DES FEMELLES ET DO MALE
Choix des individus. Pour avoir une bonne race d’oies, on choisira le jars fie mâle) de la plus grande taille et d’un beau blanc. Les femelles peuvent être indifféremment blanches, brunes, cendrées ou panachées. Il faut seulement préférer celles qui ont le pied et l’entre-dau\ des jambes très-larges.
Lo freinent. On dispose pour les oies des lieux couverts et abrités ou toits, que l’on divise par cloisons de maniéré à ne
mettre jamais plus de huit hôtes ensemble. Ces toits doivent être tenus très-propres ; la litière doit être souvent renouvelée. Nourriture et soins. On nourrit ces volatiles de maïs,
d’orge ou d’avoine. Toutes les céréales, en général, leur conviennent. On leur donne aussi des pommes de terre, du trèfle, de la vesce, du fenu-grec, de la laitue, entin le pâturage dans les prairies. L’eau leur est très-nécessaire.
On ne doit les laisser sortir que par le beau temps; le froid, le brouillard et la pluie leur étant très-pernicieux. On ne les laisse aller au pâturage qu’après leur avoir donné une pâtée de son, de laitue ou de chicorée et d’avoine concassée. Ils en reçoivent autant au retour. On aura le soin d’arracher des lieux où on les mènera paître la ciguë et la jusquiame, qui agissent sur ces animaux comme des poisons.
Produit. Rien n’est perdu dans les oies. Leur chair, leur graisse, leurs œufs, leurs plumes, leur duvet, ainsi que leurs matières fécales, tout est utilisé avec profit.
Engraissement. On engraisse les oies vers le mois d octobre. Lorsqu’on n’en a que quelques-unes à engraisser, on les met dans une futaille à laquelle on a pratiqué des trous par où elles peuvent seulement passer la tête. Mais lorsqu on en a un grand nombre, ou les renferme, douze par douze, dans des loges étroites et assez basses pour qu’elles ne puissent faire aucun mouvement. La nourriture qu’on leur donne le plus habituellement consiste en une pâtée composée de farine d’orge, de blé de Turquie ou de sarrasin, avec du lait et des pommes de terre cuites. Dans quelque lieu qu’on les en-
ferme, il faut les entretenir proprement, en renouvelant souvent leur litière. On met dans une auge, à leur portée, du blé de Turquie cuit, à discrétion, et de l’eau en abondance. Ce régime ne leur suffit pas longtemps; car au bout de quelques semaines, elles s’en dégoûtent et perdent l’appétit. L est alors que l’on recourt à cette manière artificielle de nourrir la volaille, qui consiste à introduire, à l'aide d’un entonnoir, dans le jabot de l’animal, les graines qui forment sa nourriture de prédilection. C’est ce que l’on appelle gaver la volaille. Un mois de ce dernier régime suffit pour faire acquérir aux oies un embonpoint considérable.
1>E LA REPRODUCTION
Ponte. Les oies bien nourries font jusqu’à trois pontes par an, de douze à quinze œufs chacune. Elles commencent à pondre en mars, et continuent jusqu’en juin, quand on leur ôte leurs œufs; elles peuvent alors en faire jusqu’à quarante ou cinquante. Elles pondent de deux jours l’un. Pour favoriser leur ponte, il faut les tenir renfermées dans leur toit, où l’on aura préparé quelques nids de foin, et leur donner une nourriture fortifiante.
Incubation ou couvée. 11 est essentiel de ne laisser a chaque oie que des œufs qu’elle a pondus elle-même. On en laisse de douze à quinze à chacune. On fait manger la couveuse en place,- pour cela, on met auprès d’elle de l’orge trempé dans de l’eau. Si l’on veut faire couver une grande quantité d’œufs, on peut en donner quelques-uns à des poules d’Inde et même à des poules ordinaires.