‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 386 sur 425 · DES PIGEONS DE VOLIÈRE · texte numérisé non relu

DES PIGEONS DE VOLIÈRE

Volière. La volière doit être disposée de la même manière que le colombier. Elle doit, en outre, être pourvue des ustensiles nécessaires pour contenir la boisson et les aliments; on y entretient aussi des pains salés ou des queues de morue,.

Manière de peupler une volière. On réserve pour les volières les pigeons privés ou mondains , dont on distingue plusieurs espèces, connues sous les noms de jacobins , bédorés}

pigeons à queue de paon , à grosse gorge, palus, etc., toutes supérieures par leur grosseur et leur fécondité aux pigeons communs, dits fuyards. Pour peupler une volière, on fait accoupler à part les pigeons qu’on veut élever; pour cela, on enferme un couple pendant douze ou quinze jours, en lui donnant une nourriture abondante et échauffante composée de vesce, d’avoine, de sarrasin, d’orge et de chènevis.

Nourriture el soins. La nourriture des pigeons de volière est la même que celle des pigeons de colombier. On conseille, toutefois, pour les rendre familiers, de ne les approcher qu’en leur jetant du grain, et surtout du chènevis. On leur distribue la nourriture deux fois par jour. Sous le rapport de la propreté, ils exigent plus de soins encore que les pigeons de colombier. Il est essentiel de préparer soi-même leurs nids; enfin, on doit veiller à ce que le nombre des mâles soit toujours égal à celui des femelles.

Produits. Les pigeons de volière sont d’un plus grand produit que les pigeons de colombier, à cause de leur volume, de la plus grande quantité de plumes qu’ils fournissent, et de la qualité supérieure de leurs pigeonnaux , qui sont plus recherchés que ceux des pigeons de colombier.

Ponte et incubation. Les pigeons de volière sont beaucoup plus féconds que les pigeons communs; leur fécondité dure jusqu’à dix ou douze ans, quelquefois même quatorze ans; ils font jusqu’à dix pontes par année. La ponte se fait, du reste, de la même manière, et ne réclame pas plus de soins. L’incubation dure de dix-sept à dix-neuf, et quelquefois vingt et un jours.

Engraissement. Pour engraisser les pigeonnaux de volière et leur donner cette délicatesse de chair tant recherchée, il faut s’y prendre de bonne heure. Aussitôt que le dessous de leurs ailes commence à se garnir de plumes, on les retire du nid et on les met à part dans un panier couvert. Matin et soir on les en retire pour leur faire avaler de MO à 80 grains de maïs qu’on a fait tremper pendant vingt-quatre heures.

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