II. FLEURS A PEINE VISIBLES. CRYPTOGAMES
La dernière classe comprend les plantes dont les Heurs ne sont point distinctes.
XXIV. Cryptogamie. Étamines invisibles, fructification cachée. Ex. : les mousses, les champignons.
Chacune de ces classes est partagée en plusieurs ordres. Les ordres des treize premières classes sont fondés sur le nombre des pistils, et désignés sous les noms de monogynie , digynie, trigynie, télragynie , penlagynie, hexagynie, hcplagynie, déc a g y nie y pohy g in ie .
La disposition des graines a fait diviser la didynamie en deux ordres : la gymnospermie , (pii renferme les graines nues et à découvert au fond du calice, et Y angiospcnnie , qui comprend les graines entourées par un péricarpe.
La forme de la silique, tantôt plus longue que large, tantôt plus large que longue, ou aussi large que longue, a séparé la quinzième classe en deux ordres, la lélradynamie siliqucusc ou à longues siliques, et la lélradynamie sil iculcusc ou tà petites siliques.
Pour la monadelphie, la diadelphie et la polyadelphie, les caractères sont tirés du nombre des étamines, de sorte que les premières classes en deviennent les ordres.
Dans la syngénésie, les six ordres qui la composent sont fondés sur la polygamie des fleurs réunies dans un calice commun. Voici leurs caractères :
1° Polygamie égale. Toutes les fleurs sont hermaphrodites. Ex. : le pissenlit.
2° Polygamie superflue. Les fleurs du disque sont hermaphrodites et fertiles. Ex. : la camomille.
5° Polygamie frusl rance. Les fleurs du centre sont hermaphrodites et fertiles; celles du bord femelles et stériles. Ex. : les centaurées.
4° Polygamie nécessaire. Les fleurs du centre sont hermaphrodites et stériles; celles de la circonférence femelles et fertiles. Ex. ; le souci.
5° Polygamie séparée. Outre le calice commun , il y a un petit calice particulier pour chaque fleur. Ex. : l’échinops.
(i° Polygamie monogamie. Toutes les fleurs hermaphro-
Icurs anthères rapprochées. Ex. : la violette.
La gynandrie a été partagée en quatre ordres, dont les caractères sont tirés du nombre des étamines.
Les ordres de la monœcie et de la diœcie se rapportent à quelqu’une des classes précédemment établies. Elles renferment, par conséquent, des plantes monandres, gynandres, monadelphes.
La polygamie se compose de trois ordres : 1° la monœcie: les Heurs sont unisexuelles et hermaphrodites sur le même individu; 2° la diœcie : les Heurs unisexuelles sont sur un individu et les hermaphrodites sur un autre; 5° la triœcic: les fleurs mêles, femelles, hermaphrodites, sont sur trois individus différents.
Enfin, la cryptogamie, qui forme la vingt-quatrième et dernière classe, se divise en quatre ordres qu’on doit considérer comme autant de familles naturelles: ce sont les fougères, les mousses, les algues et les champignons.