus actif est la cautérisation.

Maladies des enfants en bas âge. Les enfants en bas âge sont sujets aux maladies du cerveau, à la fièvre cérébrale surtout, quand vient l’époque si redoutable de la dentition (voyez ce mot). Us sont sujets aux maladies delà gorge, au croup (voyez ce mot). Si nous descendons dans la poitrine, c’est la partie peut-être qui est le moins souvent affectée; cependant les pneumonies (fluxions de poitrine) des enfants sont assez communes. Aussi, comme elles se présentent d’une manière obscure, elles exigent les soins les plus délicats et la surveillance la plus grande. Les indigestions sont assez fréquentes chez les enfants. Déterminer les vomissements, est ce qu'il y a de mieux à faire. Si on administre du thé, il ne faut le faire prendre que très affaibli. Les coliques, les dévoiements se font remarquer souvent, surtuut aux changements de saisons et aux variations de température. Des lavements avec la tête de pavot ou l’amidon font généralement disparaître les douleurs et les autres symptômes, quand il n’y a pas d’inflammation. Les enfants sont sujets au carreau (voyez ce mot), au rachitisme (voyez ce-mot), aux maladies de la peau, comme la scarlatine, la rougeole, etc., auxquelles nous avons consacré des articles spéciaux, enfin aux affections scrofuleuses, qui se manifestent par une sorte d’embonpoint factice et des glandes sous les mâchoires. Voyez le mot Scrofules.

Les enfants naissent quelquefois avec deux difformités, dont l’une*tend la figure hideuse. Celle-ci, c’est le bec de lièvre, ou l’écartement des deux côtés de la lèvre supérieure, et l’autre le prolongement exagéré du freïh de la langue. La première se répare facilement par une opération qui réussit d’autant mieux qu’on a le soin de la pratiquer dans les premières années de l’enfance; et la seconde, par une opération si légère qu’elle n’a même pas l’inconvénient de déranger la santé de l’enfant, surtout si aucun vaisseau n’est offensé.

Les enfants sont si promptement malades, qu’il faut vite recourir aux soins d’un médecin, au plus petit, dérangement

de leur santé. Les moindres négligences peuvent amener les résultats les plus graves.

Manie. C’est un genre de folie qui se manifeste par un délire général avec fureur.

Marasme. C’est l’amaigrissement, le dessèchement général de tout le corps. Le marasme est la suite ordinaire des maladies chroniques (voyez ce mot).

Matrice (Maladies de la). Toutes les fois qu’une femme éprouve une pesanteur plus ou moins grande dans la région du bas-ventre, il y a engorgement de la matrice. Cette sensation se produit pendant les quelques jours qui précèdent les règles; mais, dans ce cas, cette pesanteur est dans l’ordre normal. Dans l’autre, au contraire, elle constitue un caractère de maladie. Si cette sensation se prolonge longtemps, qu’elle se complique de la difficulté ou de la disparition de la menstruation, l’engorgement prend de la gravité. Enfin, la gravité est bien plus prononcée encore, si, à cette sensation de pesanteur et à ces derniers symptômes, il se joint des élancements douloureux, comme ceux qui résulteraient du passage d’un instrument aigu à travers l'organe. La femme n’attendra pas cette époque pour appeler un médecin. Ce serait presque vouloir s’exposer à placer la maladie au-dessus des ressources de l’art.

Les symptômes que nous venons d’indiquer sont ceux qui précèdent et accompagnent les squirrhes et les cancers de la matrice. Ce ne sont pas les seules maladies de cet organe : il y a en effet les hémorragies, les flueurs blanches , etc., dont nous avons parlé dans des articles spéciaux ; îqjjds les premières dominent toutes les autres. Les moyens de les éviter, c’est d’entretenir le libre et régulier écoulement des règles, de corriger le tempérament lymphatique, qui accompagne ordinairement les affections de la matrice, de ne jamais négliger les soins de propreté, et de se modérer dans les plaisirs de toute nature, car la matrice reçoit le contre-coup de tout ce qui agit plus ou moins violemment sur l’économie.

Mauvaise haleine. Voyez Haleine.

Mélancolie. Voyez Hypocondrie.

Membres pétrins. Voyez Paralysie.

MÏS

Meurtrissures. Voyez Blessures, Ecchymose.

Migraine. La migraine est une maladie nerveuse de la partie antérieure du cerveau, à laquelle sont surtout sujettes les personnes de tempérament délicat. A ce compte, les femmes, et surtout les femmes du monde, sont celles que la migraine affecte le plus communément. La migraine se développe souvent, sans cause connue; mais il n’en est pas toujours ainsi : un trouble dans l’exercice de la digestion peut la produire; l’époque menstruelle est précédée ou se complique de migraine, chez beaucoup de femmes. Dans tous les cas, c’est un mal insupportable, qui entraîne la suspension des facultés de l’esprit et trouble même les fonctions des autres organes. Il n’est pas rare de voir des personnes qui vomissent pendant une migraine, ou qui sont obligées de garder la diète pendant tout le temps que durent les douleurs, parce que l’estomac ne veut rien recevoir.

Lorsque la migraine est peu intense, elle cède facilement aux bains de pieds chauds ou sinapisés, aux applications froides sur la tète, au repos dans un lieu obscur et tranquille.

. Mais, lorsque le mal est plus intense, il faut agir avec d’autres moyens. Ainsi, on peut se servir, et on le fait ordinairement . avec succès, du topique suivant :

Poudre de feuilles dejusquiame. . . 15 grammes.

Poudre de fleur de pavot rouge. . . 15 grammes.

Poudre d’opium brut 5 décigrammes.

On délaie le tout dans une quantité suffisante de vinaigre affaibli par un peu d’eau, de manière à en faire une pâte qu’on applique sur le front, entre deux linges. Quand la mioraine dépend de l’état spasmodique que développent les règles, il faut ne pas trop multiplier les applications froides. 11 vaut mieux même ne pas en user, et se contenter du î epos et de boissons rafraîchissantes. Loisque c est 1 embarras de la digestion qui entraîne cette douloureuse névralgie, le café la fait quelquefois disparaître comme par enchantement. On doit en mesurer les doses, suivant l’habitude qu’on a de cet excellent aromatique.

Miser eré. Voyez Colique.

AJ OH

Mœconium. Voyez Accouchement.

Mois. Voyez Règles.

Moribond ( soins à donner). Il n’y a pas d’autres soins à donner à un moribond que ceux qui consistent à le laisser s’endormir dans la mort, sans le tourmenter par aucune médication désormais inutile. S’il n’y a pas de douleur, il ne faut pas en éveiller par des applications de vésicatoire, ou des frictions excitantes auxquelles on a recours quelquefois, même au dernier moment. Si, au contraire, les douleurs sont vives, il faut calmer l’exaltation de la sensibilité par les composés d’opium. On pourrait demander ce dernier service au médecin, si celui-ci oubliait ou négligeait de le remplir. Sous le rapport moral, il y a les consolations du prêtre, ou celles des plus courageux parmi les membres de la famille ou les amis. Ceux qui ne sauraient résister à ce spectacle de destruction doivent s’éloigner, pour ne pas rendre plus douloureux et plus pénible, chez celui qui souffre, le terrible passage de la vie à la mort.

Morsures non venimeuses. Voyez Blessures.

Morsures d'animaux venimeux. Tvous allons comprendre*. . dans cet article les morsures et les piqûres des animaux venimeux, car les piqûres même les plus microscopiques ne sont pas faites, par exemple, à l’aide d'un instrument analogue à une épingle. Les animaux qui piquent sont toujours pourvus d’un appareil plus ou moins compliqué qui rend la plaie irrégulière, ce qui serait facile à constater au moyen du miscrocope. Parmi les animaux, ceux qui font les piqûres les plus douloureuses sont les abeilles, les guêpes , les tarentules, les bourdons, les taons, les araignées de cave, les frelons et les cousins. Voici maintenant ce qu’il y a à faire dès qu’on a été piqué par l’un d’eux :

Si l’aiguillon est dans la plaie, il faut d’abord l’extraire avec des pinces; une loupe est nécessaire pour se diriger dans cette délicate opération. Puis on frottera les points enflammés avec un Uniment composé de deux parties d’huile d’amandes douces et d’une partie d’ammoniaque liquide. Si la rougeur, la douleur et l’enflure ne faisaient qu’augmenter, malgré l'application du Uniment et l’extraction de l’aiguillon, il faudrait

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