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canal de l’urètre, et connue sous le nom de prostate. L’urine nuageuse est l’indice, lorsqu’il n’existe pas de maladie inflammatoire dans l’un des organes essentiels de l’économie, d’un état de maladie de la vessie. Celle qui laisse précipiter au fond du vase une masse blanche, est ce qu’on appelle une urine purulente, et résulte d’une inflammation suppurative des reins ou d’une autre partie importante du système urinaire. Ce signe se présente quelquefois dans l’urine des enfants; mais il n’est pas inquiétant : la masse blanche, alors, n’est pas du pus. La rougeur de l’urine a pu faire croire que cette couleur tenait à la présence du sang : c’est une erreur. L’urine briquetée ou couleur de sang, nous l’avons dit, est un signe qui devance et qui accompagne la dernière période des maladies aiguës. L’urine qui charrie du gravier, du sable, etc., indique une prédisposition à la formation de la pierre, ou même la présence de la pierre ellemême dans la vessie.
Des changements chimiques particuliers se manifestent dans le liquide urinaire. Ou l’urine est acide, ou elle est ammoniacale (odeur de corps en décomposition), ou elle est sucrée, comme dans la maladie connue sous le nom de diabète. Mais tout cela tient à des modifications dans les ressorts de l’organisation, et c’est au médecin qu'il appartient de chercher à en pénétrer les causes.
L’urine varie en quantité, suivant les périodes des maladies et les maladies elles-mêmes. Ainsi , au commencement des affections aiguës, elle est rare; plus tard, elle devient abondante. L’abondance est un bon sinne. Pendant les maladies des organes urinaires, l’urine est rejetée douloureusement, ou goutte cà goutte, ou elle est impossible, ou enfin elle est involontaire. Ce dernier cas se rapporte à une paralysie de la vessie, quelquefois guérissable, mais qui est loin de l’être toujours.
Bien que nous ayons indiqué avec quelque détail à quelles causes se rapportent les principales modifications que subit l’urine, il nefaut pas croire, pour cela, qu’on puisse essayer de se médicamenter. Nous avons dit à quelles maladies se rapportent les altérations de l’urine, pour ouvrir les yeux de
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nos lecteurs sur deux espèces de dangers. Le premier, celui de négliger d’appeler un médecin, quand on souffre de l’une de ces altérations auxquelles on attache peu d’importance, parce qu’on ne ressent pas de grandes douleurs et que les fonctions paraissent se bien faire; le second, celui de se livrer au charlatanisme de ces prétendus médecins des urines, qui prétendent tout apprendre et pouvoir tout guérir par la seule inspection du liquide animal dont nous venons de nous occuper.
Vaccine . La vaccine est une éruption qui a été remarquée d’abord sur le pis de la vache, comme l’indique d’ailleurs le nom qu’on lui a donné. Elle est contagieuse, et on la transmet, comme chacun le sait, d’individu à individu, par le procédé de l’inoculation, afin de prévenir le développement de la variole. La vaccine est le préservatif de cette dernière et cruelle maladie; et ses avantages sont tellement reconnus maintenant, qu’elle est devenue d’un usage populaire. Il n’y a pas de chaumière, il n’y a pas de lieu, quelque reculé qu’il soit, où l’on ne sache que la vaccine est le préservatif par excellence de la petite-vérole. On a pourtant remarqué, dans ces derniers temps, que le virus vaccin n’avait plus les mêmes propriétés; que celles-ci s’étaient affaiblies à la suite des inoculations sans nombre qui ont eu lieu depuis longues années, et qu’il était nécessaire, qu’il était urgent de remonter à la source pour les régénérer. Cette opinion, qui est appuyée sur des exemples nombreux d’éruption de petite-vérole malgré l’inoculation, a fait naître la pensée de revaccinations. Dans ces derniers temps, beaucoup de personnes s’y sont soumises; et il y a quelques années à peine, qu’un souverain d’Allemagne a fait pratiquer cette opération préservatrice sur toute son armée. Sans établir qu’une seconde vaccination soit une chose d’absolue nécessité, nous croyons que c’est une excellente précaution, qu’on doit prendre lorsqu’on le peut.
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La vaccination peut être opérée à tout âge. Mais, on la pratique ordinairement chez les jeunes enfants, deux mois environ après leur naissance. Sauf une circonstance pressante, il ne faut jamais vacciner avant cjue l’enfant ait atteint six semaines. On sait que la vaccine se pratique par inoculation, et par une piqûre faite au-dessous du muscle qui forme le gras de l’épaule. On répète une ou deux fois la piqûre, pour plus de sûreté, à deux travers de doigts de distance de la première, dans la direction de l’avant-bras.
La bonne qualité du virus vaccin qui a servi à l’inoculation, et la réussite de l’opération se reconnaissent aux signes suivants.
Au bout de quinze jours, et quelquefois plus, la plaie faite par la piqûre se durcit et rougit; c’est un bouton qui fait des progrès pendant cinq à six jours. Au bout de ce temps, il se fait remarquer par sa forme large, arrondie, conique; il est entouré d’une large auréole à sa base et couronné par une dépression légère qui présente une coloration d’un blanc mat. Quand le bouton s’est affaissé et desséché, il laisse une empreinte ineffaçable sur la peau. La fausse vaccine, au contraire, ne laisse jamais d’empreinte et se caractérise trèsrarement par le bouton aplati qui se fait toujours remarquer quand la vaccine est vraie. Lorsqu'il présente cette dépression caractéristique, il lui manque alors cette auréole rouge et étendue qui couronne le bouton vrai et lui forme une bordure presque régulière de quelques lignes. La vaccine constitue une affection extrêmement simple, qui tourmente, qui irrite les enfants, mais qui ne les rend pas véritablement malades. Cependant, à cause de leur exquise sensibilité, ils ont toujours un peu de fièvre pendant le cours de l’éruption ; mais cet état ne réclame d’autres soins que l'usage des boissons délayantes. Il faut seulement prendre la précaution de garantir de tout frottement les parties où l’éruption suit ses périodes, pour ne pas fournir un élément de plus à l’irritation et à la douleur.
Vapeurs hystériques. On appelle ainsi le sentiment qu’on éprouve de cette action qui monte du bas-ventre à la tète, au début d’une attaque d’hystérie (voyez ce mot).