TARIN
Le tarin a beaucoup d’analogie avec le chardonneret. 11 est noir sur le dos, jaune citron sur la poitrine, et a les jambes coulcurdc chair. Le chant du tarin est agréable ; il fait son nid dans les arbres des jardins, et s apprivoise facilement. C’est un de nos oiseaux d’hiver ; il vient par bandes, en automne, et s’en retourne aux approches du printemps. Sa nourriture doit être composée comme celle des chardonnerets; il peut vivre de quatre i\ cinq ans, si on le conserve en cage.
OISEAUX T> F. l’ROIF. ÉLEVÉS l'OCR LA CHASSE.
Les oiseaux de proie dont on se sert pour la chasse (voyez leur noinbic dans la partie de celte bibliothèque qui traite de la chasse) sont sujets a des maladies assez nombreuses. On compte 1° Ia/ïèfre,qui se révèle pardc la tristesse, du tremblement et une chaleur vive à la peau. On la guérit en baignant les pieds et le corps de l’oiseau avec de l'eau de laitue, en le tenant dans un lieu obscur et en le nourrissant de chair de veau bachcc et trempée dans de l’eau de chicorée; 2° l 'apoplexie, qui résulte d une trop grande abondance de sang, et se calme et se guérit par une nourriture très-légère et
mélangée île poudre d aloés ; 3° les affections de tète, qui se manifestent par un écoulement de mucosité d’une odeur infecte, par l’ouverture du nez, et exigent l'intervention d’un habile vétérinaire; 4° les laies de l'œil. La guérison de cette altération des organes de la vue est difficile ou pour mieux dire impossible ; 5° on appelle du nom de pantois la phthisie des oiseaux de proie; cette maladie se fait connaître par une grande difficulté de respirer, dans laquelle le malade tient constamment le bec ouvert; la mort, presque toujours, en est la suite inévitable; 0° l 'affection calculeuse, qui consiste dans la formation de masses crayeuses et dures dans les intestins : des blancs d’oeufs battus, mêlés avec une certaine quantité de sucre candi à l’état de poudre, et incorporés dans la viande qui sert d’aliment, produisent le dégagement des organes du ventre. Les maladies dont nous venons de parler sont les plus importantes; il y en a quelques autres ou qui se guérissent d’ellesmêmes, ou qui mettent l’animal hors de service : nous n’avons pas à en parler.
Mais il y a encore les accidents , qui résultent de l’usage qu’on fait de ces oiseaux. Les descentes ou hernies sont difficiles à guérir. Les luxations des os des membres doivent être réduites par une main habile. Les fractures exigent qu’on entoure les parties d’une dissolution de dextrine ou de petites plaques de carton mouillé pour les fixer dans une situation permanente. Les blessures sont plus ou moins profondes; il faut couper les plumes qui les entourent, bassiner avec du vin chaud, et y appliquer à demeure du linge en charpie imbibé d’huile de millepertuis; le repos et une bonne alimentation achèvent la guérison.