‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 307 sur 425 · PAL · texte numérisé non relu

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Pâles couleurs. Les pâles couleurs ou chlorose sont une maladie qui s’attaque particulièrement aux jeunes filles chez lesquelles la menstruation est en retard. Cette affection se caractérise par une pâleur considérable, tirant sur le jaune et même sur le jaune verdâtre, la mollesse des chairs, le manque d’appétit et les bizarreries les plus singulières dans le sens du goût, par les palpitations, l’absence de force et la tristesse. L’établissement des règles amène toujours une amélioration; mais ce résultat, ainsi que la guérison de la maladie, ne se produisent jamais sans un traitement général qui ranime le système nerveux et recompose le sang, qui est réellement altéré dans sa composition. Le régime tonique, les exercices du corps, enfin tout ce qui peut rétablir l’énergie, sont extrêmement favorables au malade. Mais, ce n’est pas à ces seuls moyens qu’il faut avoir recours, le médecin doit en prescrire d’autres.

On a beaucoup dit que le meilleur remède, pour les jeunes filles chlorotiques, c’était le mariage. C’est un tort grave, et en même temps une erreur. On s’expose, en mariant des jeunes filles chlorotiques avant leur entière guérison, à leur faire contracter, sous l’influence de leur position nouvelle, des maladies de matrice dont il est d’autant plus difficile de les guérir, que la chlorose y prédispose particulièrement. Mais, en supposant que la vie conjugale déterminât l’apparition des règles et l’enfantement, ce qui n’arrive pas toujours, la stérilité est bien plus probable ; l’enfant, d’ailleurs ne doit-il pas participer du \ice morbide de la mère, et naître avec une prédisposit ion indestructible à la chlorose si c’est une fille, et avec toutes les marques du caractère lymphatique si c’est un garçon ? 11 faut donc, dans une circonstance aussi délicate, se diriger par les conseils du médecin.

Palpitations. C’est ainsi qu'on nomme les battements de cœur qui ont plus de fréquence, plus de force et plus d’étendue

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