TUM
blements, connus sous le nom de tremblement métallique : il est difficile de les guérir.
Tubercules. Il se développe, sans qu’on puisse dire comment, dans les poumons, de petits corps gros comme des pois, arrondis comme eux, et de la dureté d’une pierre. Ces corps, qu’on appelle des tubercules, restent quelquefois longtemps dans les organes, à l’état de sommeil ; leur présence ne produit aucun résultat visible ; mais, sous l’influence d’une occasion, d’une imprudence, ils irritent les tissus qui les environnent, et enfin se réduisent avec eux en matière purulente. Ce travail, qui conduit presque toujours à la mort, c’est ce qu’on nomme la phthisie (voyez ce mot). Les tubercules se développent aussi dans d’autres parties du corps, et caractérisent alors des maladies qui sont exclusivement du ressort du médecin.
Tumeurs. Par suite de violences quelconques, il peut se développer des tumeurs plus ou moins considérables sur les diverses parties du corps. On fait disparaître une tumeur, quand elle est peu étendue, que son siège est circonscrit, avec des compresses d’eau saturée de vinaigre, ou simplement par la compression. Quand elle présente plus de gravité, il ne faut pas s’en rapporter à soi-mème : la présence et les soins du médecin sont indispensables.
Sous l’influence du froid ou de causes internes, il se développe des tumeurs connues sous le nom de fluxions; elles ont un caractère inflammatoire. On les modère par des cataplasmes émollients, par des sangsues. Si elles sont à la tète, les bains de pieds à la moutarde ou au vinaigre ne manquent jamais d’être avantageux.
II y a des tumeurs qui ne présentent pour ainsi dire pas de caractère inflammatoire; elles sont pâles et peu douloureuses; mais elles marchent néanmoins, quoique lentement, à la suppuration : ce sont les tumeurs qui se développent aux jointures, comme les aines, les aisselles et les deux côtés . de la mâchoire inférieure. Nous renvoyons à l’article Scrufules , pour ce que nous avons à dire sur ce sujet.
Il se forme quelquefois des tumeurs dures, rondes, qui roulent sous le doigt et qui ont pour siège ordinaire le poi-
TYM
gnet et quelques autres parties du corps. Le seul remède à employer pour les faire disparaître, c’est l'écrasement. On le pratique en contournant le membre, quand c’est possible, à l’aide des deux mains, et en écrasant la petite tumeur par une forte et vive pression produite à l’aide de deux doigts posés l’un sur l’autre. Ces tumeurs s’appellent des ganglions.
D’autres tumeurs se développent aussi sous des influences très-difficiles à connaître, avec une lenteur très-considérable et sans aucune trace appréciable d’inflammation; elles finissent par être très-embarrassantes et par produire des difformités qui peuvent devenir monstrueuses. Nous voulons parler des goitres et des loupes de toutes les espèces. Les goitres ont des causes particulières qui ne sont pas encore suffisamment connues. 11 n’y a rien à faire contre leur développement. Quant aux loupes, l’opération est faisable et généralement peu douloureuse. On doit faire en sorte de s’en débarrasser, si le médecin juge qu’aucune circonstance particulière ne s’y oppose. Voici la raison que nous donnons à l'appui de l’utilité de l’opération : c’est que rien ne favorise plus le développement d’autres loupes, que d’abandonner à toute la liberté de sa croissance une loupe qui tend h devenir de plus en plus considérable. Dans ce cas, il se crée, en quelque sorte, chez la personne affectée de cette espèce de tumeur, un tempérament spécial qui la multiplie successivement, et même simultanément sur différents points de la surface cutanée. Voyez Longe.
Tympanite. C’est un gonflement de ventre, qui résulte d’une accumulation plus ou moins considérable de gaz. Si on en frappe la surface avec la main, il résonne comme un tambour ; de là le nom de tympanite. La tympanite qui existe comme symptôme isolé, qui constitue à elle seule toute la maladie, n’est jamais inquiétante. Elle résulte d’une exhala- . tion de gaz qui se fait par la surface interne des intestins, et qui les gonfle, les distend jusqu’* les faire saillir à travers les parois du ventre. Pour faire disparaître ces gaz, il faut agir suivant les tempéraments. Les lavements émollients, les boissons rafraîchissantes, les cataplasmes adoucissants sur le ventre,
ULC
conviendront aux personnes de constitution sanguine. Aux personnes faibles et aux vieillards, on donnera des pastilles de cachou et des lavements à la sauge ou au romarin. Les frictions sur l’abdomen, l’eau de chaux et la magnésie pure produisent quelquefois d’excellents effets. On peut les es sayer sans inconvénient.
Typhus. — Fièvre typhoïde. Le typhus est une maladie très-grave qui ne se développe que dans les grands rassem . blements d’individus, comme les bagnes, les hôpitaux, les vaisseaux; nous n’avons pas à nous en occuper. La fièvre typhoïde, dont le symptôme dominant est une torpeur extrême qui semble indiquer une abolition presque complète de l’usage des facultés, est une affection cruelle qui sévit avec beaucoup de rigueur. Les symptômes qui la caractérisent lui sont communs avec le typhus, d’où lui vient son nom. Le siège de la fièvre typhoïde paraît être dans le ventre. C'est là, du moins, que se développent les premières douleurs. Donc, lorsque ce symptôme se montrera dans cette partie avec anéantissement des forces, fixité du regard et torpeur, il sera presque certain qu’il existe une fièvre typhoïde. La promptitude des scours peut seule sauver le malade.
Ulcères. Les ulcères sont les plaies qui ne veulent pas se cicatriser. Quand une plaie devient stationnaire et que ses bords ne se rapprochent pas pour se confondre l’un avec l’autre, et effacer par leur réunion la solution de continuité, on dit que la plaie est ulcéreuse. Les ulcères s’établissent sous l’influence de diverses causes. Chez les personnes lymphatiques, la cicatrisation ne marche jamais vite, et quelquefois ne marche pas du tout. 11 en est de meme chez les personnes faibles et débilitées. Certaines maladies s’opposent aussi à ce résultat ü rial des plaies de bon caractère : nous citerons, parmi les principales, l’affection syphilitique et l'affection dartreuse. Dans ces cas, on n’a raison de l’ulcère qu’en
traitant et en guérissant la maladie qui l’entretient. Mais ceci est du ressort immédiat de l’homme de l’art. Nous avons dû cependant parler des causes, afin de prémunir les malades contre des tentatives multipliées auxquelles ils se livrent pour parvenir à l’occlusion d’un ulcère, lorsque cette résistance à la cicatrisation devrait les éclairer sur la nécessité de recourir a un médecin. C’est à lui seul, en effet, qu’il est permis de discerner les causes et de diriger contre elles des remèdes plus ou moins efficaces.
Les varices, c’est-à-dire la dilatation des veines des membres, entretiennent les ulcères. Il suffit de les comprimer pour que la circulation devienne facile, pour que les bords des ulcères se dégorgent, enfin pour que les plaies s’avivent et que la cicatrisation ait lieu.
Un corps étranger introduit dans les tissus entretient une plaie à l’état d’ulcère, jusqu’à sa sortie. Ainsi, des militaires blesses par des projectiles de guerre qui ont chassé devant eux des fragments de vêtement, ne peuvent réussir à faire cicatriser leurs plaies que lorsque ces fragments en ont été extraits jusqu’à la plus petite parcelle; que ce soit par l’instrument ou par les effets de la suppuration, il faut que la particule étrangère soit éliminée. La cicatrisation n’a jamais lieu, sans cela, d une maniéré complète ou définitive. Il arrive souvent qu’on se blesse la main avec du verre ou un corps quelconque, et que la plaie se cicatrise difficilement et lenment; mais, si l’on y regardait avec soin, on ne tarderait pas à découvrir dans les chairs la présence de l’obstacle.
Les causes des ulcères sont plus nombreuses, comme on le pense bien, que celles que nous venons d’énumérer. Mais le médecin peut seul les discerner, au moins pour la plupart, en faire la différence, et agir suivant les indications que ses connaissances spéciales lui donnent les moyens de voir et de juger. Donc, quand un malade aura une plaie qui passera à I état d ulcère, et que les soins qu’il en prendra, soit en la tenant à l’abri de l’air, soit en la pansant avec beaucoup de iegulaiiteet d une maniéré convenable, n’avanceront pas son occlusion, il sera absolument indispensable qu’il s’adresse à un médecin. U est le seul moyen de se conduire d'après les
uni
convenances d’un régime approprié et les exigences d’un traitement convenable.
Ur me ( Altérations de /’). L’urine est un fluide qui est tormé par des organes particuliers, placés dans la cavité du ventre, aux deux côtés de la colonne vertébrale, et qui sont connus sous le nom de reins. De ces organes partent deux conduits qui écoulent l’urine dans la vessie; et, lorsque le réservoir est un peu trop distendu par le liquide qu’il contient, le besoin d’uriner se prononce, et l’urine est chassée du corps.
L’urine des personnes qui se portent bien est transparente, d’un jaune clair et d’une odeur qui lui est particulière. Mais ses propriétés salines ou acides sont plus ou moins prononcées, suivant la nature et l’abondance des boissons, suivant le temps plus ou moins long qu’elle sera restée dans la vessie. L’urine la plus claire est celle qu’on rend immédiatement après avoir bu de l’eau ou mangé des fruits; l’urine dont la couleur et l’odeur sont le plus prononcées est celle qu’on rend trois ou quatre heures après un repas abondant, ou le matin à son lever. La médecine établit une différence entre la première et la seconde, en appelant l’une l’urine de la boisson et l’autre l'iirine du sang. Durant le cours des maladies, ce produit animal varie dans sa quantité, dans sa couleur et dans ses principales conditions de composition. Ainsi l’urine ténue, c’est-à-dire d’un jaune pâle et d’une grande transparence, est celle qu’on remarque ordinairement dans les affections nerveuses. Lorsque, pendant l’existence des premières périodes d’une maladie aiguë, elle présente les caractères qui précèdent et ne donne lieu à aucun dépôt, la maladie n’est pas près de se terminer. Dans le cas contraire, lorsque l’urine se fonce, qu’elle se trouble, qu’elle prend une couleur rouge ou briquetée, la maladie décline, elle marche vers la guérison. Les anciens connaissaient ces dernières différences que la maladie produisait dans l’aspect de l’urine, et ils savaient en tirer des conséquences touchant son avenir.
L’urine visqueuse, celle qui tient en suspension une matière filante comme du blanc d’œuf, indiq'ue un état d’irritation ou d’inflammation d’une glande située à la racine du