‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 312 sur 425 · PLE · texte numérisé non relu

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complication disparaisse à son tour. Quand elle est la sjiite d’une maladie plus grave qu’une plaie, comme une hydropisie du ventre ou une affection du cœur, les compressions les plus fortes, les applications médicamenteuses les plus actives ne produisent rien; il faut remontera la cause. D’après ce que nous venons de dire, l’enflure des pieds se rattache à des maladies si multipliées, qu’avant de se résoudre à employer quelque chose, on doit s’adresser à un médecin.

Pierre ( Maladie de la). Voyez Vessie ( Maladies de la).

Piqûre d’insectes venimeux. Voyez Morsure.

Pissement de sang. Voyez Urine.

Pituite. On appelle du nom de pituite un liquide aqueux qui est expectoré en plus ou moins grande quantité. Quelquefois, cette quantité est si considérable qu’on ne la crache pas, mais on la vomit. Cette formation de matière se fait dans les voies respiratoires ou dans l’estomac. Les personnes peuvent mourir d’un engorgement presque spontané des poumons; on en connaît plus d’un exemple. Les moyens vulgaires sont impuissants contre cette maladie. Avant qu’elle pénètre le tempérament et devienne inguérissable, il faut se soumettre à un traitement énergique et complet.

Plaies. Voyez Blessures , Ulcères.

Plénitude. C’est un sentiment de lourdeur qu’on éprouve au creux de l’estomac, quand l’organe est trop rempli. Le sentiment de la plénitude est quelquefois le premier symptôme de l’indigestion.

Pléthore. Ce mot désigne une surabondance de sang dans le corps tout entier, ou dans une partie du corps. Ainsi, il y a pléthore de la tète chez ceux qui ont toujours la figure rouge, les yeux injectés, la tète lourde, la pensée embarrassée. Il y a pléthore générale, chez ceux qui se font remarquer par la couleur rouge de la peau, la saillie des vaisseaux sanguins les plus apparents, la dureté des pulsations, une sensation vive de chaleur et d’ardeur, une tendance aux hémorragies, enfin la lourdeur dans le sommeil, l’embarras de la marche et les vertiges. Le seul remède à cet état, c’est l’emploi des saignées, de la diète, et des rafraîchissants. Quand la pléthore n’est que locale, il faut seulement beaucoup moins in-

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sistej- sur ce moyen de traitement. Les saignées, surtout, doivent être plutôt faites pour entraîner le sang sur les autres points du corps, que pour en diminuer la masse. 11 est rare que les personnes affectées de pléthore générale ne soient pas, tôt ou tard, les victimes d’une apoplexie, si elles ne suivent rigoureusement un régime convenable.

Pleurésie. Voyez Poitrine (Maladies de la).

Plomb. On appelle vulgairement du nom de plomb un gaz méphitique qui s’exhale des fosses d’aisance pendant la vidange. Son action est très-dangereuse. Pour connaître les moyens de la combattre, voyez le mot Asphyxie. On désigne aussi sous le nom de plomb une sorte de colique à laquelle sont sujets les ouvriers employés aux préparations de plomb. Voyez le mot Colique.

Poison. Voyez Empoisonnement.

Poitrine (Maladies de la). Les maladies de la poitrine méritent beaucoup de soins; car les plus légères, quand elles sont négligées, peuventprendre un caractère grave. Nous allons faire l’énumération des principales.

Les catarrhes pulmonaires sont des inflammations plus ou moins vives des canaux aériens, ces tuyaux par lesquels passe l’air et qui vont se perdre, en se subdivisant, dans la substance du poumon. Un sentiment d’ardeur dans le fond de la gorge et la toux sont les symptômes qui se manifestent dès l’abord. Les crachats, qui viennent plus tard, se modifient suivant le caractère et les phases diverses de la maladie. Quand le catarrhe est à l'état de rhume, on peut se passer de médecin ; mais lorsqu’il prend un.caractère plus général, le médecin doit seul diriger le traitement.

La pleurésie , qui est l’inflammation d'une pellicule légère qui enveloppe les poumons et se réfléchit sur la partie interne des parois de la poitrine. Le signe principal de la pleurésie, c’est la difficulté de respirer, avec point de côté. Ce dernier symptôme est tellement caractéristique, qu’on lui a donné le nom de point pleurétique.

La pneumonie est l’inflammation de la substance du poumon, et peut se terminer par suppuration et par gangrène. Il se joint, à tous les symptômes généraux d’inflammation et à

une difficulté considérable de respirer, des crachats écumeux avec mélange de sang. Ces crachats dénotent, de manière à ne pouvoir en douter, l’existence de l’inflammation pulmonaire.

Nous ne parlons pas de la phthisie, dont nous avons traité ci-dessus. Voyez le mot Phthisie.

Les affections nerveuses des poumons, comme les toux convulsives, et l’asthme qui ne dépend pas d’une lésion du cœur etdes vaisseaux, sont des maladies assez difficiles à guérir, surtout la dernière. On vient à bout des toux convulsives, par un traitement bien approprié à la nature de l’affection. Mais les asthmes résistent ordinairement à tous les moyens. On peut modifier, éloigner les attaques; mais rarement on les guérit.

Les causes ordinaires des maladies des poumons sont les refroidissements, la suppression des sueurs. Aussi est-ce surtout pendant la transition des saisons que ces maladies se multiplient. Certaines professions en favorisent le développement; ce sont celles qui forcent à respirer un air chargé de particules pierreuses, de poussières fines, ou entièrement privé d’humidité, comme l’air chaud des ateliers de forgeron ou des usines pour l’exploitation des minerais. La profession d’avocat, d’acteur, de chanteur prédispose aussi aux affections pulmonaires, par fatigue des organes vocaux et des poumons. Ce n’est pas avec une poitrine faible ou un organe délicat, qu’on doit s’engager dans de semblables carrières. Le signe caractéristique de la délicatesse de la poitrine, et l’indication des soins qu’elle exige, est ce qu'on appelle l’haleine courte. Quand on ne peut pas tenir la respiration (nous nous servons du terme vulgaire), il faut renoncer à se livrer aux exercices plus ou moins violents des organes de la respiration et de la parole.

L’air tempéré et un peu humide convient aux poitrines faibles; l’air sec et vif leur est contraire. Les températures égales sont celles qui présentent les meilleures conditions.

Pollution. Quand elle est volontaire, elle constitue une habitude vicieuse qu’il faut corriger. Lorsqu’elle est involontaire, et qu’elle a lieu pendant le sommeil, elle ne produit pas de fâcheux résultats, à moins qu’elle ne se répète sou-

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