‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 306 sur 425 · NEZ · texte numérisé non relu

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prévenir que pour traiter les névralgies. 11 convient de se faire, par les moyens connus, un tempérament fort, lorsqu’on a le malheur d’avoir un tempérament délicat et maladif. C’est chez les personnes de cette classe que les névralgies sont les plus nombreuses et les plus vives. Nous ajouterons que, pour éviter les attaques qui sont plus ou moins douloureuses, il faut tenir une conduite sage et ne pas s’exposer à ces transitions brusques de température qui éveillent souvent ce genre d’accidents.

Nez ( Maladies du). Les maladies du nez sont assez nombreuses. On compte les perversions de l'odorat (voyez les 1 Maladies des nerfs ), les irritations, les inflammations, les ulcérations de la muqueuse nasale, la carie ou la destruction des os qui forment la voûte ou les parois de cet organe; enfin les végétations comme les polypes, ces corps rouges et filandreux qui finissent par obstruer les narines et par former un obstacle matériel à la respiration par cette voie.

Les irritations se guérissent par les bains locaux de substance adoucissante, comme l’eau de mauve et de guimauve, en dirigeant dans le tube nasal des vapeurs de même nature, par les bains de pieds sinapisés, etc. C’est ainsi qu’on peut traiter le coryza ou rhume de cerveau. Les inflammations réclament l’application des sangsues et un traitement d'une certaine activité. Les ulcérations (ozène) exigent un traitement interne qui agisse contre la cause du mal, si cette cause consiste dans un vice darlreux ou syphilitique. On ne parvient d’ailleurs à les cicatriser qu’en employant la cautérisation. Les odeurs pénétrantes peuvent donner lieu à des inflammations chroniques de la membrane nasale, et, par suite, à l’abolition de la sensation des odeurs. Le tabac est utile pour ranimer la membrane muqueuse, affaiblie ou desséchée chez quelques vieillards, ainsi que pour opérer une diversion chez les personnes qui sont sujettes à des embarras, à des pesanteurs de tête. Mais l’habitude du tabac peut faire naître et entretenir des inflammations chroniques, produire des ulcères et développer des végétations. On ne doit se permettre le tabac que dans un âge avancé.

On sait que les fosses nasales sont le siège ordinaire d’une

hémorragie qui est rarement inquiétante, et qui rend souvent de si grands services. Voyez le mot Hémorragie.

Noli me tangere. Voyez Cancer.

JSouure des enfants. Voyez Rachitisme.

Nourrice. Voyez Allaitement.

Nouveau-né ou nourrisson. Voyez Allaitement , Dentition , Maladies des enfants en bas âge.

Noyé. Voyez Asphyxie.

A uage sur les yeux , vue trouble. Voyez Vue.

Obésité. L’obésité est un embonpoint excessif. Cette disposition met obstacle à un exercice suffisant et ralentit l’activité des organes. II n’y a que l’estomac qui, chez certaines personnes, conserve son énergie ; mais les autres fonctions languissent. Ainsi, les travaux intellectuels deviennent presque nuis, la pensée est lourde et pénible. L’obésité conduit enfin à vivre beaucoup plus de la vie animale que de la vie de l’esprit. On voit des jeunes gens frappés d’obésité, mais c’est rare; il faut une grande prédisposition pour cela. Cet état est l’apanage de l’âge avancé ou de celui de retour. 11 est plus commun chez les femmes que chez les hommes. On en voit des exemples plus fréquents dans le midi que dans le nord ; cela se conçoit : dans le nord, le froid donne plus d’énergie aux tissus et les fait réagir contre cette accumulation de substance graisseuse qui tend à se produire; tandis que, dans le midi, l’effet contraire a lieu, car la chaleur détermine l’expansion et amène le relâchement. Le moyen d’éviter l’envahissement de l’embonpoint, c’est de ne pas abaisser l’énergie de la peau et des tissus par des soins trop minutieux, par des bains répétés avec exagération ; c’est de prendre beaucoup d’exercice, de faire de la gymnastique, d’user du bain froid, d’être modéré dans les plaisirs de la table, de mener une vie occupée, et enfin de se soumettre à un traitement purgatif régulier. Tous ces moyens réunis peuvent empêcher le développement de l’embonpoint ou même en arrêter la marche.

Obscurcissement de la vue. Voyez I ne.

Obstruction. Voyez Foie.

OEdhne. C’est une tumeur sans rougeur, sans dureté, sans douleur, qui cède à l’impression du doigt et en conserve l’empreinte pendant quelque temps. Enfin, l’œdème est formé par l’intiltration d’un liquide plus ou moins épais dans les tissus où s’accumule la graisse. Le gonflement œdémateux est général ou partiel. Quand il est général, ce qui constitue une sorte d’hydropisie complète, il est fort inquiétant. Il se manifeste à la suite des maladies qui ont profondément agi sur l’organisme, et il y a beaucoup d’affections chroniques qui se terminent par cette triste fin. L’œdème des organes essentiels, comme les poumons et certaines parties des conduits aériens, entraînent presque inévitablement la mort. L’œdème partiel des membres, dont la cause est toute locale, disparaît avec facilité. Le froid, la compression et les moyens analogues

sont généralement employés avec succès. Mais, lorsqu’on s’apercevra du développement d'une de ces tumeurs indolentes, qui accuseront la présence d’une substance presque liquide dans les tissus, et ne montreront aucun signe d’inflammation, il ne faudra pas se livrer soi-méme à des essais de traitement. 11 faut que le médecin étudie en quoi consistent les causes, pour bien choisir et bien diriger les moyens dont il doit user. Voici un exemple qui prouve combien l’œdème, même partiel, se lie quelquefois à des maladies d’une nature grave : le gonflement œdémateux du contour de l’articulation du pied avec la jambe est le symptôme d’une affection du cœur.

OEsophage bouché. Voyez Corps étrangers.

Ongles (Maladies des). On compte d’abord l’ongle entré dans les chairs, c’est-à-dire une entamure de la peau dans laquelle se loge le rebord de l'ongle, et qui exige une petite opération. On évite cet accident douloureux, en taillant toujours les ongles de manière à ce que les angles des rebords soient arrondis, au lieu de leur laisser une forme aiguë. Il y a aussi la mortification de l’ongle à la suite d’un coup, d’une blessure ou d’une maladie du doigt; mais c’est sans importance, parce qu'on ne ressent pas de douleur. La partie vi-

vante de l’ongle pousse d’ailleurs la partie morte, qui est bientôt éliminée

Onamsme. Voyez le Traité d’Hygiène.

Ophlhalmie. Voyez Yeux.

Oppression. Voyez Poitrine ( Maladies de la).

Oreilles ( Maladies des). L’oreille est un organe d'une très-grande complication. Elle a des canaux qui peuvent être bouchés, des membranes profondes qui peuvent être malades, des os microscopiques qui peuvent être dérangés dans leurs rapports mutuels, enfin, des branches nerveuses qui la pénètrent, et un nerf (le plus important de tous) dont l’office est de transmettre les sons au cerveau, qui sont exposés «à contracter des affections de plus d’une espèce. 11 n’y a qu’un médecin qui doive se permettre de traiter même les maladies les plus légères d’un organe si délicat et si nécessaire. On prendra seulement la précaution, pour éviter les accidents, de tenir les oreilles propres en les lavant et en les nettoyant chaque jour ; et, pour peu qu’elles soient impressionnables, de les mettre à l’abri des effets du froid pendant l’hiver, avec un flocon de coton.

Oreilles bouchées. Voyez Corps étrangers.

Oreillons. On désigne par ce nom le gonflement inflammatoire et douloureux du tissu (tissu cellulaire) qui enveloppe les glandes placées sur les deux côtés du col (glandes parotides). Ils se développent généralement chez les enfants, dans les saisons froides et humides. Leur durée ne se prolonge pas ordinairement plus de sept à huit jours. Au bout de ce temps, la tumeur est réduite à un si petit volume, qu’elle a presque disparu. Pour amener ce résultat le plus vite possible, il faut le repos, l'usage des boissons délayantes, un régime doux et des applications de plaques d’ouate sur les parties malades.

Orgeolel. Voyez Paupières ( Maladies des).

Ozène. Voyez Ne z ( Maladies du).

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