‹ Traité complet de l'horticulture pour les grands et les petits jardins, précédé de la botanique simplifiéeChapitre 78 sur 425 · GREFFE ANGLAISE, OU A LA PONTOISE, OU PAR COPULATION · texte numérisé non relu

GREFFE ANGLAISE, OU A LA PONTOISE, OU PAR COPULATION

La greffe anglaise ne se pratique ordinairement que suide jeunes arbustes, et il faut que le sujet et le rameau soient d’égale grosseur. On coupe bien net, et en biseau d’égale longueur, la tige de l’arbuste sur lequel on veut greffer et le rameau de celui que l’on veut enter dessus.

Il pourrait suffire de les bien adapter, de les envelopper d’un linge enduit de terre grasse délayée, et de maintenir le tout avec des liens d’écorce ou de laine ; mais la greffe pourrait se dessouder trop facilement : voilà pourquoi on ajoute à sa solidité en pratiquant, à la partie inférieure du biseau de la tige, une entaille descendante, et, à la partie supérieure du biseau du rameau, une entaille ascendante. Les extrémités de chacun se taillent ensuite de manière à bien remplir l’entaille de l’autre ; on ajuste le tout en prenant soin de faire bien coïncider les écorces; enfin les deux morceaux ainsi appliqués, et de plus enveloppés de linge enduit de terre grasse dé-

layée, sont maintenus fermes par des liens suffisants. Avant de découvrir celte greffe, il faut être certain qu’elle est bien soudée. Le moment de la pratiquer est celui du mouvement de la sève.

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