POISONS VÉGÉTAUX
On range les poisons végétaux en trois grandes classes, qui sont : les poisons irritants , les poisons narcotiques et les poisons narcotico-dcrcs.
Les poisons végétaux irritants sont : l’aconit napel, capede-moine, tue-loup; l’arum, pied-de-veau; l’anémone pulsatille, teigne-oeuf, coquelourde, herbe-au-vent ; l’anémone des bois , ou des prés, ou des champs ; la bryone blanche ou couleuvrée; la clématite, Yigne blanche, herbe aux gueux ; le colchique, tue-chien; la coloquinte; le concombre d’âne, ou sauvage , ou élatérium ; la chélidoine, grande-éclairc ; la couronne - impériale ; l’ellébore blanc; l’ellébore noir; l’euphorbe; l’épurge ; le garou ou sain-bois; la gomme-gutte; la gratiole, herbe à pauvre homme; la joubarbe des toits ; le narcisse des prés ; les noix des Barbades; le pignon d’Inde ; le palma-christi ou ricin ; la renoncule des prés, bouton d’or ; la rue radicans ou toxicodendron ; la sabine ; la scille ; la scammonée; le staphysaigre, herbe aux poux.
Dans la classe des poisons narcotiques végétaux , on comprend les têtes de pavot, et l’opium, le laudanum et la mor-
phine, qui en sont les produits; la jusquiame; l’acide prussique (acide du bleu de Prusse), et toutes les matières qui en contiennent, comme les liqueurs faites avec le laurier cerise, les amandes amères; la laitue viveuse; la morellc; l’if ; l’ers et les moniaux.
Les poisons végétaux nacotico- âcres sont : les champi- * gnons, et particulièrement ceux qui poussent dans les caves, ou dans les bois touffus ombragés et humides , ou sur les troncs d’arbres pourris ; la vapeur de l’esprit-de-vin ; la vapeur du vin lorsqu’on fait les soutirages des cuves; les vins, l’eau-de-vie et les autres liqueurs pris en trop grande quantité ; les émanations de certaines Heurs, et celles de tous les végétaux réunis en grande quantité dans un lieu renfermé;
les farines qui contiennent du seigle ergoté; la noix vomique; la strychnine ; 1 upas antiar ; la fausse angusture; la fève de saint Ignace; le ticunas ou poison américain; le woorasa; le camphre; la coque-du-levant; le tabac; la ciguë; la belladone; la pomme épineuse; la digitale pourprée; l’ivraie; l’aristoloche.
Dans notre traité de la médecine des ménages nous faisons connaître les symptômes des empoisonnements par les végétaux, et nous indiquons les remèdes à employer contre ces sortes d’accidents.