PU U
vent sous l’influence d’un état morbide des organes. Pans ce cas, il y a un traitement à subir, pour éviter la déchéance des forces qui est le caractère particulier de ce genre d’indisposition. Le traitement qu’on emploie amène généralement la guérison.
Polype. On appelle ainsi une végétation charnue qui se produit dans la matrice ou dans le nez.
Porreau. Voyez Verrue.
Poumons ( Maladies des). Voyez Poitrine ( Maladies de la).
Pourpre. On appelle de ce nom une éruption de petites taches rouges et régulièrement circonscrites. Le pourpre disparaît quelquefois sans traitement. Il est cependant nécessaire, dans certains cas, d’employer des toniques et les antiscorbutiques pour amener la guérison. Le pourpre se remarque plus souvent chez les personnes faibles que sur celles d’un tempérament opposé. On doit d’ailleurs recourir, si l’éruption persiste, aux conseils d’un médecin.
Pourriture. Il n’y a qu’une maladie qui porte ce nom, c’est la pourriture d’hôpital. Nous n’avons pas à nous en occuper ici.
Poux. Voyez Pédiculaire [Maladie).
Presbytie. Voyez Vue et le Traité d’Hygiène.
Préservatifs. Les préservatifs comprennent tous les moyens d’action physiques et moraux qui ont la propriété de conserver la santé ou d’empêcher la maladie. On voit, d’après cela, que le mot préservatif comprend toute la matière de l’hygiène. Nous renvoyons t^onc au traité spécial qui commence ce volume.
Priapisme. C’est moins une maladie qu’un symptôme de certaines affections inflammatoires et nerveuses. Des applications réfrigérantes, et surtout le camphre en potion ou en lavements, produisent d’excellents effets.
Prurit. Voyez Démangeaison.
Pulmonie. Voyez Phthisie.
Punais , punaisie. Voyez Nez [Maladies du), au mot Ozènc.
Purgatifs. Ce sont des médicaments dont la composi-
tion varie, et qui sont pris dans le but de vider l'intestin, ou d’agir sur lui de manière à déplacer une affection inflammatoire des organes supérieurs. Ces médicaments rendent de grands services à l’art de guérir; mais il ne faut pas les employer outre mesure. Quand on s’accoutume à y avoir recours au moindre dérangement, il arrive qu’une sorte d’irritation chronique se fixe sur l’intestin, et donne lieu à une diarrhée permanente très-incommode et surtout très-énervante. 11 peut arriver aussi, qu’à la suite des mômes habitudes, l’intestin perde sa force de contractilité, et qu’il devienne impuissant à chasser les matières fécales sans le secours d’un purgatif. Cette torpeur intestinale produit une vraie maladie, qui peut donner lieu plus tard à de graves désordres. Si le médecin seul ordonnait les purgatifs, nous n’aurions pas besoin d’insister sur la nécessité de modérer leur abus et de régler leur usage; mais on se purge le plus souvent sans ordonnance, et nous devons indiquer les principes qui doivent diriger ceux qui contractent cette habitude.
D’abord, il ne faut pas se purger souvent, car cette médication est plus rarement nécessaire qu’on ne le pense. Cependant, les personnes qui mangent beaucoup ont besoin de se purger quelquefois , autant pour donner une sorte d’excitation aux organes digestifs, que pour chasser le résidu d’une alimentation trop abondante. Celles qui mangent peu doivent y recourir très-rarement. Il ne faut jamais se purger quand il y a soif et sentiment d’ardeur à la bouche et au ventre : le purgatif pourrait, dans ce cas, changer l’irritation en inflammation. Cet accident s’est produit bien des fois, surtout quand le médicament est doué d’une énergie considérable. Ainsi, on a vu le fameux purgatif Leroy allumer des inflammations si intenses que la mort s’ensuivait, malgré les soins les plus actifs et les mieux entendus.
On peut se purger sans crainte, quand la langue est jaunâtre, que la bouche est amère, l’estomac paresseux, et qu’il y a constipation. Le seul symptôme qui, dans ce cas, devrait faire renoncer à la purgation, serait la chaleur sèche de la
peau; en son absence, nous le répétons, le médicament ne peut qu’amener de bons effets.
Les natures irritables et les tempéraments sanguins sont ennemis des purgatifs. Aux premières conviennent les lavements calmants; aux seconds, les sangsues et la diète. Les tempéraments bilieux se trouvent bien des purgatifs : ces médicaments, administrés à propos, produisent quelquefois en eux de surprenantes métamorphoses ; ils changent la paresse de l’esprit en une énergique puissance de travail intellectuel, et la mélancolie en une joie expansive et bruyante. Les tempéraments mous et scrofuleux peuvent être placés sur la même ligne que les bilieux. L’énergie et l’activité, enveloppées dans une espèce de sommeil chez les personnes lymphatiques, se réveillent, se retrempent sous l’influence des purgatifs. Enfin, avec les températures humides et chaudes, les purgatifs sont rarement nuisibles, abstraction faite de certains tempéraments et de certains états morbides qui en condamnent absolument l’emploi; avec les températures froides et sèches, ils peuvent nuire beaucoup.
Ces médicaments ne doivent jamais être pris comme habitude; cependant on doit admettre quelques exceptions; mais on ne doit jamais prendre, sans consultation de médecin, un purgatif énergique. Si on veut se purger soi-même, on doit s’en tenir à l’eau de sedlitz, aux pilules anglaises (pilules d’Anderson) et à la magnésie.
Pustules. Ce sont de petites tumeursqui se développent sur la peau et qui suppurent cà leur pointe. Quand les pustules sont en petit nombre, que deux ou trois seulement se succèdent, il n’y a rien d'inquiétant, à moins que celui sur le quel l’éruption s’établit n’ait un vice dartreux ou un vice vénérien. Dans ce cas, les pustules sont dartreuses ou vé-
nériennes, et il faut agir contre les causes pour faire disparaître les effets. Quand une éruption pustuleuse se manifeste sur la peau, même en abondance, et qu’il n’existe aucun vice morbide qui en explique le développement, un traitement par les purgatifs finit bientôt par la faire disparaître.
Pustule maligne. La principale différence qu’il y a entre la pustule maligne et le charbon, c’est que celui-ci se déve-