LA CLASSIFICATION DES PLANTES
En comparant les plantes entre elles, on trouve qu’elles diffèrent dans toutes leurs parties.
L’un des principaux buts de la botanique étant la distinction précise des végétaux, on doit s’appliquer à rechercher les différences qui fournissent des caractères propres à les faire distinguer les uns des autres.
Mais les plantes , considérées entre elles, ne sont pas le seul objet qu’on doive observer en botanique; il faut encore distinguer les divisions établies parmi les végétaux pour en rendre l’étude plus facile. Il y a donc deux sortes de caractères : les uns ont pour objet la distinction des plantes entre
elles, et les autres servent à distinguer les divisions qui ont été faites dans la masse des végétaux.
foutes les différences que nous avons précédemment énoncées, concernant les racines, les tiges, les feuilles, les fleurs et les fruits, fournissent les caractères qui distinguent les plantes entre elles; mais, dans l’établissement des divisions qu’on est obligé de former, pour se reconnaître dans l’immense quantité des végétaux, les caractères qui peuvent servir à établir ces divisions ne doivent pas être tirés indifféremment de toutes les parties des plantes.
11 y a nécessairement des raisons de préférence pour cer-
tains organes; par exemple, les organes reproducteurs doi vent l’emporter sur ceux cjui contribuent a la conseivation , et, parmi les organes reproducteurs, ceux qui sont essentiels ont plus d’importance que ceux qui sont simplement accessoires.
Ce principe est fondé, 1° sur la prééminence due à des organes qui contiennent les gages de la génération future; 2° sur l’universalité de ces organes. 11 n’est point, en effet, de plantes privées d’organes sexuels, tandis que l’existence de la tige, ou des feuilles, ou du calice, ou de la corolle, n’est point d’une nécessité absolue.
Nous allons exposer successivement les différents systèmes qui ont été suivis par les naturalistes pour la classification des plantes.