‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 311 sur 425 · PIE · texte numérisé non relu

PIE

coloration qui indique d’une manière certaine l’altération d’un organe important.

Les moyens préservatifs de la phthisie héréditaire sont à peu près nuis. On peut retarder l’invasion de la maladie ; mais il est rare qu’on puisse en empêcher le développeront. Tôt ou tard la maladie éclate. Néanmoins, voici les règles qu’il faut suivre. Il faut éviter avec le plus grand soin les transitions de température, se soigner pour les rhumes môme les plus légers, se garantir, presque avec minutie, de l’humidité, ne jamais quitter la flanelle, s’affranchir de toute occupation pénible, et surtout des travaux qui gênent la liberté du poumon , comme ceux pour lesquels on est obligé de se tenir courbé, enfin ne pas fatiguer les organes vocaux par l’exercice du chant ou de la voix parlée. Il y a, sans doute, d’autres précautions à prendre, en rapport avec des circonstances que nous ne pouvons pas prévoir. Mais ce que nous venons de dire suffit pour faire connaître les principes au moyen desquels on doit se diriger.

L énervation que produit la phthisie, lorsqu’elle poursuit ses périodes, dit suffisamment qu’un traitement énervant ne convient pas. Cependant on a traité la phthisie, pendant trop longtemps, par les saignées, les cautères, une diète affaiblissante, etc. On est revenu maintenant de ce système. On n’obtient pas, à vrai dire, des succès suprenants en suivant une nouvelle voie, mais on soutient davantage les forces; et lorsque la maladie n’est pas dans le sang, suivant l’expression connue, et qu’elle est prise dans sa première période, elle peut ceder : on en a vu des exemples. On emploie maintenant avec un succès apparent, sinon certain, les préparations de sel ordinaire. Nous n’hésiterions, en aucun cas, à en essayer. Dans les maladies qui offrent peu de chances de succès, ou qui n'en offrent pas du tout, il faut user de toutes les méthodes qui, si elles ne font pas de bien, n’occasionnent aucune souffrance nouvelle au malade.

Pieds enflés. Lorsque l’en Hure des pieds a pour cause une laliguc exagérée, le repos et une compression opérée avec un bandage suffisent pour la faire disparaître. Lorsqu’elle résulte d’une plaie à la jambe, il faut cicatriser la plaie pour que la

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