‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 310 sur 425 · PAU · texte numérisé non relu

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Paroxysme. Voyez Accès.

Passion iliaque. Voyez Colique.

Passion utérine. Voyez Fureur utérine.

Paupières ( Maladies des). Les principales maladies des paupières et les plus communes sont les suivantes.

L’inflammation aigue , ou chronique , de la membrane qui * les tapisse. Elle donne lieu à la tuméfaction douloureuse des paupières, entraîne l’irritation des glandes qui sécrèten les humeurs de l’œil, et produit meme l’inflammation de la surface oculaire. La privation de la lumière éclatante, les sangsues, les lotions adoucissantes et laudanisées, voilà le traitement général des inflammations aiguës. Il faut avoir recours aux collyres toniques et fortifiants, quand l’inflammation devient chronique. Mais si ce genre de maladie prenait un caractère plus grave que celui d’une simple indisposition, il faudrait recourir à un médecin; ce serait une imprudence que de ne pas le faire.

Vorgeolet , bouton assez volumineux qui se développe sur les bords libres des paupières. Il a beaucoup d’analogie avec le furoncle. On presse son développement et on en détruit le germe en le cautérisant jusqu’à suppuration avec la pierre infernale (nitrate d’argent).

Les abcès de paupières, qui exigent l’application des légers cataplasmes, et enfin l’ouverture par le bistouri ou la lancette. Nous conseillons cette dernière opération, qui a l’avantage de remplacer par une cicatrice presque invisible les cicatrices irrégulières des abcès dont l’ouverture se fait par le cours naturel de la maladie.

Les paupières peuvent être affectées d’ un raccourcissement de la lame externe, ce qui fait saillir les cils en dehors, ou d’un raccourcissement de la lame interne, ce qui les fait se retourner en dedans. Dans le premier de ces cas, les bords des paupières sont saillants, retroussés et rouges, et forment une difformité qui détruit l’harmonie du visage. Dans le second, les poils étant dirigés en dedans, frottent constamment la surface du globe oculaire et sont pour l’œil une cause permanente d’irritation. La main du chirurgien est absolument nécessaire pour guérir ces deux difformités. L’implantation irré-

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gulière des cils peut également produire, mais avec beaucoup moins d’intensité, ce dernier effet. L’arrachement de ceux qui sont tournés en dedans du globe, est le remède auquel il faut avoir recours.

Nous ne parlerons pas de la chute, de la paralysie des pau- * pières. Nous dirons seulement qu’on la reconnaît à la difficulté ou cà l’impossibilité de relever volontairement la paupière supérieure. Il faut recourir à un médecin.

Peau ( Maladies de la). Voyez les mots qui se rapportent à chacune de ses nombreuses maladies les plus connues.

Pédiculaire (Maladie). C’est une affection qui a pour symptôme principal le développement d’une quantité considérable d’insectes, connus dans la science sous le nom de pediculi corporis. Cette maladie résulte, d’après l’opinion reçue, de la multiplication, pour ainsi dire, infinie, de ces insectes, soit par des pontes qui seraient déposées sous les téguments, soit par l’effet d’un vice particulier des humeurs qui donnerait naissance à cette génération animale. Les soins de propreté empêchent que la maladie pédiculaire ne se produise ; mais, quand elle existe, ils ne s’opposent pas à son développement. Dans l’antiquité, cette maladie était plus commune que de nos jours. Maintenant, on ne l'observe pas dans la classe aisée ; autrefois les grands en présentaient des exemples. Ainsi, Hérode et Sylla sont morts, dit l'histoire, de cette terrible maladie. A une époque plus rapprochée, on peut citer Philippe IT, roi d’Espagne, comme une des victimes de l’éruption pédiculaire.

Le traitement consiste dans des bains sulfureux et dans des fumigations et des onctions sulfureuses, dont un médecin doit formuler la composition et diriger l’emploi.

Pendus. Voyez Asphyxie.

Perte de sang. Voyez Hémorragie.

Pertes blanches. Voyez Flueurs blanches.

Pesanteur d’estomac. Voyez Estomac (Maladies de /’).

Pesanteur de tête. Voyez Télé.

Pharynx bouché. Voyez Corps étrangers.

Phimosis. Voyez Syphilis.

Phlegmon. Voyez Tumeur, Inflammation.

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Phlogose. Nom médical de l’inflammation. Voyez ce mot.

Phthisie. Le phthisie est une maladie très-grave, comme on ne l’ignore pas, et malheureusement très-répandue. Tout ce qui tend à amoindir les forces du corps favorise son développement. Voilà pourquoi les villes, et surtout les villes considérables, où l’air est moins sain et où la vie est plus énervante que dans les campagnes, ont le triste avantage d’en présenter de nombreux exemples. Ce ne sont pas seulement les conditions extérieures qui favorisent le développepement de la phthisie, c’est encore cette funeste hérédité qui se transmet, et dont aucun moyen médical ne peut détruire le germe.

La phthisie consiste dans la formation, au sein de la substance du poumon, de petits globules gros comme des pois, durs comme une matière pierreuse, qui restent des années dans un état de sommeil, c’est-à-dire sans causer ni douleur, ni langueur, et finissent, sous l'influence d’une cause plus ou moins puissante, par irriter, enflammer et faire suppurer le poumon. Le produit de cette suppuration est éliminé par les crachats; mais l’épuisement, causé autant par la violence du mal que par le travail de décomposition qui se forme dans le corps, ne tarde pas à miner entièrement les forces du malade et à amener la mort, Il y a cependant quelques exceptions; mais elles sont rares. Ainsi, il arrive quelquefois, qu’à la suite d’une réaction puissante, et aussi, sans doute, d’un traitement bien dirigé, les crachats se suppriment, les plaies du poumon se cicatrisent, et les forces enfin se raniment dans un corps qui quelques jours auparavant ne paraissait plus qu’un cadavre. Les miracles de la nature, plutôt que de l’art, ne seront peut-être un jour que des effets produits par les ressources de la science.

Les phthisiques portent dans la physionomie et dans l’ensemble du corps un caractère, un cachet qui les fait immédiatement reconnaître par un œil exercé. La figure est longue, la voix grêle, la poitrine resserrée, les épaules anguleuses, les pommettes saillantes et rouges; le teint est quelquefois blanc mat, avec des couleurs qui font tache; le plus souvent, surtout chez les hommes, il est d’un brun terreux,

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